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 Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)

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Message#Sujet: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Mar 24 Mar - 14:03

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
En ce moment, Gaspard devait bien avouer qu’il appréciait le calme de sa vie. Les chasseurs n’étaient pas très actifs, parce qu’ils n’avaient pas vraiment moyen de faire grand-chose. La dernière action qu’ils avaient menée avait été un échec total. Même s’ils avaient réussi à tuer quelques sorciers, ils avaient pris trop de risque. Ce n’était pas de cette manière qu’ils devaient agir, du moins aux yeux du jeune homme. Cependant, ce n’était pas lui qui prenait les décisions, c’était son père. Du moins, c’était ce que le chevalier pensait, il ne se doutait pas qu’il y avait une autre décideuse dans l’ombre. Obéron prenait donc les décisions et Gaspard se contentait de suivre. Même quand il n’était pas d’accord avec son père, il n’avait pas réellement le choix. Malgré que Gaspard soit devenu un homme, qu’il soit un chevalier de la table ronde, il restait incapable de réellement s’opposer à son père. Il était son aîné après tout, l’homme qui lui avait donné la vie. Il avait été élevé dans le respect de la figure paternelle, et c’était entré assez durement dans son esprit depuis qu’il était petit. Le jeune homme était donc bien incapable de s’opposer à son père, même s’il en mourrait d’envie.

D’ailleurs, il avait quitté le château de Camelot et la citée, afin de rentrer chez lui. Cela n’était pas long de rejoindre les terres des Gabet, ils étaient vraiment à côté. Sur son cheval, le jeune homme croisa les paysans qui travaillaient pour sa noble famille dans les champs. Cela faisait quelques jours que Gaspard n’était pas rentré, parce qu’il avait été de service au château. La sécurité était bien plus grande depuis les différentes attaques contre le château. Le jeune homme devait donc passer bien plus de temps à assurer la sécurité du royaume et donc il en passait moins chez lui. En même temps, il devait bien avouer que cela ne le dérangeait pas tant que cela. Il fallait bien avouer qu’il avait un peu de mal avec son père en ce moment, il n’y avait que Giselle qu’il espérait voir. Quoi que là, le jeune homme devait s’entretenir avec son père de toute façon. Quand il arriva dans la grande demeure, il décida même d’aller de suite trouver son père, ainsi il serait débarrasser de l’entrevue qu’il devait avoir avec lui. Mais alors qu’il s’approchait du bureau de l’homme, la porte s’ouvrit. Le jeune homme s’attendait à voir son père entrer dans son champ de vision, mais ce n’était visiblement pas lui.


« Maria… quelle surprise. »

Il était vraiment surpris, alors que cela ne devrait pas l’étonner plus que ça de la voir dans la maison familiale. Gaspard ne voyait pas vraiment d’un très bonne œil la relation que son père semblait entretenir avec la femme, mais il n’était pas pour autant dérangeait pas sa présence. Il fallait bien avouer que la femme avait quand même le don d’adoucir l’homme qui lui servait de géniteur. S’ils venaient de passer un moment ensemble en plus, c’était sans doute l’occasion pour lui d’aller parler à Obéron.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Mar 24 Mar - 22:02


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
M

aria poussa un soupir d'aise alors qu'elle examinait la moindre pièce de cette demeure qu'elle comptait bientôt, très bientôt, faire sienne... Combien faudrait-il à ce vieil Obéron pour se saborder lui-même, après tout ? Elle gageait que ce ne serait sans doute pas bien long. Elle saurait bien faire preuve de patience, en attendant. Cette vertu, elle avait fini par l'apprendre, à force d'attendre le bon moment pour mettre fin aux jours de son ancien mari. Elle pouvait bien se consoler en se disant que le jeu en valait très largement la chandelle. La situation de celui qu'elle voulait pour époux avant que de devenir sa veuve dépassait de très loin celle de son ancien mari, il possédait bien plus de propriétés, de richesse, et le nom dont il l'affublerait lui garantirait une réputation et une dignité dont elle pourrait se servir au quotidien. Obéron l'avait laissé seul un moment, pour vaquer à ses propres affaires, lui donnant toute confiance et toute latitude pour faire ce qu'elle voulait. Et elle ne s'en privait pas. Cette demeure, elle y évoluait dors et déjà comme si elle était la sienne, n'ayant pas le moindre mal à s'y projeter, étant même impatiente de pouvoir légitimement s'y établir, qu'importe ce que pourraient en penser les enfants du brave Obéron. Elle évoluait de pièce en pièce, n'hésitait pas même à fouiller certains placards et tiroirs, comme pour mieux évaluer l'étendue des richesses sur lesquelles il lui serait possible d'avoir la main-mise le moment venu. Et ces richesses étaient bien prometteuses, en effet. Sa curiosité et son ambition la menèrent finalement jusqu'au bureau de son futur mari (si tout allait bien, ce qui n'était pas forcément gagné). Elle s'attarda sur quelques documents qui lui semblaient intéressants, n'éprouvant pas la moindre gêne ou le moindre scrupule à s'immiscer ainsi dans la vie et les affaires de l'ancien chevalier, et elle aurait continué plus longtemps d'ailleurs si elle n'avait pas entendu la porte d'entrée s'ouvrir. Avec l'aisance et l'innocence de celle qui a tout à fait sa place ici, elle ouvrit la porte afin de savoir de qui il était question. Un très léger sourire s'afficha sur ses lèvres en découvrant qu'il s'agissait de Gaspard, le fils d'Obéron, qui, au passage, était bien plus à son goût que son géniteur, bien qu'il se montre réticent à sa présence dans la vie de son père.

-Une bonne surprise, j'espère ?
demanda-t-elle sans se départir de son sourire, toujours avec cette aisance qui pouvait laisser penser qu'elle était la maîtresse des lieux. Si tu voulais voir ton père, tu l'as manqué de peu, il vient juste de partir. ajouta-t-elle avant de se diriger tranquillement en direction du salon. Je peux te proposer à boire, peut-être ? Ou une collation ? lui demanda-t-elle ensuite, par légère déformation professionnelle, peut-être, ou tout simplement parce qu'elle se pensait dors et déjà hôtesse de cette demeure, et qu'elle agissait par conséquent en conséquence. C'était sans doute un peu des deux, en définitive.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Jeu 16 Avr - 10:53

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Ce n’était un secret pour personne que le père Gabet avait de l’affection pour Maria Roncenoir. Certaines rumeurs commençaient déjà à courir sur une potentielle union. Gaspard n’avait pas spécialement envie d’y penser, de se dire que son père pouvait bien se marier avec cette femme. Non pas qu’il n’apprécie pas Maria, elle était de très bonne compagnie et cela ne dérangeait pas le chevalier de passer du temps en sa compagnie. Cependant, c’était l’idée même du mariage qui le gêné. Son père était bien trop vieux pour ce genre de chose. Et puis, il y avait quand même cette histoire de Chasseur. Même si Gaspard se donnait corps et âme à la cause de son père, le jeune homme savait parfaitement que l’idée ne venait pas de lui.

« Toujours une bonne surprise oui. »

Répondit le jeune homme aux paroles de la serveuse, lui adressant un sourire en réponse au sien. Cette femme avait toujours énormément d’aisance, il était facile de l’apprécier. C’était le cas de Gaspard en tout cas, qui finalement se laissait sans doute surtout prendre dans ses charmes. Finalement, quand on la voyait dans la maison des Gabet, on pouvait facilement croire qu’elle y avait sa place déjà, qu’elle était tout à fait maîtresse des lieux. D’ailleurs, ce fut en la suivant vers le salon que Gaspard apprit que son père n’était pas là. Il pensait le trouver chez eux, surtout si Maria si trouvait. Mais il semblait que son géniteur avait décidé de la laisser seule.

« Et mon père vous abandonne pour des affaires ? Il devrait avoir honte. »

Il ne disait pas ces mots à l’air, il les pensait vraiment. Quand on avait la chance d’avoir une personne telle que Maria chez soi, on ne partait pas pour régler quelques affaires. Surtout que Gaspard ne voyait pas bien ce que son père pouvait avoir à faire en dehors de la demeure familiale. L’homme était vieux, c’était un ancien chevalier. Même s’il avait encore énormément d’ami, il pouvait très bien se permettre de retarder quelques affaires pour passer du temps en compagnie de la serveuse. Enfin, Gaspard ne comprendrait jamais son père de toute façon. Et finalement, ça ne le dérangeait pas vraiment que l’homme ne soit pas là, ça retardait un moment où il allait devoir lui parler. Chaque entrevue avec l’homme le dérangeait de toute façon, en ce moment ils ne parvenaient pas à se parler sans hausser le ton. Ils arrivèrent donc au salon et sans que cela ne dérange vraiment Gaspard, il laissa Maria lui servir quelque chose à boire. Comme si elle avait réellement sa place ici, qu’elle avait des raisons de se montrer hospitalière avec le chevalier. Normalement, c’était lui qui recevait la femme dans sa demeure. Enfin, toute la situation était compliquée de toute façon.

« Sais-tu quand il va rentrer ? Je dois lui parler et il faudra que je retourne au château. »

Gaspard méritait bien quelques jours de repos, mais le jeune homme ne savait vraiment pas s’il allait les prendre. Finalement, il se sentait quand même bien mieux à servir la sécurité de Camelot que de vivre dans les parages de son géniteur.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Sam 18 Avr - 16:43


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
C

omment ce vieillard insipide qu'était Obéron pouvait être le père de l'homme si charmant qu'était son fils ? C'était là un mystère que Maria n'était toujours pas parvenue éclaircir. S'il lui avait été possible de jeter son dévolu sur le père plutôt que sur le fils, la tâche lui aurait sans doute paru moins révulsante. Quoique Maria savait déjà y trouver un grand nombre d'avantages dont elle ne se privait absolument pas de profiter, comme maintenant, alors qu'elle se servait allègrement dans les réserves d'Obéron afin de leur offrir de quoi boire et de quoi manger. Pendant ce temps, les flatteries de Gaspard ne manquaient pas d'atteindre les oreilles de Maria, et de lui décocher quelques sourires. Elle appréciait toujours les compliments, mais quand ils venaient par ailleurs du jeune homme, elle y était moins insensible encore... Après tout, pour le peu d'estime qu'il semblait parfois avoir pour son père, Maria se disait qu'elle devrait, à certains moments, se fermer le moins de portes possibles. Question de principe. À propos de ce brave Obéron, d'ailleurs... Voilà qu'il revenait sur le tapis. Logique, en même temps. Ils étaient ici chez lui, après tout, mais quand bien même Maria se serait assez aisément privée de parler que de lui alors que la présence de Gaspard l'invitait à imaginer des discussions d'un tout autre ordre... ou pas de conversation du tout, d'ailleurs. Enfin, qu'importe. Quand reviendrait-il ? Elle ne savait pas exactement. Mais elle savait en revanche qu'elle aurait suffisamment de temps pour apprécier la présence du fils sans devoir hypocritement se coltiner celle du père, qui revêtait bien, bien moins d'intérêt à ses yeux.

-Il doit en avoir pour quelques heures.
Quelque part, c'était un regret qu'elle ne puisse se montrer plus précise. Il ne lui était pas possible, par conséquent, d'en apprendre davantage à son interlocuteur, et de lui donner un bon prétexte pour attendre son paternel plutôt que de retourner immédiatement au château, où il devrait apparemment rapidement retourner. Qu'as-tu à lui dire ? Je pourrais peut-être lui transmettre un message.

Bien sûr, cette dernière phrase n'avait été prononcée que pour justifier la précédente et lui donner l'opportunité de passer pour moins curieuse qu'elle ne l'était. Le fait est qu'elle l'était bel et bien, et pour une raison simple : elle considérait dorénavant que les affaires d'Obéron étaient désormais et par essence également la sienne. Bien sûr, suggérer de prendre ainsi message, c'était prendre le risque de le voir repartir plus rapidement encore. Mais il n'oserait tout de même pas lui faire faux-bond.

-Aurais-tu le temps de l'attendre ne serait-ce qu'un peu, il aura peut-être de l'avance, qui sait.
Elle esquissa un sourire. Tu n'oserais pas me laisser de suite, à peine arrivé, tout de même ?

Elle n'avait pas l'intention, pour sa part, de le laisser filer si rapidement. Il serait tout à fait rude et malapris de prendre congé d'elle maintenant, après ce qu'elle venait de dire, n'est-ce pas ? Elle y comptait, en tous cas, et c'était en toute confiance qu'elle porta son verre à ses lèvres et le sirota tranquillement.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Jeu 14 Mai - 23:49

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Cela arrivait très souvent à Gaspard de se demander ce que Maria Roncenoir pouvait bien trouver à son père. La femme avait tellement plus de classe que son géniteur, mais on ne pouvait pas vraiment dire que le chevalier était particulièrement objectif concernant son père. A force cependant, le jeune homme s’était fait à l’idée que la femme et l’ancien chevalier se fréquentaient, même s’il ne savait pas comment il réagirait s’il apprenait un jour un éventuel mariage. Pour l’heure, il se contentait simplement de croiser la femme dans la demeure des Gabet, comme si elle était chez elle. C’était d’ailleurs elle qui leur servit quelque chose à boire, comme si elle était la maitresse de maison. Elle avait clairement ses marques dans la maison d’Obéron, comme dans sa vie d’ailleurs. Ce n’était pas pour rien, que Gaspard lui demanda où se trouvait son père, se doutant qu’elle devait en savoir plus que lui sur le sujet. La femme lui indiqua alors qu’il allait sans doute être absent pendant plusieurs heures, ce qui n’arrangeait pas vraiment les affaires du chevalier. Quoi qu’en même temps, s’il pouvait retarder un peu l’échéance d’une conversation avec son géniteur, ce n’était que mieux. Maria eut la gentillesse de proposer de passer un message de sa part. Gaspard aurait sans doute sauté sur l’occasion afin d’éviter de discuter avec son père, sauf que cela concernait les chasseurs et par conséquence, il ne pouvait pas confier les choses à la femme. Non pas qu’il ne puisse pas avoir confiance en elle, mais c’était son père qui prenait les décisions. Du moins, c’était ce qu’il pensait. Même s’il savait que la femme avait plus ou moins soufflé l’idée de ce combat à Obéron, il n’imaginait pas que quelqu’un d’autre puisse tirer les ficelles.

« C’est très gentille de ta part, mais je préfère lui parler directement. »

Même si cela lui demandait quand même un effort d’avoir une entrevue en tête à tête avec Obéron. Il entendait déjà les reproches que son père allait lui faire concernant le fait qu’il n’était pas encore marié et qu’il n’agissait pas assez, à son goût, pour la cause des chasseurs. Il était ennuyé d’avance. Mais par chance, le jeune homme avait quand même encore un peu de temps avant de voir son père. Et en attendant, il passait donc un peu de temps en compagnie de Maria.

« Je n’oserais pas non, je ne suis pas comme Obéron. » Répondit-il dans un sourire. Il ne comprenait vraiment pas comment son père avait pu laisser la femme seule chez lui. Et en même temps, le chevalier venait de terminer plusieurs jours de garde d’affilé au château et il était plus que fatigué. Même s’il songeait à retourner rapidement à Camelot, il avait bien l’intention de se reposer un peu. Et s’il pouvait le faire en bonne compagnie en plus, c’était bien mieux. « Tu ne t’ennuis pas trop ici ? »

Toute seule, puisque c’était bien ce qui était en train de se passer. Quoi que Giselle devait être dans le coin, même si Gaspard ne l’avait pas croisé en arrivant.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Mar 19 Mai - 14:12


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
M

aria devait bien reconnaître éprouver une certaine frustration à l'idée de ne pas être mise dans la confidence de ce dont Gaspard voulait deviser avec son père. Ce pouvait être très personnel, en effet, mais la serveuse avait pour habitude d'avoir des yeux et des oreilles partout, et elle n'appréciait donc que moyennement ces instants où elle savait qu'une chose se tramait sans être pour autant informée de quoi. Que ne pouvait-elle pas entendre, après tout ? Leurs histoires de famille, Maria les connaissait toutes, et d'ailleurs, elle était convaincue que le contenu de la conversation future entre le père et le fils lui serait confessée plus tard, sur l'oreiller (par quoi il fallait daigner en passer pour obtenir gain de cause) et s'il était question des chasseurs, elle avait plus qu'intérêt à être informée. Quoi que l'on puisse en croire, quoi que, même, celui qu'elle considérait déjà comme son futur époux sans que cela ait été complètement établi puisse en croire également, c'était elle qui tirait les ficelles, dans l'affaire, et pour être une marionnettiste digne de ce nom, elle ne pouvait se permettre de passer à côté de quoi que ce soit. Enfin ! Pour l'heure, elle allait donc se contenter de ne rien savoir, elle trouverait tout de même l'occasion de découvrir de quoi il retournait... Il n'était seulement pas de bon ton d'insister pour l'heure, et elle en avait parfaitement conscience. Il y avait bien d'autres sujets de conversation qu'ils pouvaient aborder l'un et l'autre. Et puisque Gaspard, pour son plus grand plaisir, acceptait de demeurer en sa compagnie.

Maria afficha un sourire, d'ailleurs, à la réflexion du jeune homme, qui affirmait qu'il ne commettrait pas à son égard l'affront de la laisser seule, ainsi que l'avait fait Obéron, qui traitait affaire ailleurs. Le jeune homme était définitivement, charmant. Qu'elle dommage qu'il lui ait été plus avantageux de séduire le père plutôt que de s'attaquer au fils ! Quoique l'un n'empêchait jamais l'autre, après tout... Sans compter que, si Obéron devait tenir la force de son âge jusqu'à leurs noces, ce qui pourrait advenir de lui par après avait bien moins d'importance. Elle avait déjà un mari assassiné à son actif, après tout... La conversation allait bon train, en attendant, et s'accompagna d'une question, pour laquelle Maria fit mine de réfléchir quelques secondes avant que d'y répondre. S'ennuyait-elle, ici ? Cela dépendait des moments, le plaisir de s'imaginer posséder ce qu'elle n'avait pas encore savait combler à merveille l'ennui, qui ne restait pas d'être guéri par la douce et agaçante Giselle, incarnation à elle seule d tout ce que Maria n'était pas, pour des raisons flagrantes selon elle, et qui de toute manière, fuyait sa présence.

-Une femme comme moi ne sait jamais s'ennuyer, c'est à en espérer l'inverse par instants.
répliqua-t-elle finalement dans un sourire. Dis-moi, comment se porte Camelot ces temps-derniers ?

Les meilleures personnes pour répondre à une question de la sorte étaient bien celles ici présentes, la serveuses guettant chaque conversation de taverne et le chevalier de la table ronde.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Mer 10 Juin - 14:18

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Gaspard se doutait bien que son père parlait d'énormément de chose à la belle Maria (oui, ce n'était pas parce qu'elle avait un certain âge qu'il ne pouvait pas la trouver belle). Il avait parfaitement conscience que les deux amants se parlaient énormément, comme le chevalier avait conscience que les idées de son père ne venaient pas toujours de lui. L'homme aurait donc très bien pu parler de ce qu'il avait à dire à son père à Maria, cependant il préférait quand même s'adresser à lui directement. Même si cela lui valait une conversation avec son paternel, qu'il n'allait sans doute pas apprécier. Enfin, la vie était ainsi fête. Le jeune homme préféra largement lancer la conversation sur autre chose, surtout qu'il venait de promettre à la femme de rester en sa compagnie. Gaspard ne comprenait vraiment pas l'attitude de son père. Parfois, il semblait incapable de se détacher de la serveuse et d'autre fois, il la laissait seul chez eux. S'ils étaient mariés encore... ce qui n'allait en fait sans doute pas tarder. Le jeune homme ne savait pas vraiment ce qu'il devait penser de tout cela. En temps normal, le chevalier aurait sans doute apprécié que son père tourne enfin la page de la mort de sa femme, mais les temps n'était pas normal. Il ne tournait pas vraiment la page maintenant, puisqu'il s'était lancé dans une guerre contre les êtres magiques. Bien sûr, Gaspard n'appréciait pas ces magiciens, mais il avait envie de penser un peu à autre chose. Cela lui pesait tellement sur les épaules.

Gaspard afficha un sourire à la réponse de Maria à sa question, elle ne savait pas s'ennuyer. Cela ne l'étonnait pas plus en effet, il se doutait que la femme avait énormément de ressource. Il se demandait bien ce qu'elle trouvait à son père vraiment, ils ne se ressemblaient tellement pas. Bon bien sûr, il y avait la richesse des Gabet. Mais quand même, Gaspard n'était sans doute pas très objectif, mais il trouvait qu'elle méritait bien mieux qu'Obéron Gabet. Il ne répondit rien cependant, se contentant de ce sourire avant que la femme ne lui demande des nouvelles de Camelot.

"Pas très bien..." Commença-t-il, ce n'était pas un secret. "Avec tout ce qui s'est passé ces derniers temps, les gens sont sur les nerfs. La sécurité ne sait plus vraiment où donner de la tête entre les Chasseurs et la mort étrange de l'enfant de la reine." Pour le premier point, l'homme était parfaitement au courant de la situation. Il savait que pour l'instant, la citée ne craignait pas grand-chose. Cela n'allait surement pas durer puisque son père commençait à perdre patience. "La sécurité est renforcée du coup. Ca nous fait énormément de travail." Gaspard marqua une courte pause avant de reprendre. "Enfin, je crois être le seul à penser que de la magie est derrière la mort de l'héritier."

Le jeune homme ne savait même pas pourquoi il mentionnait ce détail avec la femme. Même si c'était une question qui le taraudé depuis un moment.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Jeu 11 Juin - 19:34


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
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amelot ne se portait pas pour le mieux. Certes. Ce n'était pas vraiment une révélation en soi, à dire vrai, elle s'en était doutée. En interrogeant celui qu'elle espérait voir devenir son beau-fils sous peu (et autre chose encore si l'occasion finissait par le permettre), elle voulait surtout mesurer l'étendue des dégâts. Entre l'"intervention" des chasseurs (qui à ses yeux était un mal pour un bien, mais qui devait tout de même être perçu comme une tragédie parmi les quelques aveugles qui peuplaient le royaume et ces créatures indignes qui y pullulaient), et la mort avant naissance de l'enfant qui aurait dû succéder au trône des Pendragon, les dernières nouvelles ne donnaient pas beaucoup d'opportunités à festoyer..mais la situation se tasserait, et s'améliorerait, elle en était certaine, il suffisait pour cela d'une prise de conscience, que les chasseurs encourageraient à coup sûr. La sécurité se devait par conséquent d'être renforcée, et Gaspard devait être sollicité plus que de raison. Cela aussi, c'était un mal pour un bien. Il devait être exténué, avec tout son travail, mais Maria trouvait sa dévotion à sa cause particulièrement séduisante. Et un jour où l'autre, tout s'apaiserait, et les Pendragon reprendraient sur de bien meilleures bases, plus sûres et plus solides. Comme au temps d'Uther, somme toutes.

-Pauvre Gaspard, tu dois être exténué.
Le plaignit-elle d'un ton légèrement exagéré, tout en déposant une main compatissante sur son épaule. Il y avait des illusions à préserver, c'est certain, mais elle en avait quelque peu moins l'envie quand Gaspard était seul avec elle, et que le vieil Obéron n'était pas à proximité. Mais elle savait tenir son rôle jusqu'au bout, c'était même là l'une de ses qualités majeures.

Elle n'ajouta rien de plus, alors que Gaspard reprenait la parole, faisant part de ses doutes quant à l'origine du mal dont avait souffert la reine, et qui lui avait tragiquement fait perdre son enfant et futur héritier. De la magie derrière tout cela... Serait-ce si surprenant ? Non, ce serait même extrêmement logique, et s'ils parvenaient à le prouver, alors les chasseurs feraient une grande avancée. Ce serait pour le mieux. Maria lui adressa un regard des plus intéressés.

-Tu soupçonnes quelqu'un en particulier ?


S'il avait des soupçons, alors elle s'arrangerait pour que ces derniers se confirment, ils avaient trop à y gagner. Ce n'était pas tant pour rendre justice à celui qui aurait pu être héritier. Des enfants, Guenièvre et Arthur auraient bien des occasions encore, ce n'était pas bien grave, même si la reine devait penser que c'était la fin du monde à cet instant précis. Pour peu qu'il ait des soupçons, il faudrait les confirmer, quitte à inventer un peu... du moment que ça servait leurs ambitions, c'était toujours une bonne chose que d'avoir un bouc émissaire. Une fois que l'idée se sera répandue, la haine à l'égard de ceux qui la méritaient grandement gagnerait absolument tous les esprits. Et ils n'auraient plus qu'à se servir de cette haine, de cette peur, à leur profit, un véritable jeu d'enfants.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Ven 3 Juil - 21:19

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Camelot ne se portait pas très bien non et les Gabet n’étaient pas complètement innocent dans cette histoire, tout comme Maria qui était justement sous les yeux de Gaspard. Les chasseurs causaient du trouble dans la cité et malheureusement, le chevalier savait que les choses n’étaient pas prêtes de s’arranger. Tant que les êtres magiques pouvaient encore faire usage de leurs magies dans le royaume, rien n’allait s’arranger. Et Gaspard était bien placé pour savoir qu’Arthur n’allait sans doute pas changer d’avis. Après tout, son propre serviteur était un sorcier et la servante de sa femme était une druidesse. Ils avaient donc des proches magiques, ils n’allaient pas les lyncher sur la place publique. Plus le temps passait, plus Gaspard était persuadé que le roi n’allait pas changer sa position et il s’avait que les chasseurs n’allaient pas s’arrêter. La situation allait donc s’aggraver, énormément. Par moment, le chevalier craignait même une guerre. Malheureusement, il avait un peu le sentiment de se retrouver dans les deux fronts. Il tenait énormément à son roi et le trahir était quelque chose de difficile. Sauf qu’il ne pouvait pas perdre son aversion pour la magie après le lavage de cerveau de son père depuis sa tendre enfance, comme il pouvait difficilement s’opposer à l’autorité de ce dernier. Même maintenant, alors qu’il était adulte, il avait dû mal à aller contre l’avis de son géniteur.

Quand Maria le plaignit, posant une main sur son épaule, Gaspard en fut particulièrement touché. Il avait le sentiment d’avoir un poids énorme sur les épaules et que personne n’était capable de le comprendre. Mais cette femme semblait capable de comprendre dans quelle situation il se trouvait, à moins qu’il ne se fasse tout simplement des films. En tout cas, le chevalier fut vraiment touché des paroles de la femme. Elle était bien plus agréable qu’Obéron, qui se serait contenté de râler parce qu’il se plaignait, ce qu’il ne faisait pas vraiment. Il se contentait d’exposer un fait après tout. La sécurité du château était vraiment renforcée, la preuve avec le nombre d’heure qu’il passait en garde.

« J’ai des doutes. » Reprit-il concernant les soupçons qu’il avait sur la mort de l’enfant de la royauté de Camelot. Il ne parvenait pas à retirer l’idée que la magie avait un rapport avec cette histoire et il y avait ces deux êtres magiques qu’il avait dans le collimateur, mais qu’il n’avait encore jamais parlé à son père (parce qu’il n’avait pas spécialement envie qu’il s’en « charge »). Quand l’homme avait pris le temps de questionner la servante de Guenièvre, elle lui avait semblé sincère dans ses propos et ne pas être coupable. Cependant, elle restait un être magique et c’était forcément une tare. « Je ne dirais pas que je les soupçonne, mais je sais que la servante et le serviteur de la reine et du roi sont… des êtres magiques. »

C’était la première fois que Gaspard faisait part de ses doutes à quelqu’un. Il espérait que Maria allait se montrer digne de sa confiance.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Mar 7 Juil - 14:18


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es doutes étaient certes moins utiles que les certitudes, mais il y avait tout de même matière à s'en servir à bon escient. Après tout, il suffisait que le bruit court et se densifie pour que la rumeur trouble l'esprit des hommes et pour que tout un chacun se laisse aller à une douce et insidieuse paranoïa, qui transformerait alors les doutes en certitudes, et encourageraient le plus de personnes possibles à craindre les individus dôtés de pouvoirs magiques et à souhaiter les botter hors de Camelot, comme Uther Pendragon avait su agir autrefois, lui dont on récriait et désapprouvait aujourd'hui la pensée et les méthodes alors qu'elles avaient protégé si longtemps un royaume à ce jour au bord de l'implosion. Sans nul doute possible, les nouvelles informations que Gaspard lui communiquaient ne seraient pas inutiles. Certes, il n'avait pas de preuves concrètes, juste une intuition, mais les intuitions pouvaient parfois se suffire à elle-mêmes, et surtout, les preuves, cela s'invente, et cela s'invente même sans aucune difficulté. Maria était même tout à fait prête à s'en charger. S'il se murmurait que les serviteurs du roi et de la reine auraient usé de leur magie pour venir semer la discorde au sein du royaume et s'en prendre à l'héritier du trône, désormais six pieds sous terre, la causer des chasseurs aurait avancé d'un grand pas. Et si la famille royale admettait par elle-même s'être laissée duper et comprenait par la même qu'aucun être doué de pouvoirs ne peut être digne de confiance, alors ils auraient pour de bon touché à leur but, pour le plus grand plaisir de Maria, qui attendait ce jour avec grande impatience. Elle ne les avait jamais ressenti à ce point proches du but. Et forcément, cela lui plaisait terriblement. Ne restait plus à la veuve noire que de convaincre son interlocuteur de tricher un peu... pour que ses soupçons personnels s'étendent à tout Camelot.

-Ce que tu dis est alarmant, en effet
, dit-elle d'un ton qu'elle faisait très concerné. Les Pendragon sont respectables mais naïfs. Il faut qu'ils ouvrent les yeux sur les individus qui les entourent... Elle marqua une légère pause. Il serait avisé de les prévenir, ne penses-tu pas ?

Son ton était fait de miel, mais il dissimulait le venin qu'elle espérait bien voir Gaspard portait en lui lui aussi, pour pouvoir mieux contaminer ses pairs, à commencer par la royauté elle-même, hors de portée de la prétendante d'Obéron. Et elle, que ferait-elle ? Elle comptait bien répandre cette rumeur, de sorte que nul ne l'ignore dans tous le royaume. Serait-ce si difficile ? Elle ne le pensait pas. Pas à son poste, du moins. Son poste de serveuse qui lui permettait autant d'avoir vent des ragots que de les répandre, l'air de rien, et en toute innocence, cela va de soi. C'était un exercice dans lequel elle était doué, et c'était pour cette raison, aussi, qu'elle travaillait dans cette taverne depuis si longtemps, alors même qu'elle pensait qu'elle aurait tout à fait pu accéder à des fonctions bien plus hautes, si elle avait écouté ses ambitions professionnelles.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Jeu 23 Juil - 12:03

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Gaspard n’avait que des intuitions, aucune preuve et aucune piste formelle. Il se contentait simplement de douter des deux serviteurs des souverains, qui n’étaient autre que des êtres magiques. Pour le coup, on ne pouvait pas dire que Gaspard arrivait à se faire sa propre opinion des choses. Il était né et avait grandi dans la haine de la magie, il pouvait difficilement apprécier ces personnes du coup maintenant. Quand Maria affirmait que les souverains du royaume devaient ouvrir les yeux sur ce qui l’entouraient, c’était surtout le cas du chevalier. Même s’il condamnait certaines actions de son père (qui n’étaient pas vraiment des actions de son père), il ne pouvait pas aller contre ses idées. Parce qu’il considérait vraiment que les êtres magiques n’avaient pas leur place. Autant dire que le chevalier risquait de tomber de bien haut le jour où il allait découvrir que sa sœur (ainsi que sa mère de son vivant) était une sorcière. Maria mentionna alors l’idée de prévenir les souverains que les serviteurs étaient des êtres magiques et qu’ils étaient peut-être en cause dans le décès de cet enfant qu’ils avaient perdu. Parler de ses soupçons à la serveuse et prétendante de son père était une chose, mais Gaspard ne se voyait vraiment pas aller trouver son roi pour lui parler de cela.

« Il me semble qu’ils sont au courant de leur nature. »

Commença-t-il. Gaspard n’avait pas vraiment de doute concernant Arthur et Merlin, le roi était au courant il en était persuadé. Il se disait même que c’était pour lui que le souverain avait décidé de se montrer plus ouvert envers la magie. Après tout, le domestique avait tendance à toujours accompagner les chevaliers dans leurs expéditions, même parfois quand le roi n’était pas présent. Il y avait forcément une raison là-dessous. Et cela n’étonnerait pas l’homme que la reine soit au courant que sa servante était une druidesse.

« Si je leur en parle, je risque d’attiser la curiosité à mon sujet. Ils se doutent qu’une personne à aider les chasseurs à entrer dans le château pendant la fête d’anniversaire du roi. »

C’était le cas oui, ils savaient qu’il y avait un traitre mais personne n’avait encore mis le doigt dessus. Gaspard la jouait fine depuis, il évitait de montrer son aversion pour les êtres magiques quand il ne se trouvait pas avec des personnes de confiance. Il avait même dû, pour la peine, faire équipe avec Merlin qui n’avait pas manqué de se servir de ses pouvoirs. Il avait discuté avec Manon en tentant de se montrer le plus cordiale possible, même si ce n’était en réalité pas vraiment dans ses habitudes. Druidesse ou non, cette femme était une domestique et elle ne valait pas grand-chose à ses yeux. Le jeune homme était remplit de défauts.

« Il faut qu’ils aient des doutes autrement. »

Gaspard n’avait pas envie de se mouiller non. C’en était presque une attitude de lâche, mais il n’avait clairement pas envie de perdre sa tête parce qu’Arthur découvrirait qu’il était l’un de ces chasseurs.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Ven 24 Juil - 16:58


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Q

ue les Pendragon soient conscients que ceux dont ils s'entouraient et à qui ils décidaient de faire pleinement et entièrement confiance soient des individus magiques ne surprenait malheureusement pas Maria, et cela en disait long sur la naïveté que la serveuse leur soupçonnait justement. Encore, s'ils n'avaient tout simplement pas conscience de ce qu'ils avaient sous le nez ! Mais si, ils le savaient pertinemment, et ils décidaient malgré tout de l'ignorer. Autant dire que ce genre d'attitude dépassait Maria. N'éprouvaient-ils donc pas l'ombre d'une défiance pour ceux qu'ils avaient pour serviteurs. Le futur héritier au trône avait été assassiné avant même sa naissance, et ni Arthur, ni Guenièvre, ne semblaient vouloir admettre les faits ! Que leur fallait-il donc ! Un electrochoc, c'est certain. Et Maria comptait bien être celle qui l'administrerait. Enfin, elle et les chasseurs, plus précisément. Quand Maria parlait d'informer le roi et la reine, ce n'était pas tant de la nature de leurs sujets que de ce que cette nature pouvait se jouer d'eux en cachette, mais en effet, si Gaspard s'en chargeait directement, il était fort à parier qu'il récolte en retour quelques soupçons qui ne seraient certes pas infondés. Leurs monarques manquaient très clairement de lucidité, par moments, quand il était question de s'entourer de personnes dignes de confiance, par contre, ils savaient avoir quelques élans d'intelligence, et donc, ils savaient que les chasseurs avaient pu s'infiltrer à l'intérieur du château grâce à l'intervention d'une aide intérieure. La dernière chose que Maria voulait était que Gaspard se retrouve dans leur ligne de mire. Il possédait une place privilégiée à Camelot, il ne fallait à tout prix pas qu'il la perde, sans quoi le reste de ses... de leurs projets risquait fort d'être contrarié. Aborder directement le roi et la reine n'était peut-être pas la solution, mais qu'importe, il y en avait d'autres. Ce qu'il fallait avant tout, c'est que règnent des soupçons qui n'existaient étonnamment pas pour l'heure, et pour cela, il y avait bien quelques méthodes.

-Ne t'en fais pas, Gaspard
, lui dit-elle avec de l'assurance et un rien de séduction dans la voix. Je ne laisserai jamais rien t'arriver, tu le sais bien, non ? Elle aurait bien moins de scrupules, par contre, vis à vis du paternel, qui tardait décidément à lui demander sa main, il ne fallait que le mariage pour qu'y succède le trépas. Mais de combien de patience fallait-il encore qu'elle fasse preuve ! Dans mon métier, l'on apprend qu'il ne faut pas grand chose pour que naisse une rumeur. Je peux sans mal la répandre à l'extérieur du château et, qui sait, elle parviendra jusqu'aux oreilles de nos chers rois et reines, mais dans le doute... Elle marqua une légère pause, soutenant le regard de son interlocuteur, un fin sourire au coin des lèvres. Disperser quelques indices, mêmes infimes, pourrait plus que jamais nous servir.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Mar 18 Aoû - 15:31

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Gaspard comprenait parfaitement pourquoi Maria voulait que les souverains découvrent que la magie était sans aucun doute responsable de la mort de leur enfant. Ils avaient connaissance des pouvoirs de leur serviteur, mais cela ne semblait même pas leur être venu à l’idée. Cela semblait pourtant évident que c’était possible, que les êtres magiques pouvaient être la conséquence de ces ennuis. Evidemment, Gaspard avait clairement du mal à se montrer objectif sur la situation, à cause de ce qu’il pouvait ressentir pour les druides et les sorciers. Il ne parvenait pas à croire qu’ils puissent être des personnes bien, parce qu’on lui avait inculqué cela depuis son enfance. Et au vu des personnes qu’il fréquentait (en dehors de Giselle qui se gardait bien de parler de son secret), cela ne risquait pas de changer bientôt. Parce que Maria était bien pire que son père, même si l’homme pensait croire que les chasseurs venaient de lui. Il était évident, Gaspard s’en rendait bien compte, que c’était la serveuse qui avait les choses en main. Est-ce que ça le dérangeait ? Malheureusement pas tant que ça non. Parce qu’elle avait su autant le convaincre qu’Obéron. Quand la femme lui affirma d’ailleurs, d’une manière séductrice, qu’elle ne laisserait rien arriver au chevalier, ce dernier avait bien envie de la croire. Même si à de nombreux moment, le jeune homme se posait des questions sur les actions qu’ils faisaient et s’ils avaient raison de le faire, il ne fallait pas grand-chose pour qu’on le remette sur le droit chemin. Surtout quand on était une femme comme Maria, qui savait parfaitement utiliser le ton et les mots adéquats pour remettre les autres sur le « droit » chemin.

Et elle avait en prime énormément de ressource. Elle voulait que les souverains découvrent que la magie avait été responsable de la mort de leur enfant, mais il ne fallait pas que le chevalier leur en parle directement afin d’éviter qu’ils aient des soupçons sur son implication chez les chasseurs. Mais elle avait un moyen parfait pour que cette histoire arrive aux oreilles du roi et de la reine. Il suffisait de répandre une rumeur et le reste ferait son travail. Gaspard devait bien avouer qu’il était impressionné des atouts de la femme, de sa capacité à trouver des « idées » pour leur cause. Ainsi, il fallait simplement attendre que l’idée que la magie puisse avoir un rapport avec ce décès pour qu’ils puissent agir vraiment. Avec un peu de chance, les Pendragon allaient arrêter d’avoir foi en la magie.

« Je vois. »
Dit-il sans retenir un sourire de s’afficher sur son regard. Oui, il se laissait pleinement emporter par la situation. Comme quoi, elle savait parfaitement comment lui parler. « Pour les indices, je peux m’en occuper sans souci bien sûr… en dissimulant certaines choses dans le château. »

Est-ce qu’il avait des scrupules pour ça ? Actuellement, aucun. Cela viendrait sans doute après, mais pour le moment il pensait vraiment que c’était la bonne chose à faire. Parce que les êtres magiques n’étaient vraiment pas de bonnes personnes.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Lun 24 Aoû - 0:04


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
À

en juger par le sourire qui venait de s'afficher sur le visage du jeune homme (sourire aussi charmant que le chevalier en lui-même, ce qui voulait tout dire), l'idée de la veuve noire cheminait dans son esprit, et il l'approuvait entièrement. Parfait, s'ils voulaient voir leurs objectifs menés à bien, c'était le meilleur procédé qui lui venait à l'esprit, et, en bénéficiant de l'appui de Gaspard, elle ne doutait pas qu'il soit efficace. La servante, à son grand regret, n'avait pas ses entrées au château de Camelot. Sa place, si basse puisse-t-elle sembler au commun du mortel, lui permettait parfois de côtoyer et de bavarder avec certains grands noms de la Cour, ce qui ne signifiait en rien qu'elle était dans les petits papiers du roi et de la reine. Ces entrées en question, Gaspard, lui, les avait, et Maria comptait bien s'en servir de la meilleure manière envisageable, et sans l'ombre d'un scrupule. De la sorte, se servait-elle du fils d'Obéron ? Peut-être un peu. Mais elle ne l'obligeait à rien, après tout. Il agissait de son plein gré, si lavage de cerveau il y avait dû y avoir, c'était à son père qu'il le devait, et certainement pas à elle (qui, ceci dit, s'appliquait à laver le cerveau du paternel). Elle aimait à voir en Gaspard un allié bien plus qu'un pantin, et le fait qu'elle le trouve intéressant sur un nombre ô combien conséquent d'aspects n'y était absolument pas pour rien. Il n'était pas que beau à voir, il était également ambitieux, et très intelligent. Une intelligence qu'il manifestait encore en suggérant de dissimuler quelques "indices" dans le château. Dissimuler habilement de fausses preuves pour éveiller les soupçons de la royauté, ce n'était pas des plus fair-play, certes, mais à situations désespérées, mesures désespérées, et la suggestion du chevalier plaisait immensément à Maria, qui, déjà, réfléchissait à quels indices compromettants pourraient mettre en porte-à-faux les serviteurs du roi et de la reine, et les faire douter de leur loyauté. Loyauté dont ils auraient dû douter immédiatement, au demeurant. Car on ne pouvait espérer adresser la moindre confiance à un individu doté de pouvoirs magiques, et par conséquent vicieux et malsain de nature.

-Je suis certaine que tu feras cela à la perfection.
affirma-t-elle en le pensant en effet. Il était plus que capable de s'acquitter de cette tâche, sans un seul instant être surpris. Je verrais à te préparer quelques indices qui ne pourront qu'ébranler la confiance des Pendragon.

Il fallait seulement qu'elle y réfléchisse plus avant, ce qu'elle n'avait pour l'heure guère eu l'opportunité de faire. Il était pourtant grand temps de passer à la vitesse supérieure. Certes, les chasseurs faisaient parler d'eux, mais Maria éprouvait une certaine frustration à entendre plus de réticence et d'angoisse à leur sujet que de soutien et d'approbation. Quoique l'on puisse en penser, ils agissaient pour le plus grand bien.

-Parfois, j'aimerais que ton père te ressemble un peu plus.
soupira-t-elle d'un ton las et un peu théâtral.

Et souvent, elle aurait préféré pouvoir jeter son dévolu sur le fils plutôt que sur le père.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Mar 22 Sep - 20:47

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Il ne fallait pas grand-chose pour convaincre Gaspard, jusqu’au moment où il aurait de nouveau des doutes. C’était comme cela à chaque fois. Quand il discutait avec Maria (puisque son père n’avait plus vraiment d’influence sur lui, malgré qu’il sache parfaitement le faire sortir de ses gongs), il avait tendance à reprendre du poil de la bête concernant la cause qu’il défendait avec la femme, son père et les autres chasseurs. Cependant, il ne fallait pas grand-chose (un petit séjour dans le château de Camelot) pour qu’il se pose des questions sur les biens faits de cette action. Cependant, il ne pouvait pas s’empêcher de penser que les êtres magiques devaient quitter ce royaume, qu’ils n’avaient vraiment pas leur place. Qu’ils étaient, d’une manière générale, indignent de confiance. Cela, il allait avoir du mal à l’enlever de son esprit puisqu’il avait été élevé de cette manière depuis qu’il était gamin. Cela ne pourrait changer que le jour où il découvrirait que sa sœur était justement l’une de ces êtres magiques qu’il détestait du plus profond de son être. Gaspard avait donc une nouvelle mission. Pendant que Maria allait s’assurer de faire courir une rumeur dans le royaume sur l’application de la magie dans la mort de l’enfant de Guenièvre et Arthur Pendragon, Gaspard allait s’arranger pour mettre des faux indices dans le coin. C’était clairement de la manipulation, mais il était temps que les souverains se rendent compte que les êtres magiques étaient mauvais. S’il fallait en passer par là, alors ils le faisaient tout simplement.

« D’accord. »

Affirma-t-il quand elle lui dit qu’elle allait s’occuper de ces preuves, qu’il allait devoir cacher. Gaspard avait parfaitement confiance en Maria et en ses capacités, il n’y avait pas de doute sur le fait que ces preuves allaient être suffisamment compromettantes pour les êtres magiques. La remarque suivante de la femme le surpris cependant, quand elle affirma qu’elle aurait aimé que son père lui ressemble plus. C’était bien la première fois de sa vie que le jeune homme entendait que quelqu’un aurait aimé que son père lui ressemble, d’ordinaire c’était plus l’inverse. D’ailleurs, Obéron Gabet ne manquait pas de rappeler à son fils très régulièrement qu’il devait prendre exemple sur lui.

« C’est bien la première fois que j’entends ça… »
Dit-il doucement avant de reprendre. « D’habitude on me dit l’inverse. » Dans le « on » c’était surtout son père en effet. Gaspard se sentait un peu mal à l’aise de ce compliment, qui lui faisait vraiment plaisir, de la part de Maria. C’était une femme exceptionnelle, le chevalier ne pensait pas être à la hauteur de ce compliment. Surtout qu’il n’avait clairement pas confiance en lui à force des remarques que son père pouvait lui faire à longueur de temps. « Ca ne sert à rien de me flatter. »

Dit-il sur le ton de l’amusement, afin de tenter d’obtenir un peu plus de contenance, d’être un peu moins mal à l’aise. Mais on ne pouvait pas vraiment dire que ça marchait vraiment.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Jeu 24 Sep - 16:18


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
A

voir des complexes, de quelque ordre que ce soit, vis-à-vis de ses géniteurs, c'était monnaie courante, et Maria savait que Gaspard ne dérogeait pas à cette règle. Elle avait bien assez régulièrement observé le père et le fils Gabet pour s'en rendre compte. Gaspard vivait dans l'ombre d'Obéron, puisque ce dernier cherchait à l'y maintenir. Il l'avait engagé sur une voie équivalente, il est vrai, mais non pas dans l'espoir qu'il l'égale, mais dans le but unique et régulier de lui rappeler, encore et encore, son infériorité. Une infériorité que Maria considérait comme étant toute discutable, au demeurant. Elle aurait tout à fait pu lui faire son compliment de tout à l'heure, pour le caresser dans le sens du poil, endormir encore un peu plus sa confiance, et l'avoir dans sa poche (bon, quand elle disait quelque chose, elle réfléchissait toujours à l'impact que pourrait avoir les mots qu'elle prononçait, mais quand bien même), mais il n'y avait pas que ça. Elle n'avait aucun besoin de mentir, en disant qu'elle aimerait qu'Obéron ressemble davantage à son fils... ne serait-ce que parce que la serveuse de taverne apprécierait d'avoir dans son lit un homme au physique aussi attirant que celui de Gaspard... Elle n'allait pas en rajeunissant, il est vrai, mais la jeunesse ne cessait pour autant pas de l'attirer. Et Gaspard n'avait pas que ces qualités pour lui. Le jeune homme était tout à fait à son goût, et Maria faisait à peine mine de penser le contraire. Pour quoi faire ? Elle appréciait ce petit jeu de séduction, quand bien même elle était peut-être la seule à le mener. Si elle savait par la même avoir ce qu'il fallait d'influence sur Gaspard pour qu'ils mènent à bien leurs ambitions, alors c'était tout simplement parfait. Et pour le moment, elle était en tous cas parfaitement satisfaite de cette situation, et comptait poursuivre d'appuyer sur la corde sensible.

-Oh, mais je ne te flatte pas.
affirma-t-elle dans un sourire enjôleur, lui adressant le regard le plus sérieux possible pour qu'elle ne puisse pas douter de sa parole. Ne te conforme pas sans arrêt à ce que ton père attend de toi. Obéron est un homme brillant, et a été un grand chevalier, en son temps. Certes, elle en rajoutait peut-être un peu, mais pour fréquenter cet homme, il fallait bien, normalement, qu'elle lui trouve quelque chose de particulier. Ce qui était le cas. Il était riche, manipulable, et vieux, des critères de choix pour la vénéneuse Maria Roncenoir. Mais tu n'as rien à lui envier, tu es intelligent, tu es fort. Tout en prononçant ces mots, elle ne le lâchait pas des yeux son interlocuteur, l'invitant à garder son regard plongé dans le sien, y allant de sa salve de compliments sans l'ombre d'une retenue. Crois-moi, je n'ai pas de scrupules à dire aux gens ce que je pense d'eux, alors tu peux me faire confiance, je suis sincère.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Mer 21 Oct - 21:31

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Son regard ne quittait pas une seconde celui de Maria, alors qu'elle reprenait la parole en lui affirmant qu'elle ne le flattait pas. Cela n'empêchait pas Gaspard d'avoir un peu de mal à la croire quand même, parce qu'il restait persuadé qu'il ne valait pas aussi bien que son père. L'homme lui rabâchait constamment la même chose et à force, ces "vérités" étaient bien encrée dans son esprit. Gaspard ne pensait pas un jour être assez bien pour son père, à moins qu'il parvienne à vraiment mener les chasseur là où il voulait à ses côtés, et qu'il trouve une femme de bonne famille pour femme. Et même ça, ces choses que Obéron passait son temps à lui demander, il ne pensait pas que ça allait le satisfaire. C'était comme cela depuis toujours dans les souvenirs du chevalier, ça n'allait pas changer du jour au lendemain du coup. Gaspard se sentait donc légèrement mal à l'aise par les propos de celle qui fréquentait son père. Elle affirmait qu'il était intelligent, qu'il était fort et qu'il n'avait rien à envier à son père.

"Je te remercie."

Dit-il simplement, incapable de vraiment savoir ce qu'il devait penser de ces propos. Elle l'envoutait étrangement, alors qu'il n'y avait normalement aucune raison. Evidemment, Gaspard ne pouvait pas nier le fait que Maria était une femme très charmante et qu'elle avait énormément d'atout pour elle. Mais elle était celle qui fréquentait son père, celle qu'il allait peut-être demander en mariage un jour (s'il parvenait un peu à ouvrir les yeux sur la chance qu'il avait), c'était donc assez étrange d'entendre tout cela. Et encore plus d'apprécier autant ces paroles et d'avoir bien envie que cela continue. Gaspard savait parfaitement que sa soeur Giselle avait un problème avec la femme, elle n'aimait peut-être pas que leur père fréquente quelqu'un d'autre, mais il ne comprenait vraiment pas pourquoi elle ne l'aimait pas à ce point.

"Mon père a vraiment énormément de chance de vous connaitre."

Et il le pensait sincèrement, il ne disait pas cela pour flatter à son tour la femme qu'il avait sous les yeux. Sans elle, il était évident que les chasseurs n'auraient pas longtemps à vivre. Mais puisqu'elle était là, elle parvenait à remettre du bois dans ce feu que voulait répandre les Chasseurs. Elle ne se contentait pas de convaincre le Gabet père de créer cette bande organisée, elle parvenait aussi à rendre le fils plus motivé que jamais à se battre à ses côtés. Contrairement à son père, Maria avait bien plus de chance de se faire entendre par Gaspard. Elle ne s'y prenait pas de la même manière non plus. Et par moment, comme maintenant, le jeune homme ne pouvait pas s'empêcher de regretter que celle qui se trouvait devant lui puisse être intéressée par celui qui lui avait donné la vie.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Jeu 22 Oct - 19:51


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
M

aria afficha un sourire flatté quand son interlocuteur affirma qu'Obéron avait de la chance de l'avoir. Maria appréciait et acceptait le compliment avec d'autant plus plaisir qu'il lui venait d'un jeune homme à ce point à son goût. Maria ne fit malgré tout pas mine d'accepter modestement ce compliment car elle trouvait en effet qu'Obéron était très chanceux d'avoir croisé son chemin. Certes, il viendrait un moment où la chance se retournerait contre lui et où elle lui serait fatale (du moins si Maria parvenait à mener ses projets à terme, et donc au terme de l'ancien chevalier), mais en attendant, elle était son guide, et elle aimerait qu'il le lui reconnaisse. Sans elle, la cause des chasseurs stagnerait plus que dangereusement, elle serait peut-être déjà enterrée. Maria s'appliquait à ce qu'elle demeure vivace et forte. Et puis, plus trivialement, admettons-le, Maria était la plus belle femme qu'Obéron puisse avoir à ses côtés, lui qui n'était plus de première fraîcheur, loin s'en faut. Il n'empêche que, dans un moment comme celui-là, Maria aimerait davantage pouvoir mettre son rôle de côté, car le chevalier qui était en train de la caresser dans le sens du poil lui prodiguait une envie subreptice qu'elle comptait bien, tout de même, formuler à mi-mot. Gaspard en ferait alors ce qu'il voudrait. Et elle espérait que son bon-vouloir, alors, s'harmonisait avec le sien. Ce fut dans un léger soupir qu'elle répondit finalement, jouant le jeu de la femme délaissée qui aimerait qu'on lui prête plus d'attention. Cela lui donnait le beau rôle. Et surtout, cela pourrait bien entraîner une réaction plaisante de la part de son interlocuteur, allez savoir.

-J'aimerais qu'il pense la même chose que toi.
affirma-t-elle, tout dans ses gestes se voulant témoignage d'une certaine lassitude, celui, en somme, de la femme qui attend qu'on lui passe la bague au doigt, et qui est à bout de patience. Au fond, c'était un peu le cas. Avec tous les efforts et toutes les concessions qu'elle faisait dans l'espoir d'atteindre enfin son but, elle commençait à être lasse, en effet. Tu sais, par moments, j'ai le sentiment d'être invisible à ses yeux, de ne plus rien avoir de désirable.

Elle mentait complètement. Maria avait parfaitement conscience de son potentiel de séduction, c'était même son arme la plus efficace, elle en usait constamment à la taverne, c'était d'un battement de cil qu'elle pouvait ainsi obtenir les informations qui l'intéressaient vraiment. Et d'ailleurs, elle espérait bien que cette arme ne s'émousserait pas trop vite. Elle n'avait plus vingt ans, elle le savait très bien, et même si elle savait parfaitement mettre ses atouts en valeur, il viendrait un moment où elle ne pourrait plus compter sur ses formes voluptueuses. Heureusement, il lui restait encore la rhétorique, et elle ne se pensait pas trop mauvaise à ce jeu-là.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Lun 9 Nov - 22:52

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Gaspard n'était pas avare de compliments envers la "prétendante" de son père, parce qu'il pensait chaque mot qu'il lui adressait. Obéron avait énormément de chance qu'une femme comme Maria s'intéresse à lui, ce n'était quand même pas rien. Cependant, Gaspard avait un peu le sentiment qu'il ne se rendait pas compte de cette chance justement, qu'il ne se rendait pas compte à quel point Maria attendait de son retour et qu'elle risquait de se lasser. Bien souvent, le jeune homme entendait son père lui affirmer qu'il devait se trouver une femme pour fonder une famille, mais en même temps il n'était pas capable de se pencher sur sa propre relation avec Maria. Et c'était bien dommage, parce qu'en effet, il était vraiment chanceux. Trop chanceux dans un sens, Gaspard devait bien avouer qu'il enviait un peu son père. Evidemment, Maria était une femme, une vrai, pas de celle qui pouvait normalement prétendre à l'intéresser et pourtant, il jalousait un peu son père. L'homme avait cette donzelle près de lui qui lui faisait des signes, mais il ne voyait rien. Et visiblement, Maria commençait à en être lasse. Du moins, c'était ce que ces paroles laissaient entendre quand alors qu'elle affirmait que par moment, elle avait le sentiment d'être invisible aux yeux de son père. Elle affirmait même qu'elle avait l'impression de ne plus rien avoir de désirable. Gaspard ne comprenait vraiment pas comment Maria - une femme comme elle - pouvait penser une telle chose de sa personne.

« Maria, ce n'est pas parce que mon père est incapable de te témoigner l'affection que tu mérites que tu n'as rien de désirable. »

Le jeune homme allait peut-être un peu trop loin dans ses mots, mais il le pensait vraiment. Maria était loin d'être une femme qui n'était pas désirable, bien au contraire et il pouvait le témoigner lui-même. Malgré le fait qu'elle soit plus âgée que lui, bien plus âgée que lui, Gaspard était capable de reconnaitre la beauté de la femme. En même temps, il se demandait quel homme était capable de passer à côté de cette beauté. Même son père l'avait remarqué, c'était évident, même s'il ne semblait pas capable d'en faire profit. S'il n'y avait pas Obéron, sans doute que Gaspard ne se montrerait pas si "distant" avec la femme. D'ailleurs, cela devenait de plus en plus difficile de l'être.

« S'il n'est pas capable de te voir comme tu es et d'agir en conséquence... alors c'est qu'il ne te mérite pas. »

Au fond, Gaspard n'avait jamais vu d'un mauvais oeil la relation de son père avec Maria (contrairement à Giselle). Cependant, il devait bien avouer que si Obéron perdait la chance de pouvoir partager sa vie avec la serveuse, il ne serait pas peiné pour lui. Bien au contraire, cela ne serait qu'une leçon de plus qu'il n'était pas capable de voir plus loin que le bout de son nez. Contrairement à Gaspard, qui voyait parfaitement ce qu'il avait sous les yeux, trop parfaitement sans doute même.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Mer 11 Nov - 11:45


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
É

videmment, Maria ne pensait pas un mot de ce qu'elle disait quand elle affirmait ne plus se sentir désirable. Certes, comme tout un chacun, elle se laissait rattraper par un temps qui commençait à creuser des rides sur son front (heureusement encore infimes pour le moment), et le charme de ses vingt ans n'était plus au rendez-vous, mais elle avait, à la place, acquis un magnétisme tout adulte, des charmes auxquels ne pouvaient prétendre les jeunes filles en fleur qui ne savaient rien de la vie, et n'en avaient rien vu encore. Oui, Maria avait pleinement conscience de ses atouts, et elle en jouait plus que de raison, quand elle faisait de l'oeil à ses clients au comptoir de la taverne pour obtenir de généreux pourboires ou des révélations compromettantes, ou avec son précédent mari avant qu'il... ne passe malencontreusement l'arme à gauche. Elle en avait joué avec Obéron, bien sûr, et elle en jouait actuellement avec le fils de ce dernier, sous le prétexte de se sentir rejeté et de ne plus croire en son potentiel de séduction. Oh, elle y croyait, pourtant, et elle était plus que ravie de le voir si efficace, d'autant que Gaspard était bien plus à son goût que sa vieille loque de père. Maria goûtait avec délectation aux compliments du chevalier, qui lui défendait de penser qu'elle puisse ne pas être attirante. Tant mieux, parce qu'elle pensait bel et bien l'être, et que plus le temps passait, plus Maria avait envie de jouer avec le feu. Ce n'était pas prudent, bien sûr, elle pourrait bien compromettre tous ses plans, ourdis de longue date, concernant Obéron, mais puisque le vieillard tardait à se laisser passer la corde au cou, il fallait bien qu'elle trouve d'autres avantages à cette situation (autre que l'influence qu'elle avait su gagner sur le groupe des chasseurs). Voir Gaspard prendre ainsi sa défense à l'insu de son père était on ne peut plus plaisant pour la belle serveuse, qui ne demandait qu'à entendre des mots qu'elle s'appliquait à lui faire prononcer, sous le prétexte de n'avoir pas confiance en elle. Elle poussa un léger soupir, témoignage d'une fausse contrition. Elle se positionna face au jeune chevalier, de sorte d'être le plus près de lui possible, de sorte qu'il puisse humer distinctement son parfum, et ressentir le souffle de chacun des mots qu'elle déposait sur la peau de son visage, comme une invitation à mi-voix qu'elle ferait passer pour un accès de faiblesse si la situation ne tournait pas en sa faveur.

-Alors, selon toi, qui est-ce que je mérite ?
demanda-t-elle d'une voix douce, légèrement suave.

L'intensité du regard qu'elle avait à présent planté de son interlocuteur en disait finalement plus long que n'importe quelle envie exprimée avec plus d'emphase et moins de sous-entendu, il fallait que cela vienne de lui, cela faisait partie du jeu, et Maria espérait bien que Gaspard soit le joueur qu'il lui avait toujours donné l'impression d'être.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Jeu 3 Déc - 15:56

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Gaspard ne savait vraiment pas à quel jeu il était en train de jouer, il devait bien avouer qu’il ne comprenait pas son comportement. Et pourtant, il était bien incapable de faire autrement. Il pensait chaque mot qu’il prononçait, il était vraiment sincère quand il affirmait que son père ne méritait vraiment pas Maria. La femme et l’homme se « fréquentaient » en quelque sorte depuis un moment, mais Obéron ne prenait vraiment pas les devants dans sa relation. Cela faisait un moment qu’il aurait dû foncer, peut-être qu’ainsi il aurait lâché un peu la grappe de son fils. Gaspard se disait que son paternel devrait surtout s’occuper de sa propre vie plutôt que de continuer de s’occuper de la sienne. Parce qu’il ne se rendait vraiment pas compte de ce qu’il avait sous les yeux, alors que le chevalier était tout simplement incapable de passer à côté de ça. Comment ne pas remarquer cette femme après tout ? Les yeux du jeune homme ne la lâchait pas une seconde, alors qu’elle s’approcher de lui. Il pouvait sentit son parfum, enivrant, il arrivait à sentit son souffle se déposer sur son visage à chaque fois qu’elle prononçait un mot.

Gaspard se rendait bien compte qu’il était en train de jouer avec le feu, il ne savait vraiment pas sur quel chemin il s’engouffrait. Parce que quand elle lui demandait qui elle méritait vraiment, le jeune homme avait sa réponse parfaitement en tête. Il savait ce qu’il avait envie de répondre – et de faire – à la femme. Maria avait beau avoir plusieurs années de plus que lui, elle était quand même une femme magnifique. Elle était une femme qui donnait sans doute envie à n’importe quel homme de se retrouver dans sa situation actuelle, juste en face d’elle… si proche. En temps normal, le chevalier ne se retenait pas. Sauf que la situation était quand même particulière en cet instant. Elle était plus ou moins l’amie de son père, Gaspard savait parfaitement qu’Obéron malgré ses attitudes gauches avait des sentiments pour la serveuse. Il ne devait normalement pas se permettre de penser à ce qui le traversait l’esprit et encore moins d’avoir envie de le réaliser.

« Quelqu’un à ta hauteur. »

Lui dit-il finalement, dans un souffle, se doutant bien qu’il ne répondait pas vraiment à sa question non plus. Que pouvait-il répondre ? Pas vraiment ce qu’il avait en tête de toute façon. Il savait parfaitement que ce n’était pas bien, qu’il ne devait pas faire ça et pourtant, il ne parvenait vraiment pas à s’empêcher d’y penser. Comment pouvait-il arrêter de toute façon ? Pendant quelques secondes, il ne dit rien se contentant simplement de l’observer. Et finalement, il brisa le peu d’espace qui se trouvait encore entre eux pour venir s’emparer de ses lèvres, réalisant très bien en cet instant qu’il était sans doute en train de faire une belle erreur. Mais c’était une erreur qui avait quand même un goût particulier et très agréable.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Ven 4 Déc - 19:10


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
M

aria cillait à peine, toisant Gaspard du regard le plus intense qu'elle lui ait jamais adressé, son visage à quelques centimètres du sien, dans un seul et unique but, qu'elle escomptait bien atteindre, et qu'elle pensait bien n'être qu'à ces quelques centimètres d'atteindre, en réalité. Un léger sourire en coin se déposa sur ses lèvres quand Gaspard lui répondit qu'elle méritait davantage quelqu'un à sa hauteur. Elle aimait y comprendre un sous-entendu, qui ne demandait dorénavant qu'une démonstration plus limpide et claire encore. Elle ne répondit rien, elle se contentait de le fixer, attendant qu'il fasse ce premier pas auquel tout dans sa posture et son attitude semblait l'inviter. Et enfin, il accéda à sa requête silencieuse et brisa le dernier espace qui séparait encore ses lèvres des siennes. Nul doute que ses baisers avaient bien plus de saveur que ceux qu'avaient pu lui adresser son père, qui consommait le corps féminin bien plus qu'il ne le consumait. Maria glissa ses doigts dans les cheveux du jeune homme, répondant à son baiser avec une passion qu'elle aurait peut-être la malice de mettre sur le compte de l'égarement si Gaspard décidait de ne plus réitérait ce qu'il considèrerait peut-être comme une erreur. La serveuse, elle, ne voyait nulle erreur dans tout cela. Dès l'instant où Obéron avait présenté son fils à Maria, cette dernière avait très exactement su qu'elle voudrait accéder à cet instant précis, et elle avait tout mis en oeuvre pour indirectement séduire le jeune homme, qui n'avait finalement pu que céder. Oui, ce qu'ils faisaient était techniquement mal. Celle qui prétendait vouloir épouser Obéron embrassait sans vergogne son fils (et bien sûr, elle ne comptait pas s'arrêter à ce simple baiser) dans la demeure même d'Obéron. Il y avait, évidemment, un risque que l'ancien chevalier franchisse le seuil de cette porte et ne les retrouve tous les deux en fâcheuse posture. Si Maria n'avait pas l'intention de voir son attirance pour Gaspard compromettre ses plans, elle devait reconnaître que ce risque supplémentaire ne faisait que pimenter plus encore ce jeu auquel elle se plaisait vraiment à jouer.

-Prouve moi que tu es à la hauteur.
souffla-t-elle dans un sourire légèrement provocateur, ne séparant leurs lèvres l'une de l'autre que pour prononcer ces mots, avant de récupérer aussitôt ses lèvres, qu'elle s'appropriait avec la plus grande des gourmandises.

Depuis le temps qu'elle attendait ce moment. Et pour le moment, il était très largement à la hauteur de ses espérances. Oh, forcément, il serait à la hauteur ! Il ne serait pas difficile de l'être plus qu'Obéron, en tous cas. Elle laissa ses mains glisser depuis sa chevelure jusqu'à son dos, qu'elle couvrait de caresses de plus en plus lascive, se serrant le plus possible contre lui pour lui éviter tout cas de conscience. Elle ne lui donnerait pas l'occasion de se raviser, elle n'en avait pas la moindre intention, et ses caresses, le souhaitait-elle, auraient tôt fait de taire la culpabilité qu'il ressentirait peu-être vis à vis d'Obéron. Pour sa part ? Elle n'en éprouvait aucune, mais elle saurait parfaitement faire semblant du contraire si l'occasion devait se présenter.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Ven 1 Jan - 18:14

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Gaspard avait franchi la limite, il avait brisé le peu de distance qu’il restait entre leur deux corps. Et maintenant, ses lèvres étaient collées à celle de la prétendante de son père. Le jeune homme ne réfléchissait pas en cet instant précis, sinon il y avait de forte chance qu’il arrête tout bonnement son geste. Le jeune homme était en train d’embrasser celle que son père convoitait et avait sans doute l’intention d’épouser, une femme qui n’avait donc, aucune raison de se retrouver dans cette position avec lui. Il ne pouvait, outre le fait que cela était moralement discutable, faire une telle chose à son père. Même si le chevalier avait énormément de reproche à faire à son paternel, il n’était quand même pas arrivé au stade de lui causer du tort et de lui faire mal (quoi qu’il ne savait pas vraiment quel réaction il pourrait bien avoir en les découvrant comme cela). Si Gaspard se penchait donc un peu plus sur ce qu’il était précisément en train de faire, le jeune homme ne serait sans doute pas aussi prompt à continuer. Sauf qu’il était incapable de réfléchir justement, qu’il se laissait porter par l’instant et pas les lèvres de Maria, par ses caresses.

Les mains du jeune homme s’étaient glissées dans le dos de Maria, la rapprochant encore plus de lui, appréciant plus que tout de prolonger ce baiser. Quand la femme sépara un instant leurs lèvres pour lui demander de prouver qu’il était à la hauteur de ce qu’elle méritait, il n’eut qu’une seule envie… faire exactement ce qu’elle lui demandait. Et il fut plus que ravie que le contact de leurs lèvres se prolonge encore, alors que ses mains continuaient de caresser son dos. Il savait parfaitement qu’il risquait gros, Obéron pouvait arriver à tout moment et les retrouver là, mais cela lui était bien égal. De toute façon, s’il avait dû réfléchir un peu, il aurait arrêté sur le champ. Sauf qu’il n’avait aucune envie d’arrêter, alors le jeune homme préférait largement ne pas trop faire tourner ses réflexions. Quoi qu’il puisse arriver. Il avait envie de savourer cet instant et d’aller bien plus loin. Sans lâcher les lèvres de la serveuse, Gaspard remonta une main afin de glisser ses doigts dans sa chevelure, avant de la redescendre pour la glisser le long de sa nuque et de ses épaules. Il ne tarda pas à dégager les épaules de Maria du tissu qui les recouvrait. Il avait sans doute encore l’occasion de faire marche arrière et de ne pas dépasser une nouvelle barrière, une nouvelle ligne qu’il ne devait pas franchir, mais Gaspard n’avait pas l’intention de s’arrêter maintenant. Il souhaitait répondre à la demande de la serveuse, autant dire qu’il allait donc tout faire pour se montrer digne d’elle. Il sépara ses lèvres des siennes, dans le seul but de pouvoir les poser sur la peau douce de son cou. Il découvrit encore plus le corps de la femme, dévoilant ainsi sa ferme poitrine qu’il était avide de découvrir et qu’il ne tarda pas à le faire de ses lèvres.
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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Ven 1 Jan - 23:35


Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
C

e n'était sans doute pas des plus prudents de sa part que d'agir ainsi qu'elle le faisait, mais Maria avait toujours aimé jouer avec le feu. La vie sans l'ombre d'un risque n'avait à ses yeux pas d'intérêt et bien moins de saveur encore. Elle préférait, et de loin, pimenter autant qu'elle le pouvait son existence. Pas au point de prendre des risques inconsidérés qui pourraient à tout jamais la compromettre, non, mais au point de faire quelques entraves à la prudence par instants, c'est une certitude. Comme maintenant, alors qu'elle s'acoquinait avec le fils de l'homme qu'elle souhaitait épouser, et au sein de son propre foyer. L'occasion était trop belle pour qu'elle la laisse filer, tant pis. Tant mieux. Elle lorgnait sur Gaspard depuis un bon moment déjà, elle n'avait eu de cesse que de vouloir l'attirer dans ses filets. Comment lui résister, après tout ? Il avait la fougue, l'énergie, la jeunesse... Autant de qualités qui manquaient cruellement à Obéron, auprès duquel Maria n'avait jamais songé être même capable de trouver. Elle aspirait à être à ce point désirer, sous peine de se flétrir une bonne fois pour toute. Ce jeu entre leurs épidermes lui donnait le sentiment d'avoir vingt ans de nouveau, d'avoir la beauté de cette jeunesse dissolue, d'être attirante. À présent que c'était chose faite, elle comptait bien profiter de cette occasion, la saisir au vol et en profiter au maximum. Oui, si Obéron les surprenait, les circonstances seraient désastreuses, mais elle considérait qu'il y avait plus de  chances que l'inverse se produise, et cette possibilité de danger ne manquait pas d'être pour le moins excitante à ses yeux. Comment penser à interrompre le jeune homme, de toute manière, quand il semblait tout prêt à lui prouver au mieux être à sa hauteur et à la hauteur de ses attentes ? Elle n'y songeait pas. Le contact de ses lèvres contre les siennes était bien trop agréable. Il n'y avait pas à dire, ce jeune homme savait embrasser. Et elle s'en donnait à coeur joie elle aussi, appréciant la caresse de ses mains au creux de son dos, et la pression de ses lèvres au creux de son cou, puis au niveau de ses seins, tandis qu'il la débarrassait peu à peu de l'étoffe qui recouvrait sa poitrine. Elle se cambra légèrement en arrière quand ses lèvres s'attardèrent sur ses seins, laissant s'échapper de ses lèvres entrouvertes des soupirs de plaisir appuyés.

Elle ne demeura pas en reste, pour autant. Ses mains s'attardaient elles aussi sur l'anatomie de son potentiel futur beau-fils, glissant sous son haut, ne manquant pas de s'attarder sur sa peau, redessinant les muscles de son torse. Elle le débarrassa bien vite de ce tissu gênant, et alors qu'elle appréciait à sa juste valeur le traitement intense et délicat des lèvres du jeune homme sur sa poitrine, ses mains glissaient du torse de Gaspard jusqu'à une partie plus sensible de son anatomie, qu'elle flattait de caresse à travers la matière de son pantalon.


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Message#Sujet: Re: Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves (Maria)   Dim 7 Fév - 19:04

Maria & Gaspard
Les femmes vivent plus longtemps que les hommes, surtout quand elles sont veuves
Gaspard savait parfaitement qu’il était en train de jouer à un jeu dangereux, mais c’était justement parce qu’il était dangereux qu’il était aussi excitant. Comment pouvait-il une seule seconde résister à une fleur telle que Maria. Le chevalier avait tendance à pousser son dévolu plus vers les jeunes femmes, mais il devait bien avouer que la possible fiancée de son père l’attirait depuis toujours. Il aimait son assurance, sa façon d’être et sa force de caractère. Elle avait quelque chose d’une rose piquante qu’il ne pouvait pas ignorer et qu’il adorait vraiment. Alors, il se laissait tenter par cette luxure et il se retrouvait à adorer ce moment. Même si Obéron Gabet pouvait arriver à tout moment dans cette demeure, trouvant donc sa promise et son fils en fâcheuse posture, le jeune homme n’avait aucune envie de mettre un terme à son action. Bien au contraire, il avait envie d’en profiter plus encore. Jouer avec le feu c’était amusant, jusqu’à ce qu’on se brûle. Mais c’était justement cette crainte de se brûler qui était intéressante. Gaspard découvrait donc le corps, parfait, de cette femme qu’il devrait normalement considérer comme une belle-mère et non comme une maîtresse. Mais à choisir, il la préférait largement en tant que maîtresse qu’en tant que belle-mère. Ses lèvres s’attardèrent longuement sur la poitrine de Maria, qu’il avait en partie dénudée avec impatience. Elle n’avait vraiment pas oublié d’être attirante, mais surtout son corps était exactement comme il espérait. Gaspard savourait cette peau, ainsi que les caresses de la femme sur sa propre peau. Cela ne demanda pas longtemps avant que son corps ne réagisse vivement à ces actions, montrant par une tension certaine tout ce qu’il ressentait en cet instant et ce dont il avait envie. Mais ce fut encore plus probant quand la femme vint glisser ses mains vers une zone particulièrement sensible de son anatomie.

N’y tenant pas plus, le jeune homme décida de débarrasser (non sans une certaine fougue dû à son impatience) totalement le corps de Maria des tissus qui la recouvrait. A quoi bon se retenir de toute façon ? Il était évident qu’ils étaient sur la même longueur d’onde, qu’ils désiraient tous les deux la même chose. Il voulait passer ce stade de simple « connaissance » (si on pouvait vraiment les qualifier comme telle), à amant. Oui, clairement, Gaspard avait envie de celle qui devait finir par épouser son père – si ce dernier décidait de se bouger les fesses – et il n’avait aucune intention de se retenir. Il la désirait plus qu’il ne le devrait, mais il n’en avait que faire. Il penserait aux conséquences une fois que son esprit vif et chaud serait calmé. Ses mains continuèrent de découvrir ce corps qu’il jugeait parfait, alors que ses lèvres venaient de nouveau s’emparer des lèvres de Maria. Ce n’était certes pas le meilleur endroit, mais il n’avait aucune envie de perdre du temps à en trouver un meilleur. Et si jamais cet instant devait leur retomber dessus et bien… tant pis.
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