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 Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)

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Message#Sujet: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Sam 8 Juil - 14:24

Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
C’était officiel, ça avait été annoncé et la nouvelle allait sans doute rapidement faire le tour des contrés voisines, pour remonter bien évidemment à Camelot. Ombeline d’Autice allait épouser Obéron Gabet, unissant ainsi leurs familles. Beaucoup se demanderait sans doute quel était l’intérêt de ce mariage, parce qu’une femme telle qu’Ombeline avait quand même peu de raison de tomber sous le charme de l’ancien chevalier. Même si l’inverse était tout à fait probable et c’était en quelque sorte le cas, même si la magie faisait son œuvre à ce sujet. Mais c’était ainsi, Ombeline et Obéron allaient se marier. Et en attendant Pellinore avait le sentiment qu’on était en train d’enfoncer une lame brûlant dans son cœur. Bon, ce n’était pas une surprise, le jeune homme avait su par avance que cette soirée allait annoncer les fiançailles du « couple » et c’était bien pour ça qu’il avait réussi à garder le plus contenance possible. Qu’il avait donné l’image d’un frère qui se réjouissait pour sa sœur. Et si jamais quelqu’un n’y croyait pas, le jeune homme ferait passer ça simplement sur le fait qu’il n’appréciait pas spécialement le futur mari de sa jumelle. Puisqu’il était évident que ce mariage ne faisait pas l’unanimité. Même s’il allait avoir lieu, que rien ne pouvait l’en empêcher, Pellinore savait que les enfants Gabet (et plus précisément le fils d’ailleurs) n’étaient pas vraiment favorable à cette union. Ça pouvait être la même chose pour lui. Parce que franchement… le futur mari de sa sœur n’était vraiment pas digne d’elle.

Enfin, le jeune homme prenait sur lui donc, mais il ne put s’empêcher d’avoir besoin de s’isoler un peu avant la fin de cette soirée. Et le pire, c’était qu’il savait que ce n’était que le début. Que le pire, justement, était encore à venir. Parce qu’après les roucoulades qui l’avaient clairement agacé, il y avait maintenant le mariage en lui-même. Il allait voir sa sœur, peut-être même la conduire d’ailleurs, s’unir officiellement à cet homme. Un mariage qui n’était certes pas d’amour, mais un mariage quand même. Et la mort de Gabet n’arriverait jamais assez rapidement à ses yeux. Tout ça pour quoi en plus ? Pour que tout le monde pense que son enfant était celui d’un autre. Pour que tout le monde pense que son fils (ou sa fille) était celui de Gabet.

Le jeune homme s’était enfermé dans l’ancien bureau de son père donc, prétextant qu’il avait des choses à régler. Ce n’était en soit pas complètement illogique. Contrairement aux Gabet (tous autant qu’ils étaient, Pellinore les détestait à jamais à présent) il ne pouvait pas vraiment se permettre de se tourner les pouces. Il s’était donc enfermé dans ce bureau, se servant de l’hydromel qui était planqué dans un des meubles de la pièce. Son père avait l’art de savoir où ranger des alcools dans leur demeure, pochetron qu’il était. Quelque chose lui disait que de là où cet enfoiré se trouvait, il devait clairement être en train de se foutre de sa gueule.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Sam 8 Juil - 16:09


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ellinore s'était éclipsé avant la fin de la soirée, prétextant avoir des affaires à régler. Ombeline n'était pas dupe, elle savait très bien que son frère avait tenu autant qu'il le pouvait mais n'était plus capable à présent d'être indifférent à la difficulté que c'était pour lui de prétendre être heureux pour l'avenir d'Ombeline... elle ne lui en voulait pas. Elle comprenait que cette situation soit difficile pour lui. Si les rôles devaient être inversés, si elle devait entendre son frère annoncer à la cantonade qu'il allait en épouser une autre, qu'importe que tout soit machination ou autre, ce serait une épreuve terrible pour elle. Elle saurait peut-être davantage prendre sur elle, parce qu'elle était habituée à contenir ses émotions, à faire bonne figure, et parce qu'elle était d'un naturel moins jaloux quoique tout aussi possessif que son jumeau... mais ce serait intenable quoi qu'il en soit. Elle le laissa donc prendre congé d'elle et des Gabet sans chercher à le retenir, d'autant que son excuse tenait parfaitement la route et pourrait être comprise et entendue par tous (même si Ombeline savait qu'elle était fausse). Tout de même, elle eut un pincement au coeur à le voir s'en aller. Elle n'avait aucune envie d'affronter tous les Gabet toute seule et son soutien lui était essentiel. en plus, savoir qu'il était au plus mal et ne pouvoir accourir pour le rejoindre était une véritable épreuve à ses yeux. Pour autant, elle tint bon, et fit bonne figure, mais attendit tout de même avec impatience le moment de pouvoir chacun sortir de table et prendre congé. Bon, cela ne la débarrassait pas des Gabet, pour autant, puisqu'elle avait proposé de les loger, mais au moins elle serait tranquille.

Tranquille, oui, puisqu'elle avait obtenu d'Obéron de ne pas dormir dans sa chambre. "Pas avant le mariage", pensez-vous. Le mariage aurait déjà l'air précipité, sa grossesse également quand elle serait apprise, ce n'était pas pour autant qu'elle voulait que sa vertu puisse être remise en cause d'une manière ou d'une autre. Cette nuit, elle dormirait donc seule dans sa chambre... même si ça signifiait aussi qu'elle n'y dormirait pas avec Pellinore, pour préserver les apparences... ce qui l'agaçait prodigieusement. Quand chacun fut couché, elle put enfin aller rejoindre son frère dans le bureau où il s'était isolé. Elle savait que ce n'était pas ce qu'il y avait de plus prudent. Mais il n'y avait après tout aucun mal à ce qu'une soeur aille trouver son frère dans son bureau, non ? Si. Et puis, le bureau était aux antipodes des chambres, personne n'irait les chercher ici ni ne pourront capter leur conversation en tendant l'oreille. Elle s'approcha de lui, serra ses bras autour de sa taille, déposa ses lèvres au creux de son cou.

-Comment tu te sens ?
demanda-t-elle, soucieuse.



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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Mer 9 Aoû - 14:55

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Pouvoir poser son regard sur Ombeline, la sentir se rapprocher de lui, entourer ses bras autour de sa taille et encore déposer ses lèvres dans son cou… c’était tout simplement ce dont Pellinore avait le plus besoin. Parce qu’il ne se sentait évidemment pas très bien. Il prenait sur lui, parce qu’il n’avait pas le choix, parce qu’il devait le faire, parce qu’il pensait à cet enfant à naître qui devait être protégé, mais cela n’empêchait pas qu’il se sente mal. Il faisait tous ces efforts pour sa sœur, pour son âme sœur, ainsi que pour l’enfant qu’ils allaient avoir ensemble, c’était le seul moyen pour lui de tenir. Alors, concrètement, il se sentait mal, mais là tout de suite, il ne pouvait que se sentir bien alors que celle qui faisait battre si fortement son cœur se trouvait juste là. Pellinore entoura ses bras autour d’Ombeline, ne détournant pas son regard du sien alors qu’il lui demandait comment il se sentait. Il voyait bien que sa jumelle se préoccupait de son sort, qu’elle s’inquiétait, mais en même temps… il ne pouvait pas réellement la rassurer. Ce n’était pas qu’il ne voulait pas le faire, mais il ne voulait surtout pas lui mentir. Or, lui affirmer qu’elle allait bien, c’était lui mentir.

« Ça va aller. » Dit-il alors, cherchant à répondre au mieux.

Ça n’allait pas fort non, elle le savait forcément. Mais ça allait aller quand même, parce que là tout de suite ils étaient ensemble et qu’ils se trouvaient dans une pièce isolée. Et que plus le temps passait, plus ils approchaient de la fin. Ce soir, Ombeline annonçait le mariage, bientôt il allait y avoir le mariage, et ensuite Obéron ne sera plus qu’un mauvais souvenir. D’ailleurs, sans faire preuve de vraiment de prudence – mais là, il n’en avait que faire de la prudence – il déposa ses lèvres sur celles de sa sœur jumelle, l’embrassant avec toute la passion qu’il ressentait pour elle. Ils avaient des invités dans leur demeure, ils ne pouvaient pas faire n’importe quoi, mais en même temps Pellinore avait besoin de ça. Surtout qu’il avait parfaitement conscience qu’ils allaient devoir chacun dormir dans leurs chambres respectives, qu’il n’allait pas pouvoir passer sa nuit auprès de celle qu’il aimait tant.

« Nos invités sont bien couchés ? »

Demanda-t-il alors, ne montrant pas spécialement d’affection pour ces invités. En réalité, il n’en avait que faire de leur confort, de savoir s’ils étaient bien ou non. La seule chose qu’il voulait savoir, c’était s’ils en étaient débarrassés pour la nuit. Parce que déjà, Pellinore n’appréciait pas spécialement d’avoir des invités chez eux en temps normal, mais c’était bien pire en cet instant précis parce qu’il s’agissait de la futur « famille » d’Ombeline. Cet homme allait devenir son époux, elle allait être liés aux Gabet. Elle allait même devoir porter leur nom. Tant de petit détail qui donnait l’impression à Pellinore de voir son âme sœur s’éloigner, même s’il savait bien que ce n’était pas réellement le cas.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Mer 9 Aoû - 17:37


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ellinore se contenta de lui affirmer que ça allait aller. Bien sûr, elle aurait préféré qu'il lui assure qu'il allait bien et qu'il vivait au mieux la situation, mais elle ne se faisait pas d'illusions, et elle comprenait bien que son frère ne soit pas enchanté par cette situation. C'était normal, lui qui était déjà naturellement jaloux, elle le poussait clairement à bout. Mais malgré tout, elle était fier de lui, il se montrait sûr, il se montrait fort, il ne flanchait pas. Il avait été irréprochable durant le dîner, il n'avait rien laissé paraître. Et même maintenant, il ne craquait pas. Elle admirait sa force. Elle savait que, grâce à lui, leur plan fonctionnerait à la perfection... Et ensemble, ils seraient capables de mener à bien leur projet. Leur enfant naîtrait sans le moindre scandale, et il bénéficierait de l'amour de ses deux parents sans élément perturbateur parasite là pour revendiquer une paternité qui n'était pas la sienne. Ca allait aller, oui, parce qu'ils feraient tout pour, ils feraient de leur mieux, en tout cas, et ils s'en sortiraient. Elle afficha un fin sourire, elle ne savait comment lui témoigner toute la reconnaissance qu'elle éprouvait à son adresse. Mais il sut s'y prendre mieux qu'elle, en fin de compte, venant déposer ses lèvres sur les siennes. Ce fut au moment où il l'embrassa, avec toute la passion qu'il lui exprimait toujours, qu'elle comprit combien elle avait été tendue jusqu'ici. Toute la tension ressentie jusqu'alors finit par s'évanouir, et c'était un réel soulagement. Elle avait accumulé, accumulé, accumulé, à vouloir faire bonne figure, à prétendre aimer son futur époux, à faire mine d'être heureuse d'intégrer la famille Gabet... Et là, elle pouvait enfin se détendre, et personne ne pouvait l'y aider mieux que son frère et âme soeur.

-Ils dorment à poings fermés,
répondit-elle dans un sourire quand il lui demanda si leurs invités étaient couchés.

Oui, ils l'étaient, elle y avait veillé, et elle avait attendu que le calme s'impose sur la demeure des seigneurs d'Autice pour aller rejoindre son frère. Ils étaient à une distance raisonnable de tous les monde et les Gabet dormaient comme des bébés. Ce n'étaient pas les meilleures conditions possibles, elle était bien d'accord avec ça, mais c'étaient les meilleures qu'ils puissent avoir en la circonstance, et la jeune femme était bien décidée à en profiter au maximum tant qu'elle le pouvait encore.

-On est tranquilles,
ajouta-t-elle alors en lui adressant un regard qui ne tolérait aucune équivoque et qui en disait long aussi bien sur ce qu'elle ressentait que sur ce qu'elle désirait, exactement.

Et sans ajouter un mot de plus, elle s'empara à son tour des lèvres de son frère, et se serra fermement contre lui, décidé à profiter au maximum de lui tant qu'elle le pourrait.



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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Jeu 10 Aoû - 17:48

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C’était peut-être une fausse impression, mais il avait le sentiment de sentir Ombeline se détendre alors qu’il s’emparait de ses lèvres. Ou alors, c’était simplement lui qui se détendait parce qu’il l’embrassait, parce qu’il était heureux de pouvoir l’embrasser, parce qu’il aimait sentit ses lèvres contre les siennes. Il s’était contenu toute la soirée, incapable de faire autrement que de prendre sur lui, parce qu’il fallait bien tenir quand même l’image. Ombeline devait épouser cet ancien chevalier, c’était leur plan et simplement pour ne pas le faire tomber, il devait se contenir. Ce qu’il faisait, mais là tout de suite il ne pouvait évidemment pas continuer. Il n’en pouvait plus, il avait juste besoin d’exprimer ce qu’il ressentait. De montrer à Ombeline à quel point il l’aimait, même s’il n’avait pas spécialement besoin de le faire, puisqu’elle le savait parfaitement.

Pellinore afficha un sourire quand Ombeline confirma que leurs invités dormaient à point fermé, ce qui arrangeait clairement les affaires du seigneur d’Autice. Il n’avait aucune envie de voir l’un des Gabet pointer le bout de son nez dans ce bureau, alors qu’il était tranquille tous les deux pour la première fois de la soirée. Le jeune homme savait qu’ils ne pourraient pas dormir ensemble – et rien que cela, c’était une épreuve – alors il avait quand même envie de profiter de sa jumelle. Le sourire du jeune homme se fit plus grand quand Ombeline précisa qu’ils étaient tranquilles, avant de venir une nouvelle fois s’emparer de ses lèvres. Pellinore intensifia encore plus le baiser qu’il échangeait avec sa sœur jumelle, glissant ses mains dans son dos afin de la rapprocher encore un peu plus d’elle. Il avait besoin de la sentir tout contre lui, il avait besoin d’elle, il avait juste besoin de sa présence et de son amour. Autant dire qu’il prenait tout ce qu’elle pouvait lui donner en cet instant précis, ça lui convenait parfaitement. Il se sentait soudainement bien mieux, bien plus léger pour la suite. Il ne savait pas exactement comment il allait tenir quand elle allait épouser Obéron – surtout alors qu’il tenait à peine pendant une soirée où ils se contentaient de partager un diner – mais de toute façon il savait qu’il n’avait pas le choix. Il devait juste se concentrer sur elle, sur leur enfant, parce qu’il n’y avait que cela qui comptait pour le moment.

« Tu n’imagines pas à quel point j’ai eu envie de te faire l’amour pendant toute la soirée. » Lui glissa-t-il à l’oreille, avant de venir déposer ses lèvres dans son cou. Il devrait sans doute arrêter, parce qu’ils prenaient un risque tout de même, mais là il n’avait juste pas envie. Il ne mentait pas, toute la soirée il l’avait vu en compagnie d’Obéron, il l’avait vu lancer des regards à son futur mari, il l’avait vu jouer la comédie de l’amoureuse transit. Et pendant toute la soirée, il avait juste eu envie de se lever, de s’approcher d’elle pour s’emparer de ses lèvres et s’emparer tout simplement de son corps.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Jeu 10 Aoû - 18:05


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a saveur de ses lèvres contre les siennes était à nulle autre pareille et lui donnait le sentiment d'être transportée sur un nuage. Elle se laissait totalement emportée par ces sensations que seul son frère était capable de lui faire éprouver, et alors, le monde n'existait plus le moindre instant, le monde n'avait plus de raison d'être puisqu'il était extérieur à eux. Elle avait dû prétendre n'avoir d'yeux que pour son mari tout au long de la soirée, elle avait dû faire semblant de n'éprouver pour Pellinore qu'une honnête affection fraternelle... et ça l'avait considérablement frustrée. Elle était heureuse de pouvoir faire tomber le masque une bonne fois pour toute, de pouvoir seulement se perdre dans un baiser et s'emparer de son être, le laisser s'emparer du sien. Elle avait bien conscience du fait que ça n'avait vraiment rien de très prudent, rien du tout, même, mais ça contribuait à l'envie qu'elle sentait grandir en elle, l'envie de le posséder et d'être possédée, parce qu'il y avait un risque... calculé, mais un risque tout de même... Tant pis, ça en valait la peine, de toute façon, Ombeline était bien incapable de résister à Pellinore. Déjà en temps normal, c'était une épreuve, mais là, tout de suite, alors qu'il lui soufflait à l'oreille qu'il avait eu envie de lui faire l'amour tout au long de la soirée... c'était juste intenable. Elle savait qu'il était sincère, elle voyait bien comment il la désirait. Alors elle ne pouvait tout bonnement pas résister, c'était aussi simple que ça, en fin de compte. Et à quoi bon résister ? Pour quelques heures encore, ils étaient ensemble, et ils étaient seuls, ils pouvaient bien faire ce qu'ils voulaient, par conséquent.

-Tu n'imagines pas à quel point j'ai attendu que tu puisses enfin me faire l'amour,
répondit-elle alors.

Ce qui était entièrement vrai. Ce qui lui avait permis de tenir, tout au long de la soirée, c'était la garantie de pouvoir retrouver son frère une fois que tout ça serait passé. C'était, en quelque sorte, la récompense qu'elle saurait s'octroyer pour avoir parfaitement su jouer la comédie, pour avoir tenu son rôle jusqu'au bout, tout simplement. Elle pensait qu'ils avaient tous les deux mérité de se détendre, sans l'ombre d'un doute. Ombeline ferma les yeux tandis que Pellinore déposait ses lèvres au creux de son cou. Elle s'appliqua bien vite à débarrasser Pellinore de son haut pour permettre à ses mains de caresser plus directement la peau de son torse, dint elle redessinait les contours du bout des doigts. Etre éloigné, même un temps infime, de ce corps qu'elle considérait comme étant tout à elle, tenait du supplice pur et simple, et elle était vraiment heureuse, plus qu'heureuse, même, de pouvoir y mettre un terme.



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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 20 Aoû - 15:05

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Il n’y avait en réalité pas un seul instant où Pellinore n’avait pas envie d’Ombeline, n’avait pas envie de s’emparer d’elle, de posséder son corps, d’être tout à elle. L’envie était présente, constamment, à chaque moment, plus fort encore quand ils étaient ensemble. Et c’était d’une frustration sans borne quand ils n’étaient pas seuls, quand ils devaient jouer la comédie et n’être qu’un frère et une sœur. C’était ce qu’ils étaient aux yeux du monde, alors qu’ils savaient parfaitement qu’ils étaient des âmes sœurs, qu’ils étaient donc plus que tout ça, qu’ils étaient tout l’un pour l’autre. La voir ainsi devoir jouer la comédie, ça l’avait tellement frustré que son désir actuel lui semblait encore plus grand qu’avant. C’était sans doute faut et il se retrouvait simplement pris dans une illusion, mais c’était ce qu’il ressentait. Il avait tellement envie d’elle, chaque fibre de son corps, de son être, réclamait le contact de sa sœur jumelle. Et quand elle lui affirma qu’elle avait attendu avec impatience qu’il puisse lui faire l’amour, cela ne put que faire grimper encore la température, le faire frissonner comme jamais. Ce qui n’était, finalement, rien en comparaison des doigts d’Ombeline qui venaient dessiner les contours de son torse.

Cela n’avait rien de raisonnable, c’était évident, parce qu’ils n’étaient pas seuls dans la demeure d’Autice (bon en même temps, ils ne l’étaient jamais puisqu’il y avait les domestiques, mais ça importait peu à Pellinore). Les Gabet étaient là et il ne fallait pas qu’ils se fassent découvrir. Mais en même temps, le danger avait le don d’attiser encore plus son désir, même s’il était à son paroxysme. Braver l’interdit était l’une des choses qu’il affectionnait dans sa relation avec Ombeline, et le faire sous les « yeux » de leurs invités, c’était encore plus excitant. De toute façon, avec la soirée qu’ils avaient passée, Pellinore était incapable de se montrer raisonnable. Ce n’était pas possible, il ne parviendrait pas à tenir le coup s’il ne pouvait pas se ressourcer un peu auprès de son âme sœur. Sans rien dire, Pellinore s’empara vivement des lèvres de sa bienaimée, l’embrassant avec passion, avec toute la passion qu’il ressentait pour elle. Pendant que ses mains s’appliquaient à retirer les tissus qui recouvraient son magnifique corps. Ce corps qu’il rêvait de posséder complètement à chaque instant, qu’il rêvait d’affirmer haut et fort être à lui. Ce corps qui portait le fruit de leurs sentiments…

« Tu es une si bonne comédienne… »
Souffla-t-il, sans que ses lèvres ne s’éloignent de celles de sa jumelle. Ils n’avaient rien besoin de dire, mais il le faisait quand même. « Si je ne te connaissais pas autant, j’aurais pu être pris dans ton jeu. »

Mais il la connaissait par cœur, comme elle le connaissait par cœur. Il savait qu’elle jouait la comédie, quand bien même c’était un peu difficile pour lui de le supporter. Parce qu’elle jouait tellement bien la comédie que par moment, on pouvait vraiment croire qu’elle aimait ce Gabet. Il savait que c’était faut, mais sa jalousie était mise à mal.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Dim 20 Aoû - 15:32


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T

enir une soirée entière, en compagnie de son frère, sans l'embrasser ni même l'effleurer pour la peine, c'était une véritable épreuve pour elle. Ce n'était pas la première fois qu'elle le faisait, bien sûr, loin s'en faut, même, cela arrivait assez régulièrement, mais la situation actuelle rendait ces moments encore plus frustrants. Tout ce qu'elle voulait, pour la peine, à présent, c'était l'embrasser, encore et encore et encore, imprimer sa peau contre la sienne, s'imprégner de son odeur jusqu'à en devenir totalement ivre, être sienne, ne faire plus qu'un avec lui. Elle avait désespérément besoin de lui, et pouvoir regoûter à ses lèvres, sentir ses doigts tout contre son épiderme, être mise à nu face à lui dans tous les sens du terme tenait pour elle du plus infini soulagement. Elle avait attendu ce moment comme on désespère de vivre à nouveau, et enfin, elle se sentait entière, vivante, à lui. Pour toujours. Alors qu'elle aussi s'appliquait à retirer à son frère tous ses vêtements, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent l'un et l'autre dans leur plus simple appareil, Pellinore loua ses talents de comédienne. Ombeline esquissa un sourire. Oui, c'est vrai, elle savait très bien mentir et prétendre, après tout, c'était son rôle au quotidien, c'était ce à quoi elle s'appliquait constamment pour satisfaire à leurs ambitions. Mais elle se doutait que Pellinore ne disait pas cela juste pour la complimenter, simplement pour lui faire comprendre d'une autre manière encore à quel point tout ceci était éprouvant pour lui. Et elle le savait, elle le savait vraiment, c'était tout aussi dur pour elle. Elle était contente de faire illusion, car l'avenir de leur enfant à naître en dépendant, mais tous les mots d'amour qu'elle adressait à Obéron, elle voulait les transmettre au centuple à son frère.

-Mais tu me connais,
répondit-elle alors dans un léger sourire, son regard plongé dans le sien. Et je ne saurais pas si bien feindre l'amour si je ne l'éprouvais pas si fort pour quelqu'un d'autre, ajouta-t-elle alors, le regard pétillant.

Et c'était vrai, pour paraître crédible vis-à-vis d'Obéron et de toute la famille Gabet, en regardant son futur mari, elle pensait à Pellinore et faisait mine de lui parler, d'être en sa présence. Ce n'était pas pareil, c'est vrai, mais cela l'aidait. Sans ajouter un mot de plus, elle s'empara une nouvelle fois des lèvres de son frère jumeau laissant ses mains se promener avec insistance sur son corps à présent nu, s'attardant bien sûr sur la zone la plus érogène de son anatomie. Elle avait besoin de lui, elle tenait à ce qu'il soit en elle, elle l'adorait, c'était aussi simple que ça, et elle avait besoin de compenser l'immense frustration qu'elle avait ressenti jusqu'ici.


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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 6 Oct - 22:06

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Il n’y avait sans doute pas mieux que la frustration pour que les envies et les désirs arrivent en flèche aussi forts, mais Pellinore devait bien avouer quand même qu’il se serait bien épargné de se sentir à ce point frustré. À choisir, il préférait quand il pouvait disposer de sa sœur jumelle sans aucun souci, sans avoir à se soucier des autres. Sans avoir besoin de se cacher… mais bien sûr bien trop utopique. En attendant, le jeune homme avait donc dû regarder sa sœur jouer les amoureuses avec ce vieux porc, alors qu’il aimerait clairement se trouver à sa place. Par chance, ils allaient pouvoir profiter maintenant l’un de l’autre, ce qu’ils ne manquaient pas de faire d’ailleurs puisqu’ils se débarrassaient mutuellement de leurs vêtements afin de se retrouver en tenu d’Adam et d’Eve. Le jeune homme avait tellement besoin du contact de sa sœur contre lui, de sentir sa peau contre la sienne. Pellinore ne se sentait jamais aussi lui-même que quand il pouvait profiter de Ombeline dans ses bras, sa peau nue contre la sienne, son souffle proche du sien, ses lèvres embrassant les siennes. Quand ils pouvaient se retrouver comme ça, être eux même tout simplement, il se sentait bien, il se sentait maître de son destin. Il ne supportait plus vraiment de devoir se cacher, comme il allait devoir cacher le fait que l’enfant de Ombeline n’était autre que le sien. Mais en même temps, il savait bien qu’il n’avait pas le choix, qu’il ne pouvait pas faire autrement. Alors il profitait pleinement de cet instant, de pouvoir l’avoir de nouveau pour lui, de pouvoir la posséder toute entière.

Et en effet, il la connaissait par cœur. Il n’y avait personne qui pouvait la connaître plus que lui. Du moins, c’était ce que Pellinore pensait, et il ne pensait pas se tromper (il était hors de question qu’il se trompe d’ailleurs en fait). Personne ne connaissait Ombeline autant qu’il la connaissait et il savait parfaitement quand elle jouait la comédie ou quand elle était sincère. Elle jouait la comédie quand elle se trouvait au côté de Gabet, maintenant… elle était parfaitement sincère. Le cœur de Pellinore se mit à battre bien plus rapidement quand elle affirma qu’elle ne serait pas capable de feindre l’amour véritable si elle ne le connaissait pas. Évidemment, il ne pouvait que prendre ses propos pour lui-même.

« Je t’aime tellement. »

Glissa-t-il à sa sœur jumelle entre deux moments où leurs lèvres se séparaient, parce qu’il était évident qu’elles ne parvenaient pas à se détacher très longtemps. Comme les mains de Pellinore ne pouvait que parcourir avidement le corps de sa sœur jumelle, prenant possession d’elle pleinement comme il en avait l’habitude, principalement comme il en avait besoin. Ses lèvres ne quittèrent celles de son âme sœur que pour rejoindre d’autres parties de son corps, pour se diriger dans son cou, sur sa poitrine, s’emparant avidement de son corps, avec la seule envie… celle de ne former qu’un de nouveau avec elle.
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Message#Sujet: Re: Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)   Ven 6 Oct - 22:58


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O

mbeline afficha un sourire rayonnant, accompagné d'un regard pétillant quand Pellinore lui dit qu'il l'aimait. Elle le savait. Ces mots, il les lui avait dites et répétés, encore et encore, elle ne pouvait pas l'ignorer. Mais quand elle les entendait, elle ressentait toujours la même chose, son coeur battait plus fort, ses sens s'enflammaient, elle sentait des papillonnements lui envahir la poitrine et elle était submergée d'un infini bonheur. Cet homme : son amant, son amour, son frère, incarnait tout ce qu'elle pouvait ressentir de plus fort, tout ce qu'elle pouvait vivre de plus beau. Elle l'aimait, de toutes les fibres de son corps, de chaque parcelle de son âme. Elle était folle de lui, comme elle avait si bien voulu le lui faire comprendre. Et elle ne se lasserait jamais de l'entendre dire qu'il l'aimait. Et elle lui témoignait toute la réciprocité de ses sentiments à chaque baiser qu'elle déposait sur ses lèvres, à chaque caresse qu'elle lui adressait. Elle se laissait envahir de frissons tandis que ses doigts parcouraient les parcelles les plus sensibles de son anatomie, de même que ses lèvres, qui abandonnèrent les siennes le temps de parcourir des zones érogènes de son corps
. Il savait mieux que personne (en même temps, elle ne laissait à personne d'autre ce privilège) de quelle manière lui retourner les sens. Elle n'aspirait qu'à une seule et unique chose : ne faire plus qu'un avec lui, combler une bonne fois pour toutes sa frustration, celle qui l'avait rongé de l'intérieur toute la soirée. Elle avait plus que jamais besoin de le sentir en elle, et il ne mit pas longtemps à l'exaucer, sans doute parce qu'il éprouvait tout autant de besoin qu'elle.

Ils s'unirent alors, dans un lent mouvement de va et vient, voué à s'accélérer. Les yeux fermés, la tête basculée légèrement en arrière, elle se laissait totalement porter par les sensations que Pellinore ne savait que trop bien lui faire éprouver, et quelles sensations ! Elles étaient à nulle autre pareilles, à chaque coup de rein, elle se sentait partir de plus en plus loin vers des sommets de plaisir qu'elle ne pourrait jamais accéder qu'avec lui, mais où il savait si bien la mener, au point qu'elle avait de plus en plus de mal à dissimuler ce qu'elle ressentait. Ses soupirs avaient tendance à se muer en gémissements. D'ordinaire, elle aurait laissé éclater son plaisir sans l'ombre d'une réserve, à grands bruits. Mais les circonstances étaient exceptionnelles, et même si la jeune femme ne pensait pas qu'il y ait beaucoup de risques pour qu'ils soient surpris, mais mieux valait se contenir quand même, raison pour laquelle elle enfouit sa tête dans le cou de son amant, afin d'étouffer au mieux ses gémissement, qui promettaient d'être de plus en plus prononcés.


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Une maîtresse aimée est si près d'une soeur ! (Ombeline)
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