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 Toute chose naît pour périr et tout ce qui périt retourne pour une autre fois refleurir. (Ombeline)

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Chevalier (chasseur)
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Message#Sujet: Toute chose naît pour périr et tout ce qui périt retourne pour une autre fois refleurir. (Ombeline)   Jeu 26 Juil - 22:53

Toute chose naît pour périr et tout ce qui périt retourne pour une autre fois refleurir.
Gaspard ne pouvait pas nier – outre le fait que la compagnie de la princesse Azilis lui était plaisante – que ce voyage dans d’autres contrées ne lui avait fait que du bien. Parce qu’il avait pris la peine de s’éloigner un peu de Camelot et donc surtout de sa famille, si on pouvait appeler ça une famille. Mais bon, son père était toujours son père quoi qu’il fasse et forcément, cette Ombeline d’Autice n’était autre que sa belle-mère techniquement. Le jeune homme n’aimait pas ça du tout, mais il n’avait pas le choix que de faire avec dans tous les cas… pour la simple et bonne raison que les deux tourtereaux étaient mariés maintenant (mariés et amants sans doute, mais le chevalier de la table ronde préférait largement ne pas penser à tout cela). Autant dire qu’il n’allait pas pouvoir faire grand-chose à ce compte, concernant la situation. En dehors d’accepter. Et de profiter quand il le pouvait, à chaque fois qu’on lui permettait de ne pas être trop proche de sa « famille ». Même si, concrètement, son père était quand même sacrément moins pénible depuis qu’il avait rencontré – si on pouvait dire rencontré, puisqu’en fait il la connaissait depuis sa naissance, ce qui était encore plus ignoble –, depuis qu’il était tombé sous le charme de Ombeline. Il pensait plus à lui et son couple, du coup, qu’à son fils. Et donc, clairement, il lui cassait quand même beaucoup moins les pieds. Mais mine de rien, ça manquait au jeune homme.

Sauf qu’il y avait toujours un moment où le répit s’arrêtait. Il y avait forcément un moment où Gaspard devait rentrer et il était arrivé. Forcément, l’homme s’était rendu à Camelot, auprès du roi, pour lui faire son rapport sur la manière dont le voyage de la princesse Azilis s’était passé, passant outre quelque détail qu’il ne jugeait pas important pour le roi. Il pensait ne rien faire de spécial ensuite, mais on l’avertit de quelque chose. Ou en quelque sorte, on lui fit comprendre qu’il était grandement attendu en Autice, auprès de son père. Parce que ce dernier n’était pas très bien depuis quelques jours. Sans plus attendre, le jeune homme se rendit donc rapidement. Sans se doutait une seule seconde que c’était déjà trop tard. Sans même imaginer que ça puisse avoir une telle finalité, que la situation était si grave… que ça pourrait le toucher à ce point.

Il arriva donc en Autice, à force, il était quand même sacrément connu. Et dès les premiers regards que les domestiques de sa belle-mère – et techniquement ceux de son père à présent –, Gaspard ne put s’empêcher de se dire que quelque chose se passait. Au point de se douter que c’était si grave que cela ? Non. Une servante apprit à Gaspard que Ombeline l’attendait, alors il alla à sa rencontrer. Et quand il la vit, il ne tarda pas à prendre la parole.

« Je veux voir mon père. » Il n’avait que faire d’elle, il voulait voir son père.
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Message#Sujet: Re: Toute chose naît pour périr et tout ce qui périt retourne pour une autre fois refleurir. (Ombeline)   Sam 28 Juil - 0:44

Toute chose naît pour périr et tout ce qui périt retourne pour une autre fois refleurir.
Ça avait été une chance que Gaspard soit absent alors que l’état de son père se détériorait lentement, jusqu’à ce qu’il ne soit plus. Ombeline savait pertinemment que si le jeune homme avait été dans les parages à ce moment-là, elle aurait eu bien plus de difficulté à mettre ses plans à exécution. Elle se sentait capable de duper absolument n’importe qui, mais elle connaissait les réticences naturelles du fils Gabet à son égard, et elle savait par conséquent pertinemment qu’il serait plus que difficile à convaincre. Le témoignage de tout son entourage jouait en sa faveur, elle le savait, elle tenait à la perfection son rôle de veuve éplorée (sauf quand elle se trouvait seule à seul avec son frère, évidemment), mais Gaspard était difficile à convaincre, pas simple de lui mettre du plomb dans la cervelle (encore que lui mettre du vrai plomb dans la cervelle serait certainement une solution adéquate à la situation… mais c’était suffisant de s’en sortir avec l’assassinat d’un seul Gabet, elle n’allait pas tenter le diable davantage).

Oui, ça avait été particulièrement agréable de ne pas avoir le jeune homme dans les pattes, mais bien évidemment, ça ne pouvait pas durer. Puisqu’elle devait bien y mettre les formes, elle avait pris le parti de lui transmettre un courrier pour lui faire part de l’état critique où se trouvait son père, et l’invitant à les rejoindre rapidement… Elle avait espéré qu’il ne serait pas suffisamment rapide quand même… et il ne l’avait pas été. Bon, ça s’était joué à peu, il est vrai, l’affaire de moins d’une journée, mais alors qu’on lui apprenait la venue de Gaspard, les funérailles de son père s’organisaient d’ores et déjà. Quand il vint la trouver, elle lui donna à voir tous les indices qui ne pourraient que le mettre sur la voie. Elle portait la tenue de deuil qui devait convenir à la circonstance, et elle avait déposé sur son visage un voile factice de tristesse. Feindre la douleur était un exercice naturel pour elle, comme le fait de feindre la plupart des émotions humaines, en réalité. Elle savait que c’était de cette manière que l’on sauvait sa peau, et surtout, qu’on allait au bout de ses ambitions.

-Gaspard… Sa voix était tremblante alors que le jeune homme venait de demander à voir son père. Son état a empiré dans la nuit, les médecins n’ont rien pu faire.

Et pour cause, il n’existait aucun remède au poison qui avait coulé dans ses veines ces dernières semaines. Elle avait laissé tous les professionnels du genre s’affairer à la tâche, bien consciente du fait qu’ils ne pourraient rien faire de toute manière, quoi qu’il en soit, et qu’elle ne courait aucun risque particulier à les voir s’acharner. Elle avait même fait venir des spécialistes de très loin pour rendre son petit numéro plus crédible encore. Personne ne pourrait nier le fait qu’elle avait tout fait, absolument tout, pour essayer de sauver son époux. Personne, sauf peut-être le jeune homme qu’elle avait sous les yeux.

-Je suis vraiment désolée, ajouta-t-elle avant de fondre en larmes, afin d’accentuer le mélodrame.
 
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