Partagez | .
 

 On ne revit pas tous les jours... et heureusement ! [pv Gaspard]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

Message#Sujet: On ne revit pas tous les jours... et heureusement ! [pv Gaspard]   Mer 9 Juil - 0:44

On ne revit pas tous les jours... et heureusement !

Le bruissement du vent dans les feuilles des arbres alentours était assourdissant. Ou peut-être n'était-il que perturbant, Freya ne savait plus vraiment quel terme convenait le mieux à la sensation qui naissait en elle. Une sensation autre que celle du flottement et de l'apesanteur, c'était tout ce dont elle était certaine. En effet, la dame du Lac n'était plus dans les eaux qui l'avaient abritée ces dernières années. Non, elle avait bel et bien les deux pieds sur la terre ferme, et pour de bon cette fois, une habitude qu'elle avait tout à fait eu le temps de perdre depuis qu'elle était...morte... Condition qui n'était apparemment plus la sienne à présent. Actuellement, son esprit était tellement troublé qu'elle avait bien du mal à réellement et concrètement comprendre ce qui lui arrivait en ce moment précis. Elle slalomait avec maladresse entre les arbres, évitant à peine les branches qui sillonnait le sentier, se retournant sans cesse, cherchant du regard quelque chose qui pourrait lui sembler familier. Ce milieu, dans lequel elle avait pourtant grandit, n'était plus le sien. La forêt la perturbait, elle ne savait plus où donner de la tête. Tout semblait d'ailleurs se crypter dans cette dernière. Plus rien n'avait de sens et elle était prise de vertiges qui prenait un peu plus de force à chaque fois.

Tulli, cette jeune femme qui avait tenté de se suicider pour attirer son attention, comment avait-elle fait ? Comment pouvait-on... faire revenir quelqu'un à la vie... sans que cela ne nécessite aucun contre-sort ? Elle sentait la différence. Oui, cette fois ne ressemblait en rien à la nuit d'Halloween. Elle sentait très clairement que son corps s'était réellement remis en action. Mais comment... ? Non seulement elle devait faire face à la redécouverte des gestes et des sensations, mais elle devait également supporter le combat de questionnements et d'informations qui se faisait dans son crâne depuis que la main tendue de Tulli lui avait permit de rejoindre définitivement la surface. Elle en avait tellement rêvé, c'était réel à présent, mais elle n'avait pas la force de s'en réjouir. Titubant, elle prononça le nom de la jeune femme dans l'espoir qu'elle ne soit pas réellement partie après l'avoir libérée. Elle avait rempli sa mission mais, exténuée par le pouvoir qu'elle avait dû utiliser pour cela, elle s'était retirer pour reprendre des forces. Freya n'avait pas eu le temps de protester. Le temps que sa bouche s'ouvre, déjà la silhouette disparaissait dans la pénombre de la forêt. Mais, si ses souvenirs étaient corrects – chose dont elle n'était plus vraiment sure vu son état actuel – Tulli viendrait la voir à nouveau lorsqu'elle aurait retrouvé sa forme. Et de la forme, Freya, de son côté, n'en possédait actuellement pas le moins du monde...

Prise d'un nouveau vertige, elle tomba à genou avec violence, un cri enroué de détresse s'échappant d'entre ses lèvres. A quoi bon revivre si c'était pour être incapable de survivre ? Ses yeux se révulsèrent le temps d'une fraction de seconde, achevant d'embrouiller son esprit. Là, tout de suite, le cerveau de Freya s'était déconnecté pour ne pas cramer sous le choc. Elle était encore consciente, mais cela n'allait très certainement pas durer bien longtemps.

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Message#Sujet: Re: On ne revit pas tous les jours... et heureusement ! [pv Gaspard]   Jeu 17 Juil - 15:40

Freya & Gaspard
On ne revit pas tous les jours... et heureusement !
Gaspard n'en revenait toujours pas de ce qu'il venait de découvrir, Manon Deschênes était une druide. La servante personnelle de Guenièvre Pendragon était l'un de ces êtres magiques, il ne voulait pas croire être passé si longtemps à côté d'une telle information. La reine ne pouvait être qu'en danger avec cette femme à ses côtés, le jeune homme voulait mettre sa disparition en priorité. Mais il n'avait encore pas donné cette information à son père. Au fond, il ne savait pas vraiment ce qui le retenait. Il n'y avait aucune raison qui le poussait à cacher cette information à son père, mais il e parvenait pas à le lui donner. Gaspard n'avait aucune affection pour cette femme, elle n'était qu'une servante parmi tant d'autre. Elle serait rapidement remplaçable si jamais quelque chose lui arrivait, l'homme ne se faisait aucun souci à ce sujet. La reine n'allait pas tarder à trouver quelqu'un d'autre pour entrer à son service personnelle. Et même si elle avait de l'affection pour Manon, ce qu'il ne doutait pas, ce n'était pas en soit un souci de plus. Guenièvre était quelqu'un au grand cœur, parce qu'elle n'était qu'une servante à la base, elle aimait beaucoup trop de monde. D'ailleurs, le chevalier se doutait bien que c'était à cause d'elle qu'Arthur avait décidé d'autoriser de nouveau la magie dans le royaume. Sans elle, le roi aurait fièrement poursuivit le chemin que son père avait tracé. Comme Gaspard était en train de faire actuellement, même si ce n'était sans aucun doute pas la meilleure des solutions. Mais cela, il ne s'en rendait pas encore compte.

Gaspard, comme à son habitude, était partie faire un tour dans la forêt. Quand il n'était pas de ronde dans le château ou dans la citée, l'homme aimait bien aller se balader dans la forêt avec son cheval. Il pouvait parfois partir tôt le matin et ne revenir que tard le soir. Rien ne le retenait de toute façon à part ses obligations pour Arthur. Son père n'avait pas réellement besoin de lui, et aucune femme attendait qu'il rentre remplir correctement son rôle d'époux et accessoirement de père. Il n'était pas encore arrivé à ça, il était encore loin d'y être d'ailleurs. Gaspard n'avait pas spécialement envie de céder aux demandes urgentes de son père de devenir un époux, de prendre une femme et de l'amener jusqu'à l'autel. Plus il insisterait pour qu'il devienne réellement un « homme » , le chevalier prendrait encore plus son temps. C'était son esprit de contradiction qui le poussait à agir de cette manière. De toute façon, il n'avait pas spécialement hâte que sa sœur trouve un époux également. Le temps avait le don de passer bien trop vite à son goût.

Le chevalier appréciait la quiétude des lieux, le silence qu'il trouvait dans la forêt. Il s'était arrêté et s'était posé près d'un petit étant d'eau, son cheval proche de lui. Son esprit se perdait dans ses pensées, alors qu'il ne pouvait pas arrêter de réfléchir aux chasseurs. Ils allaient devoir frapper plus fort s'ils voulaient être pris au sérieux, mais il ne voyait pas encore quoi faire. Ils ne pouvaient plus attaquer de front encore, c'était bien trop risqué. Son père avait vu bien trop grand quand il avait décrété qu'ils attaqueraient à l'anniversaire du roi. Ils ne pouvaient pas se permettre de faire d'erreur. Alors que l'homme était en pleine pensée, son attention fut soudainement attiré par un cri venant d'un peu plus loin. Il n'était pas rare que des femmes se trouvaient en danger dans cette forêt, elles avaient tendance à sur estimer leurs capacités. En grand chevalier qu'il était, Gaspard se leva rapidement, chevaucha son cheval et prit la direction d'où venait le cri. Il ne mit pas longtemps à arriver à destination, ne trouvant qu'une femme allongée au sol, apparemment inconsciente. L'homme restait sur ses gardes, elle avait peut-être été agressée et ses ravisseurs se trouvaient encore dans le coin. Ou alors, elle n'était autre qu'un appât. Il ne voulait pas prendre de gros risque, alors il s'approcha prudemment de la femme, la main sur la poignet de son épée.

« Demoiselle ? »
Appela-t-il avant d'arriver à sa hauteur. Il l'observa un instant avant de se baisser, pour la secouer, vérifiant au passage qu'elle était bel et bien en vie. « Réveillez-vous, je vais vous aider. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Message#Sujet: Re: On ne revit pas tous les jours... et heureusement ! [pv Gaspard]   Lun 21 Juil - 23:36

On ne revit pas tous les jours... et heureusement !

Quelle dose de souffrance un corps était-il capable de supporter avant de sombrer dans l’inconscience la plus totale, ou pire, avant d'embrasser la grande faucheuse ? C'était la question que Freya s'était posé quelques secondes avant que tout son être ne vienne percuter le sol. La douleur n'était pas extérieure, non, elle ne faisait que ronger son âme, son cerveau et son cœur, rien que ça. Peut-être même ses poumons en prenaient également pour leur grade. Oui, aux vus de sa respiration haletante, c'était tout à fait envisageable. Que pouvait-on réellement attendre de plus d'un corps qui n'avait fait que flotter dans les eaux du lac d'Avalon, entre vie et mort, pendant plusieurs années ? Les organes vitaux étaient rouillés et les muscles atrophiés par l'inactivité. La résurrection de Freya était un miracle, certes, mais elle aurait beaucoup à réapprendre et il était d'ailleurs étrange qu'elle ait tenu sur ses deux jambes aussi longtemps avant que ses genoux ne touchent terre. Sans doute avait-elle pu marcher jusque ce coin de la forêt parce que l'information avait mit du temps à cheminer jusqu'à son cerveau, mais maintenant que c'était le cas, elle souffrait littéralement le martyre et sentait presque son esprit lui crier de l'achever. C'était à la limite de l'insoutenable. Toutes ces questions qui défilaient dans son crâne, cette lumière du jour qui l'aveuglait, les odeurs et les bruits de la forêt qui enflammaient ses sens... Tout était trop, il fallait que ça cesse.

Pour autant, il était hors de question pour elle d'aller retrouver le royaume des morts alors, quand bien même sa tête lui disait de lâcher prise, son cœur, lui, s'accrochait à cette nouvelle vie qui venait de lui être offerte. Elle avait rêvé de cet instant pendant bien trop longtemps pour abandonner. Mais qu'importe la volonté qu'elle pouvait avoir, la force, elle, lui manquait terriblement et elle sentait déjà ses yeux se fermer sous ce poids actuellement insurmontable. Jamais aucun de ses songes ne l'avaient préparée à ça. Sans doute parce qu'ils n'appartenaient qu'au domaine de l'irréel dans son esprit. Jamais elle n'aurait cru... non... jamais. S'accrochant tant bien que mal, elle luta pour garder ses paupières entrouvertes et pour ne pas sombrer dans l'inconscience, chose qu'elle s'évertua d'autant plus à faire lorsqu'elle sentit la terre vibrer sous elle et qu'elle entendit, dans une puissance qui manqua de lui crever les tympans, des sabots battre cette dernière. Quelqu'un venait. Il fallait que cette personne la voit, il le fallait absolument. C'était très certainement son unique chance de profiter de cette nouvelle vie plus qu'une dizaine de minutes. Seulement, elle était incapable de faire le moindre geste, ni d'émettre le moindre son pour manifester de sa présence. Le râle qui s'était échappé d'entre ses lèvres au moment de sa chute semblait avoir rompu ses cordes vocales.

Elle doutait que quiconque ne la retrouve jamais, recroquevillée là, près de ce tronc d'arbre qui lui faisait de l'ombre, sans se rendre compte que c'était justement le dernier son qui était sorti de sa bouche qui avait fait se mettre en marche le cheval qui bientôt s'arrêta à quelques mètres d'elle. Elle reconnu vaguement l'insigne de Camelot avant que ses yeux ne se ferment le temps de quelques secondes. Elle sentait qu'elle pouvait se le permettre, elle n'était plus seule à présent, elle allait peut-être pouvoir revivre finalement. Elle ne parvint pas à rouvrir les yeux lorsque le chevalier – tout du moins, c'est ce qu'elle croyait avoir vu apparaître à ses côtés – l’interpella. Ce ne fut que lorsque ses mains rentrèrent au contact de sa peau que ses paupières se firent moins lourdes et qu'elle pu voir le visage de son sauveur. Elle tenta de lui montrer sa reconnaissance par son regard avant de puiser le peu de force qui se cachait encore en elle pour prononcer ces quelques mots :

- Mon corps... ne me... répond plus. Elle marqua une pause, reprenant difficilement sa respiration. Pouvez-vous me ramener... à Camelot... s'il vous plaît ? Elle aurait aimé lui sourire, lui en dire un peu plus, mais elle en était incapable... Pour le moment.

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Message#Sujet: Re: On ne revit pas tous les jours... et heureusement ! [pv Gaspard]   Mar 29 Juil - 17:16

Freya & Gaspard
On ne revit pas tous les jours... et heureusement !
Sauver des demoiselles en danger, c'était l'un des exercices des chevaliers de Camelot. Mais il n'y avait pas une demoiselle à sauver tous les quatre matins. Gaspard avait entendu une personne crier et sans réfléchir, il s'était lancé vers la direction d'où ce dernier venait. Cela pouvait être un piège, il s'en foutait. L'important, c'était de faire son devoir. Parce que même s'il trahissait Arthur Pendragon pour suivre son père dans la chasse aux magiciens, il était quand même fidèle aux valeurs des chevaliers. C'était de son devoir de protéger les personnes vivant sur les terres de Camelot, où s'y trouvant tout simplement. L'homme ne mit que très peu de temps avant d'arriver sur place et de voir le corps de la femme au sol. Il n'avait aucune idée de ce qui lui était arrivé et restait sur ses gardes. Si elle avait été attaqué par des bandits, ces derniers pouvaient être encore dans le coin. Il s'approcha donc d'elle, pour s'assurer qu'elle était bel et bien en vie. Quand ses mains la touchèrent, le chevalier vit l'inconnue ouvrir doucement les yeux. Elle était en vie, c'était une bonne chose, même si elle ne semblait pas aller bien.

Gaspard du approcher son visage de la femme pour entendre les paroles qu'elle prononçait avec difficulté. Ainsi donc, son corps ne lui répondait plus. Il semblait évident qu'elle avait besoin de soin et donc qu'ils devaient l'emmener à Camelot. Mais le jeune homme eut un moment de doute, il ne savait pas s'il faisait bien de suivre la demande de l'inconnue. Il ne savait rien d'elle, il ne savait pas comment elle avait été blessé et si, c'était bel et bien un piège ? Dans le doute, il n'avait pas spécialement le choix. Malheureusement, il ne pouvait pas se permettre de la laisser là le temps d'être certain qu'il n'y avait aucun risque.


« Je vais vous y conduire. » Se contenta-t-il de dire en se redressant, retirant son épée pour l'attacher à la selle de son cheval. Il se doutait bien que la femme n'allait pas pouvoir tenir seule sur son cheval, qu'il allait devoir la porter. Elle peinait à tenir sur ses jambes, à garder ses yeux ouverts et à parler. Elle n'avait visiblement pas assez de force pour se tenir. « Je vais vous porter sur mon cheval. »

Il préférait la prévenir, qu'elle ne prenne pas ses prochains gestes pour une agression. Une fois cela fait, il se pencha vers elle pour la porter, avec peu de difficulté. On ne pouvait pas dire qu'elle était bien lourde. Il parvint, tout en la portant, à remonter sur son cheval (il était évident qu'il n'allait pas pouvoir faire la route à pied). Il mit quelques secondes avant de réellement trouver une position confortable pour tout les deux et prendre enfin la route vers le château. Il savait parfaitement où il allait la conduire à Camelot, il allait l'emmener directement chez Gaïus. C'était le meilleur médecin de la citée, Gaspard ignorait évidemment qu'il était un sorcier, il allait pouvoir la sauver. Mais le trajet allait demander quand même quelques minutes.

« Vous pouvez m'expliquer ce qui vous est arrivé ? »

Gaspard était curieux en effet, mais il avait aussi envie de la stimuler pour qu'elle ne perde pas connaissance. Ça pouvait être utile.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Message#Sujet: Re: On ne revit pas tous les jours... et heureusement ! [pv Gaspard]   Mer 20 Aoû - 1:09

On ne revit pas tous les jours... et heureusement !

Freya n'avait plus aucune notion du temps. C'était comme si elle venait d'être mise au monde une seconde fois. Elle avait conscience de ce qui se passait autour d'elle mais elle ne le comprenait pas vraiment. Seule la douleur semblait véritablement concrète, malheureusement. La lumière aveuglante avait très vite laissé place à la pénombre de ses paupières fermées et les bruits de la forêt, devenus assourdissants à ses oreilles, n'étaient plus qu'un bourdonnement continu. Pourtant, elle n'eut que très peu de mal à percevoir le son, ainsi que les vibrassions, des sabots du cheval martelant le sol non loin de là où elle se trouvait. L'instinct de survie, sans doute. Un instinct néanmoins bien inutile quand on était incapable d'émettre le moindre son pour signaler notre présence. Par chance, elle n'en eut pas l'utilité et ce fut avec soulagement qu'elle se rendit compte qu'elle n'allait finalement peut-être pas croupir au pied de cet arbre et laisser passer cette seconde vie qui venait de lui être offerte par la même occasion. L'insigne de Camelot, aperçue dans un clignement rapide de la paupière, n'avait peut-être été qu'une illusion, mais peu important la véritable identité de l'individu. Il représentait son unique chance de survivre et c'était, après tout, tout ce qui comptait.

Le contact de la peau de l'inconnu avec la sienne la fit frissonner. Cette sensation était une nouvelle preuve de sa toute fraîche condition de vivante. Cela faisait des années qu'elle n'avait ressentit une telle proximité. Même lorsqu'elle sortait sa main du lac pour rassurer dignement les âmes en peine qui venaient lui rendre visite, le contact n'avait jamais été aussi empli de vérité. Elle se rendait compte à présent à quel point elle avait été privée de tout ce qui avait trait à l'humain en devenant la maîtresse d'Avalon. Et la nuit d'Halloween... Ce moment qu'elle avait eu la chance de passer avec Merlin n'avait été, pour elle tout du moins, qu'une infime partie de ce qu'il aurait pu être en réalité. Ses sensations ainsi que ses sentiments avaient été bridés tout ce temps et elle ne se rendait véritablement compte que maintenant d'à quel point elle avait été morte ces dernières années. Elle avait bien plus de choses à rattraper qu'elle ne le croyait et ce fut cette pensée qui lui permit de trouver en elle assez de force pour ouvrir les yeux et répondre à celui qui serait son sauveur. Elle fut soulagée d'entendre qu'il allait lui venir en aide et la ramener à Camelot.

- Merci, murmura t-elle avant de hocher la tête lorsqu'il l'informa qu'il allait la porter jusqu'à son cheval. Ce qu'elle n'avait pas prévu c'est qu'au delà d'être incapable de faire le moindre mouvement, son corps n'avait pas non plus l'air d'apprécier qu'on lui en inflige indirectement et elle manqua de tourner de l’œil lorsqu'elle fut soulever du sol. L'installation sur le cheval acheva de l'étourdir et elle laissa sa tête venir ballotter sur l'épaule du chevalier. La question qu'il lui posa alors sonna comme une véritable énigme à ses oreilles. Le peu de conscience qu'il lui restait de son corps et de son âme quelques minutes plus tôt semblait s'être totalement fait la malle. Elle garda le silence un court instant, abasourdi par tant de vide en elle. Je ne sais plus, répondit-elle d'une voix faible. Elle prit le temps de déglutir avant de continuer. Je... Je n'arrive à me souvenir de rien. Mais je ne crois pas... avoir été attaquée. Je ne sais plus... tout est si flou... je suis désolée... Un dernier « merci » presque inaudible s'échappa d'entre ses lèvres avant que le monde des limbes ne s'empare concrètement d'elle. Elle était entre de bonnes mains et il ne restait plus qu'à espérer que sa mémoire se porterait un peu mieux à son réveil.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Message#Sujet: Re: On ne revit pas tous les jours... et heureusement ! [pv Gaspard]   Sam 23 Aoû - 11:39

Freya & Gaspard
On ne revit pas tous les jours... et heureusement !
Gaspard ne savait rien de cette personne qu’il venait de trouver dans la forêt, mais il ne pouvait évidemment pas la laisser seule. Il devait lui venir en aide et pour cela, il l’emmenait vers Camelot. C’était le mieux, une fois qu’elle aurait vu Gaïus, elle serait remise sur pied. Le chevalier espérait juste ne pas tomber dans un piège, malheureusement il ne pouvait pas s’empêcher d’être soupçonneux. La magie était une maitresse trompeuse, la femme pouvait être un danger potentiel. Mais dans la doute, il ne pouvait évidemment pas la laisser dans la forêt, alors tant pis. Mais ce n’était pas pour autant qu’il n’allait pas chercher à en savoir un peu plus sur son histoire. Alors, pendant qu’ils se dirigeaient vers la citée de Camelot, il ne put s’empêcher d’être curieux. Il voulait être certain qu’il n’était pas en train de conduire un danger dans la cité. Au moins, s’il découvrait ce qui lui était arrivé, cela l’arrangerait. Sauf que ce n’était pas aussi facile. La jeune femme était dans l’impossibilité de lui répondre clairement, elle se contenta de lui apprendre qu’elle ne se souvenait de rien. Et qu’elle n’avait sans doute pas été attaquée. Soit, le chevalier n’était pas vraiment avancé, mais tant pis. De toute manière, il ne pourrait rien retirer de plus que ce qu’il venait d’apprendre, puisque l’inconnue tomba dans les pommes après un dernier merci. Malgré les doutes, Gaspard ne pouvait pas s’empêcher de lui faire en partie confiance. Il n’avait aucune idée de qui était cette personne, mais elle semblait éblouir de bonté. Evidemment, il ignorait tout de ses pouvoirs et de son ancienne condition de Dame du Lac. Sinon, il ne la porterait sans aucun doute pas sur son cheval.

Gaspard poussa son cheval à aller plus vite quand il vit que la femme avait perdu complètement connaissance. Ils devaient arriver rapidement à la citée, afin qu’elle se fasse soigner. Au bout de plusieurs minutes, ils arrivèrent enfin à destination. Le chevalier ne prit pas la peine de saluer les gardes à l’entrée de la cité, se contentant de foncer vers la grande place. Il n’avait pas de temps à perdre de toute façon. Et rapidement, il arriva en bas des marches et descendit de son cheval. Ce fut à ce moment précis que la Reine elle-même s’approcha de lui. Gaspard savait bien qu’elle n’était pas du genre à rester tranquille dans le château, elle sortait souvent. Mais il trouvait quand même qu’elle n’était pas raisonnable. Enfin, il n’avait rien à lui dire, puisqu’elle était la reine.


« Que s’est-il passé ? » Gaspard se tourna vers la reine, avant de désigner la jeune femme sur son cheval, inconsciente.  « Je l’ai retrouvé dans la forêt, blessée. Elle m’a demandé de la conduire ici. »

Ni une, ni deux, Guenièvre observa l’inconnu. Et il fut clair qu’elle la reconnu, ou du moins qu’elle savait qui était cette personne. Le jeune homme ne posa pas plus de question, si elle ne lui disait pas, il n’avait pas à le savoir. Cela ne l’empêchait cependant pas d’être curieux. Rapidement, la reine lui ordonna de conduire la femme chez Gaïus. Il s’exécuta donc, pendant que la reine demandait à des serviteurs de préparer une chambre pour cette personne.


Merci pour ce rp
Je nous rajoute nos points de suite
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Message#Sujet: Re: On ne revit pas tous les jours... et heureusement ! [pv Gaspard]   

Revenir en haut Aller en bas
 
On ne revit pas tous les jours... et heureusement ! [pv Gaspard]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Grace - « Sourire trois fois tous les jours rend inutile tout médicament. » (Proverbe chinois)
» [Mission] C'est pas facile tous les jours
» IT'S DELICIOUS - 25/01 à 13h35.
» Explore le chemin de traverse
» [Appartement d'Alice, Paris 8ème]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Héritage d'un Royaume :: Taverne :: Archives Camelot-