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 Les choses changent (Maria)

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Message#Sujet: Les choses changent (Maria)   Mer 3 Fév - 17:58

Maria & Gaspard
Les choses changent.
Gaspard était sans doute l’une des personnes de ce royaume la mieux placée pour savoir qu’il ne fallait pas se fier des apparences. Il ne donnait pas l’air de sa vraie allégeance, alors qu’il agissait en parfait chevalier de la table ronde et qu’il travaillait pour les chasseurs à côté également. Pour le moment, le jeune homme ne s’en sortait pas trop mal. Malgré le fait qu’il y avait des recherches sur le traitre dans les rangs d’Arthur Pendragon, il était encore bien caché. Gaspard savait parfaitement qu’il ne pouvait pas trop compter sur la chance non plus, que la roue pouvait tourner à tout moment, mais pour l’instant il osait croire qu’il se débrouillait assez bien. Il savait bien cacher son apparence, son vrai visage. Malgré cela, le jeune homme ne parvenait pas à se s’empêcher de se faire avoir par les apparences également. Il ne s’était vraiment pas attendu à voir cette jeune paysanne qu’il avait croisé dans la forêt, se présenter devant la reine en tant que princesse. Cette rencontre l’avait un peu chamboulé, il devait bien l’avouer. Il avait bien trop de fierté pour le montrer vraiment, mais il avait quand même été perturbé par la découverte de l’identité d’Azilis. Quelque chose avait eu lieu lors de cette rencontre, mais il ne parvenait pas vraiment à savoir de quoi il s’agissait. Ce qu’il savait, c’était qu’il passait énormément de temps à penser à la princesse.

D’ailleurs, il y pensait quand il passa la porte de cette maison où il vivait avec son père et sa sœur. Il venait de passer des heures à Camelot, encore une fois. Il ne sortit de ses pensées que quand il croisa son père et Maria, dans le grand salon de la demeure. Gaspard ne put s’empêcher de se sentir un instant mal à l’aise, en présence de son géniteur et de sa presque fiancée – elle le deviendrait peut-être officiellement quand il allait enfin se décider à passer le pas – au vu de ce qui s’était passé dernièrement entre lui et Maria. Gaspard ne put s’empêcher de lancer un regard entendu à la femme, que son père ne remarqua pas (le jour où il allait remarquer quelque chose en même temps…). Obéron ne manqua pas de faire quelques remarques qui eurent le don d’agacer Gaspard, mais il n’était plus vraiment à ça prêt. Finalement, l’homme décida de s’absenter, partant s’enfermer dans son bureau.

« Toujours aussi aimable le vieux… »

Lança le jeune homme, à l’adresse de celle qui restait encore dans la pièce, autant dire Maria. Gaspard ne pouvait pas s’empêcher de se sentir un peu… différent, en compagnie de la femme. En même temps, avec ce qu’ils avaient fait. Il devrait sans doute s’en vouloir, mais en réalité s’il en avait l’occasion, il recommencerait sans souci. Il se doutait bien que ce n’était pas pour autant une bonne chose, après tout elle était plus ou moins la prétendante de son père. Mais il n’avait pas envie de regretter un moment pareil.
Code by Gwenn
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Message#Sujet: Re: Les choses changent (Maria)   Jeu 4 Fév - 23:46


Les choses changent
P

asser du temps avec Obéron, jouer la comédie, sourire et jouer les midinettes, lui donnait l’illusion d’être décisionnaire quand elle lui soufflait toujours les réponses les meilleures idées, était un exercice certes utile, mais qui commençait à l’ennuyer, à l’incommoder très sérieusement. Tout simplement parce que certains des détails de ce plan qu’elle pensait si bien rôdé ne se déroulaient pas si bien que cela et traînaient terriblement en longueur. Quand allait-il songer à lui passer la bague au doigt, ce vieux bougre, qu’elle puisse lui passer la corde au cou (au sens propre comme au figuré, la concernant) ? Aucune évocation de fiançailles, cette fois encore, et ce n’était pas faute, pour autant, de lui adresser des allusions qui n’avaient absolument rien de subtiles. Plus le temps passait, plus elle avait de mal à garder son calme et sa douceur en présence de l’ancien Chevalier. Elle ne devait pas perdre patience, elle savait bien, mais par instants, elle se disait qu’employer quelque méthode de substitution s’avèrerait beaucoup plus efficace et beaucoup plus agréable pour elle. Sauf qu’elle n’avait pas de meilleur projet pour l’heure, et elle était allée trop loin dans celui-ci pour y renoncer. Alors bon. Il allait falloir faire avec, que cela lui plaise ou non, et de toute évidence, cela lui plaisait de moins en moins. Enfin, quoi qu’il en soit, à toute chose malheur et bon, et elle savait toujours tirer le meilleur parti de chaque situation, celle-ci avait un avantage naturel assez certain. Et cet avantage certain ne manqua pas de passer le pas de la porte, puisqu’il s’agissait de Gaspard, le rejeton d’Obéron, bien plus séduisant que le paternel et bien moins lent à la détente que ce dernier. Il lui avait fallu bien moins longtemps pour comprendre et interpréter comme il se devait les allusions de la veuve noire, et elle avait consommé sa compréhension avec délice et le plus grand plaisir. D’ailleurs, elle était tout à fait disposée à recommencer. Le regard qu’elle échangea avec lui à son arrivée était entendue, et dissimulait foule de sous-entendu qu’un observateur aguerri aurait sans doute su interpréter, mais qu’un aveugle fini comme Obéron ne calculerait pas. Pour preuve, il poursuivit de parler presque seul avant de considérer qu’il avait mieux à faire et de s’en aller, toujours sans promesse de mariage pour elle, mais lui laissant au moins l’opportunité de se retrouver seule avec Gaspard, et elle ne risquait pas de dire non à cela.

-Tu devrais être plus indulgent avec lui.
répondit Maria qui, en vérité, n’en pensait mot. L’animosité que Gaspard entretenait pour son père l’amusait beaucoup, bien plus que cela ne l’incommodait, à vrai dire. Mais je dois reconnaître qu’il manque de…tact, de tendresse, aussi. Elle poussa son habituelle soupir d’épouse délaissée (alors qu’elle n’était même pas son épouse, un comble, tout de même) avant de s’installer face au jeune chevalier et de concentrer toute son attention sur lui. Tu étais venu pour une raison particulière ? demanda-t-elle en le regardant dans le blanc des yeux, sans l’ombre de cette gêne qui aurait pu être appropriée au vu de ce qu’ils avaient fait la dernière fois qu’ils s’étaient retrouvé seuls tous les deux. Elle ne revint pas davantage dessus, d’ailleurs, comme si la situation était parfaitement normale. Même, comme s’il ne s’était rien passé. Sauf que, pour quelque chose qui ne s’était pas passé, elle avait pour autant bien l’intention de recommencer.

Ici et maintenant ? Pourquoi pas.




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Message#Sujet: Re: Les choses changent (Maria)   Ven 4 Mar - 15:29

Maria & Gaspard
Les choses changent.
Gaspard avait quand même un peu de mal à comprendre comment Maria pouvait supporter son père. Evidemment, l’homme ne se doutait pas un seul instant qu’elle se contentait simplement de se jouer de lui. Il pensait qu’il y avait quand même un minimum d’affection entre eux, ce qui poussait la servante à être vraiment patiente avec lui. Il savait qu’en ce monde, les mariages étaient rarement signe d’amour (même si Obéron lui avait toujours affirmé aimer sa mère, ce qui l’avait poussé ensuite à vouloir se venger et à détester les sorciers et autres êtres magiques), mais il considérait quand même que Maria devait avoir un minimum d’affection pour Obéron. Et cela, malgré le fait que la dernière fois, ils avaient quelque peu dérapé. Gaspard observa le regard de Maria, maintenant qu’ils étaient seuls encore une fois. Le chevalier ne regrettait pas vraiment ce qu’ils avaient fait la dernière fois, parce que ça avait été quand même un moment très agréable. Mais Maria était presque fiancée à son père, elle le fréquentait en tout cas, ils ne pouvaient pas faire ce genre de chose. Normalement, ils n’auraient vraiment pas du déraper de cette manière, mais comment résister ? Maria était une femme incroyable, qui semblait par instant invisible aux yeux d’Obéron Gabet. Il était évident que si Gaspard avait à prétendre d’épouser une femme de sa trempe, il ne laisserait rien passer. Et pourtant, il venait de partie en cet instant, sans accorder la moindre affection à la serveuse. Maria ne minimisait pas ses paroles quand elle affirmait qu’il manquait de tendresse.

« Je ne sais pas comment tu fais pour le supporter. »

Lui dit-il finalement, aussi sincère qu’il le pouvait. Avec Maria, il trouvait vraiment facile de pouvoir dire ce qu’il pensait. Ce n’était pas un secret qu’Obéron et son fils avaient un peu de mal à s’entendre, que la relation entre le père et Gaspard était tendue. Cependant, le jeune homme ne le criait pas non plus sur tous les toits et par moment, il se retenir de dire ce qu’il pensait vraiment de son géniteur. Avec Maria, il n’avait pas besoin de faire semblant. Certes, elle lui demandait d’être plus indulgent (ce qu’il pouvait concevoir de faire, puisque la serveuse le lui demandait), mais elle ne le jugeait pas non plus. Elle se montrait neutre, simplement. Evidemment, Gaspard ne se rendait pas compte qu’elle jouait autant avec lui qu’avec son père, qu’elle était parfaitement d’accord avec ses propos.

« Je suis venu comme ça. » Répondit-il finalement, quand Maria lui demanda s’il avait une raison particulière pour venir. Il se sentait, il fallait bien l’avouer, un peu mal à l’aise. Non pas qu’il n’appréciait pas quand elle le fixait de cette manière, quand il pouvait plonger son propre regard dans ses yeux, mais elle restait quand même l’amie de son père. Il avait quand même beaucoup de mal à faire comme si rien ne s’était passé entre eux la dernière fois qu’ils s’étaient retrouvés tout seul, dans cette maison.
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Message#Sujet: Re: Les choses changent (Maria)   Sam 5 Mar - 18:39


Les choses changent
M

aria ne fit aucun commentaire quant à la première remarque que lui fit Gaspard. Un sourire éloquent vaut parfois mieux que quoi que ce soit d'autre, surtout dans le cas précis. Le fait est que, elle aussi, se demandait ce que l'on pouvait bien trouver à Obéron Gabet. En l'attirant dans ses filets, elle avait pensé avoir mis le grappin sur un homme avec plus de trempe, de poigne, avec toutes ces qualités qu'elle trouvait dans le père et non le fils. En définitive, la seule qualité que la serveuse trouvait à l'homme qui tardait à la demander en mariage, c'était qu'il était aisément manipulable. Elle ne pouvait lui reprocher de ne pas avoir joué son rôle dans la mise en place des chasseurs. Seulement, à présent l'ordre créé, il lui semblait d'une inutilité manifeste et presque pesante... Elle avait voulu d'un homme malléable, certes, mais elle l'aurait voulu moins lymphatique. Enfin ! Ce n'était jamais là que des réflexions qu'elle avait la formelle obligation de garder pour elle et à ne pas partager, alors oui, un silence éloquent faisait très bien l'affaire. Il ajouta ensuite qu'il était venu "comme ça". Comme ça. Chez ce père qu'il honnissait pourtant la plus grande partie du temps.

-Comme ça, c'est tout ?
demanda-t-elle sans le lâcher des yeux, quand bien même elle savait que l'insistance de son regard pouvait le mettre mal à l'aise, ou justement parce qu'elle savait que l'insistance de son regard pouvait le mettre mal à l'aise. J'admets que j'espérais plutôt que tu sois venu ici en songeant que je m'y trouverais. ajouta-t-elle, très posément, et sans la moindre gêne quant aux sous-entendus manifestes contenus dans son propos. Elle garda ses yeux ancrés dans les siens un moment encore. Puis elle détourna le regard, prit un air légèrement gêné, se mordilla la lèvre inférieur, et se retourna pour faire dos à Gaspard. Le tout était bien sûr parfaitement théâtralisé, parfaitement millimétré. Désolée, c'était déplacé... Je ferais mieux de suivre ton exemple, de faire comme si rien ne s'était passé.

Mais évidemment, ce n'était pas le cas. Sans quoi, elle n'aurait pas évoqué si promptement ce quelque chose après à peine une minute de conversation. Bien sûr, qu'elle ne voulait pas prétendre que rien ne s'était passé. Et quand bien même elle devinait à quels dilemmes moraux Gaspard était confronté (dilemmes qu'elle prétendrait comprendre et partagés), elle considérait que, s'il les avait mis de côté une fois (délicieuse au demeurant), il le ferait bien une deuxième, puis une troisième... jusqu'à oublier la notion même de scrupule. C'était en tous cas ce qu'elle souhaitait obtenir de lui, et se pensait en droit d'obtenir de lui d'ailleurs. Elle s'était montré bien assez patiente pour goûter une première fois à ce fruit défendu, elle ne comptait pas attendre à nouveau si longtemps pour croquer de nouveau dans la pomme de discorde.



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