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 Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.

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Message#Sujet: Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.   Dim 26 Oct - 16:30

Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.
Une cérémonie en hommage à l’enfant que portait Guenièvre à lieu en ces bords du Lac d’Avalon. Des pétales de fleurs ont été répandus sur la surface de l’eau et quand le soleil commença à se cacher derrière l’horizon, de nombreuses torches furent allumés. Une petite barque pleine de fleurs fut poussée dans l’eau, les archets attendant le signal pour y mettre le feu. Aucun corps dans la barque, mais toute la symbolique s’y trouve. La reine est présente, ainsi que d’autres personnes à ses côtés, des gardes, des citoyens de Camelot ou d’autres contrés. Des musiciens jouent une musique douce. L’atmosphère est lourde cependant.  
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Message#Sujet: Re: Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.   Dim 26 Oct - 18:18

Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.
Guenièvre n’aurait jamais cru vivre un jour une épreuve telle que celle-ci, elle ne pensait pas un jour devoir faire le deuil d’un enfant. Et pourtant, elle se trouvait clairement dans cette situation aujourd’hui. Elle n’avait pas été jusqu’au terme de sa grossesse, elle n’avait pas donné naissance à ce petit être qui s’était trouvé dans son ventre, et pourtant elle avait réellement l’impression d’avoir perdue un enfant. Elle ne l’avait pas vu, mais elle l’avait senti dans son corps et elle l’avait aimé. Elle avait perdu une part d’elle-même, elle avait perdu la chair de sa chair. Pendant des jours, la Reine était restée enfermé dans ses appartements, ne désirant voir personne d’autre que sa servante. Cependant, cela ne l’avait pas empêché de demander (d’exiger même), une cérémonie pour rendre hommage à l’âme de son fils (ou sa fille, ce détail était minime à présent). C’était peut-être idiot, mais la femme avait besoin de cela pour passer à autre chose. Elle ne savait pas si ça fonctionnerait, si elle arriverait réellement à faire son deuil. Ce n’était pas la première fois qu’elle perdait « un être cher », mais les choses étaient différentes aujourd’hui. La Reine avait donné ses instructions de ses appartements, mais elle avait bien dû se préparer à se rendre au lac pour la cérémonie. Elle enfila une robe noire, c’était la tradition en période de deuil après tout. Au fond, la couleur de sa robe importait peu à Guenièvre. Il n’était pas compliqué de voir sur son visage à quel point elle souffrait de ce qu’elle avait vécu. Ses forces physique était revenue, elle devait bien avouer qu’elle se sentait mieux que pendant sa grossesse, cependant ce n’était pas la même chose pour son morale. Même si physiquement elle allait bien, son âme était brisée, ainsi que son cœur.

Ce fut donc clairement sans réjouissance que la Reine prit la route vers le lac d’Avalon, en compagnie des personnes qui avaient décidé de l’accompagner et des gardes chargés de sa protection. La femme n’avait aucune envie de s’opposer au fait qu’elle devait être « gardée ». Elle espérait vraiment que tout se passerait comme prévu, qu’il n’y aurait pas de nouveau des ennuis. Elle ne supporterait sans doute pas que les Chasseurs par exemple viennent mettre leurs grains de sel dans la cérémonie qu’elle avait prévu pour rendre hommage à son enfant. Déjà qu’elle les considérait en partie responsable de sa disparition. Guenièvre ne savait vraiment pas pourquoi elle avait perdu son fils, elle se remettait en grande partie en cause, mais le stresse de ces attaques n’avaient pas arrangé son état. Enfin, ce n’était pas le moment de penser à tout cela.

Guenièvre arriva sur place, elle observa l’endroit et fut heureuse de constater que ses directives avaient été suivit. Oui, elle avait tendance à se montrer un peu trop pointilleuse dans ce genre de moment, mais elle avait besoin que tout soit parfait. La Reine s’approcha donc du lac, observant cette petite barque avec plein de fleur à l’intérieur. Les torches furent allumées quand le soleil commença à se cacher, laissant la nuit prendre le dessus sur la scène. Geoffroy de Monmouth était présent, prêt à dire quelques mots afin de rendre hommage à l’âme de l’enfant qui n’avait pas eu la chance de voir le jour.

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Message#Sujet: Re: Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.   Lun 27 Oct - 0:01

Le vrai tombeau des morts est le coeur des vivants


Comme tout le monde au sein du royaume de Camelot, Freya avait entendu la funeste nouvelle. Alors que ses balades à l'extérieur du château se faisaient de plus en plus fréquentes et que, bientôt, son séjour dans les appartements des invités des souverains n'allait plus avoir lieu d'être, elle avait entendu les échos du crieur public au détour d'une ruelle marchande. Son ascension à travers les étalages avait été stoppée nette et ses propres soucis lui étaient soudainement apparus bien insignifiants. La reine, celle là même en qui la jeune druide ne voyait que de la bonté et du courage à l'état pur, venait de perdre son tout premier enfant sans même avoir pu voir son visage. Ce genre d’événement n'était à souhaiter à personne mais Freya ne pouvait s'empêcher de se dire que les malheurs arrivaient définitivement trop souvent aux mauvaises personnes. Ce jour là, elle était rentrée faiblarde jusqu'aux appartements qui lui étaient si gracieusement prêtés, ruminant quelque peu son inutilité actuelle. En tant que Dame du Lac d'Avalon, elle se souvenait à présent avoir eu le pouvoir de calmer les maux et d'apaiser les cœurs, mais qu'en était-il aujourd'hui, maintenant qu'elle avait retrouvé toute la faiblesse commune à l'être humain ? Même ses pouvoirs de druide semblaient bien médiocres à présent. Elle espérait vivement que tout cela n'était dû qu'à son état de convalescence et que, bientôt, elle retrouverait toutes ses capacités. Pour Freya, ses pouvoirs avaient toujours été un moyen de venir en aide à autrui. Si maintenant elle n'en était plus capable, que lui restait-il ?

Quand bien même elle n'était pas capable d'agir concrètement – était-il seulement possible d'apaiser un chagrin aussi fort de toute manière ? – elle avait d'emblée décidé qu'elle accompagnerait la procession jusqu'au bord du lac. C'était la seule chose qu'elle pouvait faire, au nom de ce semblant d'amitié qui était né en ce même endroit, mais dont elle ignorait encore si la reine avait fait le rapprochement entre cette main sortie de l'eau et la pauvre jeune souillon qui avait été ramenée au château quelques semaines auparavant. Mais pour l'heure, ce détail avait bien peu d'importance. N'ayant que très peu de choix, la jeune druide avait enfilé sa tenue la plus sombre et surtout la plus propre, et avait attaché ses cheveux à l'arrière de son crâne avant de les draper d'un léger voile ocre. Lorsque Guenièvre Pendragon arriva sur les lieux, elle s'inclina légèrement, fermant un instant les yeux pour signifier qu'elle accompagnait sincèrement son deuil. Une barque fleuri, vide du corps qui n'était pas né, attendait patiemment sur la rive tandis que le soleil commençait doucement à se cacher derrière les nombreux arbres de la forêt. Les prochaines minutes allaient être terriblement éprouvantes pour la souveraine.

Alors que Geoffroy de Monmouth entamait le discours funèbre de circonstance, la proximité du lac d'Avalon réveilla les sens de Freya. Elle ne s'était encore jamais aventuré aussi loin depuis qu'elle était revenue à la vie et retrouvait donc pour la première fois les lieux dans lesquels elle avait vécu ces dernières années. C'était peut-être ça la clé... ! Sentant la Dame du Lac renaître en elle, elle eu à peine à se concentrer pour que l'apaisement qu'elle avait jadis manié si bien vienne doucement s’insérer dans l'esprit de la reine de Camelot. Peut-être cet acte ne serait-il d'aucune utilité mais Freya savait à présent qu'avec un peu de travail son statut de maîtresse d'Avalon pourrait se combiner à sa condition d'humaine.

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Message#Sujet: Re: Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.   Lun 27 Oct - 4:51

Plusieurs
Le vrai tombeau des morts est le coeur des vivants
Je me sentais mal. Trop mal. Beaucoup trop mal. Je me sentais impuissant face à la douleur qu'éprouvait le couple royal qui a perdu un enfant, un héritier ou une héritière. Le fait que l'enfant était une fille ou bien un garçon importait peu. C'était quand même un être vivant, leur enfant. Je me tenais aux côtés de la famille royal au Lac Avalon, ce même endroit où j'ai vécu tant de choses avec celle que j'aimais, Freya, la Dame Du Lac et mon ami, le Roi Arthur. Maintenant, je créais d'autres souvenirs avec la Reine et cet enfant que la famille Pendragon a perdu.

Je ne peux pas comprendre leur douleur, car je n'ai jamais eu d'enfant, mais les supporter dans cette période difficile comme un ami se devait de le faire était la meilleure chose que je pouvais faire. Qui ne serait pas un ami s'il ne supportait pas ceux qui vivaient des moments difficiles? Je n'osais rien dire au risque de blesser mes amis, mais j'étais présent, même si je n'ai jamais connu ce petit être que Guenièvre a porté et aimé, qu'Arthur aimé aussi. Lorsque je les rendais visite ou bien je les voyais dans les couloirs, je les supportais à ma manière comme je l'ai toujours fais, mots d'encouragement, tentatives de leur arracher quelques sourires et mes services en tant qu'amis et non en tant que serviteur au château.

Geoffrey, le généalogiste de la court, prononçait un dernier hommage à l'héritier qui n'a jamais vu le jour. Je regardais droit devant moi la barque vide de corps brûlant en tant que symbole pour les morts, écoutant à moitié ce que Geoffrey racontait. J'essayais plutôt de ne pas pleurer cette impuissance face à cette douleur de voir mes amis souffrir une telle perte. Soudain, quelque chose du coin de l'œil attira mon attention. C'était quelqu'un que je connaissais ou bien que je croyais connaître. Je retournai ma tête et vis... Freya ! Elle était sortie de son lac il y a un moment et Gaius lui a prodigué des soins. Tout se bousculait dans mon esprit. Je ne comprenais pas comment elle avait fait pour sortir du lac. Les réjouissances pouvait attendre. C'était la perte de l'héritier qui devait passer en premier. Nous étions là pour cela.


Dernière édition par Merlin le Mer 29 Oct - 19:07, édité 1 fois
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Message#Sujet: Re: Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.   Mer 29 Oct - 16:32


Le vrai tombeau des morts est le coeur des vivants

M

anon le savait bien, elle ne devrait pas être là. Sa simple présence déshonorait cet enfant mort à nouveau de vivre, et dont l'âme brûlée dérivait dans une petite barque vide, fleurie pour rendre beau ce qu'il pouvait y avoir de plus laid. Mais ce n'était pas manquer de respect à l'héritier qui n'en serait jamais rien, qui posait problème à la servante de la reine, plutôt l'irrespect dont elle faisait preuve à l'égard de Guenièvre. Cette femme était très probablement la personne (après Ena) pour laquelle elle avait le plus d'estime, et si elle ignorait tout de l'affront qu'elle était en train de lui faire, l'affront était là malgré tout, la servante le savait... Et si elle se sentait mal, ce n'était pas tant parce qu'elle pleurait cet enfant qui n'avait pas même eu l'occasion de naître, mais parce qu'être le témoin de la douleur de Guenièvre Pendragon était pour faire tout sauf lui faire plaisir. Il aurait sûrement été plus simple qu'elle haïsse sa reine, qu'elle éprouve seulement la satisfaction du travail accompli sans qu'elle ne soit troublée par rien. Sauf qu'elle s'était sincèrement prise d'affection pour elle.... Enfin, au moins, elle n'avait pas le moins du monde à feindre son affliction, loin de là. Elle semblait aussi triste que le reste de l'assistance... Elle était dans le ton. Non, elle se fichait bien de l'ex enfant Pendragon, et cette cérémonie pouvait peut-être tirer des larmes à beaucoup, mais absolument pas à elle. Ce n'était jamais qu'une barque vide et un gâchis de torches et de pétales de fleur. Rien qui ne sache vraiment l'attrister ou l'émouvoir. Ça avait beau avoir été compliqué pour elle, elle ne regrettait pas une seule seconde sa décision. Cet enfant avait été une aberration, sa mort était très clairement une délivrance, et ce qui ne s'en rendaient pas compte encore, s'ils ne le découvraient jamais, étaient tout bonnement des cas désespéré....

Enfin... Manon restait un peu à l'écart, pas trop, cela aurait semblé suspect, mais suffisamment pour demeurer à sa juste place de servante. En tenue de deuil, affichant les airs d'un sincère recueillement, bien qu'ils étaient le fruit de tourments tout autres. Elle les voyait tous, souffrir de la perte qui n'avait jamais vécu. Au fond, elle trouvait cela plutôt absurde. Qu'est-ce qu'il avait fait, cet enfant ? Quel mérite avait-il eu sinon celui de s'être logé entre les entrailles de la reine ? On pleurait sur le sort d'un foetus au destin inexceptionnel. Tant de mère perdaient leur progéniture en couche, tout le monde s'en foutait. Ils étaient tous hypocrites, dans cette assemblée. Tous sauf les parents, à qui, seuls, cette cérémonie aurait dû appartenir, à la vérité. Tout le reste, c'était indigne et superflu.
Oui, encore une raison de ne pas se sentir à sa place... Mais elle allait faire bonne figure... en ayant mauvaise figur.
Dans l'espoir que ça s'achève le plus vite possible.










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Message#Sujet: Re: Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.   Dim 2 Nov - 22:39

Le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants.
Elle n’y avait pas sa place évidemment, elle n’avait aucune raison de se retrouver là, mais Ena n’en avait que faire. Elle avait décidé, dès qu’elle avait entendu parler de cette cérémonie de s’y rendre. Elle avait envie de voir d’elle-même la souffrance des Pendragon, le résultat de ce qu’elle avait mis en place avec l’aide de Manon. Les deux femmes étaient parvenues à leur but, l’enfant à naître n’avait jamais vu le jour et la Reine souffrait. Le second point, Ena savait bien qu’il ne faisait pas réellement plaisir à son aimée. Malheureusement, Manon semblait avoir énormément d’affection pour la Reine. Mais cela ne l’avait pas empêché d’aller jusqu’au bout, de remplir sa tâche et l’enfant et bel et bien mort. La sorcière était arrivée sur place après le gros du groupe, elle n’avait pas spécialement envie de se faire remarquer. Elle ne se trouvait pas à Camelot depuis bien longtemps, heureusement peu de monde la connaissait. Afin de se fondre complètement dans la masse, la sorcière avait bien évidemment enfilé une tenue de deuil. Evidemment, son cœur n’avait clairement pas la même obscurité que sa tenue. Cela faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé, mais la jeune femme se sentait sincèrement sereine. Il y avait énormément de menace qui pesait sur la tête des êtres magiques encore, mais Ena avait bien envie de profiter quand même de la bonne nouvelle. Son plan contre les Pendragon avançait doucement, même s’il était loin d’être terminé. La dragonnière ne se sentirait soulagé que quand la lignée Pendragon sera complètement détruite, quand il n’y aura plus aucun membre de cette famille.

Quand Ena arriva, elle vit Manon un peu à l’écart des autres. Tout comme elle, la sorcière n’avait évidemment pas besoin d’être trop proche du centre de l’activité. Elle n’avait pas eu l’intention de s’approcher plus qu’elle ne l’avait fait encore, puisqu’elle voyait très bien la « cérémonie » de là où elle était. Mais elle avait plutôt envie de se joindre à la jeune femme. Elle vint donc vers Manon, glissant discrètement une main dans son dos. Si elle le pouvait, elle afficherait un sourire, mais ce n’était pas le moment de sourire effectivement. Cela serait mal vu et elle n’avait pas spécialement envie d’être mal vue.


« Quelle tristesse… »

Dit-elle dans un souffle, ne pensant évidemment pas une seule seconde ses mots. Le discourt était plus que soporifique, alors que la barque avançait dans le lac en flamme. Guenièvre Pendragon avait réellement l’air de souffrir, ce qui au fond faisait particulièrement plaisir à la sorcière. Ena n’avait rien réellement contre cette femme, elle n’était pas une Pendragon du sang. Elle en portait le nom simplement parce qu’elle avait eu « la chance » de se marier avec le roi. Elle n’était donc pas concernée par la vengeance de la sorcière et pourtant, elle trouvait cela amusant de la voir souffrir. Parce que même si elle n’était pas concernait par sa vengeance, Ena n’avait aucune affection pour elle, bien au contraire. Elle la détestait même.
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