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 Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)

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Message#Sujet: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Sam 8 Juil - 14:24

Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
C’était officiel, ça avait été annoncé et la nouvelle allait sans doute rapidement faire le tour des contrés voisines, pour remonter bien évidemment à Camelot. Ombeline d’Autice allait épouser Obéron Gabet, unissant ainsi leurs familles. Beaucoup se demanderait sans doute quel était l’intérêt de ce mariage, parce qu’une femme telle qu’Ombeline avait quand même peu de raison de tomber sous le charme de l’ancien chevalier. Même si l’inverse était tout à fait probable et c’était en quelque sorte le cas, même si la magie faisait son œuvre à ce sujet. Mais c’était ainsi, Ombeline et Obéron allaient se marier. Et en attendant Pellinore avait le sentiment qu’on était en train d’enfoncer une lame brûlant dans son cœur. Bon, ce n’était pas une surprise, le jeune homme avait su par avance que cette soirée allait annoncer les fiançailles du « couple » et c’était bien pour ça qu’il avait réussi à garder le plus contenance possible. Qu’il avait donné l’image d’un frère qui se réjouissait pour sa sœur. Et si jamais quelqu’un n’y croyait pas, le jeune homme ferait passer ça simplement sur le fait qu’il n’appréciait pas spécialement le futur mari de sa jumelle. Puisqu’il était évident que ce mariage ne faisait pas l’unanimité. Même s’il allait avoir lieu, que rien ne pouvait l’en empêcher, Pellinore savait que les enfants Gabet (et plus précisément le fils d’ailleurs) n’étaient pas vraiment favorable à cette union. Ça pouvait être la même chose pour lui. Parce que franchement… le futur mari de sa sœur n’était vraiment pas digne d’elle.

Enfin, le jeune homme prenait sur lui donc, mais il ne put s’empêcher d’avoir besoin de s’isoler un peu avant la fin de cette soirée. Et le pire, c’était qu’il savait que ce n’était que le début. Que le pire, justement, était encore à venir. Parce qu’après les roucoulades qui l’avaient clairement agacé, il y avait maintenant le mariage en lui-même. Il allait voir sa sœur, peut-être même la conduire d’ailleurs, s’unir officiellement à cet homme. Un mariage qui n’était certes pas d’amour, mais un mariage quand même. Et la mort de Gabet n’arriverait jamais assez rapidement à ses yeux. Tout ça pour quoi en plus ? Pour que tout le monde pense que son enfant était celui d’un autre. Pour que tout le monde pense que son fils (ou sa fille) était celui de Gabet.

Le jeune homme s’était enfermé dans l’ancien bureau de son père donc, prétextant qu’il avait des choses à régler. Ce n’était en soit pas complètement illogique. Contrairement aux Gabet (tous autant qu’ils étaient, Pellinore les détestait à jamais à présent) il ne pouvait pas vraiment se permettre de se tourner les pouces. Il s’était donc enfermé dans ce bureau, se servant de l’hydromel qui était planqué dans un des meubles de la pièce. Son père avait l’art de savoir où ranger des alcools dans leur demeure, pochetron qu’il était. Quelque chose lui disait que de là où cet enfoiré se trouvait, il devait clairement être en train de se foutre de sa gueule.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Sam 8 Juil - 16:09


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ellinore s'était éclipsé avant la fin de la soirée, prétextant avoir des affaires à régler. Ombeline n'était pas dupe, elle savait très bien que son frère avait tenu autant qu'il le pouvait mais n'était plus capable à présent d'être indifférent à la difficulté que c'était pour lui de prétendre être heureux pour l'avenir d'Ombeline... elle ne lui en voulait pas. Elle comprenait que cette situation soit difficile pour lui. Si les rôles devaient être inversés, si elle devait entendre son frère annoncer à la cantonade qu'il allait en épouser une autre, qu'importe que tout soit machination ou autre, ce serait une épreuve terrible pour elle. Elle saurait peut-être davantage prendre sur elle, parce qu'elle était habituée à contenir ses émotions, à faire bonne figure, et parce qu'elle était d'un naturel moins jaloux quoique tout aussi possessif que son jumeau... mais ce serait intenable quoi qu'il en soit. Elle le laissa donc prendre congé d'elle et des Gabet sans chercher à le retenir, d'autant que son excuse tenait parfaitement la route et pourrait être comprise et entendue par tous (même si Ombeline savait qu'elle était fausse). Tout de même, elle eut un pincement au coeur à le voir s'en aller. Elle n'avait aucune envie d'affronter tous les Gabet toute seule et son soutien lui était essentiel. en plus, savoir qu'il était au plus mal et ne pouvoir accourir pour le rejoindre était une véritable épreuve à ses yeux. Pour autant, elle tint bon, et fit bonne figure, mais attendit tout de même avec impatience le moment de pouvoir chacun sortir de table et prendre congé. Bon, cela ne la débarrassait pas des Gabet, pour autant, puisqu'elle avait proposé de les loger, mais au moins elle serait tranquille.

Tranquille, oui, puisqu'elle avait obtenu d'Obéron de ne pas dormir dans sa chambre. "Pas avant le mariage", pensez-vous. Le mariage aurait déjà l'air précipité, sa grossesse également quand elle serait apprise, ce n'était pas pour autant qu'elle voulait que sa vertu puisse être remise en cause d'une manière ou d'une autre. Cette nuit, elle dormirait donc seule dans sa chambre... même si ça signifiait aussi qu'elle n'y dormirait pas avec Pellinore, pour préserver les apparences... ce qui l'agaçait prodigieusement. Quand chacun fut couché, elle put enfin aller rejoindre son frère dans le bureau où il s'était isolé. Elle savait que ce n'était pas ce qu'il y avait de plus prudent. Mais il n'y avait après tout aucun mal à ce qu'une soeur aille trouver son frère dans son bureau, non ? Si. Et puis, le bureau était aux antipodes des chambres, personne n'irait les chercher ici ni ne pourront capter leur conversation en tendant l'oreille. Elle s'approcha de lui, serra ses bras autour de sa taille, déposa ses lèvres au creux de son cou.

-Comment tu te sens ?
demanda-t-elle, soucieuse.



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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Mer 9 Aoû - 14:55

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Pouvoir poser son regard sur Ombeline, la sentir se rapprocher de lui, entourer ses bras autour de sa taille et encore déposer ses lèvres dans son cou… c’était tout simplement ce dont Pellinore avait le plus besoin. Parce qu’il ne se sentait évidemment pas très bien. Il prenait sur lui, parce qu’il n’avait pas le choix, parce qu’il devait le faire, parce qu’il pensait à cet enfant à naître qui devait être protégé, mais cela n’empêchait pas qu’il se sente mal. Il faisait tous ces efforts pour sa sœur, pour son âme sœur, ainsi que pour l’enfant qu’ils allaient avoir ensemble, c’était le seul moyen pour lui de tenir. Alors, concrètement, il se sentait mal, mais là tout de suite, il ne pouvait que se sentir bien alors que celle qui faisait battre si fortement son cœur se trouvait juste là. Pellinore entoura ses bras autour d’Ombeline, ne détournant pas son regard du sien alors qu’il lui demandait comment il se sentait. Il voyait bien que sa jumelle se préoccupait de son sort, qu’elle s’inquiétait, mais en même temps… il ne pouvait pas réellement la rassurer. Ce n’était pas qu’il ne voulait pas le faire, mais il ne voulait surtout pas lui mentir. Or, lui affirmer qu’elle allait bien, c’était lui mentir.

« Ça va aller. » Dit-il alors, cherchant à répondre au mieux.

Ça n’allait pas fort non, elle le savait forcément. Mais ça allait aller quand même, parce que là tout de suite ils étaient ensemble et qu’ils se trouvaient dans une pièce isolée. Et que plus le temps passait, plus ils approchaient de la fin. Ce soir, Ombeline annonçait le mariage, bientôt il allait y avoir le mariage, et ensuite Obéron ne sera plus qu’un mauvais souvenir. D’ailleurs, sans faire preuve de vraiment de prudence – mais là, il n’en avait que faire de la prudence – il déposa ses lèvres sur celles de sa sœur jumelle, l’embrassant avec toute la passion qu’il ressentait pour elle. Ils avaient des invités dans leur demeure, ils ne pouvaient pas faire n’importe quoi, mais en même temps Pellinore avait besoin de ça. Surtout qu’il avait parfaitement conscience qu’ils allaient devoir chacun dormir dans leurs chambres respectives, qu’il n’allait pas pouvoir passer sa nuit auprès de celle qu’il aimait tant.

« Nos invités sont bien couchés ? »

Demanda-t-il alors, ne montrant pas spécialement d’affection pour ces invités. En réalité, il n’en avait que faire de leur confort, de savoir s’ils étaient bien ou non. La seule chose qu’il voulait savoir, c’était s’ils en étaient débarrassés pour la nuit. Parce que déjà, Pellinore n’appréciait pas spécialement d’avoir des invités chez eux en temps normal, mais c’était bien pire en cet instant précis parce qu’il s’agissait de la futur « famille » d’Ombeline. Cet homme allait devenir son époux, elle allait être liés aux Gabet. Elle allait même devoir porter leur nom. Tant de petit détail qui donnait l’impression à Pellinore de voir son âme sœur s’éloigner, même s’il savait bien que ce n’était pas réellement le cas.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Mer 9 Aoû - 17:37


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ellinore se contenta de lui affirmer que ça allait aller. Bien sûr, elle aurait préféré qu'il lui assure qu'il allait bien et qu'il vivait au mieux la situation, mais elle ne se faisait pas d'illusions, et elle comprenait bien que son frère ne soit pas enchanté par cette situation. C'était normal, lui qui était déjà naturellement jaloux, elle le poussait clairement à bout. Mais malgré tout, elle était fier de lui, il se montrait sûr, il se montrait fort, il ne flanchait pas. Il avait été irréprochable durant le dîner, il n'avait rien laissé paraître. Et même maintenant, il ne craquait pas. Elle admirait sa force. Elle savait que, grâce à lui, leur plan fonctionnerait à la perfection... Et ensemble, ils seraient capables de mener à bien leur projet. Leur enfant naîtrait sans le moindre scandale, et il bénéficierait de l'amour de ses deux parents sans élément perturbateur parasite là pour revendiquer une paternité qui n'était pas la sienne. Ca allait aller, oui, parce qu'ils feraient tout pour, ils feraient de leur mieux, en tout cas, et ils s'en sortiraient. Elle afficha un fin sourire, elle ne savait comment lui témoigner toute la reconnaissance qu'elle éprouvait à son adresse. Mais il sut s'y prendre mieux qu'elle, en fin de compte, venant déposer ses lèvres sur les siennes. Ce fut au moment où il l'embrassa, avec toute la passion qu'il lui exprimait toujours, qu'elle comprit combien elle avait été tendue jusqu'ici. Toute la tension ressentie jusqu'alors finit par s'évanouir, et c'était un réel soulagement. Elle avait accumulé, accumulé, accumulé, à vouloir faire bonne figure, à prétendre aimer son futur époux, à faire mine d'être heureuse d'intégrer la famille Gabet... Et là, elle pouvait enfin se détendre, et personne ne pouvait l'y aider mieux que son frère et âme soeur.

-Ils dorment à poings fermés,
répondit-elle dans un sourire quand il lui demanda si leurs invités étaient couchés.

Oui, ils l'étaient, elle y avait veillé, et elle avait attendu que le calme s'impose sur la demeure des seigneurs d'Autice pour aller rejoindre son frère. Ils étaient à une distance raisonnable de tous les monde et les Gabet dormaient comme des bébés. Ce n'étaient pas les meilleures conditions possibles, elle était bien d'accord avec ça, mais c'étaient les meilleures qu'ils puissent avoir en la circonstance, et la jeune femme était bien décidée à en profiter au maximum tant qu'elle le pouvait encore.

-On est tranquilles,
ajouta-t-elle alors en lui adressant un regard qui ne tolérait aucune équivoque et qui en disait long aussi bien sur ce qu'elle ressentait que sur ce qu'elle désirait, exactement.

Et sans ajouter un mot de plus, elle s'empara à son tour des lèvres de son frère, et se serra fermement contre lui, décidé à profiter au maximum de lui tant qu'elle le pourrait.



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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Jeu 10 Aoû - 17:48

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C’était peut-être une fausse impression, mais il avait le sentiment de sentir Ombeline se détendre alors qu’il s’emparait de ses lèvres. Ou alors, c’était simplement lui qui se détendait parce qu’il l’embrassait, parce qu’il était heureux de pouvoir l’embrasser, parce qu’il aimait sentit ses lèvres contre les siennes. Il s’était contenu toute la soirée, incapable de faire autrement que de prendre sur lui, parce qu’il fallait bien tenir quand même l’image. Ombeline devait épouser cet ancien chevalier, c’était leur plan et simplement pour ne pas le faire tomber, il devait se contenir. Ce qu’il faisait, mais là tout de suite il ne pouvait évidemment pas continuer. Il n’en pouvait plus, il avait juste besoin d’exprimer ce qu’il ressentait. De montrer à Ombeline à quel point il l’aimait, même s’il n’avait pas spécialement besoin de le faire, puisqu’elle le savait parfaitement.

Pellinore afficha un sourire quand Ombeline confirma que leurs invités dormaient à point fermé, ce qui arrangeait clairement les affaires du seigneur d’Autice. Il n’avait aucune envie de voir l’un des Gabet pointer le bout de son nez dans ce bureau, alors qu’il était tranquille tous les deux pour la première fois de la soirée. Le jeune homme savait qu’ils ne pourraient pas dormir ensemble – et rien que cela, c’était une épreuve – alors il avait quand même envie de profiter de sa jumelle. Le sourire du jeune homme se fit plus grand quand Ombeline précisa qu’ils étaient tranquilles, avant de venir une nouvelle fois s’emparer de ses lèvres. Pellinore intensifia encore plus le baiser qu’il échangeait avec sa sœur jumelle, glissant ses mains dans son dos afin de la rapprocher encore un peu plus d’elle. Il avait besoin de la sentir tout contre lui, il avait besoin d’elle, il avait juste besoin de sa présence et de son amour. Autant dire qu’il prenait tout ce qu’elle pouvait lui donner en cet instant précis, ça lui convenait parfaitement. Il se sentait soudainement bien mieux, bien plus léger pour la suite. Il ne savait pas exactement comment il allait tenir quand elle allait épouser Obéron – surtout alors qu’il tenait à peine pendant une soirée où ils se contentaient de partager un diner – mais de toute façon il savait qu’il n’avait pas le choix. Il devait juste se concentrer sur elle, sur leur enfant, parce qu’il n’y avait que cela qui comptait pour le moment.

« Tu n’imagines pas à quel point j’ai eu envie de te faire l’amour pendant toute la soirée. » Lui glissa-t-il à l’oreille, avant de venir déposer ses lèvres dans son cou. Il devrait sans doute arrêter, parce qu’ils prenaient un risque tout de même, mais là il n’avait juste pas envie. Il ne mentait pas, toute la soirée il l’avait vu en compagnie d’Obéron, il l’avait vu lancer des regards à son futur mari, il l’avait vu jouer la comédie de l’amoureuse transit. Et pendant toute la soirée, il avait juste eu envie de se lever, de s’approcher d’elle pour s’emparer de ses lèvres et s’emparer tout simplement de son corps.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Jeu 10 Aoû - 18:05


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a saveur de ses lèvres contre les siennes était à nulle autre pareille et lui donnait le sentiment d'être transportée sur un nuage. Elle se laissait totalement emportée par ces sensations que seul son frère était capable de lui faire éprouver, et alors, le monde n'existait plus le moindre instant, le monde n'avait plus de raison d'être puisqu'il était extérieur à eux. Elle avait dû prétendre n'avoir d'yeux que pour son mari tout au long de la soirée, elle avait dû faire semblant de n'éprouver pour Pellinore qu'une honnête affection fraternelle... et ça l'avait considérablement frustrée. Elle était heureuse de pouvoir faire tomber le masque une bonne fois pour toute, de pouvoir seulement se perdre dans un baiser et s'emparer de son être, le laisser s'emparer du sien. Elle avait bien conscience du fait que ça n'avait vraiment rien de très prudent, rien du tout, même, mais ça contribuait à l'envie qu'elle sentait grandir en elle, l'envie de le posséder et d'être possédée, parce qu'il y avait un risque... calculé, mais un risque tout de même... Tant pis, ça en valait la peine, de toute façon, Ombeline était bien incapable de résister à Pellinore. Déjà en temps normal, c'était une épreuve, mais là, tout de suite, alors qu'il lui soufflait à l'oreille qu'il avait eu envie de lui faire l'amour tout au long de la soirée... c'était juste intenable. Elle savait qu'il était sincère, elle voyait bien comment il la désirait. Alors elle ne pouvait tout bonnement pas résister, c'était aussi simple que ça, en fin de compte. Et à quoi bon résister ? Pour quelques heures encore, ils étaient ensemble, et ils étaient seuls, ils pouvaient bien faire ce qu'ils voulaient, par conséquent.

-Tu n'imagines pas à quel point j'ai attendu que tu puisses enfin me faire l'amour,
répondit-elle alors.

Ce qui était entièrement vrai. Ce qui lui avait permis de tenir, tout au long de la soirée, c'était la garantie de pouvoir retrouver son frère une fois que tout ça serait passé. C'était, en quelque sorte, la récompense qu'elle saurait s'octroyer pour avoir parfaitement su jouer la comédie, pour avoir tenu son rôle jusqu'au bout, tout simplement. Elle pensait qu'ils avaient tous les deux mérité de se détendre, sans l'ombre d'un doute. Ombeline ferma les yeux tandis que Pellinore déposait ses lèvres au creux de son cou. Elle s'appliqua bien vite à débarrasser Pellinore de son haut pour permettre à ses mains de caresser plus directement la peau de son torse, dint elle redessinait les contours du bout des doigts. Etre éloigné, même un temps infime, de ce corps qu'elle considérait comme étant tout à elle, tenait du supplice pur et simple, et elle était vraiment heureuse, plus qu'heureuse, même, de pouvoir y mettre un terme.



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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 20 Aoû - 15:05

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Il n’y avait en réalité pas un seul instant où Pellinore n’avait pas envie d’Ombeline, n’avait pas envie de s’emparer d’elle, de posséder son corps, d’être tout à elle. L’envie était présente, constamment, à chaque moment, plus fort encore quand ils étaient ensemble. Et c’était d’une frustration sans borne quand ils n’étaient pas seuls, quand ils devaient jouer la comédie et n’être qu’un frère et une sœur. C’était ce qu’ils étaient aux yeux du monde, alors qu’ils savaient parfaitement qu’ils étaient des âmes sœurs, qu’ils étaient donc plus que tout ça, qu’ils étaient tout l’un pour l’autre. La voir ainsi devoir jouer la comédie, ça l’avait tellement frustré que son désir actuel lui semblait encore plus grand qu’avant. C’était sans doute faut et il se retrouvait simplement pris dans une illusion, mais c’était ce qu’il ressentait. Il avait tellement envie d’elle, chaque fibre de son corps, de son être, réclamait le contact de sa sœur jumelle. Et quand elle lui affirma qu’elle avait attendu avec impatience qu’il puisse lui faire l’amour, cela ne put que faire grimper encore la température, le faire frissonner comme jamais. Ce qui n’était, finalement, rien en comparaison des doigts d’Ombeline qui venaient dessiner les contours de son torse.

Cela n’avait rien de raisonnable, c’était évident, parce qu’ils n’étaient pas seuls dans la demeure d’Autice (bon en même temps, ils ne l’étaient jamais puisqu’il y avait les domestiques, mais ça importait peu à Pellinore). Les Gabet étaient là et il ne fallait pas qu’ils se fassent découvrir. Mais en même temps, le danger avait le don d’attiser encore plus son désir, même s’il était à son paroxysme. Braver l’interdit était l’une des choses qu’il affectionnait dans sa relation avec Ombeline, et le faire sous les « yeux » de leurs invités, c’était encore plus excitant. De toute façon, avec la soirée qu’ils avaient passée, Pellinore était incapable de se montrer raisonnable. Ce n’était pas possible, il ne parviendrait pas à tenir le coup s’il ne pouvait pas se ressourcer un peu auprès de son âme sœur. Sans rien dire, Pellinore s’empara vivement des lèvres de sa bienaimée, l’embrassant avec passion, avec toute la passion qu’il ressentait pour elle. Pendant que ses mains s’appliquaient à retirer les tissus qui recouvraient son magnifique corps. Ce corps qu’il rêvait de posséder complètement à chaque instant, qu’il rêvait d’affirmer haut et fort être à lui. Ce corps qui portait le fruit de leurs sentiments…

« Tu es une si bonne comédienne… »
Souffla-t-il, sans que ses lèvres ne s’éloignent de celles de sa jumelle. Ils n’avaient rien besoin de dire, mais il le faisait quand même. « Si je ne te connaissais pas autant, j’aurais pu être pris dans ton jeu. »

Mais il la connaissait par cœur, comme elle le connaissait par cœur. Il savait qu’elle jouait la comédie, quand bien même c’était un peu difficile pour lui de le supporter. Parce qu’elle jouait tellement bien la comédie que par moment, on pouvait vraiment croire qu’elle aimait ce Gabet. Il savait que c’était faut, mais sa jalousie était mise à mal.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 20 Aoû - 15:32


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enir une soirée entière, en compagnie de son frère, sans l'embrasser ni même l'effleurer pour la peine, c'était une véritable épreuve pour elle. Ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait, bien sûr, loin s'en faut, même, cela arrivait assez régulièrement, mais la situation actuelle rendait ces moments encore plus frustrants. Tout ce qu'elle voulait, pour la peine, à présent, c'était l'embrasser, encore et encore et encore, imprimer sa peau contre la sienne, s'imprégner de son odeur jusqu'à en devenir totalement ivre, être sienne, ne faire plus qu'un avec lui. Elle avait désespérément besoin de lui, et pouvoir regoûter à ses lèvres, sentir ses doigts tout contre son épiderme, être mise à nu face à lui dans tous les sens du terme tenait pour elle du plus infini soulagement. Elle avait attendu ce moment comme on désespère de vivre à nouveau, et enfin, elle se sentait entière, vivante, à lui. Pour toujours. Alors qu'elle aussi s'appliquait à retirer à son frère tous ses vêtements, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent l'un et l'autre dans leur plus simple appareil, Pellinore loua ses talents de comédienne. Ombeline esquissa un sourire. Oui, c'est vrai, elle savait très bien mentir et prétendre, après tout, c'était son rôle au quotidien, c'était ce à quoi elle s'appliquait constamment pour satisfaire à leurs ambitions. Mais elle se doutait que Pellinore ne disait pas cela juste pour la complimenter, simplement pour lui faire comprendre d'une autre manière encore à quel point tout ceci était éprouvant pour lui. Et elle le savait, elle le savait vraiment, c'était tout aussi dur pour elle. Elle était contente de faire illusion, car l'avenir de leur enfant à naître en dépendant, mais tous les mots d'amour qu'elle adressait à Obéron, elle voulait les transmettre au centuple à son frère.

-Mais tu me connais,
répondit-elle alors dans un léger sourire, son regard plongé dans le sien. Et je ne saurais pas si bien feindre l'amour si je ne l'éprouvais pas si fort pour quelqu'un d'autre, ajouta-t-elle alors, le regard pétillant.

Et c'était vrai, pour paraître crédible vis-à-vis d'Obéron et de toute la famille Gabet, en regardant son futur mari, elle pensait à Pellinore et faisait mine de lui parler, d'être en sa présence. Ce n'était pas pareil, c'est vrai, mais cela l'aidait. Sans ajouter un mot de plus, elle s'empara une nouvelle fois des lèvres de son frère jumeau laissant ses mains se promener avec insistance sur son corps à présent nu, s'attardant bien sûr sur la zone la plus érogène de son anatomie. Elle avait besoin de lui, elle tenait à ce qu'il soit en elle, elle l'adorait, c'était aussi simple que ça, et elle avait besoin de compenser l'immense frustration qu'elle avait ressenti jusqu'ici.


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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 6 Oct - 22:06

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Il n’y avait sans doute pas mieux que la frustration pour que les envies et les désirs arrivent en flèche aussi forts, mais Pellinore devait bien avouer quand même qu’il se serait bien épargné de se sentir à ce point frustré. À choisir, il préférait quand il pouvait disposer de sa sœur jumelle sans aucun souci, sans avoir à se soucier des autres. Sans avoir besoin de se cacher… mais bien sûr bien trop utopique. En attendant, le jeune homme avait donc dû regarder sa sœur jouer les amoureuses avec ce vieux porc, alors qu’il aimerait clairement se trouver à sa place. Par chance, ils allaient pouvoir profiter maintenant l’un de l’autre, ce qu’ils ne manquaient pas de faire d’ailleurs puisqu’ils se débarrassaient mutuellement de leurs vêtements afin de se retrouver en tenu d’Adam et d’Eve. Le jeune homme avait tellement besoin du contact de sa sœur contre lui, de sentir sa peau contre la sienne. Pellinore ne se sentait jamais aussi lui-même que quand il pouvait profiter de Ombeline dans ses bras, sa peau nue contre la sienne, son souffle proche du sien, ses lèvres embrassant les siennes. Quand ils pouvaient se retrouver comme ça, être eux même tout simplement, il se sentait bien, il se sentait maître de son destin. Il ne supportait plus vraiment de devoir se cacher, comme il allait devoir cacher le fait que l’enfant de Ombeline n’était autre que le sien. Mais en même temps, il savait bien qu’il n’avait pas le choix, qu’il ne pouvait pas faire autrement. Alors il profitait pleinement de cet instant, de pouvoir l’avoir de nouveau pour lui, de pouvoir la posséder toute entière.

Et en effet, il la connaissait par cœur. Il n’y avait personne qui pouvait la connaître plus que lui. Du moins, c’était ce que Pellinore pensait, et il ne pensait pas se tromper (il était hors de question qu’il se trompe d’ailleurs en fait). Personne ne connaissait Ombeline autant qu’il la connaissait et il savait parfaitement quand elle jouait la comédie ou quand elle était sincère. Elle jouait la comédie quand elle se trouvait au côté de Gabet, maintenant… elle était parfaitement sincère. Le cœur de Pellinore se mit à battre bien plus rapidement quand elle affirma qu’elle ne serait pas capable de feindre l’amour véritable si elle ne le connaissait pas. Évidemment, il ne pouvait que prendre ses propos pour lui-même.

« Je t’aime tellement. »

Glissa-t-il à sa sœur jumelle entre deux moments où leurs lèvres se séparaient, parce qu’il était évident qu’elles ne parvenaient pas à se détacher très longtemps. Comme les mains de Pellinore ne pouvait que parcourir avidement le corps de sa sœur jumelle, prenant possession d’elle pleinement comme il en avait l’habitude, principalement comme il en avait besoin. Ses lèvres ne quittèrent celles de son âme sœur que pour rejoindre d’autres parties de son corps, pour se diriger dans son cou, sur sa poitrine, s’emparant avidement de son corps, avec la seule envie… celle de ne former qu’un de nouveau avec elle.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 6 Oct - 22:58


Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
O

mbeline afficha un sourire rayonnant, accompagné d'un regard pétillant quand Pellinore lui dit qu'il l'aimait. Elle le savait. Ces mots, il les lui avait dites et répétés, encore et encore, elle ne pouvait pas l'ignorer. Mais quand elle les entendait, elle ressentait toujours la même chose, son coeur battait plus fort, ses sens s'enflammaient, elle sentait des papillonnements lui envahir la poitrine et elle était submergée d'un infini bonheur. Cet homme : son amant, son amour, son frère, incarnait tout ce qu'elle pouvait ressentir de plus fort, tout ce qu'elle pouvait vivre de plus beau. Elle l'aimait, de toutes les fibres de son corps, de chaque parcelle de son âme. Elle était folle de lui, comme elle avait si bien voulu le lui faire comprendre. Et elle ne se lasserait jamais de l'entendre dire qu'il l'aimait. Et elle lui témoignait toute la réciprocité de ses sentiments à chaque baiser qu'elle déposait sur ses lèvres, à chaque caresse qu'elle lui adressait. Elle se laissait envahir de frissons tandis que ses doigts parcouraient les parcelles les plus sensibles de son anatomie, de même que ses lèvres, qui abandonnèrent les siennes le temps de parcourir des zones érogènes de son corps
. Il savait mieux que personne (en même temps, elle ne laissait à personne d'autre ce privilège) de quelle manière lui retourner les sens. Elle n'aspirait qu'à une seule et unique chose : ne faire plus qu'un avec lui, combler une bonne fois pour toutes sa frustration, celle qui l'avait rongé de l'intérieur toute la soirée. Elle avait plus que jamais besoin de le sentir en elle, et il ne mit pas longtemps à l'exaucer, sans doute parce qu'il éprouvait tout autant de besoin qu'elle.

Ils s'unirent alors, dans un lent mouvement de va et vient, voué à s'accélérer. Les yeux fermés, la tête basculée légèrement en arrière, elle se laissait totalement porter par les sensations que Pellinore ne savait que trop bien lui faire éprouver, et quelles sensations ! Elles étaient à nulle autre pareilles, à chaque coup de rein, elle se sentait partir de plus en plus loin vers des sommets de plaisir qu'elle ne pourrait jamais accéder qu'avec lui, mais où il savait si bien la mener, au point qu'elle avait de plus en plus de mal à dissimuler ce qu'elle ressentait. Ses soupirs avaient tendance à se muer en gémissements. D'ordinaire, elle aurait laissé éclater son plaisir sans l'ombre d'une réserve, à grands bruits. Mais les circonstances étaient exceptionnelles, et même si la jeune femme ne pensait pas qu'il y ait beaucoup de risques pour qu'ils soient surpris, mais mieux valait se contenir quand même, raison pour laquelle elle enfouit sa tête dans le cou de son amant, afin d'étouffer au mieux ses gémissement, qui promettaient d'être de plus en plus prononcés.


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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 29 Oct - 19:32

Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
Il avait besoin d’elle, encore plus maintenant qu’avant. Pellinore avait besoin de Ombeline, il avait besoin de la sentir contre lui, de se sentir en elle, que leurs corps ne fassent qu’un dans l’expression des sentiments qu’ils avaient tous les deux. Dans l’expression de l’amour qui les unissait, bien au-delà de leurs liens du sang. Cet amour qui avait vu naître ce fruit dans le ventre de la jeune femme et qui faisait qu’ils se trouvaient dans cette situation. Qu’ils devaient encore plus faire semblant, que Ombeline devait prétendre aimer cet homme, alors que c’était lui dont elle était amoureuse. Il le savait, il savait qu’elle l’aimait, il savait qu’elle ne pouvait pas vivre sans lui comme lui ne pouvait pas vivre sans elle. Cependant, il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir besoin de cette preuve, que leurs corps se retrouvent, qu’ils montent en même temps dans les confins de ces plaisirs qu’il ne souhaitait que connaître avec sa sœur jumelle. Pellinore le savait, il n’aimait que la jeune femme et n’aimerait qu’elle tout au long de sa vie. Il ne pourrait avoir de désir que pour elle, il ne pourrait atteindre le désir qu’avec elle. En même temps, il n’y avait aucune raison que les choses se passent autrement, qu’il envisage que sa vie puisse s’éloigner de celle de sa sœur jumelle. Tout comme il n’imaginait pas qu’elle puisse avoir envie d’un autre homme, mais la jalousie qu’il ressentait avait tendance à prendre le dessus.

Cela étant, le jeune homme se sentait au comble du bonheur alors que les mouvements de leurs corps se faisaient de plus en plus rapides et qu’ils s’enfonçaient de plus en plus dans le plaisir et le désir. À chaque à-coup, il sentait le désir monter en flèche et les gémissements que sa sœur poussaient avaient le don de le faire frissonner. Quand bien même, ils devaient se montrer plus discret que d’habitude (même si dans tous les cas, il y avait les domestiques dans leur demeure à longueur de temps). Mais les Gabet ne devaient se douter de rien. Pellinore serra sa sœur jumelle un peu plus fortement contre lui, alors qu’elle plongeant son visage dans son cou afin d’étouffer un peu les gémissements qu’elle laissait échapper, alors que les mouvements de leurs corps se faisaient de plus en plus forts et de plus en plus rapides. Il ne pouvait pas se sentir mieux que maintenant, alors qu’il retrouvait pleinement sa sœur après une soirée particulièrement frustrante. Il avait dû rester loin de sa sœur, maintenant il pouvait la retrouver pleinement et exprimer tout ce qu’il ressentait pour elle.

Ce qui ne manqua pas d’arriver bien vite, à force de ces mouvements, le désir qu’ils savaient se donner tous les deux (et que Pellinore avait envie de considérer comme inatteignable autrement que quand ils se trouvaient tous les deux) atteint par la force des choses son paroxysme. Quand bien même, la situation fut quelque peu frustrante parce qu’ils devaient faire attention de ne pas faire trop de bruit non plus, mais au moins, ils étaient ensemble et ils étaient bien.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 29 Oct - 20:34


Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
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mbeline ne pensait pas que quoi que ce soit au monde puisse rivaliser en intensité avec ce qu'ils vivaient ensemble tous les deux. En fait,, elle en était même absolument certaine, elle ne pouvait pas en douter une seule seconde. C'était beaucoup trop fort, trop exceptionnel pour qu'il en soit autrement. Elle se sentait hors du monde, hors d'elle, hors de tout. Quand ils ne formaient plus qu'un, l'univers s'évaporait, et il n'y avait plus qu'eux, dans la pleine conscience l'un de l'autre, en proie au profond désir qu'ils partageaient, et à l'infini plaisir qu'ils savaient se communiquer. Ce moment n'appartenait qu'à eux, et rien que pour cela, il était tout simplement sublime. Il n'appartenait qu'à eux, en effet, et en conséquence, ils se devaient d'être au-delà de prudents aussi bien l'un que l'autre, parce qu'il était hors de question de le partager avec le monde, un monde qui ne comprendrait de toute façon pas, un monde obtus qui les contraignait à toutes les manigances pour parvenir à leurs fins. Eux, ils ne demanderaient qu'à s'aimer au grand jour, et alors, ils laisseraient tout le monde tranquille, mais le monde ne voulait pas d'un amour qui par trop d'aspects était pourtant sublime et incroyable. Et pour la peine, pour que leur enfant ne soit pas considéré comme la pire des anomalies, voilà qu'ils devaient fomenter un faux mariage, s'arrêter à des extrêmes épuisants de manigances que la jeune femme ne savait évidemment s'empêcher de trouver proprement absurdes, mais c'était comme ça. Ombeline étouffa un ultime gémissement de plaisir quand son frère et elle atteignirent l'extase parfaitement en même temps. Après quoi elle se serra longuement dans ses bras, pour le seul plaisir de sentir sa peau contre la sienne. Pour le seul plaisir de sentir son souffle lui réchauffer le visage, pour le seul bonheur d'entendre son coeur cogner contre sa propre poitrine, battre à l'unisson du sien. Elle se sentait si bien dans ses bras ! Aucun autre homme ne pouvait lui faire éprouver ça.

-Je t'aime, lui souffla-t-elle à l'oreille après un moment.

Des mots qu'elle n'avait de cesse que de lui répéter dès lors qu'ils étaient ensemble, et ce n'était pas assez. Elle aimerait pouvoir le dire davantage, malheureusement, c'était impossible, alors elle grapillait chaque moment où l'occasion lui en était donnée. Ce n'était pas assez, mais c'était toujours ça de gagné.

-J'aimerais tant pouvoir dormir auprès de toi cette nuit,
ajouta-t-elle dans un fin sourire.

Et c'était si vrai. Trop risqué pour qu'ils le fassent. Mais elle dormait trop mal si elle n'était pas dans ses bras. Malheureusement, ils n'allaient pas avoir le choix, comme pour beaucoup d'autre chose.


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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Mar 19 Déc - 14:13

Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
Il n’y avait pas meilleur moment que ceux que Pellinore pouvait passer en compagnie de sa sœur, quand il pouvait l’avoir contre lui. Après qu’ils aient atteint tous les deux un seuil d’extase qu’il savait ne pouvoir connaître auprès d’une autre femme, il savourait le fait que leurs deux corps puissent rester un instant l’un contre l’autre. Il aimait sentir la peau chaude de sa sœur contre la sienne, entendre les battements de son cœur à l’unisson avec le sien. Cœur qui battait pleinement pour sa sœur et seulement pour elle. Mais en soit, ce n’était rien en comparaison de la sensation qu’il ressentait quand Ombeline lui disait qu’elle l’aimait. Le jeune homme le savait, il ne pouvait pas l’ignorer, comme elle savait qu’il l’aimait plus que tout. Pour autant, ça lui faisait toujours du bien de l’entendre lui dire. Comme un certain soulagement, parce qu’il craignait constamment de perdre son amour. C’était idiot, il en avait bien conscience, mais il avait constamment besoin d’être rassuré, de savoir qu’il comptait autant pour sa sœur jumelle qu’elle comptait pour lui. Encore plus maintenant d’ailleurs, alors qu’ils prévoyaient un faux mariage pour cacher leur idylle et le fruit de leur amour. C’était idiot… dans un monde parfait, ils n’auraient besoin de faire du mal à personne (encore moins à eux qu’aux autres) si on les laissait s’aimer tranquillement. Sauf que ce n’était pas convenable, donc ils devaient prévoir des choses horribles. Que Ombeline épouse quelqu’un d’autre, que cet homme meurt parce qu’ils ne pourraient pas le supporter plus longtemps dans leur vie. Ils n’auraient pas besoin de briser la vie d’un homme, une famille, si on les laissait s’aimer pleinement.

« Moi aussi. »
Dit-il doucement quand Ombeline affirma qu’elle aimerait pouvoir tant dormir avec lui cette nuit. En temps normal, les deux amants ne se retenaient pas vraiment. Sauf que quand ils avaient des invités comme cela, ils ne pouvaient pas se permettre de prendre le risque. Ça serait bien trop risqué en effet pour eux de dormir ensemble, il ne faudrait pas qu’ils soient découverts. Pas maintenant, alors qu’ils se donnaient tant de mal pour cacher leur amour (même si Pellinore aimerait pouvoir le crier haut et fort). « Je n’aime pas dormir sans toi. » C’était vrai. Quand bien même ça arrivait – bien trop souvent à son goût – lorsqu’ils avaient de la visite, lorsque Ombeline se trouvait à Camelot et lui ici par exemple, Pellinore ne supportait pas de dormir sans son âme sœur. Il dormait toujours mal quand elle n’était pas là, quand il ne pouvait pas la serrer contre lui. Comme maintenant. « Demain soir, je veux qu’on passe toute la nuit ensemble. » Et il ne parlait pas de dormir… « Une fois qu’on sera débarrassé de nos gêneur. »

Il prenait sur lui, parce qu’ils n’avaient pas le choix, mais au final il avait simplement envie de crier de rage à cause de cette situation globale. Mais c’était pour la bonne cause, pour cet enfant qu’ils devaient protéger coûte que coûte.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 22 Déc - 10:45


Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
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mbeline savait que Pellinore pouvait comprendr, mieux que quiconque d'autre, sa manière de penser et de ressentir. C'était totalement normal d'ailleurs, au fond. Ils étaient de tempéraments très différents tous les deux, il est vrai, mais leurs façons de penser étaient les même. Leurs âmes étaient... connectées. Ils étaient frère et soeur et âmes soeurs, tout à la fois : amis, amants, confidents, fou amoureux l'un de l'autre, alors ils se comprenaient toujours. Parfois, un mot était prononcé plus haut que l'autre, parce qu'ils se laissaient dépasser par leurs tempéraments tempétueux, mais en réalité, ils savaient très bien ce qu'il en était, et surtout ce qu'ils étaient l'un pour l'autre. Ils ne pouvaient l'ignorer. C'était gravé en eux, au plus profond de leur coeur, d'une évidence simple et sensible, tout simplement. Alors oui, il savait forcément le vide qu'elle ressentait quand il n'était pas à ses côtés, quand elle devait accepter de passer une nuit entière sans pouvoir se lover dans ses bras et se perdre dans la douceur de son être. Elle se laissait si aisément enivrée par tout ce qu'il était que lorsqu'il était loin d'elle, elle avait le sentiment d'être d'une sobriété maladive, loin de lui, alors des nuits passées sans lui... C'était inconcevable. Et pourtant, cette nuit serait l'une d'entre elles, et même si Ombeline mourrait d'envie de braver la décence dans l'instant pour rester auprès de son frère, elle savait que l'enjeu était beaucoup trop important. Et Pellinore le comprenait lui aussi de son côté. Mais ce n'était que partie remise, comme il ne manqua pas de le lui rappeler.

-Demain et les nuits qui suivront,
répondit-elle avec une étincelle de malice dans le regard, un brin de défi dans la voix.

Après cette épreuve, ils avaient bien mérité de passer tout le temps qu'ils voulaient ensemble maintenant, non ? Elle était de cet avis, en tout cas, et on ne lui en ferait certainement pas changer. Ils avaient beaucoup de frustration à rattraper, et même s'ils avaient déjà commencé à, ne serait-ce qu'un peu, y remédier, ce n'était clairement pas assez. En même temps, ils étaient bien incapables de se rassasier l'un de l'autre, ils ne l'avaient jamais su. C'était plus fort qu'eux. Elle déposa ses lèvres sur celles de son frère avant d'ajouter à son oreille, malicieuse.

-Dans tous les cas, sache que ma nuit de noce t'es entièrement consacrée.

Oui, elle parlait de prudence l'instant d'avant, et elle semblait clairement avoir fait une croix dessus, mais si elle devait déjà supporter de se lier à cet homme répugnant qu'était pour elle Obéron, hors de question que la soirée s'achève selon ses désirs à elle, ou en tout cas selon les désirs que la magie avait fait naître en lui pour elle.


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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 31 Déc - 17:29

Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
Si cela ne tenait qu’à Pellinore, il était évident que le jeune homme passerait toutes ses nuits auprès de sa sœur jumelle. Sauf que ce n’était pas possible. S’ils pouvaient le faire au quotidien, il y avait des moments où ils ne pouvaient pas se permettre d’être à ce point imprudent. Quand ils avaient de la visite donc et encore plus quand il était question des Gabet, parce qu’il ne fallait quand même pas qu’ils les laissent douter une seule seconde de la sincérité de Ombeline. Pour le bien de cet enfant qui se nichait dans le ventre de sa sœur jumelle, Pellinore savait qu’ils ne devaient pas se montrer imprudents et que tout le monde devait croire que Ombeline était sous le charme de cet enfoiré (bon, il avait besoin de l’insulter, ça lui faisait du bien). Ça n’avait rien de simple, ceci dit, mais il prenait sur lui. Il n’avait pas le choix. C’était autan pour protéger la femme qu’il aimait que l’enfant qu’elle portait, autant dire qu’il tenait quand même à les protéger tous les deux. Même si c’était difficile. Et il n’y avait définitivement que pour ces deux êtres qu’il pouvait faire ce genre d’effort. Ils devaient donc tenir une nuit, avant de pouvoir se retrouver.

Ombeline confirma qu’ils allaient pouvoir en profiter dès le lendemain, et les nuits suivantes. Cette idée tira un léger sourire à Pellinore – encore une chose que Ombeline était la seule à savoir faire – parce qu’il aimait le fait que les prochaines nuits, il allait pouvoir dormir aux côtés de sa chère sœur. Ce n’était pas tant de pouvoir la retrouver et rassasier un désir constant qu’il pouvait ressentir pour son âme sœur que juste la sentir contre lui. C’étai un fait avérait, le jeune homme était incapable de trouver un sommeil reposant quand il n’y avait pas sa sœur jumelle à ses côtés, contre lui. Quand il ne pouvait pas profiter de sa présence, de sa chaleur, de sa douceur. Mais il allait devoir patienter, ce qui n’était pas facile du tout. Il profita du mieux possible du baiser qu’elle lui adressa, qu’elle lui offrit, avant de glisser quelques mots à son oreille. Pellinore ne sut pas vraiment ce qu’elle sous-entendait par ces propos, alors qu’elle lui disait que sa nuit de noce lui était entièrement consacré. De quoi parlait-elle ? En un sens, Pellinore se senti raidir contre sa volonté, en pensant à cette nuit de noce. Moins il pensait au mariage qui allait unir son âme sœur avec ce Gabet, mieux il se portait, autant dire que la nuit de noce en faisait partie. C’était sans doute même la pire épreuve qu’il pouvait y avoir.

« Ne me parle pas de ta nuit de noce… »

Dit-il alors, la voix cassée. Mais ça c’était simplement parce que Pellinore n’avait pas compris la subtilité des propos de sa sœur jumelle, comme bien souvent. Non pas qu’il soit du genre à penser qu’il se passerait quoi que ce soit entre elle et ce vieil homme, il lui faisait confiance.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 31 Déc - 17:43


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mbeline, sitôt qu'elle perçut la réaction de son frère jumeau, regretta les mots qu'elle avait prononcés. Elle, elle avait juste voulu lui faire plaisir, elle avait juste voulu lui faire la promesse implicite de ne négliger aucune occasion de passer ses nuits avec lui, même sa nuit de noce, mais de toute évidence, elle s'y était mal prise, et elle comprenait aisément en quoi. Parler de sa nuit de noce, c'était également évoquer un mariage dont Pellinore ne voulait clairement pas (mais elle non plus au passage) et auquel il se voyait contraint d'apporter son aval pour le bien de leur futur enfant. Oui, elle s'y était mal prise, et elle le regrettait profondément, car au moment de vouloir lui faire plaisir, elle l'avait en définitive déçu et blessé, pourtant, elle ne voulait que son bonheur, leur bonheur. Tout ce qu'elle pouvait bien faire, même maladroitement parfois, n'allait jamais que dans ce sens. Elle voulait qu'ils soient heureux ensemble, qu'ils se fassent du bien mutuellement... mais elle avait sans doute gâché quelque chose en s'exprimant très légèrement, elle se sentait à présent coupable. Coupable oui, mais légèrement agacée également. Ne pouvait-il donc pas se douter qu'elle avait quelque chose en tête en particulier, que si elle évoquait ce moment qui à l'origine devait être déplaisant, c'était parce qu'elle savait précisément de quelle manière faire en sorte qu'il devienne plaisant. Elle choisit néanmoins de rester cryptique, pour laisser malgré tout à son frère le soin d'interpréter son propos et de comprendre où elle voulait en venir, exactement.

-Je pense qu'il est important d'en parler, pourtant,
affirma-t-elle en plantant son regard dans le sien, bien décidée à le contraindre à la regarder dans le blanc des yeux pour qu'il comprenne la nature de ses intentions et combien elles pourraient et sauraient lui être bénéfique. Parce que ce que j'ai à l'esprit.. exige ta présence et toute ton attention, affirma-t-elle dans un sourire qui n'oubliait pas de laisser lire toute l'ambiguité dans son propos.

Si elle lui suggérait de prendre une part active dans sa nuit de noce, c'est bien qu'elle avait quelque chose de précis en tête, et bien sûr, il n'était pas question d'elle ne savait quel sordide plan à trois. Elle devait encore clarifier les détails, mais elle comptait bien endormir l'autre abruti d'Obéron Gabet au point qu'il n'ait de sa "nuit de noces" qu'un souvenir vide et brumeux tandis que Pellinore, de son côté, s'occuperait d'elle comme aucun autre homme ne savait aussi bien le faire. Elle avait retourné la situation dans tous les sens, il était hors de question qu'elle passe cette nuit en présence de qui que ce soit d'autre. La journée serait bien assez complexe.



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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 11 Fév - 15:46

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Tout ce qui concernait le mariage de Ombeline – mariage qui avait quand même pris beaucoup de place dans leur vie, mine de rien – était un sujet sensible pour Pellinore. Le jeune homme savait qu’il ne pouvait pas se braquer dès que sa sœur jumelle lui disait quelque chose, mais ça n’enlevait pas le fait qu’il appréciait difficilement de l’entendre parler de sa nuit de noce. Mais ça, c’était juste parce qu’il avait quand même un peu le cerveau lent. Il connaissait sa sœur pourtant, il avait confiance en Ombeline, mais quand elle lui disait qu’elle lui dédiait sa nuit de noce... Pellinore se contentait simplement de penser qu’elle s’arrangerait évidemment pour que rien n’arrive avec son mari – il ne fallait pas exagérer quand même, il ne pensait pas qu’elle serait capable de coucher avec ce vieux croûton – et qu’elle penserait à lui, ou ce genre de chose. Il était bien loin de se douter de ce qu’elle avait à l’esprit, et ça c’était à cause de sa jalousie maladive. Il se braquait directement, parce qu’il était bien trop intense dans ses sentiments pour sa jumelle.

Quand Ombeline continua, précisant qu’il était quand même important d’en parler, plantant son regard dans le sien, Pellinore ne répliqua rien. Parce qu’il se doutait, maintenant (oui, il était lent) qu’elle ne disait pas ça pour rien. Ce qui se confirma quand elle précisa qu’elle allait avoir besoin de sa présence et de son attention.

« Comment ça ? »
Ce n’était pas parce qu’il se doutait que sa sœur jumelle avait quelque chose en tête qu’il parvenait à savoir ce qu’elle avait en tête justement. Même si concrètement, il était bien plus détendu qu’une minute avant. En grande partie parce qu’elle précisait qu’elle allait avoir besoin de sa présence et de son attention, quand bien même ce n’était pas forcément compatible avec une nuit de noce qu’elle devait normalement dédier à son tout nouvel époux.

Oh, il pourrait laisser libre court à son imagination et comprendre par lui même, surtout que ce n’était pas bien difficile pour lui d’imaginer une nuit de noce en compagnie de sa jumelle. Des nuits qu’ils avaient déjà l’habitude de partager tous les deux, des moments qu’ils passaient ensemble bien loin des conventions, de la bonne séance. Une nuit de noce que Ombeline aurait dû vivre avec lui et seulement lui, si on ne les empêchait pas bêtement de s’aimer, d’être tout l’un pour l’autre, simplement parce qu’ils appartenaient à la même famille (famille proche, s’ils n’avaient été que des cousins, on ne les aurait pas embêté).
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 11 Fév - 16:08


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mbeline aurait aimé que ses sous-entendus suffisent à attiser l'imagination de son frère, mais elle s'était bien doutée que ce ne serait pas le cas, pas tout de suite, en tout cas. Oh, elle était bien placée pour savoir que Pellinore était capable de beaucoup d'imagination et d'inventivité quand il le désirait (et quand il la désirait plus encore), mais à l'heure actuelle, son jugement était altéré par un sentiment de jalousie bien trop violent et irrépressible pour se laisser le temps de réfléchir à tête reposée à ce qu'elle disait. Elle le comprenait sans difficulté et ne lui faisait aucun reproche à ce sujet. C'était même normal, en vérité, qu'il réagisse ainsi, qu'il appréhende, qu'ils se braquent. Si les rôles devaient être inversés, elle n'osait même pas imaginer la manière dont elle réagirait pour sa part, mais ce ne serait sans doute pas beau à voir. Dans tous les cas, la question ne se posait pas, et à présent, Pellinore avait l'air plus détendue, ce qui encourageait bien sûr Ombeline à lui en apprendre plus sur ses projets. Ses projets qui étaient à ses yeux à peu près la seule raison de se réjouir de ce qui se passerait ce jour-là, qui serait certainement autrement le pire jour de son existence, et à plus d'un titre. Sans le réconfort des bras de son frère une fois la nuit tombée, elle ne tiendrait pas le coup, c'était plus qu'évident. Elle avait constamment besoin de lui, c'était un fait, mais en revanche, elle en aurait besoin plus que jamais, et elle osait croire qu'il en serait de même pour lui, qu'il aurait besoin d'elle comme cela n'avait jamais été le cas auparavant.

-Je vais droguer le verre d'Obéron. Ce crétin sera si assommé qu'il n'entendrait même pas le tonerre gronder à trois mètres de lui,
assura-t-elle dans un sourire. Et depuis qu'elle avait cette idée à l'esprit, elle se sentait déjà un minimum plus sereine, car la perspective que cet homme fasse ne serait-ce que la moindre tentative de rapprochement avec elle la dégoûtait à un point inimaginable. Tu rentreras dans notre chambre par une porte dérobée, et je te conseille d'être au sommet de ta forme car j'espère bien qu'on nous entendra dans tout le domaine, précisa-t-elle, mutine.

Ceux qui les entendraient s'imagineraient une nuit de noce animée entre Obéron et sa toute jeune épouse, et le vieux chevalier, au lendemain de ce jour, aurait l'esprit si embrumé qu'il accepterait sans mal de croire avoir profité d'Ombeline sans que ce soit le cas pour autant. Au moins, on pourrait d'autant moins remettre en cause le fait qu'elle ait pu aisément tomber enceinte de lui... C'était gagnant pour tout le monde. Sauf pour Obéron.



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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Sam 14 Avr - 21:22

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Si Pellinore décidait de prendre un peu sur lui et de simplement réfléchir à la situation, il comprendrait sans doute ce que sa sœur jumelle avait en tête. Malheureusement, il était bien trop brouillé par ce sentiment de jalousie qui ne le quittait pas dès qu’il était question que quelqu’un s’approche de trop près de son âme sœur pour prendre la peine de réfléchir deux secondes. Pourtant, il avait confiance en Ombeline et il savait qu’elle lui appartenait tout entière, il ne serait pas si difficile pour lui de savoir ce qu’elle avait à l’esprit. Quand il était question de profiter d’elle, de trouver des stratagèmes pour qu’ils puissent passer du temps ensemble, ils savaient faire preuve de beaucoup d’imaginer. Pellinore en était capable, mais pour l’heure, heureusement que Ombeline parvenait à garder la tête sur les épaules.

Le jeune homme écouta attentivement les propos de Ombeline, qui affirma qu’elle allait droguer Obéron afin que ce dernier soit si assommé qu’il ne serait pas capable d’entendre ce qui l’entourerait. Rien que cette affirmation eu le don de le rassurer quelque peu, parce qu’il ne supportait vraiment pas l’idée que cet enfoiré cherche à la toucher. Il savait bien que sa sœur ne le laisserait pas faire, mais au vu de la situation, l’homme s’attendrait forcément à pouvoir jouir de sa toute jeune épouse. Mais non, ça ne serait pas le cas et rien que ça, ça eut le don de desserrer le cœur de Pellinore. Mais ce ne fut rien en comparaison de ce qu’elle affirma ensuite. Parce qu’elle lui précisa qu’il rentrerait dans cette chambre, qu’elle devait normalement partager avec son époux, et qu’elle le conseillait d’être en forme. Le sourire de Pellinore s’agrandit, alors qu’il comprenait enfin où voulait venir sa sœur. Il aurait évidemment du éviter de s’emporter un peu plus tôt (mais ça serait trop lui demander de ne pas s’emporter quand il se sentait jaloux).

« Tu es tellement... » Pellinore marqua une pause, cherchant le mot adéquat à la situation. « Machiavélique. » Décréta-t-il dans un grand sourire, ne cachant rien du fait que c’était évidemment un état que le jeune homme appréciait énormément. En même temps, il n’y avait aucune raison qu’il n’apprécie pas de la voir manipuler le monde comme elle faisait. Surtout quand ça les arrangeait tous les deux. « Tu as toujours des idées, incroyable. » En tout cas, le jeune homme ne pouvait qu’apprécier la perspective, parce que Obéron n’allait pas toucher à sa sœur et que lui, il n’allait pas se gêner de le faire. « Je serais en forme, tu peux compter sur moi ! » Comment faire autrement ? Il le savait, il aurait besoin d’elle, de la retrouver, de la posséder, après une journée infernal.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 15 Avr - 8:43


Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
A

mesure qu'Ombeline exposait son projet à son frère, elle le sentait se détendre, et elle préférait ça. Elle pouvait parfois aimer sa jalousie, parce qu'elle témoignait de la profondeur de ses sentiments à son égard, mais elle ne l'aimait pas quand elle n'induisait que sa colère et sa rancoeur. De manière générale, Ombeline préférait voir Pellinore sourire que tout autre chose. Et enfin, elle voyait un sourire sur ses lèvres, et là, elle le trouvait magnifique. Elle sourit à son tour quand il la qualifia de machiavélique. En soi, c'est vrai que ça n'avait rien d'un compliment, mais échapper des lèvres du jeune homme, elle savait que le propos, en plus d'être véridique, n'avait rien de péjoratif. La jeune femme était machiavélique, c'est certain, et elle en était fière. Il fallait l'être quand on tenait à atteindre les strates les plus élevées du pouvoir. Et ça leur servirait à coup sûr. Elle songeait que ce défaut devait passer aux yeux de Pellinore comme une qualité... et une qualité qu'elle osait croire qu'il admirait. Et la jeune femme aimait susciter l'admiration de son frère jumeau. C'était de bonne guerre, après tout, parce que Ombeline, de son côté, n'avait que de l'estime, de l'amour et de l'admiration pour son frère. Il ajouta qu'elle avait toujours des idées géniales. Va savoir si c'était vrai ou non, mais elle était heureuse de l'imaginer, lui, le penser réellement. Ses bonnes idées n'étaient jamais que celles qu'il n'avait pas son pareil pour lui inspirer. Et à eux deux, elle était convaincue qu'ils iraient loin, très loin. Et leur amour triompherait de tous les obstacles qui cherchaient à se dresser entre eux.

-Je n'en ai jamais douté,
affirma Ombeline en souriant quand Pellinore affirma qu'il serait en pleine forme le moment venu et qu'il serait à la hauteur de ses attentes, qui ne manquaient pas d'être élevées, c'est une certitude.

Cette promesse, quoi qu'il en soit, rendait la perspective de ses noces à venir un peu plus supportable. Ce moment resterait douloureux et éprouvant, mais ils seraient tous les deux récompensés à la fin de la journée, ils se récompenseraient mutuellement de leur résignation et de leur aptitude à dissimuler leurs sentiments. Et tout irait pour le mieux. Après, cette comédie n'aurait plus à durer très longtemps. Ombeline se rapprocha de son frère et déposa ses lèvres sur les siennes.

-Ce sera bientôt fini,
souffla-t-elle doucement à son oreille, une fois leurs lèvres séparées. Et tu sais, il n'y a pas que pour mes plans machiavéliques que je ne manque pas d'imagination.

Il le savait, parce qu'elle avait déjà eu plus d'une occasion de le lui prouver, mais elle aimait bien taquiner la sienne, d'imagination... en attendant de tout pouvoir concrétiser.


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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 15 Juin - 21:36

Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
Par moment, Pellinore ne manquait pas d’être long à la détente, mais quand il comprenait les choses… quand il parvenait à se mettre sur la même longueur d’onde que sa sœur, tout allait forcément mieux. Cette situation était difficile, Pellinore avait du mal à supporter tout cela, parce qu’il se sentait oppressé par la comédie qu’ils devaient jouer. Non pas qu’ils ne jouaient pas la comédie à longueur de temps, c’était le cas depuis le début, depuis que leurs cœurs avaient battu l’un pour l’autre (et c’était presque depuis toujours en fait). Ils jouaient la comédie tous les deux, depuis presque toujours, alors en un sens un peu plus, un peu moins, ça ne changeait pas grand-chose. Sauf que si, le mariage était quand même un cap difficile. Même si Pellinore avait bien conscience que c’était difficile pour son âme sœur aussi, il ne pouvait pas s’empêcher de se sentir vraiment oppressé par la situation. Il ne pouvait pas s’empêcher de souffrir, quand bien même il savait que ça n’allait durer qu’un temps limité. Qu’il devait simplement tenir le coup, qu’il devait tenir le temps jusqu’au moment où la situation allait retrouver sa normalité. Ou presque, parce que mine de rien, ils allaient quand même devenir parent et que rien n’allait être pareil bientôt.

Pellinore profita pleinement du baiser que lui offrit sa jumelle, ça ne pouvait que lui faire du bien. Ça lui faisait énormément de bien d’ailleurs, c’était comme une bouffé d’air frais, une manière pour lui de prendre du courage. Et il n’y avait rien de mieux pour obtenir aussi du courage que d’entendre son âme sœur lui dire que ça allait bientôt être terminé. Il aimait entendre ça. Il le savait, en un sens, mais quand même avoir le soutien de sa sœur c’était le meilleur des carburants. C’était la meilleure façon pour lui de parvenir à réellement tenir le coup.

« Je le sais parfaitement. » Répondit-il dans un fin sourire quand Ombeline affirma qu’elle avait énormément d’imagination pour d’autre chose que ses plans machiavéliques. Cela, le jeune homme en avait bien conscience, en effet. En même temps, il connaissait par cœur la jeune femme. Comme celle-ci le connaissait par cœur aussi. Parce qu’il n’y avait personne capable de mieux se connaître qu’eux. Pellinore se montrait peut-être un peu présomptueux, mais il pensait ainsi. Il n’y avait personne en ce bas monde qui se connaissait mutuellement comme les jumeaux d’Autice se connaissaient, parce qu’ils étaient sur la même longueur d’onde, parce qu’ils étaient les mêmes tout simplement. « Je ne doute pas une seule seconde que tu vas arriver à imaginer à la perfection la soirée qui va t’attendre, une fois que tu seras débarrassée de ton mari. » C’était difficile pour lui de qualifier Obéron Gabet de mari pour sa sœur jumelle, mais en même temps ce n’était pas comme si la situation allait être différente. « Pendant le temps qu’il nous reste avant ce… moment. » Ce mariage qui l’enrageait énormément. « Tu n’as qu’à prendre le temps d’imaginer tout ce que nous allons faire, tous les deux. »

Lui, en tout cas, il n’avait aucun mal à imaginer les choses.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 15 Juin - 22:15


Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
O

mbeline savait pertinemment que son frère n'avait pas besoin qu'elle le lui précise pour avoir conscience de combien son imagination était capable de partir loin quand il était question du temps qu'ils pouvaient passer dans l'intimité avec Pellinore. De ce point de vue-là, ils ne tarissaient en effet jamais d'imagination, aussi bien l'un que l'autre, et cela faisait de chacun de leurs ébats comme une redécouverte. Rien que là, une foule d'idées lui venaient en tête, et elle se faisait violence pour ne pas les exécuter dans la seconde... non pas qu'elle s'en priverait forcément, mais elle avait bien l'intention de faire de sa "nuit de noce" une occasion on peut plus spéciale, dont ils se souviendraient toute leur vie. Ce mariage maudit allait générer en eux tant de sentiments négatifs qu'il ne serait pas un moindre luxe que de pouvoir les évacuer en faisant quelque chose de beaucoup, beaucoup (beaucoup) plus positif. Elle avait bien l'intention que ce soir serait exceptionnel, comme aucun autre, et donc, il y avait de forte chance pour qu'elle y pense et repense beaucoup durant le temps qui les séparerait des... festivités. C'était presque à espérer que le temps passe plus vite pour cela... Au fond, ce n'était pas si mal, s'ils pouvaient avoir ne serait-ce qu'un seul prétexte à se réjouir de cette occasion qui devait lier son destin à celui d'un autre homme, alors elle le saisissait sans l'ombre d'une hésitation. Même si dans tous les cas, l'épreuve promettait malgré tout d'être atrocement douloureuse, rien que le fait que Pellinore puisse dire "ton mari" en parlant d'un autre lui donnait franchement le sentiment d'être au bout de sa vie. Malgré tout, elle n'avait pas l'intention d'exprimer les choses ainsi ou de gâcher ce moment qu'ils réussissaient à grapiller en dépit du défi que cela pouvait bien représenter.

-Tout ça risque fortement de devenir affreusement frustrant,
considéra-t-elle pour lui laisser entrevoir ainsi l'intensité pure de ce qu'elle avait l'intention de lui faire le moment venu.

Frustrant, ça le serait, et on pouvait dire que la frustration était un sentiment auquel tous deux, par la force des choses, avaient fini par être habitués. Ils avaient constamment besoin l'un de l'autre, constamment envie l'un de l'autre, et constamment, ils étaient contraints de se contenir, de jouer la comédie, de prétendre... forcément, ça ne pouvait qu'être frustrant. Et les prochains événements n'allaient pas manquer de mettre encore plus cette frustration à l'épreuve. Mais un jour, cela paierait, un jour, ils pourraient être l'un à l'autre quand ils le voudraient, comme ils le voudraient, et avec leur enfant... Mais en attendant... En attendant, faut de quoi que ce soit d'autre, elle s'empara des lèvres de son âme soeur une fois de plus.


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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 24 Aoû - 14:27

Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
Il n’y avait au final aucune raison de se réjouir de ce mariage, quand bien même c’était les seigneurs d’Autice qui était à l’origine de ce dernier. Même si Pellinore savait bien qu’ils n’avaient pas le choix et qu’ils devaient le faire, ce n’était clairement pas une partie de plaisir. Bien au contraire, l’idée de savoir que sa sœur jumelle allait épouser un autre homme que lui (parce que dans un monde idéal, elle serait simplement sa femme) lui brisait le cœur, lui faisait terriblement mal. Mais en même temps, Pellinore savait bien qu’il n’avait aucune raison de s’en faire concernant les sentiments de son âme sœur, que Ombeline ne l’abandonnerait pas comme ça et qu’elle n’aimera aucun autre homme que lui. Il le savait, ce qui ne l’empêchait pas par moment de se montrer particulièrement jaloux cependant. Même si, en un sens, ce mariage allait peut-être leur donner un autre avantage. Puisque Ombeline était promise à présent à l’ancien chevalier Gabet, il n’y avait plus aucun homme décidant de tourner autour de l’héritière des terres d’Autice. Il y avait donc moins de risque pour Pellinore de se sentir jaloux des hommes qui chercheraient à bien se faire voir de la jeune femme, afin d’espérer l’épouser. Comme quoi, ce mariage servait à plusieurs choses, même s’il était quand même une sacrée épreuve.

Mais le jeune homme préférait largement se concentrer sur les quelques petits détails qui pouvaient rendre cette situation supportable. Pellinore aimait l’idée qu’ils aient programmé cette petite mascarade pour la suite du mariage de la jeune femme, afin qu’ils puissent se retrouver tous les deux et rien que tous les deux (enfin, le vieux croulant sera peut-être dans les parages, mais le jeune homme n’avait de toute façon pas envie d’y penser). Pellinore afficha un léger sourire, avant que son âme sœur ne vienne s’emparer encore une fois de ses lèvres (ce qu’il adorait évidemment). Il n’avait aucun mal à se dire qu’effectivement, la situation allait être particulièrement frustrante.

« Comme si la frustration ne nous connaissait pas. »
Ajouta-t-il quand ses lèvres quittèrent celle de sa sœur jumelle, sans pour autant trop s’éloigner d’elles. « Je suis constamment frustré moi. » C’était le cas oui, pour la simple et bonne raison qu’il aimerait pouvoir vivre sa relation avec sa sœur jumelle sans se soucier du regard des autres, sans avoir besoin de se cacher. Est-ce que ça allait arriver un jour ? En un sens, Pellinore espérait vraiment que ça allait être le cas, même s’il souhaitait que ça soit fait dans de bonnes conditions, que ça ne soit pas seulement parce qu’ils auraient été découvert. « Je crois qu’à petite dose, elle peut être bénéfique. » Reprit-il, déposant ses lèvres sur celles de Ombeline, avant de les glisser dans son cou. « Ça a toujours été magnifique avec un temps de frustration. » Lui glissa-t-il alors à l’oreille.

Si ça ne tenait qu’à lui, Pellinore possèderait sa sœur à longueur de temps, mais il ne pouvait pas nier que quand ils devaient jouer la comédie trop longtemps, leurs retrouvailles étaient toujours explosives.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 24 Aoû - 18:20


Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
O

mbeline afficha un sourire amusé mais ô combien sincère quand son frère lui fit remarquer qu'ils en connaissaient un rayon en matière de frustration. En effet, ce n'était rien de le dire. La frustration faisait partie de leur vocabulaire au quotidien. Mari encombrant ou pas, ils devaient de toute façon se retenir par trop souvent. Pas seulement parce qu'ils étaient des individus civilisés et qu'ils ne pouvaient pas se sauter dessus sans cesse (ce qui était en soi un problème, cela va sans dire), mais parce qu'ils devaient sans cesse se cacher et n'étaient pas en droit d'exprimer leurs sentiments au grand jour. Alors entre ces moments où ils ne trouvaient pas un moment de solitude à partager ensemble et ceux où leurs obligations respectives les maintenaient loin l'un de l'autre pendant des jours et des jours, quand Ombeline partait en voyage diplomatique, par exemple... c'est sûr que la frustration tenait une grande place dans leur relation... C'était peut-être ce qui rendait cette relation si forte et si puissante, au demeurant. Et c'est sûr que ça n'allait pas arranger leur cas. Ceci dit, une fois encore, Pellinore avait plus que raison : si la frustration était une épreuve qu'ils devaient endurer avec force désagrément, chaque fois qu'ils y mettaient un terme, eh bien... plus ils avaient attendu de se retrouver, plus ces retrouvailles étaient intenses et, pour ainsi dire, incroyable. Elle ne doutait pas que sa nuit d noce ne saurait qu'être par conséquent un véritable feu d'artifice. Et elle y comptait bien. D'autant que, pour cette fois, elle aurait toute la légitimité de faire autant de bruit qu'elle le voulait de laisser exploser son plaisir à sa guise... Parce personne n'aurait à se poser de questions.

-Magnifique, c'est le mot
, confirma Ombeline, la voix légèrement tremblante, les sens et l'envie aiguisés par cette perspective qui ne lui semblait que trop alléchante.

Avec ou sans frustration, les moments d'intimité qu'ils partageaient seraient forcément exceptionnels. Mais autant envisager les choses de cette manière, ça avait au moins le don de rendre cette frustration, justement, un peu moins insupportable. N'empêche, le jour où ils n'auraient plus besoin d'être frustrés (en espérant que ce jour finisse par advenir), elle ne le regretterait pas pour autant, c'est rien de le dire. Tout ce qui importait pour elle, c'était d'être avec lui, et de lui rappeler, chaque jour de sa vie, à quel point elle tenait à lui. Et réciproquement.

-J'ai envie d'avancer le temps. Je crois bien qu'on va battre nos records personnels.

Et pour une fois, elle avait de bonnes raisons de vouloir en arriver au jour de ce fichu mariage. On se consolait comme l'on pouvait d'un événement à ce point sordide, après tout.


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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 26 Oct - 20:39

Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
Pellinore ne pouvait pas – mais surtout, il n’en avait aucune envie – contredire sa sœur jumelle quand celle-ci précisa que magnifique était bien le mot qui qualifiait les moments où ils pouvaient enfin se retrouver après un temps de frustration. Et ces moments étaient quand même particulièrement régulier. Ce n’était pas parce qu’ils le voulaient, bien au contraire, à choisir ils préféraient se l’éviter. Mais force était de constater qu’ils avaient de bonne raison d’être constamment frustrés tous les deux. Après tout, le simple fait de se retrouver dans une même pièce ensemble, sans pouvoir se regarder comme ils aimeraient se regarder, sans pouvoir s’embrasser, sans pouvoir se dire qu’ils s’aimaient, c’était forcément frustrant. Ils devaient constamment se cacher, personne ne devait savoir ce qu’ils vivaient ensemble, tant qu’ils ne pouvaient pas s’assurer qu’ils pouvaient être en sécurité. Sans qu’ils ne puissent s’assurer que personne ne viendra leur reprocher leur amour. Et même quand ils parvenaient à se retrouver, enfin, ils devaient quand même constamment prendre sur eux, malheureusement. Alors, oui, clairement la frustration ils connaissaient et quand ils avaient enfin la possibilité de se retrouver, c’était magnifique.

« On aura bien besoin de se récompenser après. » Pellinore ne pouvait pas nier que de son côté aussi, il avait envie d’avancer le temps. Pas forcément pour arriver au jour du mariage qui allait être une épreuve en soit, quand bien même ils n’allaient pas manquer de se récompenser comme il se devait une fois que cet idiot d’Obéron Gabet sera mort, mais surtout pour avancer jusqu’à l’après… quand cet idiot allait crever et qu’ils allaient de nouveau être seulement eux deux. Non, quand ils allaient pouvoir être eux trois. Et si Pellinore se montrait gourmand – la gourmandise était un péché qu’il appréciait, disons le clairement –, il ne cacherait pas le fait qu’il attendait avec impatience également le moment où ils allaient pouvoir vivre leurs amours au grand jour. Il avait hâte de ne plus avoir besoin de se cacher, même s’ils avait bien qu’il devait se montrer bien plus patient concernant ce détail précis. Pour le moment, il allait surtout se contenter de profiter du fait que pendant la nuit de noce de sa sœur, ils allaient grandement s’amuser et que le domaine entier allait les entendre, que Ombeline n’allait plus avoir besoin de se contenir une seule seconde. Ça allait être parfait (à un détail près, mais autant voir le côté positif). « Ne t’en fais pas une seule seconde, ta patiente sera entièrement récompensée. »

Et ça ne pouvait que pousser Pellinore a prendre encore plus sur lui. C’était difficile tout cela pour lui, il avait dû mal à se contenir, mais il n’avait pas le choix, donc il allait faire avec. Heureusement qu’il pouvait compter sur Ombeline, parce que sans elle il ne tiendrait pas. Mais pour elle, il était prêt à surélever les montagnes s’il le fallait. Il était prêt à tout pour elle, et se contenir et la regarder épouser un autre était plus ou moins comme soulever une montagne.
 
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