Partagez | .
 

 On aime souvent mieux la chasse que la prise (Ealwin)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Chevalière (chevalier)
avatar
Messages : 12

Message#Sujet: On aime souvent mieux la chasse que la prise (Ealwin)   Mer 24 Mai - 0:11

On aime souvent mieux la chasse que la prise

C'était l'une de ces semaines bénies du début de l'été, où le soleil réchauffait encore sans la brûler une nature luxuriante et d'un vert éclatant. Dès les premiers lueurs de l'aube, une petite assemblée s'était retrouvée dans la cour de Camelot, se préparant pour ce qui s'annonçait comme une belle partie de chasse.
Flore s'était élancée avec les autres, dans la brume matinale qui nimbait d'un halo bleuté les collines entourant le château. Ils s'étaient engouffrés dans la forêt, chevaux et cavaliers accompagnés d'une puissante meute de chiens, traquant ce que l'on avait annoncé comme un immense sanglier.

La rumeur avait commencé à se répandre quelques jours auparavant. Les paysans disaient avoir aperçu la bête à de nombreuse reprises, et assuraient que sa taille était tout à fait extraordinaire. Le temps que l'histoire atteigne Camelot, la hauteur de l'animal avait enflé tant et si bien que si certains se contentaient d'affirmer qu'il faisait la taille d'un bœuf, d'autres étaient prêts à jurer par tous les saints qu'il était aussi gigantesque que ces étranges créatures grises dont parlaient ceux qui étaient allés en Terre Sainte, et qu'ils appelaient « éléphants ». Il n'en avait pas fallu davantage pour enflammer l'imagination des jeunes chevaliers et de quelques hôtes de Camelot, et l'expédition avait été mise sur pieds avec une grande célérité.

Flore n'était jamais allée à Jérusalem et n'avait jamais vu d'éléphant, mais elle doutait que leur proie fut aussi grande que l'affirmaient les plus fantasques. Elle n'était cependant pas du genre à refuser un défi, et elle aimait la chasse assez pour s'être joint de bon gré à l'aventure.
La traque avait duré plusieurs heures, et les chasseurs avaient déjà abattu quelques animaux, tous bien trop petits pour correspondre aux descriptions qu'on leur avait fournies. Mais cette fois-ci, la piste était sérieuse, et les empreintes de la proie derrière laquelle la jeune femme s'était élancée laissaient présager qu'elle était bien plus grosse que de coutume. Elle était aussi particulièrement rapide, et étonnamment agile au vu de sa taille supposée. Flore talonnait son cheval, penchée sur l'encolure pour éviter les branches basses qui avaient à plusieurs reprises déjà griffé son visage. Autour d'elle, les aboiements de la meute se firent peu à peu plus frénétiques, signe que l'on se rapprochait inexorablement de l'animal.
Ce dernier s'enfonçait dans des taillis de plus en plus épais, et Flore réalisait vaguement que derrière elle, plusieurs cavaliers avaient déjà abandonné, bloqués par les bosquets de ronces. La jeune femme, elle, refusait de laisser tomber, et sa courageuse monture bondissait par dessus des obstacles avec une endurance remarquable. La poursuite semblait interminable, menant la cavalière dans des recoins de la forêt qu'elle n'avait jamais explorés auparavant. Le bois était ancien ici, resserré, comme s'il cherchait à étouffer ceux qui osaient y pénétrer. Le soleil pourtant haut (car on approchait de midi) ne parvenait qu'a peine à percer la lourde canopée. Les chiens eux aussi finirent par abandonner comme si quelque chose les effrayait, mais au même moment, Flore repéra une silhouette sombre qui ne pouvait être que sa proie en train de s'enfuir. Talonnant à nouveau son cheval, elle continua la traque, s'enfonçant de plus en plus profondément dans le bois.

Et puis brusquement, au détour d'un buisson, leur route fut coupée par la rive abrupte d'un étang. Le destrier pila net, se cabrant, et la cavalière surprise glissa au sol. Se relevant précipitamment, elle eut enfin une vue plus nette de ce qu'elle poursuivait.

La bête était bel et bien d'une taille colossale, et si elle n'atteignait certainement pas celle d'un éléphant, elle n'aurait effectivement pas eu à pâlir face à un bovidé moyen. Haletant, l'immense sanglier s'était arrêté un peu plus loin et fixait sa poursuivante d'un œil rouge furieux, une écume jaunâtre s'écoulant entre ses défenses longues comme des poignards.

Empoignant fermement sa lance, la jeune femme fit face, se préparant au combat. Il lui sembla dans un premier temps que personne ne l'avait suivie, ni chevaliers, ni chiens, mais alors même qu'elle se faisait cette réflexion, et tandis que la bête se préparait à charger, un cavalier débarqua à toute allure entre eux, interrompant la scène.
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
On aime souvent mieux la chasse que la prise (Ealwin)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Brooklyn ♦ On s'est rien promis, on s'aime pour mieux se quitter
» On croise souvent sa destinée par les chemins qu'on a pris pour l'éviter | Jason
» aucun rapport j'avoue mais j'aime les pipes
» DE GABRIEL BIEN AIME A MARC BAZIN LES PRIMAIRES SANG UN CONSEIL ELECTORAL !e
» Pour mieux comprendre la crise alimentaire.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Héritage d'un Royaume :: Île :: Camelot :: Alentours de Camelot-