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 Petite Visite (Ft Genièvre)

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Message#Sujet: Petite Visite (Ft Genièvre)    Jeu 31 Oct - 18:01

J'avais terminé toute mes tâches de la matinée, celles que le Roi Arthur m'avait demandé de faire, car j'étais son valet de chambre personnel et celles que Gaius, le physicien de la court de Camelot, m'avait confié et j'avais décidé d'aller visiter la Reine de Camelot, Genièvre, une bonne amie. Je aidais souvent mon mentor en allant faire quelques commissions pour aller chercher certaines choses dont il avait besoin pour ses remèdes et ses expériences quelques peu spéciales. Au début cela ne me plaisait pas, mais je m'y suis habitué. Il était comme un père pour moi, c'est lui qui m'a accueilli chez lui quand ma mère, Hunith, m'a envoyé à Camelot. Il m'a aidé à contrôler ma magie et il était encore aujourd'hui une aide très précieuse. C'était ma façon bien à moi de le remercier. J'étais tout de même quelqu'un qui savait faire plaisir aux autres. Au début, je n'aimais pas servir Arthur Pendragon. Je le trouvais prétentieux, arrogant, très exigeant et je croyais qu'il faisait exprès pour me donner plus de tâches, ce qui est toujours le cas, mais avec le temps, j'y ai repensé deux fois. J'en suis venu à adorer le servir. Je pouvais être plus près de lui pour garder un œil sur lui, car telle était ma mission. De plus, nous allions souvent à l'aventure, ce qui était très amusant aussi, on apprenait à se connaître et à s'apprécier. Mon destin était de le servir, le pourquoi je suis né et je ne le regretterais pour rien au monde. J'en suis venu à respecter mon Roi et à être prêt à sacrifier ma propre vie pour qu'il puisse vivre avec la certitude qu'Albion, la grande île avec tout ses royaumes où nous vivions, soit unifiée.

Il y a de cela quelques temps, Arthur et moi sommes revenus du Lac d'Avalon. Le seigneur de Camelot fut blessé mortellement lors de la dernière bataille de Camelot contre sa demi-sœur, Morgane Pendragon, qui en voulait au règne Pendragon et à son royaume. Elle voulait s'emparer du trône de Camelot. Son armée de Saxons s'est battue contre les Bretons, celle du Roi Arthur. Il y avait le druide Mordred dans les rangs de Morgane. C'est avec l'aide de son épée forgée dans le souffle d'un Dragon, tout comme celle d'Arthur, Excalibur, qu'il a transpercé le flanc du Roi de Camelot pour laisser un morceau de sa lame logé dans son corps et le regarder mourir. Heureusement que j'étais là, cependant je n'ai pas réussi à empêcher Mordred de blesser mon Roi. J'ai tout de même réussi à le mener au Lac Avalon pour le soigner de sa blessure. Je ne voulais pas le voir mourir, il était mon ami. J'ai décidé qu'il était de mon devoir de lui révéler la vérité à propos de moi, que je n'étais pas qu'un simple serviteur, mais un sorcier. Je protégeais Arthur au péril de ma vie pour qu'il devienne ce Roi que Camelot espérait tant. Il n'a pas prit la nouvelle facilement et m'a rejeté pendant un certain temps, mais après avoir prit le temps de la digérer, il en est venu à m'accepter, ce qui me réjouit, mais je ne suis toujours pas certains de ce qu'il ressent envers le fait que je sois magique.

Il y avait aussi Genièvre Pendragon, la Reine de Camelot, la femme d'Arthur Pendragon, celle qui l'aidait à diriger le royaume, sa voix de raison. Elle l'aidait du mieux qu'elle pouvait et j'en étais heureux, car elle faisait une excellente Reine. J'ai toujours su qu'elle le serait. Lorsque nous nous sommes rencontrés elle et moi il y a cinq ans de cela, elle n'était qu'une simple servante au château de Camelot et dame de compagnie de la pupille du Roi, Morgane, cette même Morgane qui s'est retourné contre le règne Pendragon. J'étais au piloris à ce moment-là. Pas très bonne impression, je dirais, mais nous nous sommes tout de même revus par après et avons formé un lien d'amitié très étroit. Maintenant qu'elle était Reine, je la servais si elle le demandait et l'aidais du mieux que je pouvais. Je me doutais fort bien qu'elle sache à propos de ma magie, son mari est le Roi de Camelot et c'est à lui que j'ai révélé mes pouvoirs magiques. Je me demandais ce que ma vielle amie pensait de cela. Je ne voulais pas qu'elle soit en colère ou autre chose, mais si elle l'était, je comprendrais. Je ne pouvais pas changer cela et je devais l'accepter.

C'est alors que j'arriva aux appartements royaux et cogna à la porte en espérant que la Reine de Camelot y soit.


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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Jeu 7 Nov - 23:16

Guenièvre se trouvait dans ses appartements, comme la plupart du temps. Elle, qui avait vécu dans une petite maisonnette de la citée de Camelot, se trouvait maintenant à vivre dans l'une des plus belles chambres du château. Elle n'aurait jamais cru cela autrefois, quand elle n'était encore qu'une servante parmi tant d'autre. Mais tellement de chose avait changé après cela, depuis qu'elle avait pu épouser l'homme qu'elle aimait. Ce n'était pas un simple homme, puisqu'il était le roi de Camelot, faisant donc d'elle la reine par leur union. Elle avait donc complètement changé de monde, se retrouvant propulsé dans les hauts rangs de la société. On ne pouvait vraiment pas dire qu'elle avait été préparé à cela, bien au contraire, mais elle faisait de son mieux pour s'adapter. Cela faisait maintenant plusieurs années que son destin avait été scellé avec celui d'Arthur, et donc qu'elle était devenue la reine de Camelot. Elle s'efforçait vraiment de remplir convenablement son rôle. Cela n'était pas simple au quotidien, mais elle travaillait dur. L'important était pour elle, qu'elle soutienne Arthur dans toutes les épreuves. Mais même si son époux n'avait pas été souverain d'un royaume et seulement un paysan, cela aurait été la même chose. Ce n'était pas le rang d'Arthur qui l'avait conquise, mais bien la personne. Et pourtant, on ne pouvait pas vraiment dire que les débuts avaient été concluant. Mais Arthur avait su montrer quel homme il était réellement, contrairement aux apparences qu'ils montraient autrefois.

Guenièvre était vraiment heureuse aujourd'hui et il fallait bien avouer que c'était encore plus le cas depuis la mort de Morgane. Elle l'avait aimé, c'était une amie proche à l'époque où elle était une simple servante. Les deux femmes étaient réellement devenue proche et n'étaient pas juste des personnes de rang différente. A l'époque, Morgane avait risqué sa vie pour la sauver. Malheureusement, la sorcière  avait prit un chemin complètement différent de son amie. Sans que Guenièvre ne comprenne vraiment, elle avait commencé à haïr la famille Pendragon. Cela pouvait se comprendre quand on connaissait son histoire, mais quand même elle avait subi un virage à cent quatre vingt degrés. Guenièvre avait bien failli mourir, comme Arthur d'ailleurs, à cause de la vengeance de Morgane. Cette dernière lui en avait voir des vertes et des pas murs parce qu'elle ne désirait pas la voir sur le trône à sa place. La femme avait été triste d'apprendre la mort de son ancienne amie, mais en même temps elle avait été soulagé. Pour la simple et bonne raison qu'elle espérait qu'enfin, son mari n'allait plus courir de danger à cause de la magie de cette sorcière.

La magie d'ailleurs, la femme avait encore un peu de mal à l'accepter. Non pas qu'elle était contre, mais il lui arrivait d'avoir un peu peur. Elle n'avait pas réellement peur de la magie en elle même en fait, mais plus des utilisateurs. Finalement, la magie n'avait pas beaucoup de différence avec une épée, ce qui comptait c'était la manière de l'utiliser. Alors que la reine était perdue dans ses pensées, assises à la table se trouvant dans ses appartements, elle entendit quelqu'un frapper à la porte.

« Entrez ! »

Dit-elle assez fortement pour que la personne derrière la porte l'entende. Quand la porte s'ouvrit, elle eut l'agréable surprise de voir Merlin. C'était son ami depuis de nombreuses années, un utilisateur de la magie d'ailleurs. Guenièvre l'avait apprit après Arthur, quand son époux lui avait raconté comme son ami l'avait sauvé. Sans le serviteur, le roi de Camelot serait mort et le cœur de la reine déchiré.

« Comment vas-tu mon ami ?
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Mar 12 Nov - 4:05

J'attendis patiemment que la porte s'ouvre après avoir cogné à celle-ci pour que je puisse entrer dans la grande pièce qu'était les appartements royaux de la Reine de Camelot, Guenièvre Pendragon, la femme d'Arthur Pendragon, mon maître. Ou bien ne s'ouvre pas si la femme n'était pas présente à ce moment-là. Elle avait plus ou moins un devoir envers le royaume à remplir, mais c'était son mari qui avait le dernier mot. Elle réussissait souvent à le faire revenir sur la décision qu'il a prise, ce qui est plutôt très bien chez un Roi selon moi, car il examine tout les choix possibles pour faire le bon. C'était là une différence entre Arthur et son prédécesseur, l'ancien souverain du royaume de Camelot, Uther Pendragon, son paternel, qui ne revenait jamais sur la décision qu'il a prise concernant une situation. C'était une complicité qu'avait le Roi et la Reine de Camelot que je l'appréciais énormément. En fait, j'étais une des personnes à être capable de faire changer Arthur d'avis, mais ce n'était rien de bien particulier parce qu'il était à l'écoute de tout ses sujet peu importe qui ils étaient. Je n'eu pas à attendre bien longtemps que j'entendis la voix de Guenièvre dire à la personne de l'autre côté de la porte, moi, qu'elle pouvait entrer dans la pièce.

Entrez!

Je m'exécutai ensuite pour prendre la poignée en mais et ouvrir la porte pour faire mon entrée dans les appartements royaux. Un large sourire se dessina sur mes lèvres lorsque je vis ma Reine et très bonne amie, Guenièvre. J'étais très heureux de la voir. Je n'ai pas vraiment eu le temps de lui rendre visite après mon périple au Lac Avalon avec son mari qui a été mortellement blessé par l'épée magique de Sire Mordred, un jeune druide qui était Chevaliers de Camelot autrefois et qui était destiné à tuer le Roi Arthur. Je suis venu lui rendre visite pour voir comment elle allait, vérifier si je pouvais faire quoi que ce soit pour elle et m'assurer qu'elle allait bien. Je devais admettre que ces jours-ci ne fut pas très facile. Camelot a failli perdre son Roi, un ami et un mari. La mort de Morgane, une ancienne alliée et amie qui s'est retournée contre le règne Pendragon, mais son âme a prit possession d'un autre corps. Elle est toujours présente, elle attend simplement dans l'ombre avant de pouvoir frapper. Il y avait la découverte de mes pouvoirs et le retour au service du Roi. J'étais aussi venu voir Guenièvre pour savoir ce qu'elle pensait en ce qui concernait ma magie. Je n'avais aucune idée de son opinion. Je dois admettre que j'étais un peu anxieux à l'idée de le découvrir et je n'avais aucune idée comment aborder le sujet.

C'est alors que la Reine s’adressa à moi et me demanda comment j'allais. Tout un tas de questions se bousculaient dans ma tête que je n'avais aucune idée comment les remettre à l'ordre ce que je devais lui répondre. Je m'inquiétais pour mes amis, Arthur et Guenièvre, je me demandais ce qu'ils pensaient de mes pouvoirs magiques, si je pouvais faire quoi que ce soit pour eux, car je devais admettre que je me faisais beaucoup de soucis pour ceux qui me tenaient à cœur, je n'aimais pas les voir souffrir et j'étais plutôt quelqu'un de serviable.

Je répondis à la femme devant moi, le sourire aux lèvres lorsqu'elle me demanda comment j'allais. Je décida de lui dire que j'allais bien. Je n'étais pas malheureux, simplement inquiet pour mes amis, ce qui était très normal chez moi et puis je ne voulais pas que Guenièvre s'inquiète pour moi. Elle le verrait si je n'allais pas bien, elle me connaissait trop bien pour cela.

Je vais bien, Guenièvre, merci et toi? Comment vas-tu? Lui demandai-je sur un ton qui laissait croire que je tenais à ce qu'elle aille bien. Elle mon amie depuis de nombres années et ce n'était pas aujourd'hui que j'allais m'arrêter.


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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Mar 12 Nov - 12:04

Alors que Guenièvre se trouvait dans ses appartements au château de Camelot quand elle entendit quelqu'un frapper à la porte. Cela n'était pas une chose rare, régulièrement des personnes venaient dans ces appartements soient pour apporter des affaires, faire le ménage ou même juste savoir si les souverains du royaume avaient besoin de quelque chose. Guenièvre passait plus de temps ici qu'Arthur, puisqu'elle avait beaucoup moins de responsabilité. Elle n'avait techniquement rien à voir avec la direction du royaume, elle n'était que la femme du roi tout simplement. Mais bien sûr, elle donnait des conseils à son époux quand ce dernier en avait besoin. Elle lui donnait son point de vu d'une situation, sans pour autant prendre des décisions à sa place. Du moins, quand il était présent. Evidemment, quand le roi se trouvait en dehors du château, elle devait bien prendre la relève. La femme se trouvait donc bien souvent dans ses appartements, elle avait donc l'habitude des nombreuses visites. Cependant, elle ne s'était pas attendu à ce que cela soit Merlin. Elle l'avait bien revu depuis qu'il avait sauvé Arthur en l'emmenant au Lac d'Avalon, mais ils n'avaient pas eu de réelles conversations. Le jeune homme restait le serviteur d'Arthur, ils se croisaient donc régulièrement.

En tout cas, Guenièvre fut ravie de le voir. Elle ne savait pas s'il venait pour le « travail » ou pas, mais elle espérait bien pouvoir discuter un peu avec lui quand même. Beaucoup de chose avait changé depuis quelque temps, Merlin avait notamment dévoilé ses pouvoirs à ses proches qui n'étaient pas encore au courant. Guenièvre en faisait partie, elle avait donc après au retour d'Arthur et Merlin la vérité sur ses pouvoirs. Elle ne pensait pas que son ami pouvait être un sorcier, même si finalement cela semblait bien logique. Elle n'avait pas eu du mal à l'accepter, c'était simplement le fait que l'homme le lui avait caché qui l'avait un peu dérangé. Mais après quelques réflexions, elle s'était dite qu'il n'avait juste pas eu le choix. Cela n'aurait pas été très intelligent que trop de monde soit au courant de cela, autrefois quand la magie était encore condamnée. Arthur avait changé les choses depuis, comprenant que la magie n'était pas dangereuse. Finalement, elle n'était rien de plus qu'une arme au même titre qu'une épée. Ce n'était pas elle qui était problématique, mais les personnes mauvaises qui l'utilisait. Des personnes comme Morgane, qui avait utilisé sa magie pour faire le mal et se venger. Par chance, cette femme n'était plus de ce monde aujourd'hui, Camelot ne risquait plus rien de sa part. Du moins, c'était ce que pensait Guenièvre sans savoir qu'elle était encore en vie. En même temps, qui pouvait réellement imaginer que la sorcière avait réussit à transférer son esprit dans un autre corps ? Guenièvre salua son ami et lui demandant comment il allait. Elle fut heureuse d'apprendre qu'il allait bien, du moins c'était ce qu'il lui avait dit.

« Je vais bien aussi, je te remercie. »

Beaucoup de personne demandait à Guenièvre comment elle allait, dès qu'elle croisait quelqu'un en fait. Mais peu était réellement sincère, la plupart du temps ce n'était que par pur politesse. Avec Merlin, les choses étaient bien différentes puisqu'elle savait qu'il était sincère. Merlin et elle étaient amis depuis plusieurs années maintenant.

« Est-ce que tu as un peu de temps pour discuter ? Ou tu as des choses à faire pour Arthur ? »
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Dim 17 Nov - 8:30

Je n'ai pas eu à attendre bien longtemps pour que la porte des appartements royaux s'ouvre et me laisse entrer pour voir la Reine de Camelot. J'étais toujours le serviteur personnel d'Arthur, de plus, je faisais des commissions pour Gaius donc il était plus normal que l'on se croisent assez souvent. Ce n'était rien de bien ordinaire, c'était devenu une habitude, une routine. J'aimais être un serviteur, Arthur pouvait être dur avec moi par moment, mais je l'appréciais. Ma mission était de le protéger de tout danger. En étant un valet de chambre, je pouvais être aux côtés du Roi pour mener à terme ma destinée, que je crois avoir remplie le plus convenablement possible pendant toutes ces années à le servir. Le Pendragon était en vie, il était le seigneur du royaume de Camelot et je l'ai aidé à faire les meilleurs choix possibles en lui offrant mes conseils.

« Je vais bien aussi, je te remercie.

J'étais très heureux de voir Guenièvre aujourd'hui. Cette dernière semblait bien aller d'après ce qu'elle m'a dit, ce qui me réjoui. C'était tout ce qui importait à mes yeux. Effectivement, j'étais venu pour le travail, voir si la Reine avait besoin de quoi que ce soit, mais ce n'était pas la seule raison de ma visite. Je voulais voir comment elle allait et savoir un peu ce qu'elle pensait de ma magie, mais j'étais anxieux à l'idée de soulever le sujet. Je n'étais pas très doué pour m'exprimer. J'avais la plupart du temps les mots pour réconforter mes proches lorsqu'ils en avaient le plus de besoin, mais lorsque c'était pour m'expliquer... c'était une horreur. La magie a longtemps été banni de Camelot au temps où le prédécesseur d'Arthur était encore vivant. Pendant près de 20 ans. Toute personne soupçonnée d'utiliser ou bien d'être magique était envoyée à sa mort. J'étais beaucoup trop important pour l'avenir du pays. Je ne devais pas mourir, même si je le pouvais. Il fallait que je vive pour pouvoir mener le dernier Pendragon, si l'on ne comptait pas Morgane, car elle n'était pas héritière du trône par la loi même si elle y avait droit, à prendre possession de la couronne après Uther. Je n'avais pas le choix de me cacher.

Je suis heureux de voir que tu vas bien.

Beaucoup demandaient aux souverains du royaume s'ils allaient bien ou s'ils avaient besoin de quoi que ce soit par simple pure politesse. Mais c'était bien différent pour moi. Oui, j'étais serviable et j'étais un serviteur, c'était mon devoir de veiller à ce qu'ils aillent tout de dont ils avaient besoin, par contre, j'étais sincère lorsque je le demandais, car je tenais au bien être de mes amis. J'aimais les voir heureux et satisfaits. J'étais aussi leur ami depuis mon arrivée au royaume il y a de cela cinq ans, cinq longues années. C'est à ce moment-là que Guenièvre me demanda si j'avais le temps pour discuter un peu ou bien j'avais autre chose à faire pour Arthur. Je pu sentir mon ventre se nouer à l'idée de discuter avec elle, mais je voulais bien rester. J'étais venu prendre de ses nouvelles après tout. Je lui offris un hochement de tête avec un sourire.

Bien sûr que j'ai le temps et non, je n'ai rien à faire pour Arthur, répondis-je après un instant de réflexion.


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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Sam 23 Nov - 1:42

Devenir reine avait apporté beaucoup d'avantage à Guenièvre, même si elle avait encore un peu de mal à s'y faire. Elle n'était plus la petite servante invisible du royaume, qui marchait dans les couloirs sans être remarquée par les autres. Maintenant, elle ne pouvait plus faire un pas sans être vu et surtout sans que les gens la remarque. Au début, cela parut très étrange à la femme de changer de vie de cette manière. Mais au finale, elle avait quand même finit par s'y habituer. Une chose n'avait pas trop changée cependant, c'était l'amitier qu'elle avait avec Merlin. Le jeune homme n'avait pas beaucoup changé depuis que la reine l'avait rencontré, il avait murit mais restait le même, cet ami sincère et prêt à tous pour ses proches. Guenivère savait qu quand Merlin lui disait quelque chose, il était sincère. Il ne lui demandait pas par politesse comment elle allait,il s'en inquiétait vraiment. Et quand il annonçait qu'il était heureux d'apprendre qu'elle allait bien, c'était la même chose. Guenièvre ne pouvait compter que sur peu d'ami, Merlin faisait partie d'eux. On pouvait même dire qu'il était son meilleur ami.

Cependant, la femme ne savait pas vraiment si elle pouvait discuter avec son ami. Autrefois, les deux jeunes gens étaient tous les deux très occupés par leur travail de serviteur. Aujourd'hui, Guenièvre n'était plus autant occupée mais Merlin si. De plus, Arthur lui demandait toujours beaucoup de chose, à croire qu'il ne pouvait pas se passer de son serviteur. Guenièvre décida donc de poser directement la question à Merlin, afin de savoir s'il avait quelques minutes à lui accorder. Ils avaient du mal à se voir et à se parler. Pourtant, la femme se doutait bien qu'ils avaient des choses à se dire. Guenièvre avait eu l'occasion, et cela plusieurs fois, de remercier son ami d'avoir sauvé son époux. Elle avait appris, en découvrant pour la magie du jeune homme, qu'il avait de nombreuses fois sauvé la vie d'Arthur. Mais le plus difficile avait été la dernière fois, quand Mordred avait gravement blessé le roi, Merlin avait faillit ne pas réussir à le sauver. Mais par chance, il y était parvenu et sans lui, Guenièvre serait veuve aujourd'hui. Elle lui devait donc une fière chandelle à son ami.

« Je suis heureuse de pouvoir passer un peu de temps avec toi ! »

Guenièvre s'installa sur une chaise. Pour une fois qu'Arthur n'avait pas noyé Merlin dans des tâches, elle devait en profiter. Cela n'avait pas vraiment étonné la reine au final d'apprendre que Merlin était un sorcier, cela paraissait évident même. Cela expliquait même pas mal de chose. Heureusement pour le serviteur, Arthur n'était pas comme son père. Il avait eu un peu de mal à accepter d'apprendre que son ami lui avait menti pendant toutes ces années, mais Merlin n'avait pas eu d'autre choix. Si Uther avait découvert que le jeune homme pratiquait la magie, même pour protéger le prince, il l'aurait fait exécuter sur le champ. Comme il avait fait pour le père de Guenièvre, qu'il accusait d'aider un sorcier. L'ancien roi n'aurait pas hésité à condamner à mort l'apprenti de Gaïus. Il était donc compréhensible qu'il n'ait rien dit, que son secret ait été aussi bien gardé. Guenièvre le comprenait bien, après tout elle avait faillit passer sur le bûcher quand Uther avait cru qu'elle se servait de la magie sur Arthur.

« Je sais que je radote beaucoup mais... je te dois vraiment une fière chandelle. Sans toi, je serais veuve. »
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Dim 1 Déc - 10:42

J'étais toujours un serviteur et Guenièvre est devenue Reine à présent. Nous n'étions plus du même groupe social. Nos tâches habituelles nous avaient occupé, pourtant, il était plus facile de se voir. C'était beaucoup plus difficile de prendre des nouvelles de mon amie depuis qu'elle a monté de rang social en épousant le Roi de Camelot. J'étais très occupé et elle beaucoup moins. Elle s'occupait de quelques documents d'État la plupart du temps lorsque son mari n'était pas au château et elle donnait son opinion à propos de certaines situations pour qu'Arthur puisse faire les bons choix selon les conséquences qu'il y aurait. J'étais quelque peu triste de ne pas avoir un peu plus de temps à lui accorder, mais je pouvais voir qu'elle était heureuse d'être aux côtés du Roi. Je n'étais pas mécontent aujourd'hui pour une fois que ce dernier ne m'a pas noyé de tâches que je devais faire. Il y en aurait d'autres plus tard, mais il n'y en avait aucune pour le moment. Il fallait que je profite de cette occasion pour aller voir la Reine, Guenièvre m'a tellement manqué.

Il fut un temps où la famille royale n'avait aucune idée de mes pouvoirs magiques. J'étais déçu et malheureux par moment qu'ils ne sachent pas, parce que je voulais tellement qu'ils me voient pour qui j'étais réellement et non un simple serviteur sans droit. Je voulais tellement que cela m'a rendu impatient par moment. Même si j'étais un sorcier avec un grand destin à accomplir, cela ne changeait pas le fait que je restais toujours le même homme. Le même Merlin qu'ils ont eut la chance de rencontrer il y a de cela cinq longues années. J'aimais posséder des pouvoirs magiques parce que je pouvais les aider ou bien les embêter pour rire par moment, mais je ne m'en ventais pas. Jamais je ne leur ferrais de mal non plus. Je n'étais pas quelqu'un qui abusais de ses pouvoirs magiques pour obtenir ce que je désirais, contrairement à Morgane Pendragon, la demi-sœur du Roi Arthur. Depuis que celle-ci a changé de camp, elle l'a fait pour assouvir une vengeance envers les Pendragon et tout ceux qui l'ont trahis. Je n'haïssais pas cette femme, je n'ai jamais eu de tels sentiments envers elle. Je crois qu'elle ne m'inspirait que tristesse et amertume. J'étais heureux qu'Arthur et Guenièvre sachent à propos de ma magie aujourd'hui, malgré le fait que je n'avais aucune idée de ce qu'ils en pensaient. J'allais peut-être le découvrir aujourd'hui avec Guenièvre, qui sait. Arthur m'a remercié pour tout ce que j'ai fais pour lui et pour Camelot au Lac Avalon lorsqu'il était sur le point de mourir, mais par chance j'ai réussis à le sauver d'une mort certaine encore une fois. Sa femme m'a remercié elle aussi. Je fois très heureux d'entendre qu'il reconnaissaient ce que j'ai fais pour eux. Le sentiment que j'ai ressentis était incroyable, je ne pouvais le décrire.

C'est à ce moment que la Reine me dit qu'elle était heureuse de pouvoir passer un peu de temps avec moi. Je lui fis un large et brillant sourire qui voulait dire que moi aussi je l'étais. Je ne pouvais pas dire le contraire. Après un court moment de silence, je me décida enfin à lui répondre, le sourire toujours présent sur les lèvres, le ton de ma voix ne laissant aucun doute que je l'étais vraiment.

Et moi aussi je suis heureux de pouvoir passer un peu de temps avec toi, Guenièvre!

Puis, cette dernière me remercia du fait que sans moi elle serait veuve. Elle avait raison, si je n'avais pas  été présent pour Arthur, il serait probablement mort de sa blessure infligée par Mordred. C'était gratifiant de se savoir utile à ce que Camelot soit en sécurité et puisse garder des personnes très importantes à son bon fonctionnement. Beaucoup ne comprenait pas ma dévotion envers la famille royale et toutes les personnes qui me tenaient à cœur. Il n'y avait rien de bien compliqué. Je croyais en leur potentiel. Ils avaient tous quelque chose à offrir dans ce monde. Arthur avait à offrir un personnage compatissant et généreux envers son peuple, un homme qui marquera l'histoire, Guenièvre avait à offrir du soutien pour Arthur, elle était souvent sa voix de raison, les Chevaliers étaient uniques en leurs genres et ils savaient faire en sorte que le royaume soit en sécurité et puis Gaius... il était mon soutient à moi, l'homme qui m'a apprit tout ce que je savais et m'a aimé comme son propre fils.

Il n'y a rien là à me remercier. J'aime protéger Arthur et je l'ai fais parce que je savais que cela aurait été difficile pour toi.


Dernière édition par Merlin le Jeu 13 Fév - 7:04, édité 3 fois
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Lun 9 Déc - 16:10

Cela faisait vraiment longtemps que Guenièvre n'avait pas eu l'occasion de passer un peu de temps avec Merlin et elle fut réellement ravie de l'entendre dire qu'il avait quelques minutes devant lui. Les deux amis avaient peu de temps pour se voir maintenant qu'ils ne vivaient plus dans le « même monde ». La femme ne considérait pas vraiment qu'elle avait changé depuis qu'elle avait épousé Arthur, elle restait la même personne. Mais elle devait bien avouer que des choses autour avaient changé. Guenièvre n'était plus une simple servante, obéissant aux ordres des nobles, mais bien la Reine de Camelot. Ce n'était pas n'importe quel statut. Alors ses journées étaient moins remplit, malgré des obligations plus importante, Guenièvre avait bien moins de chose à faire. Elle n'avait plus besoin de se lever aux Aurors pour préparer le petit-déjeuné et se coucher tard après avoir tout rangé. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle pouvait passer du temps avec Merlin, qui restait quelqu'un de très occupé. En plus d'être le serviteur d'Arthur, ce qui lui demandait déjà beaucoup de travail, Merlin était aussi l'assistant de Gaïus ce qui lui prenait également énormément de temps. En gros, les deux jeunes gens ne se voyaient pas souvent en dehors des responsabilités de chacun.

Guenièvre exprima donc à son ami qu'elle était vraiment contente de pouvoir passer un peu de temps en sa compagnie, Merlin répondant de la même manière. Cela faisait des années maintenant qu'ils se connaissaient, ils avaient passé de nombreuses épreuves ensemble. Heureusement, tout était enfin bien terminé et la Reine espérait qu'il n'y aurait plus autant d'épreuve qu'avant. La femme remercia, une nouvelle fois, son ami pour avoir autant protégé son époux. Sans Merlin, Guenièvre savait parfaitement qu'Arthur ne serait pas en aussi grande forme aujourd'hui. Elle savait bien qu'elle serait veuve sans le jeune sorcier. Comme à son habitude, la modestie de Merlin prenait le dessus. Il aimait protéger Arthur évidemment, mais quand même ce n'était pas rien ce qu'il avait fait pendant toutes ces années. En plus de servir à la perfection le Roi de Camelot, il avait permis au royaume de ne pas perdre son souverain, il avait permit à Guenièvre de ne pas devenir veuve.



« Tu es bien trop modeste Merlin, tu le sais ! » Guenièvre adressa un sourire à Merlin. « Tu n'as pas fait que sauver Arthur, tu as sauvé tout le royaume également. »


Camelot avait beaucoup eu de chance que Merlin soit venu vivre dans la citée et qu'il soit devenu le serviteur du prince. Et pourtant, tout n'avait pas du être simple pour lui. Le jeune homme avait du cacher pendant de nombreuses années la vérité sur lui, le fait qu'il avait des pouvoirs magiques. Il avait bien fait, afin d'éviter de se faire brûler au bûcher par Uther Pendragon.

« Tu as le droit à ton moment de gloire aussi, tu es le soutient idéal pour Arthur. Et pourtant, j'imagine à quel point cela n'a pas du être simple pour toir, avec tes pouvoirs et le secret que tu devais garder. »
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Ven 20 Déc - 8:16

Pendant un court moment, c'était comme si je retrouvais ma bonne amie, même si elle n'avait aucunement changé. Elle était restée la même personne bien qu'elle soit montée très haut aux côtés du seigneur du royaume dans la hiérarchie sociale médiévale en ces temps lointains. Elle est devenue Reine de Camelot en épousant Arthur. Elle l'aurait épousé même s'il n'aurait pas été Roi par amour pour lui. Ce n'était pas le statut qui importait, mais ce qu'ils éprouvaient envers l'autre. Je le savais combien ces deux jeunes gens étaient amoureux et j'étais heureux pour eux, mais en même temps, j'étais triste parce que celle que j'aimais était morte. C'était Freya, la Dame du Lac d'Avalon. Elle a été mortellement blessée par l'épée d'Arthur un soir à Camelot quand elle s'est transformée en bastet à minuit de son vivant. Elle était la bête qui avait fait des morts les jours précédents et le Roi voulait protéger son royaume. Je suis resté le même homme malgré le fait que la famille royale et les Chevaliers savaient pour mes pouvoirs. Cela ne changeait pas le fait que j'étais toujours le serviteur d'Arthur et que je devais le protéger et le servir comme ma destinée voulait que je le fasse.

J'étais très heureux d'avoir un peu de temps à accorder à la Reine. Elle avait moins d'obligations envers Camelot, car elle n'était plus une simple servante. Elle en avait, mais différentes. J'étais toujours quelqu'un de très occupé et le moindrement que j'avais du temps libre, j'essayais d'en profiter pour rendre visite à Guenièvre qui me manquait énormément. Je pouvais compter sur elle pour me soutenir dans certains moments difficiles et elle aussi pouvait compter sur moi. Nous nous soutenions en quelque sorte, elle et moi parce que nous étions de très proches amis. Je fus très heureux d'apprendre qu'elle avait quelques minutes à m'accorder alors que j'avais effectivement du temps devant moi aujourd'hui. Les épreuves... Nous en avions passé de nombreuses ensembles, mais elles n'étaient pas terminées. Pas encore. Je voulais que ce soit le cas, mais tant qu'Arthur sera en vie, des personnes voudront le voir mourir et je devrais faire en sorte qu'il soit sain et sauf jusqu'au moment où il rendra, pour de bon, l'âme. Je devais le protéger et les épreuves se succéderont aussi longtemps qu'il vivra. Voilà une chose dont j'étais certain.

J'aimais protéger le Roi de Camelot. Il était mon ami, je tenais énormément à lui. De plus, ce qu'il essayait d'apporter à son peuple étaient toutes les valeurs auxquelles je croyais. Je croyais en le potentiel du seigneur du royaume et la personne qu'il était. Je croyais en la bonté qu'il avait à offrir et... je ne voulais pas perdre le meilleur ami que j'ai jamais eu. Camelot et Albion ne pouvait pas perdre une personne aussi incroyable. En plus, il était le mari de ma meilleure amie. Elle l'aimait tellement. Je savais qu'elle serait dévastée si quelque chose venait à lui arriver. Je ne voulais pas la voir souffrir. Cependant, elle avait raison. Je devais l'admettre. La dévotion que j'avais envers cet homme a permit à Camelot de ne pas perdre son Roi et à la Reine de ne pas devenir veuve. Je n'ai jamais eut de mérite pour quoi que ce soit et je n'en voulais pas. Je le faisais parce que c'était mon devoir, parce que c'était ma raison d'être sur cette Terre et parce que je voulais le faire.

C'est alors que j'ai entendu Guenièvre me dire que j'étais bien trop modeste et que je n'ai pas fais que sauver Arthur, que j'avais sauvé le royaume tout entier. Cela me fit sourire parce qu'elle avait raison, parce que c'était amusant à mes yeux de me savoir modeste alors que d'autres auraient pu devenir arrogant face à ce fait et en plus parce que le sentiment d'avoir accompli quelque chose d'important envers le royaume était merveilleux. Il n'y avait pas de mot pour décrire ce que c'était.

C'est vrai, confirmai-je les dires de la Reine avec un sourire sur les lèvres et un léger haussement d'épaules.

Le chemin n'a pas du tout été repos. J'ai dû protéger Arthur dans l'ombre sous peine d'être envoyé à ma mort sur le bûcher par Uther, le père d'Arthur, s'il venait à apprendre que j'utilisais de la magie pour sauver le royaume des Pendragon. J'ai bien failli y être envoyé, mais par chance qu'Arthur et Gaius m'ont sortit du pétrin en inventant une excuse ou en se sacrifiant pour moi. Je leur devais la vie. Tout comme la fois où je me suis jeté dans la gueule du loup lors du fléau de Nimueh, une grande Prêtresse de l'Ancienne Religion qui voulait se venger de la perte des siens avec l'aide d'une bête fait d'eau et de glaise, en révélant au Roi que j'étais un sorcier. Gaius a dit que j'avais une maladie mentale et Arthur a tout bêtement utilisé de son influence sur le Roi.

Je te remercie. Je suppose que j'y ai droit, dis-je avec un rire. Non, ce ne fut pas simple avec ma magie et ce secret...


Dernière édition par Merlin le Jeu 13 Fév - 7:05, édité 2 fois
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Dim 29 Déc - 1:43

Guenièvre appréciait vraiment que les choses n'aient pas trop changé ces dernières années entre les deux jeunes gens. La femme était devenue la reine de Camelot en épousant l'homme qu'elle aimait, mais Merlin était resté un simple serviteur. Et pourtant, ils pouvaient se parler exactement comme avant comme si rien n'était différent. Tout simplement parce qu'ils restaient les mêmes et continuaient d'être amis. La femme n'aurait pas pu continuer dans la vie sans le soutient des personnes qu'elle aimait, Arthur bien sûr, mais Merlin aussi. L'homme était son meilleur ami, celui sur lequel elle savait qu'elle pouvait compter. S'il y avait bien une personne à qui elle pouvait donner sa confiance, à qui elle pouvait confier la vie de son époux, de sa vie.

La femme était contente que son ami ait un peu de temps à lui accorder, ce qui était assez rare. Alors pour une fois qu'ils se retrouvaient ensemble et pouvaient discuter, elle allait en profiter. Cela faisait un moment maintenant que le souverain de Camelot savait que Merlin avait des pouvoirs magiques. Arthur avait décidé d'accepter cette vérité, de comprendre que la magie était loin d'être aussi nefaste que son père avait pu penser. Certes, Morgane avait été l'exemple de l'horrible manière d'utiliser la magie, mais Merlin avait prouvé qu'elle pouvait être bonne également. La magie n'était rien d'autre qu'une arme comme une épée entre les mains d'un chevalier. Guenièvre était heureuse que son époux continue de faire confiance à Merlin même après avoir appris la vérité. Pendant tellement d'année, le serviteur avait protégé le roi ainsi que le royaume de Camelot sans jamais recevoir le mérite de ses actions, il n'avait jamais été remercié à sa juste valeur. Guenièvre s'en rendait bien comptes, ils ne pouvaient savoir exactement le nombre de fois que Merlin avait utilisé ses pouvoirs pour les sauver. Il n'avait jamais eu, n'avait jamais réclamé non plus, les remerciement qu'il avait méritait. C'était bien pour cette raison que la femme avait pris l'habitude de lui répéter encore et encore qu'elle avait une dette envers lui, que sans sa présence elle serait veuve et le royaume sans souverain. Ils avaient énormément de chance d'avoir Merlin à leur côté. Même si ce dernier était bien trop modeste et ne se l'avouait pas à lui même.

Guenièvre afficha un sourire quand Merlin affirma qu'il était en effet trop modeste, le reconnaissant. Il était passé par de nombreuses embûches, rencontrant des difficultés sans pouvoir se confier à ses proches. La femme n'osait même pas imaginer ce qu'il avait pu ressentir pendant toutes ses années.

« Mais maintenant nous sommes au courant de tout et... cela n'a rien changé. » La femme posa une main sur l'épaule de son ami, lui adressant un sourire. « Tu nous a montré à quel point la magie pouvait être bonne, quand elle était utilisé par une personne qui avait bon fond. Le monde à pu se rendre compte que la magie n'était pas une chose qu'il devait avoir peur, que cela n'était en rien plus dangereux qu'une épée. J'imagine à quel point les personnes comme toi doivent être soulagé de pouvoir enfin vivre libre... Uther n'aurait jamais compris cela... »

Même si Merlin avait sauvé la vie d'Arthur des dizaine de fois, Uther Pendragon n'aurait pas hésité à l'envoyer sur le bûcher cela elle s'en doutait bien. C'était un homme cruel qui n'hésitait pas à tuer des innocents.
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Jeu 30 Jan - 20:48

Je n'ai jamais réclamé des mérites et je ne le ferrais jamais. Je n'étais pas là pour vanter mes actes même si ont me les devait bien après tous les sacrifices que j'ai dû faire pour le royaume. Je le faisais parce que j'aimais le faire, parce que je croyais en l'Âge d'Or de Camelot, en une nouvelle ère de paix et de prospérité. J'ai tout donné pour voir un prince arrogant et crétin royal, qui restera toujours mon crétin royal, devenir un très grand Roi, le plus grand que Camelot ait jamais connu. Le fait que la magie soit de nouveau acceptée dans le royaume me soulageait, je n'allais pas rencontrer ma mort sur le bûcher sauf si je commettais une erreur impardonnable. Je ne voulais pas non plus mourir, je tenais à la vie, même si je l'aurais volontiers donner à tout ceux qui me tenaient à cœur. Ils valaient la peine que je sois prêt à la donner pour eux.

J'étais très heureux de savoir que je pouvais toujours compter sur Guenièvre, me comporter avec elle comme avant malgré le fait que je sois magique. Cela prendrait un certain temps avant de s'y habituer. Je pouvais maintenant leur parler à propos de mes pouvoirs tout en sachant très bien que je ne risquerais rien. La Reine de Camelot semblait bien accepter le fait que je ne sois pas totalement humain. Cela me soulagea d'un énorme poids sur les épaules et de tout un tas d'inquiétudes. Je pouvais voir que mon amie allait rester à mes côtés malgré le fait que pendant une grande partie de sa vie elle a cru que j'étais un simple mortel. C'était agréable à savoir qu'elle n'allait pas m'abandonner simplement parce que j'étais différent. Selon moi, être différent ne signifiait pas être une mauvaise personne. Enfin, il pouvait y avoir des personnes mauvaises qui possèdent des aptitudes spéciales. Les deux cas existaient, il ne fallait surtout pas généraliser.

Mon amie semblait vouloir me rappeler combien Camelot me devait la vie sauve. Elle avait raison, mais c'était un réel plaisir pour moi de faire en sorte que les habitants du royaume, surtout Arthur, parce que ma vie était centrée autour de lui, soient sain et sauf. La magie n'était nulle autre qu'une Force. Si elle était bonne ou bien mauvaise tout dépendait des intentions de celui qui l'utilisait. Morgane a sut nous montrer le plus noir des motifs alors que j'ai prouvé qu'elle n'était pas aussi néfaste qu'Uther voulait le laisser croire. L'évidence était là sous nos yeux, il fallait l'admettre. Voilà quelques années que Guenièvre est montée sur le trône de Camelot aux côtés d'Arthur, je savais qu'elle ferrait une bonne Reine, je l'ai toujours su, mais je m'émerveillais toujours à la voir régner aux côtés de son mari comme une vrai Reine se devait de le faire. C'est l'amour qu'ils éprouvaient entre eux qui renforçait leur lien ensemble. Les mots réconfortants et l'affirmation de la Reine me fit sourire. Elle avait raison, mais maintenant c'est Arthur qui était Roi et lui, il a su le comprendre. Il a toujours été une homme bien meilleur que son père. Cependant, certains pratiquants de magie n'étaient pas du même avis que Guenièvre. Ils voyaient la libération des êtres magiques dans le royaume de Camelot comme un piège, une méthode pour être mieux capable de les localiser et les exterminer comme Uther l'a fait.

Je te remercie, Guenièvre. La magie est nulle autre qu'une Force, ce sont les cœurs des gens qui lui donne sa nature, dis-je avec un hochement de tête à la positive. Cependant, je dois admettre que certains pratiquants de magie ne sont pas du même avis que toi. Ils voient leur libération comme un piège pour être mieux capable de les localiser et les exterminer, ajoutai-je, me permettant de la conseiller parce que j'étais un être magique, je pouvais très bien comprendre ce peuple, les traits de mon visage s'assombrissant. C'est Arthur qui est Roi maintenant et lui, il l'a comprit. Il est bien meilleur homme que son père. Il l'a toujours été... Les traits de mon visage s'illuminèrent rapidement à la mention d'Arthur, le meilleur ami que j'ai jamais eu. Mais il reste qu'il est quand même un crétin royal, terminai-je avec un large sourire sur mes lèvres pour illuminer encore plus, si possible, les traits de mon visage. Je savais que je méritais une très sévère sentence pour avoir traité Arthur de la sorte, mais j'étais certain que mon amie savait que je plaisantais, elle me connaissait beaucoup trop bien. Jamais je ne ferrais de mal à son mari.


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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Mer 5 Fév - 22:27

Rien n'avait changé après que Guenièvre avait apprit que Merlin était un magicien, elle n'avait pas une vision différente de son ami. En même temps, cela aurait été idiot de sa part de changer de façon de penser simplement parce que le jeune homme apprenait à tout le monde qu'il était capable de faire de la magie. La reine se rendait bien compte qu'elle avait eu de la chance d'avoir Merlin dans sa vie, elle le savait déjà avant, mais elle le découvrait complètement. Le serviteur n'avait pas à s'en faire concernant Guenièvre, elle n'avait aucune raison de changer depuis qu'elle connaissait la vérité. Elle aurait sans doute pu se sentir outrer que son ami de longue date ne lui ait pas confier son secret, mais ce n'était pas le cas. La femme savait parfaitement qu'il n'avait pas eu le choix, c'était une question de survit de garder son secret. Elle n'osait même pas imaginer à quel point cela était lourd pour lui. Elle était heureuse de savoir que ce dernier pouvait enfin se confier maintenant qu'il n'avait plus besoin de se cacher et que la magie n'était plus criminel. Cela était triste de penser à toutes ces années où il avait du se faire passer pour un autre, simplement parce que Camelot avait besoin de lui. Sans ce petit serviteur, le royaume ne se porterait pas aussi bien. Guenièvre en était bien consciente et voulait le rappeler à Merlin réellement.

Elle se doutait bien qu'elle se répétait à force, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de dire à Merlin encore et encore qu'elle lui devait beaucoup. Sans ce jeune homme, elle serait sans doute veuve aujourd'hui et Camelot sans souverain. Arthur était le meilleur roi que le royaume avait connu et aurait pu espérer avoir, ils avaient tous de la chance de l'avoir. Et Guenièvre ne disait pas cela simplement parce qu'elle l'aimait et qu'il était son époux, elle était sans doute la mieux placé pour mentionner son changement avec Merlin. Les deux amis étaient tous les deux proches du roi, d'une manière différentes certes mais proches quand même, ils avaient donc pu constater qu'Arthur avait changé. L'homme était passé d'un prince crétin et imbu de lui même à un roi simple et aimant son peuple.

Guenièvre ne fut pas étonnée de constater que Merlin avait la même pensée qu'elle sur l'utilisation de la magie, ce n'était pas elle qui était mauvaise mais ceux qui l'utilisé pour des fins mauvais. Morgane Pendragon était l'exemple même de la mauvaise sorcière. Elle avait usé de sa magie afin de faire le mal et tenter de prendre le trône de Camelot. Merlin en contre partie était l'exemple même de l'homme bon. Cependant, elle fut légèrement surprise d'apprendre la bouche de son ami que certain pensait que le fait qu'Arthur autorise la magie était un piège, même si au fond c'était logique.



« Oh oui je vois, en effet cela semble logique mais je ne pensais pas que c'était à ce point. » C'était dommage d'apprendre cela et Guenièvre se demandait si son époux était conscient de cela. Elle ne manquerait pas de lui en parler dans les prochains jours.

Quand Merlin annonça à Guenièvre qu'Arthur restait un crétin royale, elle se mit à rire de bon cœur. Toute personne étrangères auraient trouvé offensant d'entendre le serviteur du roi parler ainsi de son maître, mais la femme savait bien qu'il ne faisait que plaisanter. Merlin était bien plus qu'un serviteur pour Arthur, il était son ami. Il ne se contentait pas d'être son domestique, il n'était donc pas comme les autres.



« Tu devrais faire attention à toi Merlin, il pourrait très bien arriver ! Tu aurais fais quoi s'il se trouvait juste derrière toi sans que tu ne le sache ? » Avait-elle dit tout en riant. La femme était contente de pouvoir avoir une discussion légère avec quelqu'un. Merlin ne voyait pas en elle la reine, mais son amie
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Ven 14 Fév - 6:53

J'avais peur, horriblement peur que Guenièvre pense différemment de moi maintenant qu'elle savait la vérité. Mais j'étais soulagé d'un énorme poids en apprenant que je me faisais du soucis pour rien. Tout ses doutes sur certaines choses qui se sont passées au court de sa vie concernant son mari... Tout s'expliquait à présent. C'était moi et moi seul la réponse. Je le protégeais. J'étais toujours derrière à veiller sur lui. Je m'en voulais énormément d'avoir laissé mon amie dans l’ombre et le doute, mais je ne pouvais pas faire autrement. Je ne pouvais pas aller la voir et crier « Oh, bonjour, Guenièvre! Tu sais ce qui se passe concernant Arthur et les problèmes étrangement rentrés dans l'ordre à Camelot... C'est moi. Je sais, c'est idiot, mais c'est vrai. Je protège le royaume de toute menace. Je suis un sorcier. » Je faisais confiance à mon amie. Bien sûr que je lui faisais confiance. Mais j'avais peur. Horriblement peur de ce qu'elle penserait parce que la magie était considérée comme un crime à Camelot. Et si quelqu'un m'aurait vu utiliser mes pouvoirs et l'aurait rapporté à Uther? Je serais mort, c'est certain. C'était comme aller voir l'ancien Roi et lui avouer directement que j'étais magique. C'était comme me jeter moi-même dans la gueule du loup, m'envoyer moi-même sur le bûcher. J'étais bien trop important pour le futur d'Albion et je le savais. En effet, garder ce secret fut extrêmement lourd. J'ai dû prétendre être quelqu'un que je n'étais pas, mais j'ai su vivre avec ce fardeau. C'était le sacrifice à payer pour être certain que Camelot voit une nouvelle ère de paix. Ce fut difficile, je ne dis pas le contraire. Maintenant qu'Arthur a autorisé les êtres magiques à venir s'installer sur les terres des Pendragon, c'était plus facile à vivre. Je n'avais plus à me cacher, je pouvais me confier à mes amis les plus proches et je pouvais aussi, s'ils le voulaient, les aider à comprendre mon peuple parce que j'étais un des leurs.

Le Grand Dragon m'a si souvent répété que j'étais quelqu'un d'important et voilà que la Reine de Camelot le faisait elle aussi, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Ce n'était en aucun cas une dette. Guenièvre ne me devait rien. J'aurais pu juré qu'elle se sentait comme si elle me redevait quelque chose. Elle n'avait pas à s'en faire, je protégeais Camelot sans rien attendre en retour. C'était la raison de mon existence sur Terre. J'aimais veiller sur ceux que j'aimais, j'ai toujours été du genre protecteur envers mes proches. Guenièvre avait raison, Arthur a énormément changé. Je me rappelle encore ma première rencontre avec lui à l'époque où il était encore prince. Il était si... arrogant. Oui, arrogant. C'était le mot pour décrire l'attitude qu'il avait.

Je restai planté sur place dans les appartements royaux de la Reine de Camelot, perdu dans mes pensées à me remémorer un souvenir banal, mais précieux : La rencontre d'Arthur. Je me souviendrai toujours de cette rencontre avec lui. C'est dans mes moments les plus sombres que je me la repassais en boucle dans ma tête. Cela me rappelait que j'avais des amis en or et qu'ils étaient des êtres ordinaires comme tout le monde. Leurs rangs ne faisaient pas leurs personnalités, seulement leurs places dans la société médiévale de l'époque. C'était lors de ma première année à Camelot, ma deuxième journée dans la cité. C'était ensoleillée à l'extérieur et il faisait très beau et chaud. Je revenais de faire des courses pour Gaius et j'ai surpris mon crétin royal beaucoup plus jeune à s'entraîner sur cible mouvante avec l'aide d'un valet de chambre, probablement le sien. Il était un vrai tyran envers ce dernier alors j'ai décidé de le défier.

* *
Le valet était tombé à mes pieds alors que je regardais la scène qui se passait juste devant mes yeux. Je me suis ensuite adressé à Arthur sans savoir qu'il était le prince héritier de Camelot.

Bonjour. Allez, maintenant, ça suffit.

Arthur s'était retourné vers moi pour me regarder d'un air surpris et m'avait répondu après un court instant de réflexion.

Quoi ?

Voyant que j'avais attiré l'attention du jeune homme, j'ai continué à m'adresser à lui avec un léger sourire sur les lèvres.

Tu t'es assez amusé,
mon ami.

Le Chevalier était visiblement surpris d'entendre un simple paysan l'appeler « mon ami » alors qu'il était de sang noble et habitué aux formalités. Il s'était approché de moi à ma hauteur pour m'observer avec attention avant de me répondre.

On se connaît ?

Je suis Merlin.

J'avais envie de lui dire qu'on ne se connaissait pas, mais je m'étais présenté à la place en tendant ma main vers Arthur pour qu'il puisse la prendre. Cependant, à ma grande surprise, il l'a ignoré en disant qu'on ne se connaissait pas. Je n'y fis pas attention. C'était son problème s'il ne voulait pas prendre ma main, malgré que c'était quelque peu impoli.

Donc, je ne te connais pas.

Non.

Et pourtant, tu m'as appelé
« mon ami »?

C'est une erreur de ma part.

C'était une véritable erreur de ma part, dans tout les sens du terme. Premièrement, Arthur était un crétin. Un crétin royal pour être plus précis. J'ignorais que c'était lui. Jamais je ne serais devenu ami avec quelqu'un qui avait cette attitude. Deuxièmement, je suis devenu le meilleur ami de ce crétin. Il fallait croire que les personnes pouvaient changer. C'était bien le cas d'Arthur, je devais l'admettre. Je l'ai vu devenir quelqu'un de juste et aimant envers son peuple.

Oui, c'est ce que je crois.

Oui. Jamais je n'aurai pour ami quelqu'un d'aussi crétin.

J'en avais fini avec Arthur alors je me suis mis en marche pour partir, mais lui, il en avait décidé autrement et m'a interrompu. Il avait l'air offensé par ce que je venais de lui dire. Je n'avais nullement l'intention de le blesser, mais je ne savais pas qu'il était le fils de cet homme que j'avais vu la veille en entrant dans la cité haut perché sur un balcon, donnant l'ordre de mettre à mort un supposé pratiquant de magie.

Et moi, je n'aurai jamais pour ami quelqu'un d'aussi stupide. Dis-moi, Merlin, sais-tu marcher sur les genoux?

Une erreur de la part d'Arthur. Il était maintenant ami avec cette même personne stupide qu'il avait rencontré il y a de cela cinq longues années. Mais il ne pouvait pas le savoir. L'avenir n'était pas écrit dans la pierre. Il ne pouvait pas tout savoir à l'avance. Peut-être aurait-t-il essayé de tout faire pour que cela ne se produise pas ou bien aurait-t-il laissé aller le court des choses parce que cette amitié aurait résulté en quelque chose de bien? Personne ne pouvait le savoir.

Non.

Veux-tu que je t'apprenne?

À ta place, je n'en ferrai rien.

Pourquoi? Qu'est-ce que tu vas me faire?

Non, mais, franchement. Il n'aurait pas dû se moquer de cette façon. Il a quand même décidé de le faire. Il voulait vraiment que je le frappe, ce prince arrogant. Mais j'aurais pu faire autre chose que le frapper comme... utiliser ma magie. Par contre, il y avait Uther à l'époque. Il m'aurait directement envoyé sur le bûcher. Je tenais à la vie alors j'ai décidé de quand même frapper le crétin royale que j'ai nommé Arthur.

Tu ne peux pas imaginer.

Toute la ville basse s'était regroupée autour d'Arthur et moi pour nous observer. Quelques uns m'encourageaient à s'en prendre à leur prince, d'autres regardaient la scène d'un air intrigué et d'autres encore se demandaient ce qu'il se passait.

Vas-y, je t'en prie! Frappe-moi. Frappe-moi. Frappe-moi!

J'ai regardé autour de moi pour voir si Uther ou bien un Chevalier se trouvait dans le coin et je me suis retourné vers Arthur pour me lancer sur lui. Un... deux... trois... et un coup de poing, mais le blond m'a arrêté aisément, comme si j'étais une plume. J'étais plutôt très maigre et moyennement fort si on y repensait alors ma tentative était vouée à l'échec, mais cela valait quand même le coup d'essayer.

Je pourrai te faire jeter un prison pour ça

Il l'avait dit sur un ton si impérieux que je n'ai pas pû m'empêcher de lui cracher au visage s'il se prenait pour quelqu'un. Je n'aimais pas ce ton, mais pas du tout. Il me tenait par derrière maintenant. Il pouvait faire ce qu'il voulait de moi et je le savais. Je ne pouvais pas vraiment me défendre. Enfin, si, mais je pourrais mourir pour ça alors j'ai décidé de ne rien faire.

Pour qui tu te prends? Pour le Roi?

Non, seulement son fils... Arthur!

Ouch! Ce coup de pied, il faisait mal. Le crétin royal m'avait frappé
lui et il m'avait envoyé passer une journée dans les cachots en guise de conséquence pour avoir essayé de m'en prendre à lui. Par chance que Gaius a utilisé son influence sur le Roi pour me faire sortir de cet endroit infect. Seulement, il y avait un prix à payer. Le piloris. C'est à cet endroit là que j'ai fais la connaissance de la Reine de Camelot, Guenièvre. Elle était une servante et dame de compagnie à Morgane, la pupille du Roi, au château, à ce moment-là. La rencontre était plutôt étrange vu ma charmante, j'insiste sur ce mot, position. Cependant, elle était beaucoup moins agitée que celle avec Arthur.
* *

C'est la voix de Guenièvre au moment présent qui me ramena à la réalité. Je secouai la tête doucement, clignant des yeux à plusieurs reprises, un air incrédule sur mon visage. Je me souvins de notre sujet de conversation et me concentrai sur celui-ci. La jeune femme venait de dire quelque chose à propos des êtres magiques et de leur doute au sujet des intentions d'Arthur. Elle ne pensait pas que c'était à ce point. Malheureusement, oui, ce l'était. Je pouvais entendre les miens parler à propos de cette nouvelle quand je me promenais à l'extérieur dans les rues et les villages et dans les couloirs du château. Je pouvais aussi comprendre mon peuple. Pendant près de 20 ans nous avions été persécutés sans relâche par Uther Pendragon. Le nouveau Roi était un membre de cette puissante famille. Il a été élevé à craindre la magie par son père et ses deux parents ont été victimes de celle-ci. Igraine est morte en couches en donnant naissance à l'héritier du trône et Uther... C'est Morgane avec l'aide d'un médaillon qui servait à inverser tous sortilège de guérison qui l'a tué. Je ne l'ai pas tué quand j'ai essayé de le sauver avec ma propre magie alors que j'étais déguisé en vieil homme âgé de 80 ans.

J'ai bien peur que ce soit le cas, Guenièvre.

Je me mis à rire avec elle à propos qu'Arthur restait un crétin royal. Il en restera toujours un à mes yeux quoi qu'il arrive. Bien sûr que je plaisantais. J'étais meilleur ami avec le Roi même si nous n'osions pas l'avouer ouvertement parce qu'un noble et un serviteur ne pouvaient pas avoir de tel lien étroit dans la société, c'était mal vu. Sauf qu'avec le temps, nos proches ont su remarquer à quel point nous étions proches tous les deux. J'étais bien plus que son serviteur personnel, ça tout le monde le savait. J'étais heureux qu'Arthur et Guenièvre me traitaient comme leur égal. C'était comme si Arthur avait insciemment prouvé aux autres le fait que la famille royale pouvait être amie avec son peuple. Ce que j'aurais fait si Arthur aurait été juste derrière moi sans que je ne le sache? Je ne sais pas trop. Juste continuer à plaisanter, pour irriter mon ami, comme je savais si bien le faire, peut-être... Il m'a souvent surpris en train de dire ce genre de chose à propos de lui alors que je croyais qu'il ne pouvait pas m'entendre.

Ne t'en fais pas ! Arthur et moi ont a l'habitude.
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Dim 16 Fév - 13:37

Quand on regardait un peu en arrière pour voir le parcourt qu'ils avaient parcourut ces dernières années, on pouvait aisément voir de nombreux changements. Guenièvre se souvenait comme si c'était hier de sa rencontre avec le jeune Merlin, ne se doutant pas à ce moment là qu'il deviendrait son meilleur ami. On ne pouvait pas dire que la relation entre le sorcier et Arthur ait bien commencé, bien au contraire. La femme se souvenait du mal aise qu'il y avait eu quand Merlin fut désigné pour servir le prince, mais ils avaient finalement trouvé leurs comptes. Arthur le savait, même s'il ne l'avouait pas forcément, qu'il devait énormément à son serviteur et ami. Cela se voyait qu'ils tenaient l'un à l'autre, même si comme toujours les hommes restaient pudique surtout le roi. Guenièvre le connaissait cependant suffisamment pour savoir qu'il aimait Merlin, qu'il tenait à lui et qu'il aurait bien du mal à survivre sans son ami. Cela ne concernant pas que le fait qu'il ait du mal à s'habiller seule. La reine eut un sourire à cette pensée, elle avait vu son époux évoluer d'une manière très positif au fil des années. Il avait apprit à prendre un peu de recule, à considérer la valeur des autres. Ainsi, l'homme s'était détaché de plus en plus de son père, ce qui n'était pas un mal au final. En ouvrant son esprit, Arthur avait ouvert son royaume aux personnes autrefois chassé. Les sorciers pouvaient maintenant vivre avec eux, parce que tout le monde savait maintenant que ce n'était pas la magie le problème. Uther devait vraiment rager de l'endroit où il était, ce qui était vraiment dommage. Guenièvre n'avait pas envie de mal parler de son feu beau-père, il avait été un roi portant le mieux possible son royaume. Mais il avait fait énormément d'erreur, comme celle de vouloir détruire la magie. La femme avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir, à cause de lui son père avait été brûlé sur le bûcher alors qu'il n'avait jamais fait usage de la magie. Le forgeron n'avait pas la capacité de le faire et pourtant, il était mort pour ce motif. De plus, la reine savait parfaitement que l'ancien roi n'appréciait pas de voir son fils marié à une simple servante. S'il n'était pas mort, il était plus qu'évident que jamais Guenièvre n'aurait pu épouser Arthur, du moins pas sans que l'homme ne perde son titre pour la royauté de Camelot.

Les deux amis rirent de bon cœur aux paroles de Merlin, qui n'hésitait pas à insulter de le roi. Guenièvre savait parfaitement qu'il disait cela surtout pour le taquiner, comme il savait si bien le faire. Cela se voyait qu'ils tenaient l'un à l'autre et donc la femme ne voyait aucun outrage. Et même si Arthur le prendrait sans doute très mal, il n'en verrait pas un non plus. Il se contenterait de punir Merlin, simplement pour l'embêter un peu plus encore. La relation entre les deux hommes étaient vraiment belle et Guenièvre était heureuse qu'ils puissent compter l'un sur l'autre, se protéger mutuellement également. S'il y avait bien une chose qu'Arthur et Merlin savaient faire à merveille, c'était prendre des risques pour leurs vies afin de sauver celles des personnes qu'ils aimaient. Il y avait énormément d'exemple dans le passé prouvant cela.

« Oh je ne m'en fais pas ! Du moins, pas pour Arthur ! »

Son regard remplit de malice, Guenièvre se mit de nouveau à rire. Elle appréciait de pouvoir discuter en toute franchise avec Merlin, qui était surtout son ami avant d'être le serviteur de son époux. Elle aimait voir qu'il n'avait pas changé sa façon d'être envers elle depuis qu'elle avait épousé Arthur, parce qu'elle était devenue reine. Après tout, ils n'avaient aucune raison de changer quoi que ce soit. Apprendre que Merlin était un sorcier n'avait rien changé pour elle et son mariage avec Arthur n'avait rien changé pour lui, ils étaient toujours aussi proches. C'était ça l'amitié.
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    Mer 5 Mar - 21:36

J'étais très heureux de voir que les choses ont bien évoluée dans le royaume, que ce soit sur le plan politique que relationnel. En même temps, elles n'ont pas trop changées. J'étais toujours ami avec Guenièvre qui était monté de rang social en épousant le Roi de Camelot. Je ne la considérais pas différente parce qu'elle était la Reine du royaume aux côtés d'Arthur. J'étais aussi très heureux de voir que l'amitié qu'elle et moi partagions n'avait aucunement changé. Évoluée, peut-être. Au tout début avec Arthur, nous n'étions pas très enjoués à l'idée de devoir passer notre temps ensemble compte tenu du fait que j'ai été nommé valet de chambre personnel. Je me souviens encore du malaise qu'il y a eu lors de la réception avec Mary Collins qui a voulu tuer Arthur pour infliger la douleur de perdre un enfant à Uther parce qu'elle a perdu le sien qui était supposément magique aux mains de l'ancien Roi de Camelot. Mais c'est dans ces moments que nous avions appris à nous connaître et nous apprécier. J'en suis venu à le considérer comme un ami. Je l'aidais à faire les bons choix, à toujours se remettre en question pour devenir un meilleur homme et je veillais sur ses arrières pour avoir la certitude qu'il sera le Roi de Camelot, qu'il unifiera les terres d'Albion et qu'il autorisera la magie dans le royaume, ce qui est chose faite à présent. Il ne me restait plus qu'à le protéger et l'aider à unifier les terres de la Bretagne.

Guenièvre avait raison, Uther devait être fou de rage dans le royaume des esprits. Il tenait tellement à son royaume qu'il ferrait tout pour celui-ci. J'ai vu la preuve lorsque Arthur est allé lui rendre visite aux grandes pierres de Nemeton l'année précédente, le libérant sur Terre alors qu'il s'est retourné pour le regarder pendant une courte seconde. Il a essayé de s'en prendre aux Chevaliers qui n'étaient pas de sang noble, à Guenièvre en l'emprisonnant dans les cuisines et à moi quand je lui ai révélé que j'étais magique. Tout ceci simplement parce qu'Arthur n'a pas su préserver leurs traditions et son œuvre. Son fils n'était pas comme lui. Bien sûr que les lois du royaume allaient changer lorsqu'il montera sur le trône, c'était évident, il fallait s'y attendre. Peut-être qu'au final c'était pour le mieux qu'il y ai ce changement. Camelot était plus... prospère, à mon avis et les êtres magiques n'avaient plus rien à craindre maintenant qu'ils n'étaient plus chassés.

S'enchaîna alors mon amie et moi qui riaient de bon cœur à propos qu'Arthur restait toujours un crétin royal. Le Roi de Camelot et sa Reine n'y voyaient pas d'inconvénient, ils savaient que je plaisantais. Jamais je ne dirai quoi que ce soit pour les blesser intentionnellement, je tenais beaucoup trop à eux pour faire ce genre de chose. Seulement, mon crétin royal me donnerait peut-être plus de tâches à faire pour me punir de l'avoir traité de cette manière, mais bien sûr j'y étais habitué alors cela n'y changerait rien. C'était comme avant quand elle et moi étions tout les deux des serviteurs au château de Camelot, nous avions des discussions légères. C'était effectivement ça aujourd'hui, sauf que Guenièvre était Reine maintenant. Je n'allais pas changer mes manières parce que mon amie a grimpé dans la hiérarchie sociale de l'époque en épousant le Roi du royaume. Bien sûr je la respectais beaucoup plus, malgré le fait que je ne lui ai jamais manqué respect. Mais quand elle donnait un ordre, je me devais de lui obéir.

Bien sûr que non, répondis-je avec un large sourire, un rire s'échappant de mes lèvres alors que je secouai la tête.

J'aurais bien aimé rester plus longtemps à converser avec mon amie, mais je savais que le devoir allait me rattraper très rapidement. J'étais un valet de chambre après tout. Au même moment que cette pensée me traversa l'esprit, j'entendis la voix forte d'Arthur résonner à travers les couloirs pour se rendre jusqu'à Guenièvre et moi, me faisant sursauter de surprise parce que je ne m'y attendais pas. En même temps, je savais qu'à un moment ou un autre il allait m'appeler parce qu'il aurait besoin de moi.

Quand on parle du loup.

(HRJ: Je pense qu'il est temps de conclure ce rp. ^^ Je t'ai laissé le champ libre avec Arthur qui appelle Merlin parce qu'il a besoin de lui.)
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Message#Sujet: Re: Petite Visite (Ft Genièvre)    

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