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 Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)

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Message#Sujet: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Jeu 2 Juin - 11:13

Méléagant & Pellinore
Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
Pellinore ne savait pas ce qui était pire. Devoir supporter de voir sa soeur faire des ronds de jambes à des nobles afin de permettre à leur nom de grandir un peu en notoriété (ce qu'elle faisait à merveille, bien mieux que lui), ou devoir attendre qu'elle revienne de ce genre de visite. Pour ce qui était des négociations, des visites politiques et autre sociabilisassions de ce genre, Pellinore n'était vraiment pas doué. Il laissait volontiers sa soeur faire tout le travail. Elle était bien plus douée pour cela, parce qu'elle savait jouer parfaitement la comédie et même jouer de ses charmes parfois. Sauf que c'était justement ce genre de chose qui rendait complètement dingue Pellinore. Elle s'occupait de leur relation publique et lui s'occupait dans son coin. De toute façon, il était évident que le jeune homme était incapable de faire suffisamment d'effort pour montrer qu'il appréciait les personnes avec qui il conversait. Plus encore quand il était en présence de sa soeur jumelle, qu'il ne supportait pas de voir sous le regard d'un autre homme. Donc, c'était mieux qu'ils restent sur leurs terres pour s'occuper des détails sur place et qu'elle s'occupe de voyager pour rencontrer divers seigneurs et autres personnes de hauts rangs. Sauf qu'en attendant, Pellinore avait un peu le sentiment d'être un lion en cage.

Le jeune homme savait bien qu'il devait se contenir un minimum, s'il ne voulait pas un jour voir la situation dégénérer. Il y parvenait en public, renfermant énormément la jalousie qu'il ressentait, mais ce n'était pas un exercice facile. Sauf que quand il était dans la possibilité d'être lui-même (quand il se retrouvait seul avec Ombeline donc), il ne manquait pas de lâcher cette jalousie et cette possessivité. Il ne voulait pas en faire trop, il ne voulait pas qu'un jour elle s'en lasse. Même si elle semblait vraiment s'amuser de cette situation et qu'il était bien idiot d'imaginer qu'elle puisse se lasser de quoi que ce soit venant de lui. Mais Pellinore avait tendance à être idiot en pensé quand il était question de sa soeur, la peur de la perdre l'emportant sur tout. Le jeune homme s'attendait donc à passer une nouvelle journée un peu trop morne à son gout, quand on lui annonça la visite d'une personne. Une personne qu'il aurait aimé s'épargner de croiser encore un jour.

« Je peux savoir ce que vous foutez-là ? »

Pellinore prononça ces mots à peine arrivé en face de l'homme qui lui rendait effectivement visite. Il ne montrait aucune sympathie pour ce dernier, parce qu'il n'en avait aucune (en avait-il pour quelqu'un, c'était à se demander). Méléagant ne risquait pas de s'attirer les faveurs du jeune seigneur, au vu de la situation dans laquelle ils s'étaient retrouvés. C'était effectivement avec lui que leur père avait voulu faire marier Ombeline. Alors, même si leur géniteur était décédé, ils n'étaient pas forcément à l’abri de le voir revenir à la charge. Après tout, Ombeline était toujours une jeune femme à mariée et qui était bien plus désœuvré (aux yeux de tous) depuis le décès de son père. Il y avait moult personne voulant sans doute s'emparer des terres d'Autice en épousant la jeune femme, ce qui faisait donc moult personne capable de recevoir les foudres de son frère.
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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Sam 4 Juin - 10:01


Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
P

rêter allégeance au roi Arthur, c'était se priver d'une part de sa liberté, ou du moins était-ce de cette manière que Méléagant ne savait qu'observer les choses, contrairement à la plupart des chevaliers de la table ronde, qui ne semblaient étrangement que trop heureux de servir le roi et de courir aux quatre coins de l'île de Bretagne dans l'espoir de trouver une vieille relique qui, potentiellement, même si elle existait, n'aurait pas la moindre utilité. Une rumeur courait sur la potentielle existence d'un individu qui ne possédait pas le Graal, au nom, mais devait connaître sa cachette... Et Méléagant s'y était collé. Tu parles d'une vaste blague ! Il s'était en définitive retrouvé face à un abruti complètement sénile et sourd, qui devait avoir dépassé les quatre-vingts ans depuis belle-lurette, et divaguait sur approximativement tout ce que la création avait su engendrer depuis ses origines. Une manifeste et splendide perte de temps qui plongea le chevalier dans la plus désagréable des frustrations. Oh, il s'en était douté. Mais à choisir, il aurait préféré ne pas mener cette quête en vain. Et une part de lui, sans doute, avait davantage voulu croire en l'existence du Graal et en la potentialité d'obtenir un indice qu'il ne voulait bien l'admettre. Obtenir cette relique avant le roi lui donnerait l'opportunité unique d'assoir son autorité et de prétendre à la place sur le trône qui aurait dû lui revenir de droit, comme le consentement divin de tenir un rôle qui aurait au demeurant toujours dû être le sien, si ce monde fonctionnait comme il faut. Mais non, rien. Il allait lui falloir des jours avant de revenir sur Camelot et de pouvoir à nouveau contempler le visage de la reine. Il allait sans doute devoir faire une halte,  en chemin, et tant qu'à faire une halte, il déplorerait de devoir se contenter d'une simple auberge destinée aux gens de passage. Si ce voyage devait lui servir à quelque chose, ce pouvait être à sonder l'opinion publique alentours, et quérir de nouveaux alliés.

Quand il approcha du territoire d'Autice, il n'hésita pas la moindre seconde à s'y engouffrer. C'est que ses souverains et lui-même avaient un passé commun et non des moindres. Le père avait négocié la main de sa fille avec lui. Ombeline d'Autice, toute désirable qu'elle était, n'avait rien de ce que Méléagant désirait chez une femme, mais il n'avait pu négliger les avantages que lui apporterait ce voyage d'intérêt. Malheureusement, le projet avait été tué dans l'œuf en même temps que le père des jumeaux, et Méléagant n'avait pas profité de cette occasion comme il aurait pu le faire afin de s'imposer en prétendant d'Ombeline. C'était un signe du destin, sans doute. Il fallait que Guenièvre soit à lui, Guenièvre et aucune autre femme. Il s'éclipsa donc de leur paysage, mais savait qu'il pourrait sans mal se permettre une visite de courtoisie, qui lui permettrait au passage de juger de la situation actuelle en Autice. Ce fut Pellinore, le frère, qu'il accueillit, avec la gentillesse et la bienveillance qui lui étaient si caractéristiques.

-Tant de politesse et de courtoisie sont me faire trop d'honneur.
répondit-il, conscient qu'il n'était pas le bienvenue et décidé à s'imposer. Je voyageais dans les environs, j'aurais regretter de ne profiter de cette occasion pour vous rendre visite, à vous et à votre charmante sœur.




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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Ven 15 Juil - 11:55

Méléagant & Pellinore
Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
Pellinore n’avait aucune envie de se montrer agréable avec l’homme qui se trouvait sous ses yeux, parce qu’il était justement le genre même des personnes qu’il n’aimait pas. Et en même temps, il y avait ce passé en commun, qui n’était pas vraiment passé au final. Le jeune homme n’avait aucune envie de se montrer sympathique avec l’homme qui avait été promis à sa sœur, celui qu’elle aurait dû épouser si jamais leur père n’était pas mort. Mais par chance, ce dernier avait « mystérieusement » disparu de la surface de la terre et donc, les jumeaux n’avaient pas eu besoin de se marier comme ce dernier aurait aimé. Pellinore aurait bien aimé, cependant, que l’homme qui se trouvait actuellement devant lui, connaisse le même sort que son père. Afin d’éviter d’avoir de l’avoir justement sous ses yeux encore une fois. Il ne l’aimait pas, il ne le supportait pas. Mais Pellinore devait prendre sur lui, parce qu’il ne pouvait évidemment pas sauter au visage de cet homme sous prétexte qu’il avait été le prétendant de sa jumelle. Normalement, il n’y avait aucune raison qu’il se montre aussi jaloux, parce qu’Ombeline n’était que sa sœur en apparence. Sa sœur seulement, il n’y avait aucune raison qu’il soit possessif à ce point. Et pourtant il l’était, il ne supportait pas l’idée de se retrouver en face de cet homme qui avait failli être l’époux de celle qu’il aimait plus que tout.

Pellinore se contenta simplement de lancer un regard noir à Méléagant, quand ce dernier pointa le fait qu’il ne se montrait pas du tout poli. Qu’est-ce qu’il en avait à faire sérieusement de ce que cet homme pensait ? Rien du tout, même si, bien sûr, il ne pouvait pas se contenter simplement de l’envoyer boulet et de le virer de chez lui. Malheureusement, Pellinore savait bien qu’il ne pouvait pas se mettre tout le monde à dos non plus. Ombeline était bien plus douée que lui pour ce genre de chose, mais elle n’était pas là. Heureusement qu’elle n’était pas là en fait.

« Malheureusement, vous allez regretter votre visite, puisque ma sœur n’est actuellement pas présente. »

Il tentait de mettre des formes, mais c’était vraiment un exercice difficile pour lui. Surtout en apprenant le fait que Méléagant avait juste envie de leur rendre visite. Pellinore n’avait aucune envie de laisser ce chevalier rencontrer encore une fois sa jumelle (du moins, pas en son absence). Non pas qu’il n’avait pas confiance en Ombeline, il avait entièrement confiance en elle, mais c’était Méléagant dont il se méfiait.

« Vous pouvez très bien reprendre votre voyage donc. »

Bon, d’accord, il ne parvenait vraiment pas à faire des efforts avec cet homme. Il avait envie de le revoir passer les portes de sa demeure et quitter ses terres, il n’était vraiment pas le bienvenue. De toute façon, toutes personnes concernées de près ou de loin par les mariages que l’ancien seigneur d’Autice avait prévu, n’étaient pas du tout les bienvenues chez eux.
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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Ven 15 Juil - 18:56


Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
N

ul doute possible, la diplomatie ne faisait définitivement pas partie des attributions de Pellinore d'Autice, et il ne s'en cachait de toute évidence pas. Ce n'était pas pour rien si c'était Ombeline que l'on entendait généralement s'exprimer publiquement. Pellinore était quelqu'un de naturellement agressif, et Méléagant avait le sentiment qu'il prenait plus plaisir encore à l'être en sa présence. Ignorant tout des sentiments du jeune homme pour sa sœur, il devinait de sa part une possessivité toute fraternelle. Il avait bien compris que son mariage éventuel avec Ombeline était une chose qu'il n'avait pas acceptée à l'époque, et toujours pas digérée aujourd'hui, mais il trouvait inutile d'en rester là. Ombeline d'Autice n'avait jamais intéressé Méléagant. Ce que ce mariage aurait pu lui permettre d'obtenir déjà davantage, certes, mais il avait rayé ces ambitions de son esprit depuis un moment déjà. Il en avait d'autres, qu'il considérait être de plus haute envergure, et qui concernaient aussi bien sa passion que ses ambitions. Pellinore semblait croire qu'il ne voulait parler qu'à sa sœur, sans doute parce qu'il pensait qu'il la convoitait toujours, cette dernière étant toujours à marier, un parti que de nombreux hommes pourraient bien vouloir s'arracher même si Autice avait perdu son prestige d'antan. Mais ce n'était pas le cas. Certes, il aurait préféré la sœur au frère, puisque cette dernière ne lui donnait pas le sentiment de vouloir lui sauter à la gorge à chaque conversation, mais il pouvait très bien se contenter du frère, si celui-ci se montrait ne serait-ce qu'un peu conciliant, il se pouvait qu'ils parviennent à discuter de façon civilisée de sujets qui pouvaient en valoir la peine.

-Oh mais je me contenterai tout à fait de votre seule compagnie
, affirma-t-il d'un ton aussi courtois que possible, quand bien même le ton de Pellinore avait pour sa part été des plus désagréables. Pour tout dire, je ne suis pas vraiment pressé de reprendre la route. Et c'était entièrement vrai, il avait déjà fait beaucoup de chemin pur venir jusqu'ici, et il lui restait encore beaucoup à faire avant que d'atteindre Camelot. Il était certain qu'il ne serait pas le voyage en une fois, et à choisir, il préférait nettement pouvoir dormir sous un toit confortable qu'à la belle étoile. Il avait conservé ses standards, il ne faut pas croire. À vrai dire, j'osais compter sur votre hospitalité pour passer la nuit chez vous.

Sans surprise, il songeait que l'entreprise serait bien plus ardue et bien moins certaine s'il ne devait compter que sur l'aval de Pellinore sans pouvoir passer par l'intermédiaire de sa sœur, mais qui ne tente rien n'a rien, après tout. Et l'absence d'Ombeline l'encouragerait peut-être à accéder à sa requête. Il ne pouvait, après tout, pas en avoir après elle si elle n'était pas là. Qui sait, ce serait peut-être un argument suffisant.




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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Ven 26 Aoû - 15:20

Méléagant & Pellinore
Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
Pellinore avait vraiment du mal à faire des efforts avec autrui surtout quand sa sœur était un peu le cœur du problème. En soit, le jeune homme n’avait qu’un seul reproche à faire à l’homme qui se trouvait sous ses yeux, le fait que son père avait voulu le marier à sa sœur. Méléagant n’avait pas eu l’air intéressé depuis la mort de leur père, il n’y avait pas forcément de raison qu’il le soit plus maintenant. Mais l’idée que cet homme ait pu être proche d’épouser sa jumelle ne lui plaisait vraiment pas. Et encore, il ne se doutait pas que ça allait être pire bientôt quand il allait découvrir qu’il allait bien devoir accepter qu’Ombeline se marie, afin de protéger le fruit de leur amour. Pellinore n’aimait pas Méléagant donc et il ne perdait pas une occasion pour le lui faire comprendre. A quoi bon prendre des gants ? En réalité, le jeune homme savait parfaitement qu’il devait faire des efforts, mais ce n’était pas facile du tout. Quand sa sœur était présente, elle savait le calmer et lui permettre de se tenir un peu à carreau. Mais elle n’était pas présente pour le moment, donc, elle ne pouvait pas du tout avoir un effet positif sur lui. Il devait essayer de ne pas trop déborder tout seul donc. Pellinore ne répondit rien du tout à la remarque de l’homme sous ses yeux quand il affirma qu’il se contenterait bien de sa seule présence à lui. Il ne savait pas vraiment s’il pouvait le croire. Il n’y avait pas vraiment de raison pour que cet homme puisse avoir envie de se contenter de sa compagnie. Parce que même sans l’histoire de fiançailles avec Ombeline, il était bien connu que la jumelle était bien plus agréable que son frère.

En tout cas, Méléagant n’avait pas l’air près à partir, puisqu’il affirma qu’il n’était pas pressé de reprendre la route. Pellinore se retint de pousser un soupir d’agacement, se disant qu’il devait quand même se montrer un minimum cordiale (ce qui n’était vraiment pas facile pour lui, surtout quand il se retrouvait en face d’une personne telle que le chevalier). Et donc, l’homme avait espoir de pouvoir compter sur son hospitalité. Le jeune homme savait parfaitement qu’il ne pouvait pas se contenter juste de l’envoyer bouler et de lui dire qu’il ne pouvait pas rester. Autice avait besoin qu’ils aient de bonnes relations avec d’autre personne, pour qu’ils puissent avancer dans leurs mauvais desseins. Mais bon… franchement, ce n’était pas facile.

« Soit, je suppose qu’il est de mon devoir de vous apporter mon hospitalité. » Même si ce n’était vraiment pas fait de guettait de cœur. Ca l’agaçait profondément que Méléagant passe ne serait-ce qu’une nuit chez lui. Mais bon, Ombeline n’était pas présence, alors c’était un moindre mal. Au moins, Méléagant n’allait pas croiser sa sœur et c’était quelque chose qui le soulageait. Même si, un jour, ils risquaient quand même fortement de se revoir. « Quelles affaires ont bien pu vous conduire si loin de Camelot ? »

Se permit-il alors de demander, curieux. S’il devait passer une nuit (ou plus) chez lui, autant qu’il se permette d’en savoir plus. Sait-on jamais.
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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Ven 26 Aoû - 18:40


Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
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ellinore n'était très clairement pas simple d'accès, et avait la fâcheuse tendance à se montrer désagréable quel que soit son interlocuteur (ou en tous cas avec lui - il n'avait pas forcément été amène en sa présence avant l'affaire du mariage, mais depuis celle-ci, cela s'était sans nul doute affirmé), mais il savait tout de même où étaient ses priorités et savaient quelles étaient les traditions auxquelles il ne pouvait pas contrevenir. Aussi accepta-t-il d'héberger le chevalier pour la nuit, et ce dernier en était on ne peut plus ravi. Il n'aurait pas apprécié de devoir faire halte ailleurs. Surtout que la prochaine contrée où il aurait pu espérer trouver refuge après Autice n'était pas juste à côté, loin s'en faut. Il adressa donc un sourire de surface à son hôte. Il n'allait pas passer la soirée en compagnie bien charmante (il lui aurait préféré celle de sa sœur, mais on ne peut pas tout avoir. Il espérait seulement pouvoir se ressourcer malgré tout sans avoir à supporter la mauvaise humeur du jeune héritier d'Autice. Pellinore semblait malgré tout un peu plus détendu. Suffisamment en tout cas pour faire la conversation à son invité surprise. Ils n'allaient sans doute pas échanger de discussions trop profondes (quoi qu'ils pourraient se trouver au moins un point commun intéressant s'ils en faisaient l'effort - encore faut-il qu'ils passent chacun outre leurs orgueils respectifs, ce qui ne serait pas forcément des plus simple). Quoi qu'il en soit, cela ne coûtait rien que de faire la conversation et de répondre à la question de son interlocuteur, d'autant que ses motivations n'avaient rien de confidentielles en elles-mêmes. C'était plutôt sa pensée réelle à leur sujet qui était contestable. Il fallait bien qu'il réponde de toute façon, sil voulait espérer détendre l'atmosphère, dans les mesures du possible concernant le jeune homme. Ce n'était pas gagné, mais il n'accepterait pas de toute manière qu'un silence pesant s'installe entre eux. C'était hors de question.

- Une affaire qui ne saurait que concerner un chevalier de la table ronde tel que moi
, répondit-il non sans une certaine vantardise dans la voix. Si l'humilité devait l'étouffer, cela se saurait, même s'il en faisait plus ou moins preuve en fonction des circonstances. La quête du Graal, bien sûr.

Et comme à chaque fois qu'il partait en mission pour ne serait-ce que recueillir un fragment d'information au sujet du saint calice, il n'avait rien trouvé de probant. Cette mission sans fin ne méritait pas de réel orgueil de sa part. Mais ceci dit, plus Arthur pataugeait dans la farine, mieux c'était pour lui. Il n'était jamais très enchanté par ces "nobles missions", mais il pouvait y trouver malgré tout un intérêt tout personnel qu'il ne pouvait nier, et qui pouvait passer par ces visites qui n'avaient de visites de courtoisie que le nom.




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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Jeu 20 Oct - 21:19

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Pellinore faisait quand même un effort sur humain pour ne pas envoyer juste boulet l’homme sous ses yeux. Il n’aimait pas grand monde, mais pour le coup, Méléagant était quelqu’un qu’il détestait vraiment. L’homme avait quand même faillit être l’époux de sa sœur, s’ils n’avaient pas décidé de tuer leur père. Sans leurs actions, l’homme aurait pu devenir le beau-frère de Pellinore. Il ne fallait pas grand-chose pour s’attirer l’animosité du jeune héritier d’Autice, mais clairement le chevalier faisait fort. Forte heureusement, Ombeline n’était plus liée à lui par une promesse quelconque, depuis que leur père était mort. En soit, Pellinore n’avait donc pas de raison de continuer à ne pas apprécier le chevalier, mais il fallait se lever très tôt pour s’attirer les bonnes grâces de Pellinore de toute façon. Le jeune homme prenait donc sur lui afin d’accueillir l’homme chez lui, ce qu’il devait techniquement faire par convenance. Après tout, en tant que seigneur d’une terre appartenant au royaume de Logres et donc à Arthur Pendragon, il devait l’hospitalité à ses chevaliers. Quels qu’ils soient, même si ce n’était vraiment pas agréable. Dans ces moments, Pellinore préférait largement quand sa sœur était présente, parce qu’elle savait toujours comment y faire. Mais pour le coup, le jeune homme était quand même heureux que sa sœur ne soit pas là maintenant. Il se sentait déjà suffisamment jaloux pour en rajouter une couche.

Puisque Méléagant était présent, Pellinore se permit de se montrer un peu plus curieux encore. Puisqu’il était là, il se permettait de croire qu’il pouvait le questionner sur la raison de son voyage près de ses terres. Même si les chevaliers de la table ronde avaient le droit de se rendre partout, il pouvait quand même rendre des comptes au seigneur des terres d’Autice. Il n’en avait pas vraiment l’obligation, mais ça arrangerait bien Pellinore qu’il le fasse. Ce qu’il fit, plus ou moins, en affirmant que c’était des affaires qui concernaient les chevaliers de la table ronde qui le menait ici. La quête du Saint Graal. Evidemment, comme tout le monde, Pellinore avait entendu parler du calice qu’Arthur Pendragon recherché partout, mais on ne pouvait pas vraiment qu’il y croyait. En même temps, il n’avait guère confiance à tout ce qui concernait le souverain du royaume.

« J’aurais dû m’en douter en effet. »
Répondit-il, dans un sourire en coin. « Et vous arrivez enfin à toucher à votre but ? »

Demanda-t-il alors, sans cacher le fait qu’il soit septique. Il avait beaucoup de mal à cacher le fait qu’il avait un problème avec le roi Arthur, même s’il savait parfaitement qu’il devait faire attention. Parce qu’il se trouvait quand même en face d’un des chevaliers du roi quand même. Même s’il ne se doutait pas que ce dernier était loin de porter son roi dans le cœur. En tout cas, à choisir, Méléagant aurait pu aller chercher le Graal ailleurs. Cela lui aurait quand même évité de le voir arriver chez lui, et de devoir l’héberger.
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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Ven 21 Oct - 8:46


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ellinore ne fut pas surpris de sa réponse, et cela était parfaitement normal. Si les chevaliers de la table ronde n'étaient pas toujours focalisés sur une seule et unique quête, celle du Graal, tout de même, était un objectif qu'ils poursuivaient tous. L'on pouvait même affirmer (quand bien même cela ne se disait pas) qu'une sorte de compétition s'était instaurée entre les différents chevaliers de la table ronde. C'était à celui qui récupèrerait le Graal en premier et se verrait par conséquent couvert de gloire. La gloire, bien sûr, intéressait Méléagant, peut-être même plus que quiconque, ce n'était pourtant pas par le Graal qu'il comptait y parvenir. Il ne croyait pas complètement en l'existence de ce saint calice qu'ils s'échinaient tous à retrouver comme si cela pouvait être si simple. S'il devait s'avérer qu'il existait bel et bien, cependant, il ne serait pas contre être le premier à s'en emparer. Non pas pour le remettre au roi et espérer obtenir de la sorte un traitement privilégié (ce serait là un objectif bien en-deçà de ceux qu'ils nourrissaient pour autant) mais pour avoir d'autant plus de légitimité à s'emparer de la couronne du fils Pendragon, qui se pavanait sur le trône de son père depuis bien trop longtemps. En attendant, ce n'était pas gagné. Son voyage avait abouti à un échec, et il reviendrait de toute évidence à Camelot les mains vides. La vie était ainsi faite, on ne gagnait pas à tous les coups. Et si quelqu'un, en ce bas monde, était bien placé pour avoir conscience de cela, c'était clairement Méléagant, que la vie, globalement, appréciait de ne pas ménager et de couvrir vicieusement de déceptions diverses et variées. Enfin...

Pellinore ne dissimula en rien son scepticisme quand il fut question du Graal. Méléagant ne pouvait pas réellement le lui reprocher, il était le premier des sceptiques. Et au fond, il espérait vraiment que le Graal n'existait pas. Imaginez si cela devait apprendre, que le roi ait consacré sa vie à une relique qui n'existait même pas ! Ce serait le comble du pathétique ! Et le jeune homme ne manquerait pas de le lui faire remarquer, cela va sans dire. Ceci dit, si lui-même était sceptique, il était toujours moins agréable de supporter celui d'autrui, surtout quand autrui était à ce point capable de vous être désagréable comme c'était le cas pour l'héritier d'Autice. Il aurait bien voulu, en cet instant, tirer le Graal de sa besace et la lui agiter sous le nez pour qu'il ne puisse ignorer qu'il avait tort aurait été une perspective satisfaisante. Mais non, il devait admettre son échec, et pour que cet échec passe mieux, il préférait au final être un tant soit peu franc et admettre son propre scepticisme.

-Courir après une chimère n'est pas si simple. Cela prend du temps. Cela durera peut-être tout le règne du roi, d'ailleurs. Et sans succès.




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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Mer 14 Déc - 22:50

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Pellinore aurait dû en effet s'en douter en effet, que Méléagant cherchait le Graal. C'était le but de tous les chevaliers de la table ronde, ce que le jeune homme ne comprenait pas du tout. Sérieusement, le seigneur d'Autice n'avait pas beaucoup d'estime envers Arthur Pendragon, mais il avait quand même le sentiment que le souverain perdait complètement son temps en cherchant le calice de ce genre. Le jeune homme ne comprenait vraiment pas pourquoi les chevalier du roi perdaient à ce point leur temps, alors que des choses étaient bien plus importantes. Comme les saxons par exemple. Si, certes, le peuple d'envahisseur avait été repoussé, on ne pouvait pas dire que ça avait été très rapide. Bien au contraire, les chevaliers du roi Arthur avaient vraiment mis beaucoup de temps avant de repousser entièrement les saxons et on voyait bien ce que cela avait donné. Il suffisait de voir Autice pour se rendre compte de ce que les saxons avaient causé de ravage dans leur monde. Franchement, les chevaliers pouvaient se préoccuper de choses bien plus importantes que de courir après un saint calice, dont on n'était même pas sûr de son existence. Cela serait quand même un comble d'apprendre que le Saint Graal n'existait pas et que Pendragon avait perdu autant de temps. Cela, Pellinore ne se doutait pas une seconde que son interlocuteur pensait exactement la même chose que lui. Méléagant et lui avaient finalement pas mal de points communs, mais le jeune homme ne pouvait évidemment pas s'en rendre compte. Et même s'il s'en rendait compte, il ne l'accepterait pas. Parce que ce chevalier ne pouvait jamais trouver grâce à ses yeux.

Le jeune homme écouta la réponse de Méléagant, se doutant que ce dernier n'avait pas trouvé le calice. D'ailleurs, il le confirma, mais sans le confirmer pour autant. Il ne se montrait, en tout cas, pas vraiment précis et se contentait simplement d'affirmer que la tâche était juste difficile. Bien sûr...

"En gros, vous avez échoué n'est-ce pas ?"

Se permit de préciser Pellinore, dans un fin sourire. Il appréciait de mettre en avant l'échec de son interlocuteur, simplement parce qu'il ne l'appréciait pas et que ça lui faisait plaisir. Non, parce que si en plus Méléagant devait trouver le Saint Graal (mais Pellinore ne pouvait vraiment pas s'empêcher de douter de son existence), le jeune seigneur d'Autice l'aurait vraiment mauvaise. Mais ça, c'était simplement parce qu'il était incapable d'être objectif concernant celui que son père aurait aimé voir sa jumelle épouser.

"A force de courir derrière un fantôme, vous devez être fatigué. Je comprends pourquoi vous avez besoin de venir vous reposer ici."

Ce n'était pas parce que le jeune homme avait accepté d'accueillir le chevalier chez lui pour la nuit, qu'il allait se montrer agréable. Il ne fallait pas trop lui en demander non plus.
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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Jeu 15 Déc - 18:11


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éléagant adressa un sourire tout hypocrite à Pellinore, décidément fidèle à lui-même (c'est-à-dire désagréable au possible), quand ce dernier choisit de résumer les choses de cette manière : il avait échoué. Oui, c'était bien ce qu'il avait voulu dire, mais en parlant de chimères, il pensait avoir été suffisamment clair : on ne pouvait qu'échouer quand on partait à la poursuite de quelque chose qui n'existait pas... Mais après tout, qu'importait que le seigneur d'Autice n'ait pas compris ses sous-entendus, ça n'avait rien de bien grave, au fond, ce n'était même pas plus mal, il ne manquerait plus que, de tous ceux qui pourraient avoir en leur pouvoir de le dénoncer, ce soit ce gosse prétentieux qui finisse par le faire. Bien sûr, Méléagant se sentait heurté dans sa fierté, car il n'est évidemment jamais agréable de s'entendre dire que l'on a échoué surtout quand, comme dans le cas des chevaliers de la table ronde, la notion d'échec était en train d'acquérir insidieusement le statut de trouble pathologique. C'est que l'échec était une chose que Méléagant ne connaissait malheureusement que trop bien, et depuis beaucoup trop longtemps, il avait échoué en laissant Guenièvre lui échapper alors qu'elle était pourtant à ses côtés, alors qu'il avait pourtant réellement cru qu'il allait l'épouser et vivre sa vie entière à ses côtés. Il avait échoué à obtenir le trône de Camelot alors qu'il était convaincu de le mériter plus que n'importe qui d'autre. Et à chaque fois, cet échec, il le devait à Arthur Pendragon. Il ne l'ignorait pas. Même l'échec que Pellinore lui attribuait, d'ailleurs était encore bel et bien de son fait, car on ne pouvait qu'échouer à une mission qui ne peut être accomplie (du moins pensait-il qu'elle ne pouvait pas l'être, l'histoire lui donnerait sans doute tort).

-Exactement
, répliqua-t-il sans perdre son sourire, n'ayant pas la moindre intention de faire savoir à son interlocuteur que ses propos avaient pu le heurter dans son orgueil. Il est certain que vos fonctions bien moins éprouvantes ne vous donnent que peu le loisir de savoir ce qu'est le lot quotidien d'un chevalier. Bien sûr, je ne suis pas de ceux qui oseraient imaginer que vous vous contentez de vous reposer hédonistement sur l'héritage de votre père quand seule votre sœur court l'île de Bretagne à votre place, mais c'est ce qu'on en dit souvent. Agressé pour agressé, il n'allait pas se contenter de se laisser faire sans rendre les coups. Aux yeux de Méléagant, Pellinore n'était vraiment rien d'autre qu'un petit flagorneur, un intrigant, ni plus ni moins que cela, qui se pensait au-delà de tous du haut des ruines qui lui avait légué son père. Il lui devait davantage de respect, il était chevalier, il était son aîné. Il comptait bien le lui faire comprendre. Mais il est vrai que nous avons plus souvent le plaisir de la venue d'Ombeline à Camelot que de la votre. Non pas que cela me dérange, c'est une jeune femme charmante.




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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Mer 8 Fév - 15:30

Méléagant & Pellinore
Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
Pellinore n’avait vraiment pas l’intention de se montrer agréable avec Méléagant, parce qu’il ne l’appréciait pas du tout. Alors, tous les prétextes étaient bons pour le lui montrer. Après tout, le jeune homme se montrait déjà suffisamment agréable en acceptant que le chevalier de la table ronde passe la nuit chez lui, après un si long voyage. Il aurait très bien pu le renvoyer, quand bien même les souverains de terres du royaume de Logres ne pouvaient pas vraiment aller à l’encontre des demandes des chevaliers de la table ronde. Après tout, les chevaliers étaient quand même importants dans le royaume, ils étaient directement sous les ordres du roi Arthur et Pellinore n’avait donc pas vraiment le droit d’empêcher l’homme de se reposer chez lui pendant une nuit. Quand bien même, il ne supportait ni cet homme, ni le roi qu’il avait au-dessus de lui. Pellinore acceptait donc de recevoir Méléagant chez lui, mais il n’avait pas pour autant l’intention de se montrer vraiment agréable. La preuve en était avec la manière dont il lui avait mis sur le tapis son échec.

Mais forcément, le chevalier n’était pas du genre à se laisser faire et quand il reprit la parole, Pellinore se sentit piquer au vif. Parce que l’homme affirma qu’il n’était pas à même de comprendre, puisqu’il n’était pas un chevalier. Effectivement, ce n’était pas le cas, il était seulement un noble et il n’avait pas pris les armes pour le royaume. Il aurait pu, peut-être, mais il ne l’avait pas fait et il avait bien mieux à faire. Même si Méléagant touchait clairement une corde sensible en parlant de son père. D’accord, Ombeline était la seule à se rendre dans l’île de Bretagne afin de voir les autres seigneurs, mais il n’empêchait qu’il ne se contentait pas de se tourner les pouces. Sa sœur était bien plus douée en diplomatie et elle l’était d’autant plus quand il ne se trouvait pas dans son ombre d’ailleurs. Le jeune homme se sentit rager quand il entendit le chevalier affirmer que ça ne le dérangeait pas d’avoir à faire avec sa sœur, parce qu’elle était une jeune femme charmante. Si cela ne tenait qu’à lui, il lui sauterait maintenant à la gorge pour lui faire ravaler ses paroles. Il ne supportait pas de l’entendre dire ce genre de chose et le pire, c’était qu’il devait se douter que c’était le cas.

« Ma sœur passe beaucoup de temps sur les routes oui. »
Répondit-il, en tentant du mieux possible de garder son calme. Ce qui n’était pas évident, il prenait vraiment sur lui pour ne pas faire ravaler ses paroles à ce chevalier sous ses yeux. « Mais vous avez regardé un peu Autice dernièrement ? Notre père ne nous a pas vraiment laissé d’héritage. » C’était le cas oui, il leur avait laissé une terre avec de nombreux soucis, où il fallait surement tout reconstruire. « Il y a autant de travail ici qu’ailleurs. »

Et c’était le cas, même si ce n’était pas vraiment pour cela qu’il ne courrait pas les routes.
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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Mer 8 Fév - 17:45


Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
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éléagant afficha un sourire en coin, qui était bien plus moqueur que compatissant, en réalité, en entendant son interlocuteur constater l'état dans lequel se trouvait Autice. C'est que le jeune homme allait grandement lui faciliter la tâche s'il pointait de lui-même du doigt l'état déplorable des terres dont lui et sa sœur avaient hérité. Autice avait été autrefois un territoire prospère et prestigieux, mais cela appartenait à un passé désormais lointain, le père des jumeau d'Autice avait ruiné ses propres terres et avait presque légué un champ de ruine à ses enfants. En soi, Méléagant n'avait que faire de l'état prospère ou non de ce territoire, mais si l'évoquer pouvait ne serait-ce qu'un peu agacer son interlocuteur, il n'allait certainement pas s'engouffrer dans la brèche. Il aimait à imaginer Pellinore bouillonner, présentement, même si rien ne lui assurait que sa remarque précédente, au sujet de sa sœur, avait eu l'effet escompté. Pour le moment, le jeune homme gardait son calme, et le chevalier de la table ronde avait tout intérêt à ne pas trop tirer sur la corde s'il voulait avoir un toit sur la tête pour dormir. Mais quand même, ne pas charrier un minimum son interlocuteur lui était impossible. Il lui inspirait bien trop de mépris pour qu'il sache s'en empêcher. Et puis, de son côté, ce n'était pas vraiment comme si Pellinore lui dissimulait son animosité à son adresse. Oui, c'est certain, il y avait beaucoup de travail à effectuer sur place si Pellinore devait retrouver une certaine réputation perdue depuis longtemps, et le jeune homme devait avoir fort à faire sur place, mais Méléagant n'allait certainement pas compatir, et encore moins accepter ce prétexte pour laisser l'héritier d'Autice monter d'un cran dans son estime. Certainement pas. Comme Pellinore ne ferait sans doute jamais d'efforts pour le considérer autrement que comme l'homme qui avait failli épouser Ombeline.

-Je n'en doute pas,
répliqua-t-il dans un sourire cette fois aimable, et qui pouvait laisser supposer que Méléagant était prêt à faire quelques concessions, mais bien évidemment, il ne pouvait qu'y avoir anguille sous roche. Pour ne pas dire baleine sous gravier. Et en effet, j'ai pris le temps d'observer Autice, j'ai pu constater dans quel état se trouvent vos terres. Et je dois reconnaître ne pas constater beaucoup de progrès pour l'heure depuis le décès de votre père. J'imagine que les efforts que vous déployez au quotidien ne porteront leurs fruits et ne pourront s'observer que sur le très long terme.

Oui, il ne mâchait pas ses mots, même si son ton demeurait, une fois de plus, relativement poli. Il ne changerait jamais d'avis sur Pellinore d'Autice. Pour lui, il n'était rien d'autre qu'un tire au flanc, réellement. Et si Autice devait bel et bien regagner un certain prestige, Méléagant gageait que les souverains des lieux le devraient pour commencer aux talents diplomatiques d'Ombeline.




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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Mer 29 Mar - 21:36

Méléagant & Pellinore
Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
Pellinore devait bien avouer qu’il prenait grandement sur lui pour ne pas se contenter d’envoyer boulet Méléagant. Outre le fait que ce n’était pas le genre de chose qu’un seigneur devait faire et qu’Ombeline lui reprocherait de ne pas avoir faire d’effort. Quoi qu’en même temps, sa sœur était la plus douce et compréhensive des femmes. Sérieusement, le seigneur d’Autice aurait vraiment aimé que ce chevalier de la table ronde ne se retrouve pas devant lui. Parce que Pellinore ne pouvait pas le voir autrement que comme l’homme qui avait failli épouser sa sœur jumelle, celui à cause de qui il avait décidé avec Ombeline de tuer leur père. Quand bien même, Pellinore avait eu envie de tuer son père depuis très longtemps, depuis toujours au final. Il avait cherché à se défendre des propos de ce chevalier, mais il n’y arrivait pas correctement apparemment. Sur le moment, Méléagant donna l’impression de baisser les armes (parce que Pellinore voyait leur discussion un peu comme une sorte de combat verbal), quand il afficha un sourire plus sincère en précisant qu’il ne doutait pas des efforts qu’il faisait en restant à Autice. Des efforts qu’il faisait effectivement, il ne ménageait pas ses efforts pour tenter de rendre Autice aussi belle que c’était autrefois, avant que son père ne prenne d’horrible décision et qu’il réduise tout en cendre (ou presque, ce n’était pas non plus le cas). Il espérait pouvoir rendre à ses terres leur grandeur d’avant, afin de pouvoir avoir Ombeline bien plus pour lui. Parce qu’elle n’aurait plus à courir les routes comme elle le faisait actuellement.

Sauf que Méléagant ne baissait pas les armes, puisqu’il ne manqua pas de lui lancer encore de vilaines piques. Le genre de remarque qui n’était pas méchante en soit, mais qui lui faisait beaucoup de mal. Parce qu’il était en train de sous-entendre qu’il était un bon à rien, que ses efforts ne servaient à rien. Et pourtant, Pellinore avait envie qu’ils y parviennent, non pas sur un long terme, mais le plus rapidement possible. Même si Pellinore était un seigneur, Méléagant lui était un chevalier de la table ronde, il ne pouvait pas vraiment le chasser, pas violemment, mais l’envie était vraiment là.

« Mon père nous a laissait beaucoup de travail. » Dit-il en serrant des dents, se retenant le plus possible pour ne pas simplement s’en prendre à Méléagant qu’il détestait pas principe, mais qu’il détestait aussi à cause de l’attitude qu’il avait actuellement. « Je comprendrais parfaitement qu’Autice ne vous sied guère. Et je comprendrais donc parfaitement que vous décidiez de passer votre nuit en dehors de chez moi, je n’aimerais pas vous imposer ça. » Il marqua une pause. « Vos terres doivent être bien plus belles. »

Ou pas, bien sûr, Pellinore savait parfaitement que Méléagant n’en avait pas, parce que les terres de sa famille ne lui revenaient pas. Et il cherchait un moyen de blesser un peu le chevalier sous ses yeux, mais il ne savait pas si ça allait le toucher ou non.
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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Mer 29 Mar - 22:10


Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
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éléagant trouvait tout de même que son interlocuteur invoquait bien souvent le souvenir de son défunt père pour se dédouaner de l'état de ses terres. Certes, il pouvait sans mal admettre que le père des jumeaux d'Autice ne leur avait décerné qu'un bien piètre héritage, et que tout ou presque était à refaire, mais quand bien même, il ne trouvait pas que ce soit une attitude très noble ni vraiment digne d'un fils digne de ce nom que de rejeter les erreurs qu'il fallait maintenant qu'il répare sur un père qui n'était plus là pour se défendre. Méléagant songea à lui faire une remarque de cet acabit, mais puisque son interlocuteur reprit la parole, il n'en eut pas l'occasion. Il se garda tout de même cette remarque sous le coude, de sorte à la ressortir plus tard, d'une manière ou d'une autre. S'il pouvait se garder une occasion, n'importe laquelle de lui envoyer une pique en pleine figure, il n'allait pas y manquer. D'autant plus que le jeune homme ne s'en privait clairement pas, lui, de son côté, tout au contraire. D'ailleurs, ce fut d'un ton tranchant qu'il reprit la parole, pour lui dire, en somme, que si ses terres n'étaient pas suffisamment bien pour lui, il pouvait trouver un autre endroit où loger. Oui, il n'avait pas tort, il fallait qu'il mette de l'eau dans son vin. Il ne voulait pas chercher désespérément un endroit où passer la nuit, certainement pas. Il se sentit piqué à vif, il faut bien l'avouer, quand son interlocuteur ajouta que ses terres devaient valoir bien mieux. Les terres qu'il ne possédait pas, donc, ce qu'il trouvait passablement injuste. Un point pour lui. Désagréable de le lui reconnaître, mais il avait clairement cet avantage sur lui. Ceci dit, mieux valait peut-être ne pas avoir de terres en attendant de les posséder toutes que d'en avoir en état de détérioration prononcée. Méléagant avait très envie de l'affirmer, mais une fois encore, il n'avait pas vraiment envie de se chercher un autre endroit où loger.

-Ne vous en faites pas, je suis un chevalier, je suis habitué à me contenter de peu, je me plairais parfaitement chez vous le temps d'une nuit.
Non, parce qu'il lui aurait été impossible de ne lui rendre aucune pique du tout pour la peine, malgré tout. Il n'était pas de nature à se laisser insulter, même à mi-mot, c'était hors de question. Et pour s'assurer malgré tout le gîte et le couvert, il reprit la parole et se permit quelques mots qui, une fois de plus, n'étaient pas forcément pour faire plaisir à son interlocuteur. Et je ne voudrais pas qu'il court la rumeur dans le royaume que l'hospitalité vous fait défaut. Votre réputation n'a pas besoin de cela.




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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Lun 22 Mai - 15:03

Méléagant & Pellinore
Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
Sans vraiment de grande surprise, Méléagant ne fut pas le dernier pour répliquer une nouvelle pique à l’adresse de Pellinore, pour répondre à ses propres piques. Le jeune seigneur n’avait pas spécialement cru que le chevalier se contenterait d’encaisser ses propos sans répliquer. En même temps, le jeune homme ne se retenait pas non plus pour être quelque peu virulent de de son côté, il ne pouvait clairement pas s’en empêcher. Pour la simple et bonne raison que cet homme avait été le prétendant de sa sœur, ça lui suffisait amplement pour le détester du plus profond de son âme. C’était sans doute excessif, mais en même temps Pellinore ne faisait pas grand-chose non plus. Il se contentait simplement de se montrer un peu désagréable, sans vraiment s’en prendre au chevalier. Parce qu’il savait qu’il ne faisait pas le poids et qu’il ne pouvait pas se permettre de s’en prendre à l’un des chevaliers de la table ronde de Camelot. Pas encore du moins, pas tant que sa sœur et lui n’auraient pas la garantit de pouvoir obtenir le trône du royaume.

Pellinore ne répondit rien du tout donc, quand Méléagant lui fit remarquer qu’en tant que chevalier, il savait parfaitement se contenter de peu. Autant dire qu’Autice n’avait pas grand-chose à offrir à l’homme, mais que ce dernier allait s’en contenter. Pellinore avait envie de répliquer quelque chose au chevalier, mais il ne devait pas se laisser emporter. S’il n’avait aucun respect pour son père, pour son héritage, Pellinore tenait quand même à ses terres et il espérait bien clouer le bec de Méléagant en lui prouvant – le plus rapidement possible – qu’il était un bon seigneur, qu’il savait prendre soin de chez lui. Par contre, quand le chevalier reprit la parole, il ne pouvait évidemment pas s’empêcher d’y répondre cette fois ci. Mais pas de la même manière non… parce que justement, il devait préserver les apparences. Ombeline se donnait du mal à ce que leur réputation soit bonne, pour obtenir de l’aide, pour rendre à Autice sa place d’autrefois. Il ne pouvait pas tout gâcher parce que Méléagant aurait affirmé haut et fort qu’ils ne savaient pas être hospitalier, qu’ils ne savaient pas accueillir les visiteurs.

« Surtout que nous savons que c’est faux. » Répliqua-t-il donc, en affichant un léger sourire qu’il devait forcer pour laisser sur son visage. Non, ce n’était pas complètement faux, mais Pellinore n’avait pas le choix de toute façon. Même s’il avait envie de voir le chevalier quitter les lieux, il n’avait pas d’autre choix que de l’accueillir les bras ouverts. Même si c’était le genre de personne qu’il avait bien envie de tuer… au même titre que son père, sans aucune réelle raison. « Je vais vous montrer votre chambre. » Dit-il alors, baissant clairement les bras parce qu’il n’avait pas le choix. « Vous avez déjà mangé ? »

Il espérait sérieusement que oui, parce qu’il n’avait pas envie de devoir, en plus, inviter l’homme à sa table. Mais si ce n’était pas le cas… il n’aurait pas le choix encore une fois.
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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Mar 23 Mai - 0:05


Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
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éléagant se sentait partagé entre l'envie de faire sortir le jeune homme une bonne fois pour toutes de ses gonds et la nécessité d'avoir un toit pour dormir cette nuit. Si la première option était particulièrement tentante, la seconde option était quant à elle sécuritaire, et elle l'emporta bien évidemment sur la première. C'était une chose que de s'amuser à ce charmant combat de coq, mais il ne fallait pas non plus tenter le diable outre mesure. Au vu de leur tardive, le chevalier de la table ronde n'avait pas la moindre envie de se traîner jusqu'à la prochaine auberge qui accepterait de l'accueillir, et qui par ailleurs lui demanderait une fortune, s'il ne devait pas finir tout bonnement par dormir à la belle étoile. A choisir, le choix était vite fait, donc, et Méléagant pouvait bien reconnaître qu'il fallait qu'il mette un peu d'eau dans son vin, même si ce n'était pas simple pour lui, qui brûlait d'envie de pousser son interlocuteur dans ses ultimes retranchements. Apparemment, Pellinore pensa la même chose puisqu'il accrocha un fin sourire à ses lèvres et choisit de se montrer plus avenant, sans doute pour contredire les propos précédent du chevalier, preuve peut-être qu'ils l'avaient touché un minimum (ce qui bien sûr serait bien loin de déplaire à Méléagant). Méléagant se contenta de sourire à son tour (avec une hypocrisie qu'il ne dissimulait guère) quand son interlocuteur affirma que tous deux savaient pertinemment que les sens de l'hospitalité des seigneurs d'Autice n'avait pas à être démontrée. Si Méléagant pouvait en avoir la preuve par l'intermédiaire d'un lit bien douillet, il n'allait pas dire non, d'autant que, au fond, s'il se plaisait à chambrer Pellinore, il n'éprouvait pas spécialement d'animosité pour sa soeur et croyait en ses capacités d'accueil à elle. Après tout, le seul reproche qu'il puisse lui faire était qu'elle ne l'avait pas épousé, finalement. Et pour tout dire, cela l'arrangeait bien. Il n'y avait qu'une seule femme qu'il tenait à épouser, et cette dernière n'était pas Ombeline d'Autice.

-J'aurais eu grand plaisir à dîner avec vous, mais j'ai déjà mangé.

Méléagant aurait pris, au fond, un malin plaisir à pousser le vice jusqu'à s'inviter à la table de Pellinore, mais outre le fait que son estomac était en effet déjà plein, il savait qu'il y avait quand même des extrêmes à ne pas franchir s'il voulait perdre l'opportunité de coucher dans une couche confortable. S'ils restaient trop longtemps encore dans la même pièce, ils ne risqueraient que trop de s'écharper. Et puis, il avait hâte de découvrir sa chambre, il espérait que Pellinore lui donnerait ainsi la preuve que les Autice étaient capables d'hospitalité, juste pour le plaisir de dormir dans un lit douillet.




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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Ven 21 Juil - 23:37

Méléagant & Pellinore
Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
A choisir, Pellinore aurait bien aimé ne pas avoir besoin d’accueillir Méléagant chez lui, mais de toute façon il n’avait clairement pas le choix. Comme le chevalier n’avait pas manqué de le préciser, Autice ne pouvait pas se permettre de refuser l’hospitalité à un chevalier de la table ronde, cela ne ferait que leur donner une très mauvaise image. Pellinore ne pouvait quand même pas gâcher tous les efforts de sa sœur jumelle, simplement parce qu’il ne pouvait pas voir en peinture l’homme sous ses yeux. C’était tentant, il ne pouvait pas réellement dire le contraire, mais il ne le ferait pas. Seulement pour sa sœur d’ailleurs, Méléagant pouvait carrément se faire voir. En tout cas, quand l’homme affirma qu’il avait déjà mangé, cela ne put que soulager le jeune homme. Il n’avait aucune envie de se forcer à partager son repas avec le chevalier, de devoir partager du temps en sa compagnie tout en mangeant. Autant dire qu’il appréciait donc que Méléagant avait déjà mangé. Est-ce que c’était vrai ? Ou est-ce qu’il disait cela simplement parce qu’il ne voulait pas partager un repas en sa compagnie ? Il n’en savait rien et franchement, il n’avait pas spécialement envie de savoir d’ailleurs. Il se contentait simplement d’apprécier l’idée de ne pas avoir besoin de partager son repas avec le chevalier donc.

« Quel dommage. »

Dit-il alors, ne cherchant même pas à se montrer convaincant. Parce qu’il n’avait pas besoin de faire croire à l’homme sous ses yeux qu’il regrettait sérieusement de ne pas partager un repas avec lui. C’était juste une manière de dire, comme ça. Sans plus de cérémonie, du coup, le jeune homme conduisit son invité jusqu’à la chambre qu’il allait occuper pendant la nuit. Parce qu’il était évident que ça ne devait être le cas que pour une seule nuit et que dès le lendemain matin, le chevalier allait s’en aller sans demander son reste. Pellinore voulait bien faire un effort pour une nuit – parce qu’il n’avait pas le choix de toute façon – mais il ne pourrait pas en faire plus. Il ne fallait vraiment pas trop lui en demander non plus.

« Voilà votre chambre. » Dit-il en s’arrêtant devant une porte. Devant une porte où il y avait une chambre qui était quand même très agréable. Non parce que tant qu’à faire, Pellinore n’avait pas envie que Méléagant se permettre de faire courir la rumeur qu’ils n’étaient pas capable de bien recevoir les gens. Encore une fois, c’était vraiment dans le but de ne pas gâcher les efforts que sa sœur faisait afin de ramener leurs terres dans le sommet. « Les domestiques sont à votre servir si vous avez besoin de quelque chose, n’hésitez pas à faire appel à eux. »

Tant qu’il ne faisait pas appel à lui ça lui allait. Il n’avait pas l’intention de passer la soirée avec le chevalier, il préférait que ce dernier reste dans son coin. Au mieux, ils allaient se revoir le lendemain, mais pas plus.
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Message#Sujet: Re: Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur. (Méléagant)   Sam 22 Juil - 23:18


Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
D

e toute évidence, Pellinore était tout aussi satisfait que lui à l'idée de ne pas avoir à dîner en sa compagnie, il ne feignit pas même de se sentir déçu quand le chevalier de la table ronde lui répondit par la négative. Soit, l'antipathie de Pellinore d'Autice lui serait bien égal quand il profiterait seulement de l'une de ses chambres le temps de se reposer avant de reprendre la route le lendemain. Méléagant se laissa conduire jusqu'à ce qui serait la pièce où il dormirait le temps d'une nuit, et force lui était de reconnaître que le seigneur d'Autice lui avait réservé une chambre ce qu'il y a de plus confortable. Elle était spacieuse, propre, décorée avec goût. Méléagant n'avait rien à y redire. Au fond, tant mieux, quitte à dormir ici, il préférait que ce soit dans le confort... d'un autre côté, il aurait bien aimé rapporter une pitoyable stricte vérité au sujet du sens de l'hospitalité du jeune homme... Enfin, les deux n'étant pas compatibles, il apprécierait déjà de dormir dans une couche moelleuse et agréable. Cela serait certainement le seul bon point d'une soirée qui avait été autrement plutôt déplaisante. Méléagant devait bien admettre regretter l'absence d'Ombeline, sa courtoisie naturelle et ses formes généreuses auraient de très loin embelli la soirée. Pellinore sut d'autant mieux gagner des points que Méléagant aurait voulu le voir perdre que ce fut avec la plus entière des sincérités, même si ce n'était sans doute pas de gaité de coeur, qu'il lui affirma que les domestiques de la maison étaient à son entière disposition s'il avait besoin de quoi que ce soit. Il risquait bien d'abuser de cette générosité-ci, juste parce qu'il le pouvait. En tout cas, c'était on ne peut plus tentant.

-C'est parfait, assura-t-il alors (ce qui en plus, à son grand dam, n'était pas complètement faux), un sourire largement hypocrite aux lèvres (même si son propos, par la force des choses, ne l'était pas). Merci encore. Et maintenant, il ne désirait qu'une seule chose, profiter de son antre temporaire et se défaire de la compagnie de Pellinore, qui lui-même avait certainement tout sauf envie de voir cette situation (et cette conversation, surtout), se prolonger trop longtemps. Il ne me reste donc plus qu'à vous souhaiter une bonne nuit.

Que la nuit du seigneur d'Autice soit bonne ou mauvaise, cela lui importait peu. Si elle pouvait être mauvaise, ce serait mieux... ou en tout cas satisfaisant (oui, on se contente de peu, je vous l'accorde). En tout cas, il ferait en sorte que la sienne soit digne de ses attentes, il allait y veiller tout du moins, c'était en tout cas son intention, et il ne comptait pas s'en cacher un seul instant, si cela pouvait agacer son interlocuteur.





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