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 Il faut que tu me crois

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Message#Sujet: Il faut que tu me crois    Sam 19 Déc - 2:57




« Il faut que tu me crois... »

Il y avait une étrange pression sur mon être depuis cette mésaventure dans la forêt avec le Chevalier Gaspard et un groupe d'éclaireurs. J'avais l'impression que l'on me cherchait ou bien que j'étais observé, mais je n'en étais pas certain. Vous me direz essaie de ne pas trop t'en faire. Croyez-moi, j'ai essayé, mais cette façon qu'il avait de me regarder me rendait mal à l'aise. C'était comme s'il avait découvert quelque chose à mon sujet. Ma magie ? Elle était le seul « secret » que je gardais, même si la famille royale et les Chevaliers, mis à part Gaspard, le savaient déjà.

Le soleil se couchait alors que je me rendais aux cuisines du château pour aller chercher le dîner de mon roi. Ma propre respiration, mes bottes brunes claquant le sol et les battements rapides de mon coeur étaient les seules choses que j'entendais. Tenant dans mes mains le plateau du dîner d'Arthur, je marchais dans les couloirs infinis menant à ses appartements, saluant quelques serviteurs ainsi que nobles passant par là d'un faible sourire. Durant la journée, j'étais allé chercher des herbes pour Gaïus dans la forêt entourant le château. Ses stocks avaient atteint le fond. Il en avait besoin pour soigner les malades. J'aimais lui rendre service après tout l'aide qu'il m'avait offert depuis mon arrivé à Camelot. Je connaissais cette forêt comme la paume de ma main, mais depuis ce qu'il s'était passé avec Gaspard, elle me faisait froid dans le dos et me donnait la nausée. J'avais peur que quelque chose ou quelqu'un sorte de l'ombre. Ce n'était pas comme si je ne savais pas me défendre. Ma magie était assez puissante et je savais manier une épée ainsi qu'une arbalète. Pas autant que les Chevaliers, mais au moins je savais.

Cette mésaventure et Sire Gaspard représentaient peut-être une menace pour le royaume. Disons que l'homme ne m'inspirait pas confiance. Il fallait que mon roi le sache. J'ai toujours cru qu'il valait mieux prévenir que guérir. Il fallait avoir des preuves avant de porter une accusation contre un Chevalier. J'aurais l'air idiot sans elle, je le savais. Cependant, c'était également mes angoisses et mes craintes que j'exprimais. Je ne pouvais pas les garder pour moi. Arthur était mon ami en plus d'être mon roi. Il avait le droit de savoir ce qu'il se passait me concernant s'il avait remarqué que je me comportais de manière quelque peu étrange ces derniers temps. Est-ce qu'Arthur m'écoutera ? Sûrement. Est-ce qu'il me croira ? Peut-être pas, mais au moins je lui en aurais fais part.

C'est Merlin. Votre dîner est servi.

Arrivé devant la grande porte en bois des appartements royaux, je cognai et attendis patiemment que la personne de l'autre côté m'autorise à entrer. Tout plein de questions se bousculaient dans mon esprit. Je ne pouvais quand même pas dire ce genre de chose à propos d'un Chevalier ! Je n'étais qu'un serviteur sans droit. Mais ces angoisses... Non, il fallait qu'Arthur le sache.


Dernière édition par Merlin le Mar 15 Mar - 21:00, édité 2 fois
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Message#Sujet: Re: Il faut que tu me crois    Sam 9 Jan - 22:23

Depuis quelques temps déjà Merlin semblait ailleurs. Bon il était vrais que Merlin avait toujours l'air d'être dans les nuages mais ces derniers temps plus que d'habitude. Quelque chose d’inhabituel travaillait le jeune magicien. Il était temps que je mette les choses au clair à ce sujet d'ailleurs. Ou peut-être pas. Si Merlin avait croisé le regard d'une jolie servante dans le château et que cela le rendait ainsi, alors il n'y avait rien de grave. Inutile de s'inquiéter d'une chose qui n'a pas lieu d'être. Toutefois si l’événement en question était d'une nature bien plus grave, il en valait pour mon serviteur mais surtout de mon ami le plus proche de m'en faire part.  

Assis confortablement sur ma chaise à fouiller dans les archives que mon père avait fait sceller j'avais l'impression de trahir sa mémoire. De son vivant Uther ne m'aurait jamais donner son approbation pour un tel acte. Pourtant cette fois ci, l'avenir du royaume en dépendait. Il fallait donc bien faire quelques sacrifices. Les ombres que projetaient les derniers rayons du soleil dans mes appartements annonçait l'heure proche du repas. Poussant un léger soupir, je repoussais doucement l'ouvrage à la reliure amochés par les ages et m'installait confortablement au fin fond de ma chaise. Les mains derrières la tête, mon regard bleu scrutant la porte. J'essayais d'être attentif au moindre bruit de pas. Merlin devait sans doute être dans les couloirs maintenant. Il fallait dire que, je l'attendais. Nous avions besoin d'une discussions. Une discussion qui sans doute le soulagerait par la suite. Merlin avait toujours été la pour moi par le passé et m'avait sauver la vie plusieurs fois d'ailleurs. A présent c'était lui qui avait besoin de mon soutiens. Les rôles s'inversaient-il ? Peut-importe ….  

«  - Ah Merlin te voilà ! Entre donc ….  » Lançais-je tandis qu'il arrivait avec le plateau repas qui me semblait bien délicieux. Alors qu'il entrait et déposait le plateau sur la table en chêne, je l'observais légèrement, scrutant son visage comme s'il essayait de cacher quelque chose qu'il ne souhaitait en aucun cas vouloir que l'on découvre. Mais avec moi ce petit jeu ne marchait pas aussi facilement qu'il l'aurait souhaiter :  
«  - Est-tu certain que tout vas bien ses derniers temps ? » Demandais-je en me levant pour me servir une coupe de vin. « - Quelque chose à l'air de te travailler ? » Je contournais la table lentement comme pour laisser mes paroles agir sur la conscience de mon ami. Je ne souhaitais en aucun cas ne rien pouvoir faire pour lui venir en aide. Il en avait fait temps pour moi par le passé. Il était donc normal qu'a présent je lui rende la pareil. Il fallait juste que Merlin accepte de me faire confiance est me dise ce qui le travaillait en ce moment.  
J'étais prêt à l'écouter est à faire le nécessaire pour mon ami.
 
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Message#Sujet: Re: Il faut que tu me crois    Lun 11 Jan - 1:40




« Il faut que tu me crois... »

Je n'eus pas à attendre bien longtemps que la voix d'Arthur se fit entendre de l'autre côté de la porte. Suite à son autorisation, je la poussai et plaçai le plateau sur la table qui trônait le centre de la pièce pour qu'Arthur puisse manger. Sentant son regard sur moi, je m'éloignai de la table et préparai son lit ainsi que ses vêtements pour qu'il puisse aller dormir ensuite. La voix du roi me tira de mes pensées, et je relevai la tête rapidement. La question que je redoutais. Arthur voulait savoir ce qui me travaillait ces derniers temps.

Par quoi devrais-je commencer ? Un silence s'installa entre nous deux alors que j'essayais de penser à ce que je devrais lui répondre. Je ne pouvais quand même pas lui dire que le Chevalier Gaspard ne m'inspirait pas confiance. J'aurai l'air faible, et ce serait le meilleur moment pour Arthur de se moquer de moi. Je savais qu'il ne le faisait pas méchamment, mais je n'avais aucune envie que l'on se moque de moi aujourd'hui. Prenant une inspiration, je me retournai vers Arthur pour rencontrer son regard rivé sur moi attendant une réponse.

Je…

Mes mots se coupèrent. Je savais que je pouvais faire confiance à Arthur. Il était mon ami après tout, mais je ne voulais pas dire quelque chose et qu'ensuite après avoir vérifié les dires ils s'avèrent être faux. En même temps, ce qu'il s'est produit dans la forêt était important. Le royaume pouvait être en danger. En plus d'être mon ami, Arthur était le roi et devait s'assurer que Camelot se porte bien. Non, il fallait qu'il soit au courant.

Vous vous souvenez de la journée où vous avez décidé d'envoyer des éclaireurs pour vérifier l'existence d'un cartier général de chasseurs dans la forêt ? Cette journée-là, les Chevaliers et moi avions été attaqués.

Je devais commencer par lui remémorer la journée qui m'avait troublé pour qu'il comprendre ce dont je voulais parler. Je fis ensuite une pause pour qu'il puisse assimiler ce que je venais de lui dire. Essayant de trouver les bons mots, je rempli la coupe de vin d'Arthur lorsqu'il me fit signe d'en remettre puis pris une inspiration pour continuer mon récit.

Tout c'est déroulé trop rapidement... Léon avait décidé de se reposer avant de se remettre en route. Alors que Sire Gaspard et moi sécurisions les lieux, une ombre est apparue puis s'est volatilisée. Vous et moi savons tous les deux comment je suis dans les bois sombres. Je ris doucement, comme pour détendre l'atmosphère. Puis notre feu s'est éteint et une ombre a projeté les Chevaliers en arrière. Avec l'aide de ma magie, je les ai déposé au sol pour ne pas qu'ils se blessent. Je souris, cela faisait tout drôle de parler de ma magie ouvertement avec Arthur, mais je savais qu'il ne me voyait pas comme quelqu'un qui voulait du mal à qui que ce soit. Puis l'ombre nous a attaqué une seconde fois. Elle s'est ruée sur les hommes, et je me suis placé entre eux pour créer un bouclier protecteur...

Je fis une autre courte pause. Cela faisait beaucoup d'information à la fois, je le savais. Je repris mon souffle et ainsi continuai ce que j'avais à lui dire.

Après cette attaque, un homme bien vivant est sorti de derrière les arbres. Sire Gaspard ne le connaissait pas et moi non plus. Le Chevalier l'a tué et l'ombre disparue. Nous avons donc assumé qu'il était peut-être à l'origine de l'attaque de la part de cette ombre. Par contre, le corps de l'homme disparu. Je suis venu à émettre l'hypothèse que quelque chose ou quelqu'un d'autre était à l'origine de l'attaque. Je secouai la tête, ne comprenant toujours pas comment le corps d'un homme mort puisse disparaître. Un homme mort disparaître ? Cela n'a aucun sens ! Comme pour confirmer mes dire, un vent s'est levé et a fait tomber une branche. La bourrasque de vent n'avait rien de naturel. Puis, j'ai vu une autre ombre immobile au loin, mais elle avait disparue, comme si je ne l'avais jamais vu.

Inspirant doucement, je relevai la tête pour voir l'expression d'Arthur et essayai de comprendre ce qu'il pouvait ressentir.

J'ai peur pour le royaume, Arthur. J'ignore ce qu'il s'est passé dans la forêt, mais ce n'était en aucun cas pacifique. La « chose » nous voulait du mal. J'ignore ce que s'était, mais cela ne présage rien de bon.

Je laissai traîner mes mots, mais le ton que j'avais emprunté laissa sous-entendre qu'il y avait quelque chose d'autre qui me préoccupait. Et avec raison. J'ignorais si je devais le dire à Arthur à propos de l'impression que j'avais à propos de Sire Gaspard. Il n'y avait aucune preuve, que des craintes. Je n'étais qu'un serviteur sans droit. Ma parole ne valait rien contre celle d'un Chevalier.
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