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 La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)

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Message#Sujet: La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)   Jeu 21 Mai - 15:34

Azilis & Gaspard
La première opinion n'est pas forcément la bonne.
Gaspard passait tout son temps à Camelot. Il rentrait de temps à autre sur ses terres pour aller voir sa sœur et son père, ainsi que Maria qui était généralement présente, mais il ne s’attardait jamais. Les chevaliers étaient réquisitionnés le plus possible pour la sécurité du château. Après la mort de l’enfant de Guenièvre qui avait suivi l’attaque de l’anniversaire du roi, précédent cette mystérieuse nuit où ils avaient été attaqués par des ombres, la sécurité était à son maximum. Cela ne dérangeait pas plus que cela l’homme, il aimait son travail et ça lui permettait de se changer les idées. Les chasseurs n’avaient pas agi depuis un moment, mais Gaspard sentait bien que son père commençait à perdre patience. Il n’allait pas tenir longtemps avant d’ordonner à ses hommes de l’ombre de passer à l’action. En attendant, Gaspard se contentait de faire son travail comme il le fallait en évitant de trop penser au futur, à ce que son père pouvait bien ordonner. Tuer le roi par exemple, qu’il ne portait clairement pas dans son cœur. Ce que Gaspard n’avait vraiment pas envie de l’entendre demander.

Ce jour-là, la reine Guenièvre devait recevoir différentes personnes dans la salle du trône. Elle se remettait de la mort de son enfant et recommençait à soutenir son époux dans les tâches de royauté, pendant qu’il était absent. Le roi avait dû s’absenter pendant un petit temps pour une affaire urgente. Une partie des chevaliers était partie avec lui, une autre était resté au château. Gaspard aurait aimé l’accompagner, mais la sécurité du château et de la reine était tout aussi importante. Il se trouvait donc dans la salle du trône, sur le côté, avec quatre autres chevaliers. Pendant un temps, il allait rester dans cette pièce en compagnie de la reine, puis il irait faire une ronde. Les journées se ressemblaient toutes, mais c’était comme cela. Gaspard avait vraiment à cœur son devoir, même si par moment, il devait bien avouer qu’il s’ennuyait ferme.

La reine Guenièvre devait donc recevoir de la visite toute l’après-midi. Elle venait de terminer de discuter avec des paysans du sud du royaume qui se plaignait de vol de récolte. Gaspard écoutait à chaque fois les doléances, plus par curiosité qu’autre chose. Mais cela pouvait s’avérer utile de temps à autre et de toute façon, il n’avait rien de mieux à faire. Les paysans quittèrent la pièce et pendant quelques minutes, il n’eut personne d’autre. Jusqu’à ce que la porte s’ouvrit de nouveau. Au premier abord, le jeune homme ne prêta pas attention à la personne qui entrait. Il était plus perdu dans ses pensées, avant de finalement lever son regard sur la jeune femme. Une jeune femme qu’il connaissait, qu’il avait l’occasion de croiser, mais vraiment pas de la même manière. Gaspard ne put s’empêcher d’ouvrir grand les yeux en découvrant Azilis, en tenue clairement différente de ce qu’elle portait quand ils s’étaient rencontrés dans la forêt. Cette femme n’était vraiment pas la paysanne qu’il imaginait visiblement.
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Message#Sujet: Re: La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)   Jeu 4 Juin - 20:31



Azilis Ravenlime & Gaspard Gabet

La première opinion n'est pas forcément la bonne.

Je dois le reconnaître, tomber sur le roi alors qu'il buvait un verre de vin incognito dans la taverne du coin, c'était un sacré coup de chance. Grâce à lui et à Gaïus son médecin au château, mon bras est parfaitement guérit. Je suis bien heureuse d'avoir réussi à arriver jusque là en un seul morceau, mais plus encore maintenant que je sais ma présence acceptée chaleureusement à Camelot. Suite à notre entrevue privée ayant pour but de sceller notre alliance, il m'a proposé de faire une requête officielle devant la cour, histoire de rendre leur amitié politique publique. Comment refuser une telle offre ? Cependant, le roi Arthur a été appelé au loin par des affaires urgentes et c'est sa femme qui me recevra aujourd'hui. Je ne l'ai pas encore rencontrée mais j'ai eu vent de sa mésaventure. Je compatis pour sa perte, sans vraiment comprendre ce que cela doit représenter. Je n'ai jamais eu l'instinct maternel. Peut-être est-ce une chose qui ne vient que lorsque l'amour nous frappe ? Dans ce cas, me voilà hors de danger. Des hommes, il y en a eu plusieurs, mais aucun qui n'ai eu l'autorisation de me courtiser. Parfois je me demande si c'est normal. Suis-je capable d'aimer autrement que de façon amicale ou familiale ? J'ose espérer que rien ne cloche dans ma tête, que les choses se feront naturellement avec le temps.

D'un pas décidé et léger, j'avance dans les couloirs qui séparent la chambre que l'on m'a prêtée de la grande salle du trône. Je suis légèrement en retard, mais c'est fait exprès. Je tiens à ce que tout le monde soit là pour se retourner lorsque je passerai la porte. L'alliance entre Orion et Camelot doit faire le plus de bruit possible, et pour cela, je suis prête à rafler toute l'attention de mon audience. Une servante que le roi m'a généreusement confiée le temps de mon séjour trottine derrière moi pour garder le rythme de mes grandes enjambées. Elle tient entre ses doigts délicats, la très longue traîne de ma robe. C'est un vêtement en tissus brillants, brodés de dentelles et de perles de nacre. Les manches évasées et la traîne donnent une allure noble à ma tenue. Pour cette audience avec la reine, je me suis coiffée d'une longue tresse ornée de perles assorties à celles de la robe, et sur le haut de mon crâne, un voile est retenu par un bandeau couleur de bronze qui rappelle l'aspect d'une étrange couronne. Je suis prête. Au moment même où j'arrive au tournant de l'entrée, un homme lisant sur un rouleau de parchemin la liste très restreinte des invités, cite mon nom et mon titre de noblesse.

« Sa majestée, Azilis Ravenlime, princesse d'Orion. » Dit-il avec sa voix qui porte loin.

Je déglutis et affiche un joli sourire alors que tous les visages se tournent vers moi. Je voulais qu'on me remarque, eh bien c'est chose faite. Pour l'heure, je n'ai pas encore remarqué le chevalier qui me dévisage, à droite de l'estrade. Mon regard est résolument fixé sur la reine dont j'admire la douceur du visage. Elle a quelque chose de tendre et de maternel dans son regard et je m'imagine déjà en faire une précieuse amie dans le futur. Une fois devant les quelques marches qui mènent aux trônes, je m'incline.

« Votre majesté, c'est une joie de vous rencontrer. » Je dis sur un ton aimable et détendu.

Puis, c'est là qu'enfin je tourne légèrement le visage et remarque la présence du chasseur auquel je dois la vie. C'est lui qui m'a sauvée du loup dans la forêt il y a peu de temps. Le souvenir de mon mensonge concernant mes origines me revient et je m’efforce à ne pas rougir. Ce n'est pas le moment de paraître troubler.

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Message#Sujet: Re: La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)   Sam 27 Juin - 18:48

Azilis & Gaspard
La première opinion n'est pas forcément la bonne.
Gaspard n’arrivait pas à réaliser complètement le fait qu’il avait sous les yeux, la paysanne qu’il avait sauvé quelques temps avant dans la forêt bordant la cité. Il lui avait sauvé la mise contre un loup, avant de la conduire jusqu’à Camelot. Cette dernière s’était bien gardée de se présenter comme elle était présentée maintenant. Azilis Ravenlime princesse d’Orion, et dire que le chevalier avait cru qu’elle n’était qu’une paysanne à deux sous. En même temps, rien dans son attitude n’avait pu le guider sur cette voix, lui faire penser qu’elle puisse appartenir à la haute société. Dans ses habits, mais aussi dans sa façon d’agir, il n’avait vu qu’une femme du peuple. Gaspard pensait avoir un meilleur sens de l’observation, il pensait être plus capable de cerner une personne quand il l’a voyait. Visiblement, la première impression qu’il avait eu de la jeune femme n’était vraiment pas la bonne. Le chevalier n’avait pas pu se tromper plus, clairement. Soit, il ne pouvait pas revenir en arrière de toute façon. Son regard surpris, ses yeux grands ouverts, ne quittaient cependant pas la jeune princesse qui s’approchait de la reine pour l’audience qu’elle avait avec elle. Gaspard l’avait déjà trouvé très jolie quand ils avaient passé un peu de temps ensemble dans la forêt, mais c’était encore plus vrai maintenant. Cela venait des habits sans doute, qui avaient clairement plus de prestige que ceux qu’elle portait dans la forêt. En même temps, il l’imaginait mal aller crapahuter entre les arbres avec une telle robe et une telle coiffure. La jeune femme prit la parole, annonçant à la reine Guenièvre qu’elle était en joie de la rencontrer. Si Gaspard avait eu le moindre doute au début concernant l’identité d’Azilis, il n’en avait plus aucun maintenant. Il reconnaissait facilement la voix de la jeune femme qu’il avait sauvée dans la forêt. Et quand son regard se tourna sur lui, il comprit qu’elle l’avait reconnu également. Gaspard ne bouge pas et se contente de partager le regard avec la jeune femme, lui montrant bien qu’il avait compris qui elle était. C’était une vilaine menteuse quand même.

« Je suis ravie de vous rencontrer également princesse. »

Gaspard détourna son attention vers la reine Guenièvre quand elle reprit la parole. Le jeune homme ne devait pas perdre de vue sa mission principale, celle de protéger la femme. Même si son père ne portait visiblement pas Arthur Pendragon dans son cœur, le chevalier n’avait quand même pas envie de le trahir entièrement. Il avait, de son côté, énormément d’affection pour son roi et par conséquence pour la reine qui se tenait sur le trône en cet instant même.

« J’espère que le voyage n’a pas été trop difficile pour venir jusqu’à Camelot. »

Gaspard ne put s’empêcher d’afficher un petit sourire aux paroles de la reine, détournant son regard pour qu’on ne le remarque pas trop. Il savait parfaitement que le voyage de la… princesse, ne s’était pas vraiment passé comme elle l’aurait voulu. Après tout, elle avait été blessée.
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Message#Sujet: Re: La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)   Dim 30 Aoû - 19:29



Azilis Ravenlime & Gaspard Gabet

La première opinion n'est pas forcément la bonne.

La voix de la reine est aussi douce que ce que j'imaginais en apercevant son visage. Je me sens immédiatement bien en sa présence, pour une raison que j'ignore. Il se dégage d'elle quelque chose de simple et de tendre qui met en confiance assez rapidement. Je m'incline de nouveau lorsqu'elle affirme que cette rencontre est un plaisir que nous partageons. Je souris, plutôt satisfaite de ce que j'ai accompli. Au départ, je craignais de ne pas parvenir jusqu'à Camelot et surtout de ne pas réussir à convaincre le couple royal que le royaume d'Orion n'avait plus rien à voir avec ce que Cenred en avait fait. La question de la reine concernant mon trajet je tire une minuscule grimace, presque invisible à l'oeil nu. J'aperçois d'ailleurs le chasseur que j'avais rencontré dans les bois qui tourne la tête un instant. Même si je ne suis pas capable de le voir, je devine sur son visage un quelconque sourire moqueur. Bien que sa réaction soit inappropriée, il a au moins la décence de cacher son méfait et de ne faire aucune remarque. Je réponds donc à Guenièvre avec toute l'honnêteté et le tact qu'une telle situation exige.

« Je ne vous cacherai pas que la traversée des bois a été quelque peu éprouvante, mais je ne désirais pas voyager avec une escorte, de peur de vous faire croire à de mauvaises intentions. » Dis-je avec la voix douce et lente d'une femme experte en politique. « Dorénavant, puisque nos deux pays sont amis, je prendrai soin de me déplacer plus prudemment. » J'affirme comme pour la rassurer.

Il est vrai qu'elle n'était pas là au moment des faits, mais je ne doute pas que son époux lui ai absolument tout raconté à mon sujet avant de partir. Surtout en sachant qu'elle aurait à gérer notre entrevue devant la cour. Une fois encore, d'ailleurs, je m'incline devant la reine.

« Et à ce sujet, permettez-moi, votre majesté, de vous remercier pour votre grande et chaleureuse hospitalité, ainsi que pour les soins qui m'ont été apportés gracieusement. »

Sur ces mots, je me tourne vers le chasseur qui se trouve toujours à son côté. Certes je n'ai pas une grande mémoire, mais même si notre entrevue fut brève et nuancée de tensions négatives, je n'oublie pas que sans lui je ne serais probablement pas là où je me tiens aujourd'hui. Je ressens donc le besoin de faire savoir à la reine à quel point son garde du corps est un précieux élément.

« TOUS les soins. » Je précise en souriant, laissant la reine comprendre qui mon regard désigne.

En réalité, il me tarde de laisser de côté les aspects protocolaires de mon voyage à Camelot pour faire plus ample connaissance avec cet homme. Il est vrai que je lui doit des excuses pour lui avoir ouvertement menti sur mon identité, dans la foret.

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Message#Sujet: Re: La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)   Sam 26 Sep - 11:39

Azilis & Gaspard
La première opinion n'est pas forcément la bonne.
Gaspard ne disait toujours aucun mot, parce qu’il n’avait aucune raison d’intervenir. Ce n’était qu’un chevalier qui se trouvait là pour s’assurer de la sécurité de la reine, comme bien souvent. Il y avait les gardes aussi dans le château, qui n’avaient pas le rang de chevalier, mais ce n’était pas la même chose. Depuis les derniers évènements, Arthur voulait que ses proches chevaliers soient à la sécurité de sa femme, ce que Gaspard comprenait parfaitement. Il était donc là simplement au cas où et ne s’attendait vraiment pas à se réaliser qu’il se trouvait dans une telle situation. Il n’avait pas deviné une seule seconde qu’il se trouvait en présence d’une princesse quand il avait sauvé la jeune femme dans la forêt, clairement il ne lui aurait pas parlé de cette manière sinon. Gaspard était vraiment du genre à respect les rangs sociaux. Dans le sens où il avait tendance à prendre de haut les domestiques et qu’il respectait énormément les souverains. En même temps, le jeune homme avait été élevé dans ce sens, par son père qui avait clairement cette vision des choses (entre autre, puisqu’il y avait en plus sa haine des êtres magiques).

Le chevalier écoutait donc la conversation entre la princesse et sa reine, avec un peu plus d’intérêt que si cela avait été une autre personne en conversation avec Guenièvre. Elles parlèrent du voyage de la jeune femme, qui assura que la prochaine fois allait aller se déplacer plus prudemment. Si Gaspard avait eu l’occasion de faire une remarque à ce sujet, il aurait sans nul doute rétorqué qu’en effet, elle faisait bien de se montrer plus prudente. Azilis remercia alors la reine de sa grande générosité et de son hospitalité, ainsi que les soins qui lui avait été apporté. A ce moment-là, les yeux de la jeune princesse se dirigèrent vers Gaspard. Ce dernier ne cacha en rien à la surprise qu’il ressentait au fait qu’elle parle de lui. Guenièvre tourna son regard étonnée vers Gaspard également, l’interrogeant du regard.

« Mon chemin à croisé celui de la princesse, votre Majesté. »
Dit-il à la reine pour lui expliquer un peu la situation, comprenant qu’il devait le faire puisqu’Azilis n’avait pas pris la peine de se montrer plus explicite que cela. « Je l’ai escorté jusqu’à Camelot. » Ajouta-t-il et Guenièvre sembla comprendre. « Oh je vois. » Dit-elle dans un sourire avant de se lever et de se tourner vers Azilis. « Je suis vraiment désolée Azilis, mais des affaires urgentes m’attendent. » Gaspard ne savait pas vraiment si la reine disait vrai, il n’avait pas entendu parler de ces affaires urgentes, même s’il n’était pas au courant de tout bien sûr. La femme reprit dans tous les cas « Je vous laisse aux bons soins de Gaspard. »

Et sur ces mots, elle s’éloigna vers la porte pour ces soit disant affaires urgentes. Gaspard ne savait pas vraiment quoi faire en cet instant précis et il n’aimait pas ça du tout.
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Message#Sujet: Re: La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)   Lun 14 Déc - 16:05



Azilis Ravenlime & Gaspard Gabet

La première opinion n'est pas forcément la bonne.

Je laisse à Gaspard l'occasion d'expliquer les raisons de mon regard insistant sur lui tandis que je profite grandement de son visage de profil. Il n'est pas si mal que cela finalement. Je me demande pourquoi je ne l'aimais pas au départ. Peut-être à cause de son attitude orgueilleuse, voire même belliqueuse. Il faut croire qu'il n'est pas du tout le même homme lorsqu'il est en présence de personnes nobles. Comme il me croyait paysanne, il n'avait pas de raison de me témoigner le moindre respect avant. Je ne sais pas si cette vérité me déplaît ou pas. Dans un sens, j'aime l'effet de surprise que j'ai créé en entrant dans cette pièce et j'ai adoré voir l'opinion de Gaspard changer brutalement envers moi. Cela dit...est-ce-que je peux apprécier un homme si peu respectueux du peuple ? Ce n'est pas ainsi que je vois le monde moi-même, n'étant pas née avec du sang noble dans les veines. Pendant des années, j'ai été un fille de ferme. C'est là que notre éducation doit différer. Mon regard balaye la pièce avec curiosité. Le mobilier semble solide et riche, taillé dans des arbres de grande qualité. Tout est doré et vermillon, des dragons tapissent les drapeaux et les tapisseries un peu partout, mais ce que je préfère en cet instant, c'est la douce lumière du soleil qui traverse les vitraux à droite. La pièce est baignée dans une délicate lueur blanche très apaisante.

Je sursaute au peu lorsque la reine s'adresse à moi et je m'empresse de lui accorder de nouveau toute mon attention. Un sourire s'étire sur mes lèvres lorsqu'elle s'excuse auprès de moi car elle a de plus urgentes affaires à régler. Que cela soit vrai ou faux, je trouve très respectueux de sa part de s'excuser de la sorte. je m'incline donc à nouveau.

« Bien sûr votre Majesté. Je ne vous retiens pas plus longtemps. » Dis-je sur un ton chaleureux.

La reine Guenièvre ajoute alors qu'elle me laisse aux bons soins du chevalier. Cette idée fait rosir mes joues mais je tente de ne pas apparaître intimidée par la situation. Du coin de l'oeil, je regarde la dame s'éloigner jusqu'à disparaître totalement derrière la grande porte de la salle du trône. Bien, et maintenant que dois-je faire ? Je me balance un peu d'un pied à l'autre, mal à l'aise. Je suis tirée de mes pensées par un servant qui me propose de prendre mon lourd manteau, pensant que la couleur de mes joues est liée à une température trop élevée. Ne pouvant pas le démentir, je le laisse découvrir ma robe et emporter ce qui au final me donnait effectivement trop chaud. Je me sens plus à l'aise ainsi. Suffisamment à l'aise pour reprendre du poil de la bête et croiser le regard de Gaspard. Lentement, je le rejoint, avec un sourire amusé dessiné sur mes lèvres.

« Je ne pensais pas trouver un chasseur dans la garde royale de Camelot... » Dis-je sur un ton cordial.

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Message#Sujet: Re: La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)   Jeu 28 Jan - 16:16

Azilis & Gaspard
La première opinion n'est pas forcément la bonne.
Gaspard se sentait mal à l'aise, maintenant que Guenièvre Pendragon venait de quitter la grande salle, accompagnée d'autre chevalier de la table ronde. Il ne restait que quelque serviteur, présent surtout pour être certain que la princesse présente n'ait besoin de rien. Honnêtement, le jeune homme devait bien avouer qu'il aurait préféré être seul, mais il ne pouvait pas tout avoir. Il ne savait pas comment se comporter en présence de celle qu'il avait pris pour une paysanne, mais qui était visiblement bien plus que cela. Gaspard savait bien qu'il avait une attitude différente quand il était en compagnie de "noble" personne (tout était relatif quand cela concernait la reine Guenièvre, qu'il avait connu tout d'abord comme la servante de la pupille), il ne se comportait donc pas vraiment de la même manière avec la jeune femme qu’il n’avait cru être qu’une femme de peuple. Il l’avait cru avant de découvrir que finalement, elle était loin d’être une femme qui vivait en bas de l’échelle sociale. Comme quoi, les premières impressions n’étaient pas forcément les bonnes. Gaspard en avait une grande preuve en tout cas, puisqu’il n’avait clairement pas bien jugé Azilis. Est-ce qu’il s’en voulait pour autant ? Non, pas vraiment. Gaspard n’était pas vraiment le genre de jeune homme à se remettre en cause, même s’il avait vraiment de bonnes raisons de le faire. Il ne pouvait pas grand-chose pour changer son caractère et sa façon d’être de toute façon, c’était son éducation qui voulait cela. L’éducation qu’il avait eue de la part de son père dur et qui faisait de lui le jeune homme qu’il était. Qui faisait de lui un chasseur.

Quand Azilis, la princesse, reprit la parole affirmant qu’elle ne s’était pas attendu à découvrir qu’un chasseur se trouvait dans la garde royale de Camelot, le jeune homme sentit un trouble le parcourir pendant une seconde. Il avait l’habitude et parvint à ne pas le montrer. Il eut un doute pendant une seconde, puisqu’il était un chasseur dans plusieurs termes. Celui que la jeune femme utilisait, puisqu’il était en pleine partie de chasse quand ils s’étaient croisés. Puis, celui qui le poussait à cacher son identité et à trahir son roi, pour son père (et en grande partie pour Maria). Ce n’était évidemment pas dans ce sens-là que la jeune femme entendait ce propos, il n’y avait aucune raison qu’elle soit au courant de sa « double vie ».

« Il faut bien se nourrir, Princesse. »

Gaspard ne trouvait pas cela incompatible en tout cas, les hommes devaient bien ramener de la viande (oui, les hommes, évidemment, il ne pouvait pas penser autrement), après tout le roi lui-même allait chasser régulièrement. Pour se détendre aussi, c’était quand même une bonne activité à ses yeux.

« Et je ne me contente pas d’être dans la garde royale. » Dit-il dans un fin sourire, qu’il n’adressait pas à tout le monde. « Je suis un chevalier de la table ronde. »

Et c’était quelque chose dont il était vraiment fier.
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Message#Sujet: Re: La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)   Sam 13 Fév - 15:16



Azilis Ravenlime & Gaspard Gabet

La première opinion n'est pas forcément la bonne.

Plus tôt dans la journée, il me tardait d'être dans la salle du trône pour rencontrer la reine et faire connaître mon royaume. Maintenant, je suis surtout heureuse d'être tombée sur l'homme qui m'avait sauvée dans les bois à mon arrivée. C'est curieux, je suppose, mais tout simplement naturel. Les souvenirs de notre rencontre remontent à la surface et je ne peux m'empêcher de sourire un peu en songeant à notre course à cheval que j'avais fièrement gagnée, les piques que nous nous étions jetées au visage mutuellement et la tension que j'avais ressentie entre nous. Une part de moi pense que ces accrochages étaient plus à mettre sur le compte de la fierté et d'une possible petite attirance que sur celui d'une haine pure et simple. Je dois bien l'avouer, son côté machiste et fier de lui m'agace beaucoup, mais sa force de caractère a aussi quelque chose d'assez grisant. Je hoche la tête lorsqu'il me répond qu'il faut bien se nourrir. Certes, j'en sais quelque chose, il m'arrive de chasser à Orion. Je me débrouille plutôt bien, d'ailleurs. Enfin comme je commence à comprendre la façon dont Gaspard réfléchit, je décide de ne pas m'étaler sur le sujet. Cependant, je ne parviens pas à cacher mon amusement face à son visage fier lorsqu'il insiste sur le fait qu'il est également un Chevalier de la Table Ronde. Je sais ce que ce titre signifie et je peux comprendre qu'il en soit heureux. C'est juste que...ses yeux qui s'illuminent ressemblent à ceux d'un enfant ayant réussi quelque chose pour la première fois. Du coup, je prends la décision difficile de ravaler mon envie de me moquer.

« Vraiment ? C'est très impressionnant, et de ce que j'ai pu observer, parfaitement justifié. » Dis-je sur un ton calme et articulé.

C'est bon de pouvoir enfin parler comme je le fais à la maison, sans devoir passer pour une fille de ferme. Certes, je l'ais été à un moment de ma vie, mais mon éducation a été différente par la suite et je suis mal à l'aise lorsque je parle comme une fermière à présent. Mon regard se perd de nouveau sur les vitraux à droite. La lumière du soleil descend lentement et le ciel devient rose et mauve. L'envie de sortir de cette salle me prend et je me mordille la lèvre en imaginant le coucher de soleil sur les remparts de Camelot. Ce doit être un autre spectacle que celui que nous avons chez moi. Ce château est si grand et si haut... Je me racle la gorge en reportant mon attention sur Gaspard.

« J'imagine que mon mensonge a dû vous faire un choc... Je suis navrée. Je ne pouvais pas prendre le risque de me présenter à un inconnu, surtout sans escorte. » Dis-je, non sans difficulté.

Je n'aime pas m'excuser. Diable, que je hais ce genre d'obligations. Je préférerais largement aller me promener dehors, même si ça devait être en sa compagnie.

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Message#Sujet: Re: La première opinion n'est pas forcément la bonne (Azilis)   

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