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 « Two crowns beneath a veil. » | Arthur & Azilis

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Message#Sujet: « Two crowns beneath a veil. » | Arthur & Azilis   Mer 3 Sep - 15:07


Two crowns beneath a veil
Arthur Pendragon & Azilis Ravenlime


Emmenée jusqu'à la taverne de la cité par le chasseur qui m'a sauvé la vie dans la forêt, je profite enfin d'un instant de calme dans la chambre que j'ai payée. L'ennui c'est que la présence de mon accompagnateur m'a empêchée de prendre la plus prestigieuse, au risque de ruiner ma couverture. Je regarde avec dépit le lit de paille et le bac en bois qui va me servir de bain. C'est une blague ? Je ne rentre qu'à moitié dedans, et je ne vous parle même pas de la couleur de l'eau. Le fait qu'on ne puisse pas voir à travers ne me laisse envisager rien de bon. Suis-je réellement supposée me laver là-dedans pour aller voir le roi ? Je soupire. Ce n'est pas comme si j'avais le choix. Je ferme à clé la porte de ma chambre et déposer mes affaires en vrac dans un coin. Après avoir vérifié que les volets sont fermés, je retire mes habits poussiéreux et abîmés. Je grimace en retirant ma tunique qui est directement collée à mon épaule blessée. Je vais vous passer les détails sur l'apparence d'une morsure de loup infectée, mais c'est vraiment pas joli à voir. A la base j'avais prévu de rincer ma plaie dans l'eau de mon bain, mais j'ai presque l'impression qu'elle sera moins infectée si je ne le fait pas. Quel genre de personne réussi à vivre comme ça toute l'année ? Ces gens-là ont tout mon respect. Parfois je rêve de ne pas avoir des goûts de princesse. Tout serait nettement plus facile si je savais me contenter du minimum.

Prenant soin de ne pas mouiller mon épaule, j'entre dans la baignoire et frotte les endroits vraiment sales. Vous me croyez si je vous dit que l'eau a la même couleur avant et après mon bain ? Je frissonne à cette idée et décide de ne pas y faire attention, pour ma propre santé mentale. Bon, je dois penser de façon claire et logique. Personne ne touchera à mon épaule à moins d'être un médecin reconnu et compétent. Donc je pense sans me tromper que la seule solution est d'attendre d'être au château de Camelot. Le roi doit avoir un docteur qui sait ce qu'il fait. Il ne me reste plus qu'à me faire un joli bandage en attendant. Je déchire donc l'une de mes tuniques préférées en coton blanc - non sans verser une petite larme en songeant à ce terrible gâchis - et enroule la bande de tissu proprement autour de l'articulation. Il faudra que ça suffise. J'enfile ensuite une robe simple mais esthétique afin de me rendre au château. Je ne porterai ma tenue officielle et les bijoux qui s'y accordent qu'au dernier moment. Consciente de l'importance de rester incognito, j'enfile une grande cape sur mes épaule et la noue sur ma poitrine. Je passe un quart d'heure à me coiffer. Retirer les brindilles accrochées dedans n'est pas une mince affaire, surtout lorsque de la résine se mêle à l'affrontement. Finalement, c'est le peigne qui l'emporte, mais d'une courte tête. Je regarde dehors et décide que j'ai le temps de faire une sieste, alors je m'installe sur le très inconfortable lit rembourré de paille qui sent l'urine - probablement récupérée dans une étable après utilisation - et essaye de dormir sans cauchemarder. Lorsque je m'éveille, il est plus que temps de partir. J'attrape tous mes effets personnels et descend les marches deux par deux. Je passe devant le bar pour partir et...m'arrête devant le bar. Je devrais peut être boire un coup pour me donner des forces. Qui sait ? Cela pourrait bien désinfecter de l'intérieur. Avec toutes ces aventures, j'en ai le droit. Je m'installe à un tabouret et commande une bière.

« Désolé petite mais je ne sers pas d'alcool aux jeunes femmes seules, même si elles sont très belles. A moins que tu aies de quoi payer un extra. » Me répond le tavernier.

Je fronce les sourcils. Serait-il en train de sous-entendre ce que je crois qu'il sous-entend ? Non mais pour qui il se prend ? Je ne suis pas n'importe qui ! Je serre la machoire. Je ne peux pas lui révéler que je suis une princesse et que je pourrais le faire décapiter. Pas après tous ces efforts. Pas après avoir eu le courage de me laver dans un abreuvoir à vaches. Ce serait terriblement humiliant. Agacée, je me prépare à flanquer un grand coup de botte dans la figure de ce porc lorsque quelqu'un entre dans l'établissement et pose sa main sur le comptoir d'une façon autoritaire et apaisante. Intriguée, je suspens mon plan quelque peu brutal. Et lui, pour qui il se prend ? N'y a-t-il que des malpolis dans cette cité ? Je suis assez grande pour arranger ce conflit à ma manière.
electric bird.
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Message#Sujet: Re: « Two crowns beneath a veil. » | Arthur & Azilis   Sam 6 Sep - 14:14

Two crowns beneath a veil
Azilis & Arthur

«La liberté que nous cherchons n’est pas une contrée lointaine, elle est en nous.»
Le roi Arthur.


S’échapper. Oui, Arthur voulait s’échapper de son quotidien bien compliqué de souverain. Pourquoi ? Simple, il avait besoin d’air. Les conseillers lui tombaient dessus chacun leur tour, ne laissant pas  le monarque de Camelot souffler. Mais le souverain n’était pas une machine. Il avait aussi besoin de prendre l’air, de s’aérer, de ne penser à rien le temps d’une heure ou deux. Seulement s’asseoir à une table, incognito et boire un coup. Oh, bien sûr. Il pouvait boire au château de Camelot, mais c’était du château qu’il avait besoin de s’en aller. Toutes les personnes qui s’y trouvaient, ou presque, attendaient beaucoup du roi qu’il était devenu après la mort de son père. Il le voyait. Voire même pire. Il ressentait tout cela. Les regards que les personnes résidents au château posaient sur lui lorsqu’il les croisait. Les décisions d’Arthur était critiqué par certains. Certaines personnes trouvaient toujours quelque chose à redire. Pourtant, l’homme tentait toujours de faire les choses le plus justement et le plus efficacement possible. Mais le peuple ne semblait jamais content. Ni jamais totalement satisfait des mesures prises par le souverain de Camelot. Il faisait pourtant tout son possible. Il se levait toujours avec le soleil et pouvait même oublier de manger, trop occupé qu’il était à remplir des papiers, réfléchir au compte du royaume ou encore aux différents gardes qu’il soupçonnait de trahison. Parce qu’il n’y avait pas de doute possible. Il y avait bien eut une trahison. Les chasseurs n’auraient jamais dû pouvoir entrer dans la salle de réception lors de la soirée d’anniversaire du roi. Ce n’était pas possible. Le souverain avait s’en voulait ! Oui, des gens étaient morts cette soirée là, tout simplement parce qu’il avait placé sa confiance dans le mauvais garde, voire même dans le mauvais chevalier.

Le souverain n’avait plus confiance en personne. Seul son épouse et certains chevaliers qu’ils connaissaient par cœur avaient toute sa confiance. Sans oublier Merlin ! Que ferait-il sans lui ? Arthur se le demandait bien. Si son serviteur préféré sortait parfois de sa place de serviteur, Arthur devait certainement le considérer comme son ami le plus digne de confiance. Il savait la loyauté de Merlin sans faille. Que demander de plus ? D’autant plus que le sorcier lui avait sauvé la vie des centaines de fois. Oui, le souverain avait confiance en lui ! Et puis, qui d’autre pouvait lui rappeler sans craindre la prison qu’il lui arrivait parfois d’être arrogant voire même tout à fait crétin, un crétin royal, pour reprendre les mots justes de l’ami magique du monarque. Mais Arthur n’avait pas besoin de ses amis, de ses chevaliers ou de son épouse pour l’instant. Non, il avait besoin d’être seul. De se retrouver seul, au milieu des gens. De faire ce dont il lui plaît, le temps de quelques heures. Cela passera vite et Arthur aura certainement l’impression de n’être sortis qu’une petite demi-heure, mais il était certains que cela allait lui faire du bien. Oui, l’homme blond en avait besoin. Alors il demanda à Merlin de n’être dérangé sous aucun prétexte. Absolument AUCUN. Cela lui donnait tout au plus une paire d’heure pour prendre l’air. Alors, il enfila une tunique et un pantalon noirs ainsi que ses bottes et mis son épée à sa ceinture. Il enfila ensuite une belle cape noire, légèrement usée mais qui passerait parfaitement pour sortir incognito du château. Trop attaché à son alliance et à sa chevalière, Arthur les garda toutes deux aux doigts. Il sortit alors discrètement de ses appartements, passa sa capuche sur sa tête et s’empressa de retrouver les tunnels qui lui permettrait de sortir du château sans être vu. Sauf que.. Il croisa Manon. La servante de son épouse.

Rapidement, l’homme changea de direction pour ne pas trop piquer la curiosité de la jeune femme. Peut-être l’avait-elle reconnu. Mais le souverain en doutait. Elle se poserait surement plus des questions sur le pourquoi il y avait un homme qui se baladait tranquillement dans les couloirs du château alors qu’il portait une cape comme pour cacher quelque chose. Mais cela ne dérangeait pas le souverain. Non, la seule chose qu’il avait à l’esprit était de sortir d’ici sans rencontrer personne et ensuite il prendrait la direction de la taverne de la ville. Et, le trajet se passa sans encombre. Pas de garde trop curieux (ou peut-être l’avaient-ils reconnu et avaient préféré laisser leur roi à ses affaires et s’occuper des leurs !), pas de villageois trop nombreux. La cité était calme. Enfin, certains coins de la cité. Aussitôt arrivé près de la grande place, le flot humain devint beaucoup plus important. Oh oui. Arthur comprenait très bien pourquoi. Le marché allait commencer. Biiiiien. Ainsi, les habitants de la cité, qu’elle soit haute ou basse, irai au marché et viderait la taverne. De cette manière, Arthur pourrait souffler encore plus. Léger sourire pendu aux lèvres, l’homme entra dans la taverne alors que le tavernier venait, semblerait-il, de faire une proposition quelque peu déplacée à une jeune femme qui voulait surement seulement boire un verre. Qui avait-il de mal à cela ? Arthur ne voyait pas. Les femmes, autant que les hommes avaient le droit de boire. Alors le souverain s’avança et posa l’une de ses mains sur le comptoir tandis que l’autre faisait tomber sa capuche vers l’arrière. Ressemblait-il à un roi ? Non. Il ressemblait simplement à un voyageur. Un voyageur qui faisait une pause dans son parcours. Et, est-ce que les personnes de la taverne allaient le reconnaître ? Non, elles semblaient trop occupées à boire et s’occuper de leur affaire. Quant au tavernier, peut-être l’avait-il reconnu, mais un mouvement de signe très léger de la part du souverain suffit à lui faire comprendre qu’en cet instant, il n’était pas roi.

« Un peu de politesse tavernier. Servez nous deux verres de vin, s'il vous plaît! »

Une voix claire, assurée, sans grand possibilités de répondre de manière négative. L’homme derrière son comptoir s’activa et rapidement, deux verres de vins apparurent près d’Arthur et de la jeune femme. En espérant que cette dernière aime le vin. Le souverain poussa l’un des verres vers la jeune femme.

« Voilà pour vous ! J’espère que le vin vous convient ! Alors, qu’est ce que vous venez faire dans ce beau pays qu’est Camelot ? »

Est-ce qu’Arthur se jetait des fleurs ? Non, son royaume était beau, personne ne pouvait contester cela. C’était un fait irréfutable. Et il en était fier. Un léger sourire aux lèvres, l’homme porta son verre à ses lèvres. Pourquoi avait-il engagé la conversation avec la jeune femme ? Il était vrai qu’il aurait simplement pu lui offrir à boire et s’asseoir ailleurs pour déguster son vin en solitaire, mais finalement, parler avec une inconnue ne pourrait pas être si mal que ça. Cela s’avérerait peut-être être un bon moyen pour oublier le château. Discuter de la pluie et du beau temps.
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Message#Sujet: Re: « Two crowns beneath a veil. » | Arthur & Azilis   Lun 22 Sep - 20:06


Two crowns beneath a veil
Arthur Pendragon & Azilis Ravenlime


J'aurais pu régler ce conflit avec un bon grand coup de botte dans les parties génitales du tavernier, mais je crois que j'aurais été en position de faiblesse après ça, surtout avec mon bras en écharpe. Celui-ci reste confortablement caché sous ma cape. Si ces braves hommes pensent que je vais exposer mes faiblesses alors que je suis une pauvre femme seule, ils rêvent. L'inconnu laisse tomber son capuchon et je découvre alors une belle tête blonde et deux grands yeux clairs. Il est plutôt charmant, je dois bien l'avouer. Et puis il a de bonne manières. Un mince sourire amusé s'étire sur mes lèvres alors que le tavernier s'active d’obéir en marmonnant dans sa barbe. Ha ! On fait moins le fier maintenant, pas vrai ? Bon j'avais commandé une bière parce que c'était moins cher, mais je ne cracherai certainement pas dans un verre de vin. C'est un breuvage délicieux et raffiné dont j'ai bien plus l'habitude. J'aurais pu commander un verre de vin dès le début, mais une grosse dépense aurait pu éveiller les soupçons sur mon identité. Le beau jeune homme pousse alors l'un des verres vers moi et je me sens mal à l'aise car c'est du côté de mon bras blessé. « Merci beaucoup monsieur. » Je dis avec un sourire sincère. L'air de rien, je pivote sur mes hanches et saisis la boisson avec ma main gauche avant de m'adosser contre le bar au lieu d'y faire face.

La question qu'il me pose me met pourtant de nouveau dans une situation délicate. Mon cerveau tourne à une vitesse dingue et je choisis de donner une demi-vérité afin d'avoir l'air honnête. « Eh bien je suis ici pour demander audience au roi. Une demande d'humble voyageuse à lui faire. » Je dis avant de boire une première gorgée du breuvage. Hm, je ne l'aime pas autant que celui que nous avons à Orion, mais c'est sûrement meilleur que la bière couleur urine que le tavernier sert à ses poivrots habituels. Je ne peux m'empêcher de me demander comment est le roi, s'il est aussi grand et généreux qu'on raconte. Il est vrai que Camelot est une belle cité. Le roi a de quoi être fier et une alliance avec serait une bénédiction pour mon royaume. Je tourne la tête et croise le regard azur de mon sauveur. « Vous l'avez déjà rencontré ? Il paraît qu'il accepte d'écouter les gens qui sont vraiment dans le besoin. » Je demande, sans me douter une seule seconde que ce souverain que je j'espère tant rencontrer n'est en fait personne d'autre que mon interlocuteur lui-même. Lentement, de façon presque imperceptible, je fais jouer mon épaule et retiens une grimace de douleur. J'espère que le médecin du château est doué parce que je sens déjà poindre la fièvre avec une telle infection. Si je reste ainsi, il est possible que demain je me trouve incapable de me lever. Je n'ai pas vraiment prévu de mourir à cause d'un loup, à plusieurs lieues de chez moi.
electric bird.
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Message#Sujet: Re: « Two crowns beneath a veil. » | Arthur & Azilis   Sam 3 Jan - 15:27

Two crowns beneath a veil
Azilis & Arthur

«La liberté que nous cherchons n’est pas une contrée lointaine, elle est en nous.»
Le roi Arthur.


Le jeune roi porta son verre de vin à ses lèvres. Il était temps de savoir s’il était aussi bon que celui qu’on lui apportait au château. Oui, le souverain ne se posait peut-être pas une question existentielle, mais tout de même. Cela l’amusait. Oui, il était amusé par le simple fait de comparé deux vins qui n’avaient pas grand-chose en commun. Il fallait dire aussi que le roi n’avait pas choisi la taverne la plus huppé. Mais, étant donné qu’il était déjà dans une autre, il ne voyait pas pourquoi il ne ferait pas la même chose ici. Le but n’était pas de tester toute les cavernes de la cité de Camelot, mais presque. Et puis, cela lui permettait de s’échapper. De s’échapper du château. Et c’était d’ailleurs exactement ce qu’il avait fait. Il espérait seulement que personne n’allait avoir besoin de lui pendant qu’il était de sorti. Ce serait dommage qu’il entende le clairon sonner parce que les (ses) gardes du château ne le retrouvait plus. IL ferait aussi une grosse frayeur à son épouse. Et ce n’était surement pas la bonne chose à faire étant donné son état de future mère, mais il y avait certaine fois ou Arthur avait besoin de se sentir seul. Et ce n’était pas la première fois que cela arrivait. Oh non. Peut-être que Merlin avait compris que son ami et monarque se faisait la malle de temps en temps. Il pourrait toujours rassurer la reine si elle venait à le chercher sans relâche dans le château. Ou sinon. Eh bien sinon, il regagnera le château en empruntant la grande porte. Et il se sentirait légèrement idiot d’avoir quitté le château comme un simple voleur. Mais cela ne l’empêcherait pas de recommencer. Ou la non. Oh contraire peut-être. Et même qu’il choisirait une taverne perdue dans la cambrousse pour se sentir encore plus libre. Il allait être assez compliqué de faire passer cette mauvaise petite habitude au roi. D’autant plus lorsque cette habitude était quelque chose de nécessaire pour son équilibre mental de souverain d’un pays aussi important que celui de Camelot.

Enfin, il reposa son verre sur le comptoir et posa son regard sur la jeune femme, qui venait de faire d’ailleurs un magnifique mouvement pour se retrouver dos au comptoir. Oh. Soit. Si elle préférait se mettre comme ça et surveiller la porte de la bâtisse, Arthur n’y voyait absolument aucun problème. Lui se contenta de se poser sur le comptoir de manière à pouvoir continuer de discuter avec la jeune tout en le voyant. Parce que c’était tout de même la moindre des politesses de regarder la personne avec laquelle vous aviez une conversation. Et si Arthur n’était pas roi en ce moment même, enfin s’il essayait de ne pas l’être, il n’en restait pas moins un parfaitement gentlemen. Ou presque parfait. Tout dépendant de la façon dont il y était traité par son interlocuteur, et, en cet instant, c’était plutôt une interlocutrice. Et elle semblait plutôt polie aussi. Alors elle n’avait pas besoin de s’en faire. Le tavernier en revanche pouvait bien craindre une quelconque remarque du souverain. Même s’il n’était pas souverain en ce moment, Arthur n’en restait pas moins impressionnant dans la confiance qu’il avait en lui-même. Ou qu’il faisait semblant d’avoir lorsqu’il se retrouvait avec des gens. C’était normal. Il avait l’habitude d’avoir ce mec sur le visage. Il le portait souvent. Pour ne pas dire tous les jours avec ces conseillers, ou encore lorsque le peuple venait faire leur doléances. Arthur avait appris à avoir un visage de façade. Un visage qui pouvait changer d’une personne à l’autre, tout dépendant. Arthur s’adaptait. C’était son rôle. Il était né pour cela et si ce n’était pas toujours facile, il y arrivait tout de même. Parce qu’il n’avait pas le droit de faiblir. Parce qu’il était roi et qu’il devait l’être jusqu’au bout. Jusqu’à sa mort.

Le souverain reprit une gorgée de vin. Il n’était pas exceptionnel. Mais il n’était pas mauvais non plus. C’est le vin d’une petite taverne modeste en fin de compte. Il posa son regard sur sa compagne et l’écouta. Une audience avec le roi ? Un sourire malicieux étira ses lèvres. Si elle savait. Décidément, cette situation promettait d’être assez drôle. Oh, il n’était pas très poli de se jouer de quelqu’un comme Arthur le faisait en ce moment. Mais c’était tout de même assez divertissent. Et puis. La jeune femme ne lui avait pas demander qui il était, seulement s’il.. Connaissait le roi ? Ou oui qu’il le connaissait. Et même très bien. En fait c’était lui. Mais, évidemment, il ne pouvait pas lui dire ça. Parce que cela mettrait en l’air son envie de ne pas être le souverain pour une fois. Pour quelques heures. Alors il allait falloir trouver autre chose. Mais oh. Arthur venait de poser son verre et son regard avec croisé celui de la jeune femme. Pourquoi grimaçait-elle ? Elle était blessée ? Trop de question. Et la jeune femme n’avait peut-être pas envie qu’un inconnu lui en pose autant. Alors Arthur allait devoir retenir sa curiosité. Un petit peu.


« Eh bien oui. J’ai déjà eu l’occasion de le rencontrer en effet. Mais très peu. Et je pense savoir qu’il accepte toutes les demandes d’audiences. Les plus importantes tout du moins. Mais, vous le verrez par vous même lorsque vous vous rendrez au château.»

Le souverain souriait. Il mentait. Ce n’était pas bien de mentir, et pourtant, cela le faisait sourire. Mais, il était tout de même curieux.

« Alors. Pourquoi une humble voyageuse comme vous voudrait rencontrer le roi, si ce n’est pas trop indiscret de ma part de demander ? »

Ca l’était surement. Beaucoup même. Mais il restait tout de même un roi. Et curieux en plus de cela, curieux de savoir ce que lui voulait une jeune femme inconnue au bataillon. Le monarque reprit une gorgée de vin et la grimace de la jeune femme lui revint en mémoire. Il posa son verre et se pencha vers elle. Il tentait simplement d’être discret. La demoiselle ne voulait peut-être pas que toute la taverne soit au courant de sa peut-être blessure.

« Et. Cela ne me regarde peut-être pas. Mais si vous êtes blessée. Je connais un très bon médecin qui pourrait vous guérir. »

Gaïus était un très bon médecin oui, sans aucun problème. Le truc était simplement qu’il ne voulait pas dévoiler à la jeune femme qui il était mais il ne pouvait pas non plus la laisser devenir malade sans rien faire. Et puis, peut-être se trompait-il ! Peut-être n’avait-elle rien et que le sens de l’observation du roi lui faisait défaut. Oui. Peut-être.

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Message#Sujet: Re: « Two crowns beneath a veil. » | Arthur & Azilis   Mer 14 Jan - 18:12


Two crowns beneath a veil
Arthur Pendragon & Azilis Ravenlime


J'écoute avec une attention non feinte les explications de mon interlocuteur. Après tout, il connait cette cité bien mieux que moi, je dois donc me fier à ce qu'il me dit. Tout bon souverain se doit d'écouter ce que le peuple pense de ceux qui le gouverne. C'est un excellent moyen de avoir ce qui est bon et mauvais dans un royaume. Un mince sourire s'étire sur mes lèvres. Ainsi la réputation du roi Arthur n'est pas exagérée, il sait écouter les gens qui ont sincèrement besoin de lui. J'en suis ravie. Ces informations sont importante, car j'envisage toute de même de créer une alliance de longue durée entre Orion et Camelot. Je ne voudrais pas accorder ma confiance à n'importe qui. Mon père a été très clair lorsqu'il m'a demandé de venir ici. Il m'a dit de me fier à mon instinct et de faire au mieux. Si je ne juge pas cet accord au mieux pour notre peuple, je m'en irai. Mes sujets passeront toujours en premier, quoi que je fasse. Je hoche la tête car le jeune homme a raison, le meilleur moyen de se faire un idée dur le roi, c'est encore d'attendre de l'avoir rencontré. J'espère sincèrement qu'il saura me recevoir. La douleur dans mon épaule s’aggrave et je sens que mon bras commence à s'engourdir. Je ne veux pas voir un autre médecin que celui du roi. C'est stupide, probablement, mais je ne fais pas confiance aux rebouteux de village. Malgré mon grand coeur, je suis une princesse, ne l'oublions pas. Je ne veux pas de remède de grand mère ni de mains crasseuses sur ma plaie. Inutile de l'infecter davantage, j'aimerais garder mon bras. Ma grimace malheureusement ne semble pas échapper à mon interlocuteur. Eh bien...je suppose que je ne peux plus mentir à ce sujet. Puisqu'il m'a aidée avec le tavernier, peut-être pourra-t-il garder mon secret.

« Oh... Vous l'avez remarqué. » Je dis en soupirant. « J'ai été mordue par un loup, à l'épaule. Je crois que ça a déjà commencé à s'infecter, je ne sens plus beaucoup mon bras. » Je dis en grimaçant de nouveau.

Je ne voudrais pas l'ennuyer avec ça, il a déjà beaucoup fait pour moi. C'est le deuxième homme qui essaye de m'aider aujourd'hui. Peut-être que cette cité comporte vraiment des personnes serviables et protectrices. Un petit sourire s'étire sur mes lèvres. Je ne sais pas trop comment lui dire que je ne souhaite pas me rendre chez le médecin du village, comme c'est probablement là qu'il souhaite m'emmener, comme n'importe quel homme du peuple.

« C'est gentil mais... Comment dire... » Je m'arrête au milieu de ma phrase.

Quelle idiote ! Je ne peux pas lui expliquer pourquoi je n'accepte de voir que le médecin du roi. Seule une princesse pourrait exiger ce genre de chose. Ma couverture serait ruinée... Je lève les yeux et regarde profondément dans ceux de mon interlocuteur. Il a l'air de sincèrement porter un interet à mon état. Puis-je lui faire confiance ? Je n'en sais rien. Je n'aimerais pas tomber sur un voleur pouvant prendre avantage sur une princesse isolée et blessée. Il parait que les bandits dans cette région sont capables d'être très charismatiques. Et s'il se jouait de moi ? Je fronce les sourcils, cherchant en vain à sonder l'âme du jeune homme.

« Puis-je vous faire confiance ? » Je demande, suspicieuse.

J'aimerais pouvoir lui dire la vérité et lui demander de m'accompagner jusqu'au château. En vérité, je ne suis même pas certaine de pouvoir marcher jusque là-bas. C'est que ça monte, vous voyez ? Et les gardes ne me laisseront probablement pas passer sans la lettre officielle qui est dans ma poche. Vous m'imaginez, débarquer au château en titubant, fiévreuse, dans cette tenue ? Jamais ils croiront que je suis une princesse. Jamais. Je vais avoir besoin d'aide, je l'avoue.
electric bird.
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Message#Sujet: Re: « Two crowns beneath a veil. » | Arthur & Azilis   Sam 28 Fév - 11:58

Two crowns beneath a veil
Azilis & Arthur

«La liberté que nous cherchons n’est pas une contrée lointaine, elle est en nous.»
Le roi Arthur.

Cette situation l’amusait beaucoup. Oui, le Roi était pourtant quelqu’un de très attacher à l’honnêteté, mais cette fois-ci, se faire passer pour un autre lui plaisait. C’était amusant. Et surtout, cela l’empêchait de s’occuper de chose qui lui pesait. Oui, il n’aurait jamais pu penser que sortir du château de manière anonyme aurait pu s’avérer aussi grisant. Et puis, en fin de compte, il ne mentait pas. Il n’avait dit à personne qu’il n’était pas le roi. Il était vrai que si on lui demandait, il nierait simplement, prétextant une quelconque ressemblance avec son lui-même royal. Mais rien de plus. Donc ce n’était pas vraiment un mensonge. Donc sa conscience de souverain honnête resterait intacte pendant encore un bout de temps. Oui. D’autant plus qu’il était tout de même à griller sa couverture pour aider la jeune femme si elle l’autorisait à l’amener à Gaïus. Il ne dévoilerait seulement pas son identité dans un bar remplit d’ivrogne. Non pas qu’il n’avait pas confiance. Mais ce n’était peut-être pas une bonne idée. Après tout, n’avait-on pas lancé une attaque sur son château, pendant sa propre fête d’anniversaire ? Qui sait, si ces étranges hommes masqués n’étaient pas venu pour lui, aussi. S’ils ne supportaient pas les sorciers, ils pourraient très bien vouloir tuer celui qui leur a permis de cesser de vivre dans la peur ? Tout cela se tenait. Enfin, du point de vue du blondinet, c’était normal, à leur place, c’était ce qu’il ferait. Enfin bref, il devait arrêter de penser à tout cela, il ne pouvait pas et se concentrer sur ses problèmes de souverains et sur ceux de la jeune femme au milieu de la taverne.

D’ailleurs, l’inconnue soupira puis expliqua au souverain qu’elle s’était fait mordre par un loup. Infectée ? Okay, Arthur devait l’amener à Gaïus sans plus attendre. D’autant plus rapidement qu’elle ne sentait plus son bras. Elle comptait attendre combien de temps avant de trouver un médecin digne de ce nom ? Le regard du chevalier se perdit un instant en l’air. Les femmes pouvaient être tellement têtues et obstinées et même plus encore.. C’était incroyable ! Les hommes étaient de vraies chochottes comparés à elles ! Enfin, ce n’était pas le moment de le faire remarquer à la demoiselle. Non, elle semblait tout de même avoir un sacré caractère et si Arthur voulait l’aider, il devait faire attention à ce qu’il disait, donc, pour l’instant, il se contenta de boire une voire même deux gorgées de son vin tout en écoutant les paroles de sa compagne de boisson.  Comment dire quoi ? Arthur n’était pas un simple d’esprit, il pouvait très bien comprendre le moindre des petites mots que voulait bien dire la jeune femme mordue par un loup. Ou peut-être ne savait-elle tout simplement pas comment expliquer ce qu’elle voulait expliquer au souverain ? Oui, c’était peut-être cela aussi. Peut-être qu’elle le trouvait lourd et qu’elle voulait qu’il lui foute la paix. Mais c’était hors de question. Surtout si elle commençait déjà à ne plus pouvoir sentir son bras ! Il fallait agir vite. Ou sinon on allait devoir lui couper le bras. C’était dommage. Perdre un bras d’une manière aussi bête. A cause d’un stupide loup. Y’a mieux tout de même !

Enfin, la jeune femme se décida à continuer de parler pour.. lui demander si elle pouvait avoir confiance en lui. Eh bien, si elle n’avait pas l’intention de tuer le souverain, lui, il n’y avait aucune raison pour qu’elle ne puisse pas avoir confiance en Arthur. Légèrement pensif, le monarque reprit une gorgée de vin puis il posa son regard sur la femme à côté de lui.

« Vous pouvez me faire confiance pour vous trouver un médecin digne de ce nom. Vous ne pouvez tout simplement pas rester ici ou l’état de votre bras va empirer et.. croyez-moi, ce n’est pas beau à voir. Je.. connais quelqu’un au château ! »


Il ne pouvait pas dire qu’il connaissait le château comme sa poche, mais elle allait vite s’en rendre compte si elle acceptait de lui suivre devant les portes de la bâtisse royale. Les gardes le connaissait, il allait être aisé de rentrer par la grande porte et ce, même si ce n’était pas ce dont il avait envie. Mais bon.

« De quand date votre morsure ? »

Oui, important ! L’urgence n’était pas la même si elle s’était fait mordre ce matin seulement ou la veille, ou l’avant-veille. Oui, c’était important et puis même s’il posait la question, il était certain qu’un médecin digne de ce nom allait lui poser aussi. Donc, autant répondre. Qu’avait-elle à perdre ?

« Je peux vous emmener au château, si vous voulez. »

Oui bonne idée. Autant lui proposer. Si elle déclinait ? Arthur lui révélerait son identité et elle n’aurait d’autre choix que de le suivre. Mais, elle ne semblait pas avoir beaucoup de vrai choix de toute façon. Si elle ne voulait pas perdre son bras, elle allait devoir faire confiance à un inconnu, un inconnu royal.

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Message#Sujet: Re: « Two crowns beneath a veil. » | Arthur & Azilis   Lun 16 Mar - 14:04


Two crowns beneath a veil
Arthur Pendragon & Azilis Ravenlime


L'explication de mon bras en écharpe éveille visiblement l'inquiétude de mon interlocuteur qui n'a plus tellement l'air d'un homme du peuple, à sa façon de parler. Je ne suis pas née de la dernière pluie et le fait qu'il affirme connaître quelqu'un au château achève de le convaincre que cet homme en sait plus sur le roi que ce qu'il a laissé entendre tout à l'heure. Peut-être est-il un valet d'Arthur...non. Plutôt un chevalier. Il en a la carrure et la droiture. Je le sais, puisque j'en ai croisé un autre ce matin, sans lequel je ne serais probablement plus de ce monde, même si ses manières laissaient à désirer. Cela dit, il ignorait mon rang. Je doute que ça excuse son attitude, mais ça aurait pu être bien pire. Je grimace et vide ma coupe de vin avant de répondre à mon interlocuteur.

« C'était ce matin, à l'aube, dans la forêt. Le trajet jusqu'à la cité a été pénible et je n'ai pas réussi à trouver de le'au propre pour nettoyer la plaie. J'ai croqué une graine de pavot pour la douleur, mais l'effet va bientôt s'estomper. » Dit-elle sur un ton qui trahissait désormais clairement son statut de princesse.

Puisqu'elle devait se montrer honnête avec cet homme, autant l'être jusqu'au bout. C'était certes un grand risque à prendre, mais pas plus gros que se laisser agoniser sur un lit de paille dans cette taverne. je hoche la tête affirmativement en réponse à la proposition du bel inconnu. Ma fierté pourrait me pousser à me rendre au château par mes propre moyens, mais soyons honnêtes, je mourrais de fièvre avant d'avoir atteint la grande porte. Je dois donc admettre que cet homme ne me veut pas de mal et mérite de savoir ce que je fais ici et qui je suis réellement. Ce serait dommage d'attendre que je ne sois plus en mesure d'articuler, n'est-ce-pas ? Je tends donc ma main valide vers lui en signe d'amitié, espérant qu'il la serrera, scellant ainsi notre accord.

« Je m'appelle Azilis Ravenlime. Je suis une princesse venue à Camelot pour demander audience au roi. Je voudrais pouvoir le rencontrer avec mes deux bras. Voici donc ce que je vous propose : vous m'emmenez voir ce formidable médecin au château et en échange je vanterai vos mérites au roi lors de notre entrevue. »

J'avoue, je suis particulièrement fière de cette idée. Dommage qu'elle ne soit pas très réaliste puisque j'ignore que le roi est en face de moi et n'a probablement pas besoin que je lui vante ses propres mérites...
electric bird.
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