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 Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)

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Message#Sujet: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Jeu 7 Avr - 23:09

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C'était vraiment une grande fierté pour Gaspard d'être l'un des chevaliers de la table ronde d'Arthur Pendragon. Il n'était pas le seul dans le cas, évidemment, les chevaliers étaient légion, mais cela n'empêchait pas l'homme d'être vraiment fier d'être à sa place. Même si, évidemment, le jeune homme se retrouvait quand même dans une condition un peu particulière, du fait de son père. Son père ne manquait pas de lui mettre la pression, encore et encore, afin de faire en sorte qu'il soit vraiment fidèle à ce groupe dans laquelle il voulait le voir se battre. Gaspard savait qu'il n'avait pas le choix et au fond, il n'avait pas spécialement envie de quitter ce combat dans lequel il se trouvait par son père. Parce qu'il pensait vraiment que les êtres magiques étaient une plaie pour ce monde. Même si le chevalier devait reconnaitre que par moment la magie pouvait être utile - Merlin l'utilisait bien sur le champ de bataille après tout - il considérait qu'elle était une arme bien trop forte dans de mauvaises mains. Il fallait faire en sorte qu'elle ne soit plus utilisé, beaucoup trop de personne en souffrait. C'était les mots que son père lui avait rabâché encore et encore depuis son enfance, il les avait donc intégrés sans vraiment se rendre compte maintenant qu'ils ne lui appartenaient pas. Mais il n'y avait pas que son père, les chasseurs avaient d'autre argument qui ne laissait pas indifférent le chevalier.  

Mais quand Gaspard ne travaillait pas pour les chasseurs, son coeur et son corps étaient entièrement tournés vers Arthur Pendragon. L'homme était un bon roi aux yeux du chevalier, il était fier de travailler pour lui. Quand il marchait, comme maintenant, dans l'enceinte de Camelot, il était vraiment fier. Il passait souvent du temps sur le front, en combat ou pour aller chercher des indices sur le Graal, mais par moment il restait au château de Camelot et il devait bien avouer que c'était agréable. Gaspard vivait en partie chez son père, dans son domaine, mais il avait aussi des appartements dans le château. Quand il le pouvait, il devait bien avouer qu'il y restait le plus possible afin d'éviter la présence de son paternel, même si d'autre raison le poussait par moment à rentrer. Actuellement, il était à Camelot parce qu'il était de garde dans le château. Ce n'était pas parce que le royaume était plus en paix sans les Saxons - même s'ils se trompaient en pensant que les Saxons étaient vaincus justement, mais ça c'était une autre histoire - qu'ils devaient minimiser la garde du château. L'état n'était pas vraiment en alerte, mais c'était important que certain soit sur le qui-vive quand même au cas où. Alors qu'il marchait dans le couloir donc, son chemin croisa celui d'une personne qu'il ne pensait pas recroiser encore avant un moment.  

« Bonjour majesté. »

Lui dit-il en la saluant comme il le ferait avec n'importe quel visiteur de haut rang de Camelot. Son attitude était bien différente avec Azilis maintenant qu'il avait connaissance de son statut, l'homme en avait conscience. Mais il était évident qu'il ne pouvait pas se comporter avec elle comme quand il pensait qu'elle n'était qu'une paysanne.  
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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Ven 8 Avr - 15:01

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C'était une belle journée ensoleillée comme Azilis les aimait. Toute la matinée, elle était sortie se promener à cheval, même si elle n'avait pas eu la possibilité de le faire comme elle le désirait. Ici, elle devait monter en amazone et se faire accompagner pour sa propre sécurité. La liberté qu'elle avait dans son propre royaume lui manquait, mais elle se pliait malgré tout aux coutumes et habitudes de Camelot. Ici, elle n'était rien d'autre qu'une princesse, sur le point de s’asseoir sur le trône d'Orion. Sa position noble ne lui autorisait aucun faux pas et aucune attitude indigne de son rang. Cela l'exaspérait, mais elle n'avait guère le choix. En dehors de sa visite pour créer une alliance entre son royaume et celui d'Arthur Pendragon, Azilis était également ici pour se trouver un fiancé. Son conseiller avait vivement insisté sur le fait que le futur roi d'Orion soit de cette région, afin de créer un lien plus puissant entre les deux royaumes. Un soupir s'échappa entre ses lèvres à cette simple pensée. Elle n'avait pas du tout envie d'épouser qui que ce soit. Elle aimait sa vie telle qu'elle était. Pourquoi tout devait absolument changer tout le temps ? C'était désespérant.

De bons partis, Azilis en avait croisés beaucoup lors de son séjour à Camelot, mais aucun n'avait réellement retenue son attention, sinon de façon négative. Et en parlant du loup, elle croisa au détour d'un couloir celui qui lui mettait le plus les nerfs à vif. Son regard tomba sur ses cheveux longs et blonds, puis sur les yeux perçants couleur chocolat du chevalier. Gaspard Gabet. Elle l'avait rencontré dans la forêt autour de Camelot et il lui avait sauvée la vie. cependant, parce qu'elle était vêtue telle une paysanne, il l'avait traitée de façon très désagréable. Maintenant qu'il savait qui elle était, bien sûr, il était devenu doux comme un agneau à son contact. Et elle détestait cela encore plus que ses mauvaises manières précédentes. D'ailleurs, il n'hésita pas à la saluer avec un immense respect. peut-être même trop à son goût. Il plissa légèrement les yeux mais ravala la réplique acerbe qu'elle rêvait de lui envoyer. Ici, elle devait se tenir à carreaux.

« Messire Gabet... Êtes-vous donc de garde aujourd'hui ? » Demanda-t-elle.

Evidemment qu'il l'était. Sinon il ne se trouverait pas ici. Pourtant, elle se sentait obligée de poser la question. Le saluer simplement ne la satisfaisait pas. Azilis avait envie de parler à quelqu'un, même si ça devait être lui. Le soucis...c'est qu'elle ne savait pas quoi lui dire, alors elle cherchait à le faire parler. Entamer la dicussion avec gaspard, étant donné les débuts de leur relation, n'était pas chose aisée.




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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Dim 15 Mai - 14:30

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Gaspard se rendait bien compte qu’il n’avait pas du tout la même attitude avec la princesse, maintenant qu’il savait qui elle était. En même temps, le chevalier ne pouvait pas vraiment prendre le risque de se comporter avec elle comme il l’avait fait quand il pensait qu’elle n’était qu’une paysanne. Le jeune homme n’avait pas du tout la même attitude en fonction des personnes qu’il avait devant ses yeux, il était bien incapable de faire preuve de respect pour ceux qui avaient un rang moins élevé que le sien. Gaspard avait la chance d’être un chevalier, ce qui était quand même bien moins qu’un prince ou un roi, mais qui était supérieur aux simples domestiques et autres paysans. C’était dans son caractère, il avait été élevé comme cela après tout. Obéron Gabet n’avait jamais vraiment eu de respect pour les petits gens non plus, il avait donc influencé son fils sur ce détail, même si cela agaçait clairement Gaspard d’avoir un tel point commun avec son père, mais il n’y pouvait pas grand-chose. C’était comme le fait qu’il ne parvenait pas à considérer que les êtres magiques avaient leur place dans ce monde, cela venait une nouvelle fois de son paternel. Ce qui allait sans doute lui causer de nombreux soucis dans le futur, à cause des Chasseurs qu’il avait intégré et de la nature de sa sœur.

La princesse Azilis salua donc à son tour le chevalier. Elle le fit avec un énorme respect également. Les quelques mots qu’ils venaient d’échanger n’avaient rien à voir du tout avec ceux qu’ils avaient pu s’adresser dans la forêt, au moment de leur rencontre, quand Gaspard pensait que la jeune femme n’était qu’une paysanne et non la princesse – et futur reine – d’un royaume bientôt allié avec celui d’Arthur Pendragon. Gaspard devait bien avouer qu’il avait un peu de mal avec le fait de se comporter de cette manière avec la jeune femme. Non pas qu’il n’apprécie pas de lui montrer du respect mais plutôt, parce qu’il avait bien aimé la manière dont elle lui avait répondu quand ils n’étaient pas pris par leurs convenances respectives. Cependant, Gaspard était un chevalier de la table ronde, il devait faire en sorte d’être digne de ce rang que le roi lui-même lui avait confié.

« Je suis en effet de garde Ma Dame. »

Si cela n’avait tenu qu’à lui, s’il n’était pas pris par les convenances, le jeune homme aurait pu rétorquer une réplique un peu plus sanglante. C’était assez évident qu’il était de garde après tout, sinon il ne serait pas dans les couloirs de Camelot avec ses habits de chevalier, prêt à intervenir en cas de problème. Mais bon, il ne pouvait pas se permettre de faire n’importe quoi.

« Vous avez besoin de quelque chose ? »
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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Ven 3 Juin - 15:11

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Comme elle l'aurait parié, Gaspard se montra très courtois avec elle malgré l'idiotie de ses propos. Et cela ne renforça que davantage ce sentiment de malaise qu'Azilis ressentait à son contact. S'il voulait être hautain avec elle et lui dire ses quatre vérités, elle ne souhaitait vraiment pas qu'il se retienne et cache son vrai visage derrière cette...cette attitude trop parfaite. Elle n'aimait pas son masque. Au fond, peut-être préférait-elle le chevalier lorsqu'il était l'homme vif d'esprit et cynique qu'elle avait rencontré dans les bois. Là, il était trop lisse, trop fade, sans le moindre intérêt, pour ainsi dire insipide. Les sourcils se la princesse se froncèrent un instant, montrant sans grande difficulté son désarroi face aux paroles mièvres qu'il trouvait bon de lui déballer. Elle n'était pas du genre à aimer les courbettes. Pourquoi ne voulait-il pas lui tenir tête comme avant ? Il l'amusait bien moins à présent.

« Je m'ennuie à mourir, pour vous dire la vérité. Un peu de compagnie ne serait pas de trop, si seulement il était possible de trouver quelqu'un d'un peu plus bavard et un peu moins cérémonieux. » Répondit-elle, une lueur d'amusement dans le regard.

À n'en pas douter, elle le provoquait. Et elle n'en avait pas du tout honte, au fond. Tel qu'il était à présent, Gaspard n'avait aucune utilité à ses yeux. Les courbettes n'avaient aucune élégance. Seuls les cœurs honnêtes et les paroles sincères trouvaient une certaine valeur à son point de vue. Autrefois, ils étaient en conflit et elle le détestait viscéralement, mais au fond la haine et l'amour n'étaient séparés que d'un pas.

« Feriez-vous quelques pas en ma compagnie, messire ? » Demanda-t-elle.

Ses paroles étaient douces et princières, mais son regard dictait un tout autre langage, plus audacieux et plus moqueur. Elle le mettait au défi d'outrepasser ses petites manières mensongères.




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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Mar 12 Juil - 11:43

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Gaspard savait parfaitement qu’il devait se montrer correct devant la jeune princesse, parce qu’un chevalier ne devait évidemment pas prendre le risque d’être déshonorant avec une invitée du roi. Mais en même temps, il avait quand même toutes les difficultés du monde à le rester. D’habitude, il n’avait aucun souci à le faire, après tout il avait été élevé de cette manière. Il devait se montrer respectable devant les personnes de haut rang, mais il pouvait en contrepartie être parfaitement désagréable avec les petits gens (ce qu’il ne manquait clairement pas de faire). Il n’avait pas de problème à le faire d’habitude, mais devant la princesse Azilis c’était quand même une autre paire de manche. Parce qu’il n’avait pas eu besoin de jouer la « comédie » quand ils s’étaient rencontrés la première fois. Et de son côté, si Azilis décidait de lui lancer une réplique acide, elle avait parfaitement le droit de le faire. Ce qu’elle fit, plus ou moins, avec ses sous-entendus. Le jeune homme voyait parfaitement ce qu’elle voulait dire quand elle affirma qu’elle aimerait pouvoir trouver la compagnie d’une personne un peu plus bavarde et moins cérémonieuse. C’était bien de vouloir, mais Gaspard pouvait quand même difficilement prendre le risque de l’être en compagnie d’une telle figure. Azilis était quand même une princesse, l’héritière d’un royaume lointain et allié à Camelot. Si le roi Arthur découvrait la manière dont il avait envie de répondre à la jeune femme, il n’apprécierait évidemment pas.

« Je ne peux vous refuser une telle faveur Ma Dame. » Rétorqua le jeune homme, dans un fin sourire, quand la princesse lui demanda s’il pouvait faire quelques pas en sa compagnie. Bon, il était de garde, mais ça ne l’empêchait pas de marcher un peu en compagnie de la jeune femme. Et puis, il fallait bien veiller à la sécurité d’une princesse dans les couloirs du château (même si, logiquement, elle ne craignait rien du tout). « Mais je m’en voudrais de vous être d’une compagnie désagréable. » Reprit-il, avec un peu plus d’audace. Si ses propos restaient courtois, le jeune homme avait un regard bien différent envers la jeune femme. Un regard qui voulait dire beaucoup sur l’attitude qu’il aimerait vraiment adopter en compagnie de cette personne. « Votre exigence vous honneur. »

Ou pas bien sûr, il faudrait qu’Azilis sache lire un peu entre les lignes pour comprendre ce qu’il voulait dire. Et cela, malgré qu’il soit particulièrement mal placé pour affirmer à la jeune femme qu’elle était trop exigeante, alors qu’il l’était clairement de son côté. Mais c’était une manière comme une autre de lui rétorquer une réplique un peu moins protocolaire, un peu plus naturelle, sans que cela n’éveille les moindres soupçons. Puisque finalement, malgré que la jeune femme soit une princesse, il avait quand même un peu de mal à la supporter. Mais il préférait ça au fond, incapable de vraiment savoir ce qu’il voulait.
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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Sam 6 Aoû - 22:03

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Au début, Azilis ne comprit pas que Gaspard répondait en fait à ses exigences sans pour autant ruiner son attitude de chevalier respectueux. Elle mit quelques minutes à saisir toute la subtilité de ses paroles, mais une fois l'information arrivée à son cerveau, elle ne pu retenir un sourire de connivence. Enfin, il sortait de sa coquille. Au fond de ses yeux, elle retrouvait le chevalier qu'elle avait rencontré en forêt et qui lui avait plu. Certes il ne pouvait pas se montrer aussi acerbe qu'avant à cause de leur différence de rang, mais sa dernière phrase était clairement là pour critiquer les exigences princières d'Azilis. Elle ne se vexa pas le moins du monde et gloussa même un petit peu, amusée. Voilà qui la changeait des dialogues barbants et hypocrites de la plupart des gens de la cour.

« Vous ? Une compagnie désagréable ? Je ne vois pas pourquoi. Après tout...vous êtes mon sauveur, rappelez-vous. » Dit-elle sur un ton qui en disait long.

Sur ces mots, elle reprit sa marche dans les couloirs calmement, restant à la même hauteur que lui. Le bruit de leurs pas résonnait sur la pierre au sol. Parfois, elle jetait vers lui des regards moqueurs. S'il le pouvait, il serait probablement très loin d'elle, mais comme elle désirait le voir rester, il ne pouvait pas vraiment se défiler à moins d'avoir une excellente excuse. Elle laissa durer le silence, comme une petite torture, puis au détour d'un couloir, elle reprit la parole.

« Parlez moi de vous, messire Gabet. Avez-vous de la famille ? » Demanda-t-elle.

Peut-être que cela ne l’intéressait pas. Ou peut-être que si, au contraire. Le fait est qu'Azilis ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait en ce instant. Elle ne savait pas quoi lui dire mais elle ne voulait surtout pas qu'il s'en aille. Sa compagnie lui donnait la sensation d'être vivante.




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Dernière édition par Azilis Ravenlime le Mar 25 Oct - 13:49, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Mer 28 Sep - 16:57

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Ils parlaient correctement, mais il fallait entendre les sous-entendus qui se trouvaient dans leurs propos. Quand la princesse Azilis affirma qu’après tout, Gaspard était son sauveur, ce dernier ne pouvait voir là qu’une pique supplémentaire à laquelle il ne pouvait évidemment pas répondre librement. Il était évident que s’ils se trouvaient encore dans la forêt, que le chevalier pensait encore qu’elle n’était qu’une paysanne, la conversation serait bien différente. Mais ils étaient à Camelot et Gaspard avait connaissance du rang de la jeune femme, donc tout cela ne pouvait pas se passer comme avant. Azilis n’était pas d’une compagnie fort agréable, parce qu’elle avait quand même le don d’agacer Gaspard. Et en même temps, le jeune homme devait bien se rendre compte que converser avec elle de cette manière était plaisante. La jeune femme n’avait en tout cas rien à voir avec une princesse normale. Elle savait se montrer plus acerbe quand elle le pouvait, se montrer moins protocolaire et c’était quelque chose qu’il appréciait. Le chevalier afficha d’ailleurs un léger sourire en coin à sa remarque, ne sachant trop quoi répondre sur le coup alors qu’ils reprenaient la marche. Gaspard décida donc de rester silencieux et de ne rien dire du tout. Au risque justement d’être un peu trop familier avec la princesse. Non pas qu’il craigne sa réaction – en réalité, il devait bien avouer que l’idée de l’agacer et de la faire sortir de ses gongs l’amusait quelque peu – mais parce qu’il ne voulait pas avoir des sanctions. On ne savait jamais, que quelqu’un entende leur conversation et trouve que le chevalier de la table ronde ne parlait pas correctement à une hôte de son roi. Gaspard devait quand même faire profil bas, au vu de sa situation.

Il resta donc silencieux, au même titre qu’Azilis et ils se contentèrent de marcher. Leurs pas résonnèrent dans les couloirs du château. Ils ne croisèrent personne, ce qui arrangeait bien Gaspard. Non pas qu’il n’ait pas envie d’être vu en compagnie de la princesse, mais il se doutait qu’on risquait de le charrier quand même. Ils marchèrent donc silencieusement, ce qui était quand même un peu stressant. Le jeune homme devait bien avouer être un peu torturé par cette situation. Finalement, la princesse brisa le silence en lui posant une question sur sa famille. Sur le coup, Gaspard fut étonné, se demandant si elle était vraiment intéressée par ça.

« Je ne savais pas que ma personne pouvait vous intéressez Ma Dame. »
Lui rétorqua-t-il alors, sur un ton amusé, dans le but de la charrier un peu. A quoi bon se retenir après tout. « J’ai de la famille effectivement. Un père et une sœur. »
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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Mar 25 Oct - 14:46

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Le regard d'Azilis allait et venait entre la décoration du château et le chevalier marchant en sa compagnie. Comme elle ne voulait pas se montrer insistante dans son regard, elle ne lui lançait que de bref et discrets coups d’œil, lorsque lui accordait son attention aux couloirs qu'ils arpentaient calmement. L'idée de le choisir comme fiancé lui effleura naturellement l'esprit, car au moins elle ne s'ennuierait pas à ses côtés et il semblait apprécier son caractère affirmé donc elle n'aurait pas à jouer à la poupée tout sage en sa présence, mais rien ne permettait à la princesse de savoir si l'homme l’appréciait ou la détestait sans pouvoir l'affirmer librement. La haine et l'attirance étaient des sentiments vraiment proches par moments. Si proches que les différencier était impossible. En vérité, Azilis elle-même n'était pas certaine de ce qu'elle ressentait pour le chevalier. Son attitude envers elle lorsqu'ils s'étaient rencontrés l'avait ouvertement répugnée. Mais...au fond, elle ne pouvait pas lui en vouloir d'être ainsi avec les paysans. Il avait été élevé de cette manière, voilà tout.

« De toute évidence, messire...il y a beaucoup de choses que vous ignorez à mon sujet. Le fait que mon intérêt pour votre personne vous échappe ne me surprend pas le moins du monde. » Rétorqua-t-elle de façon incisive.

Ce petit jeu de piques aimablement masquées pourrait durer des heures sans qu'Azilis ne rencontre la moindre lassitude, mais elle ne souhaitait pas non plus devenir méchante. Taquiner n'était pas blesser, et inversement. Le défaut de ce jeu demeurait dans l'extrême difficulté à déterminer la frontière entre l'amusante provocation et l'insulte impardonnable. Aussi décida-t-elle d'apporter une véritable attention à la réponse du chevalier. Un père et une sœur ? Pas de mère, donc. Probablement morte. Gaspard ne sembla néanmoins pas tellement en peine. Peut-être que ce décès remontait à suffisamment longtemps pour qu'il sache en masquer le deuil. Dans le doute, Azilis préféra ne pas s'aventurer sur ce terrain et conserva une curiosité saine.

« Votre sœur, est-elle plus jeune que vous ou plus âgée ? » Demanda-t-elle.

Au premier abord, cette question pouvait sembler bien futile, mais en vérité la princesse attendait beaucoup après sa réponse. Un homme ayant une petite sœur se trouvait souvent plus protecteur envers les demoiselles plus jeunes que lui en général. L'information était précieuse, en vérité.




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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Lun 26 Déc - 23:59

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Azilis avait clairement du répondant et Gaspard devait bien avouer qu’il appréciait cette manière qu’avait la princesse de lui répondre. Elle pouvait clairement se le permettre en cet instant précis, parce qu’au final le chevalier de la table ronde n’était pas grand-chose auprès de cette princesse. Elle était l’héritière d’un grand royaume après tout, ce n’était pas rien. Et il était évident que le comportement que Gaspard avait eu à leur rencontre – quand il ignorait encore qui elle était vraiment – avait de très loin dépassé ce qu’il aurait dû se permettre de faire. Le jeune homme afficha donc un sourire à la remarque de la princesse, ne prenant cependant pas la peine de répondre. Il n’y avait pas grand-chose qu’il pouvait dire en même temps. Au fond, Gaspard ignorait effectivement beaucoup de chose sur la jeune femme qui se trouvait sous ses yeux. Beaucoup trop même, mais cela l’homme n’avait pas l’intention de l’avouer. D’avouer le fait qu’il avait bien envie d’en apprendre bien plus sur la princesse. Il ne pouvait évidemment pas se rabaisser à lui dire cela après tout, il ne pouvait pas se le permettre non plus. Maintenant que Gaspard avait découvert le rang de la jeune femme, il ne pouvait pas se permettre la moindre familiarité. Quand bien même, il ne parvenait pas du tout à se retenir de lui envoyer des piques de temps en temps. Il ne répondit donc rien, se contentant d’écouter la question de la princesse.

« Ma sœur est plus jeune que moi. » Répondit-il honnêtement à la question de la jeune femme donc, ne sachant pas vraiment pourquoi elle la lui posait. Il trouvait en tout cas Azilis vraiment curieuse, ce qui au fond n’était pas vraiment pour lui déplaire. Mais en même temps, Gaspard ne savait pas vraiment s’il pouvait se permettre de se montrer trop familier avec la jeune femme. « Giselle a deux ans de moins que moi. »

Il ne savait pas vraiment pourquoi il le précisait, mais il répondait simplement précisément à la question qu’Azilis lui posait. Même s’il ne savait pas du tout pourquoi elle s’intéressait si soudainement à sa famille.

« Vous avez de la famille vous ? »

Demanda-t-il alors, sans vraiment savoir pourquoi au final. Sans savoir non plus s’il pouvait vraiment se le permettre en réalité. Mais il venait de le faire et ne pouvait de toute façon pas revenir en arrière. Et il espérait – sans comprendre encore pourquoi d’ailleurs – qu’elle n’allait pas prendre ombrage de sa curiosité soudaine. Même si tout était particulier avec la princesse Azilis, il se trouvait quand même en présence d’une jeune femme de très grand rang, ce n’était pas rien.
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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Mar 7 Mar - 23:15

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C'est sans grande surprise que la princesse apprit la différence d'âge entre Gaspard Gabet et sa petite sœur, Giselle. Bien joli prénom. En vérité, deux ans, ce n'était pas tant que ça. Mais c'était probablement suffisant pour que Gaspard se sente responsable et protecteur envers elle. L'espace d'un instant, cette situation rappela à Azilis son propre " grand frère " qui n'en était pas un et qui l'attendait, là-bas, à Orion. Comme il lui manquait ! Difficile de s'amuser autant sans son plus fidèle ami, mais elle faisait de son mieux pour relever le défi. Lancelot, Arthur et Gaspard jouaient tous les trois d'ailleurs un rôle important dans l'affichage de son sourire. Heureusement qu'ils étaient là pour elle, chacun à leur manière bien particulière. Même si la princesse aurait pu faire un commentaire sur la famille de son interlocuteur, elle préféra néanmoins s'abstenir pour le moment. Elle qui n'était pourtant pas du genre à mâcher ses mots, attendait patiemment pour une fois que l'occasion soit adéquate. Par ailleurs, le chevalier n'avait pas fini de parler et sa question désarçonna Azilis. Il était à prévoir que la question reviendrait à l'envoyeur, mais elle ne s'y était pas préparée psychologiquement et les mots lui firent plus de mal qu'elle ne le montra.

« Nous avons toujours été seuls, mon père et moi. » Répondit-elle avec le regard voilé fugacement par le chagrin.

Bientôt, très bientôt, elle serait seule. Ou bien mariée à un goujat. A bien choisir, elle aurait préféré rester seule plutôt que se retrouver au bras d'un homme qu'elle n'aimait pas, mais ce n'était pas à elle de changer des lois ancestrales. Une princesse devait épouser un homme pour devenir reine. C'était ainsi que fonctionnait le monde. Ou du moins le sien. Encore une fois, il aurait été plus naturel pour Azilis d'assumer pleinement son chagrin et son désarroi, mais la présence de Gaspard s'opposait à cette expression de sentiments. Leur relation - s'il était approprié de l'appeler ainsi - n'avait pour le moment pas laissé beaucoup de champs libre aux émotions sincères et aux confidences. Se montrer aussi sérieuse d'un coup devant le chevalier l'aurait rendue bien mal à l'aise, alors elle secoue la tête rapidement pour chasser sa peine au loin et reprit avec son éternel sourire moqueur.

« Votre sœur est-elle meilleure que vous à la course à cheval, elle aussi ? »

Cette pique, lancée sans aucune culpabilité, visait tout simplement à changer de sujet de conversation. Ici, elle faisait bien entendu référence à leur première rencontre, quand elle lui avait mis une sacré déculotté en arrivant à Camelot.




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Message#Sujet: Re: Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)   Mer 3 Mai - 15:37

Azilis & UGaspard
Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous.
Quand Azilis répondit qu’elle était seule avec son père, Gaspard ne put s’empêcher de voir un certain voile dans son regard et cela lui serra le cœur. Sans savoir pourquoi, il avait le sentiment de compatir à son chagrin, si c’était bel et bien du chagrin. Le jeune homme n’avait pas vraiment l’habitude de le faire, d’ailleurs il était bien plus égoïste qu’altruiste en temps normal. Mais en cet instant précis, il se sentait d’humeur à compatir alors que la jeune femme lui apprenait que son père était sa seule famille, en sachant donc aussi que cet homme n’allait pas très bien. Si Gaspard avait une relation particulière avec son paternel et qu’il pensait que son décès ne lui ferait pas grand-chose, il n’était pas de même concernant sa sœur et à l’époque sa mère. D’ailleurs, quand bien même il avait peu de souvenir de celle-ci (mais plus que Giselle quand même), il se sentait toujours triste quand il repensait à son décès. S’il devait perdre Giselle donc, Gaspard savait parfaitement qu’il ne s’en remettrait pas. C’était comme ça, il n’y pouvait rien. Il aimait bien trop sa petite sœur pour ça, ce n’était pas pour rein qu’il se montrait par moment donc très protecteur la concernant.

Le jeune homme hésita une seconde à reprendre la parole, pour dire quelque chose de gentil et sérieux à la princesse, quand celle-ci fut plus rapide. Elle lui demanda si sa sœur était aussi plus rapide que lui à la course, comprenant donc le sous-entendu qu’elle faisait. Ainsi donc, la jeune femme avait l’intention de remettre sur le tapis le fait qu’elle l’avait battu à la course au moment de leur rencontre. Soit… si elle le prenait comme ça.

« Non, elle n’est pas plus rapide. »
Répondit-il dans un sourire en coin, avant de reprendre rapidement. « Mais sachez votre altesse, que vous avez eu beaucoup de chance la dernière fois. » Il se montrait courtois, mais c’était une nouvelle fois un pique à son adresse. Il ne pouvait vraiment pas s’en empêcher. D’ailleurs, il ne manqua pas d’en rajouter une couche encore. « Si un jour nous sommes emmenés à nous affronter encore une fois… je ne vous laisserais pas gagner aussi facilement. »

Comme s’il l’avait laissé gagner… il s’était fait laminer ouais. Mais bon, Gaspard préférait largement tourner les choses de cette manière et laisser entendre qu’il avait laissé l’avantage à Azilis. Juste pour la taquiner, pour l’agacer un peu. Il trouvait ça vraiment drôle.
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Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous. (Azilis)
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